• Chyler Leigh

    Chyler Leigh vient de révéler sur Instagram et dans une interview à People qu’elle était bipolaire. Elle a décrit son combat contre la maladie et l’impact que cela a eu sur sa vie.

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    Il y a dix ans, les médecins ont annoncé à Chyler Leigh qu'elle était bipolaire. Durant toutes ces années, l'actrice n'a rien dit sur cette maladie mentale. "Comme beaucoup d’entre vous, j’ai lutté. J’ai aussi gardé le silence à ce sujet. J’avais l’impression que mon histoire ne méritait pas d’être partagée. Mais je suis prête à parler et à vivre avec le trouble bipolaire, pour moi-même, pour ma famille et pour les millions de personnes qui vivent quelque chose de semblable", explique-t-elle sur Instagram. Aujourd’hui, grâce à son traitement médical, elle garde le contrôle sur "ce qu'elle ressent, ce qu'elle pense".

    Même si elle est dans une "très bonne phase" maintenant, elle a enduré une "expérience très, très difficile" pour gérer son trouble.

    Ayant grandi avec une mère qui était confrontée à sa propre maladie mentale, elle a d'abord eu l'impression que c'était " la fin " lorsqu'on lui a diagnostiqué la maladie alors qu’elle avait 27 ans. "Ma mère était bipolaire – à l’époque, on disait maniaco-dépressive – et j'ai vu une version très extrême de cette maladie", a-t-elle expliqué à PEOPLE. "Parce que j'ai vu ce qui se passe quand on ne s’affirme pas ou qu’on ne prend pas soin de soi, quand on m’a dit que j’étais bipolaire, je me suis dit : "Oh mon Dieu, si je suis comme ma mère, comment diable vais-je faire face à ça ? Suis-je dans le même état qu’elle? Suis-je équipée ? "Est-ce que j’ai ce qu'il faut pour vraiment prendre soin de moi ?"

    Avant le diagnostic, l'actrice avait été incitée à consulter des professionnels spécialisés dans les soins de santé mentale pendant une période intense pour la famille qu’elle forme avec son mari Nathan West et leurs enfants Noah, 16 ans, Taelyn, 13 ans et Anniston, 10 ans. "Nous avons trois enfants qui souffrent également d'un trouble de santé mentale. Nous avons le trouble déficit de l'attention avec hyperactivité, nous avons le syndrome d'Asperger et l'autisme profond, voilà ce qui en est pour mes trois enfants. Et c’est ainsi qu’avec ma carrière, en essayant de faire fonctionner mon mariage, tout en traitant tous ces symptômes dont je ne savais pas quoi faire, c’est là que j’ai en quelque sorte atteint mon point de rupture et que je me suis complètement éteinte. À ce moment-là, juste avant qu’on pose le diagnostic, je me disais : ‘Je me noie, je me noie.’"

    Elle a cherché de l'aide auprès de "différents psychiatres et psychologues " et elle s'est retrouvée en fin de compte à prendre six médicaments différents à la fois. "Certains de ses médicaments avaient des effets contraires aux autres, mais cela faisait que je ne ressentais rien, et pour moi, c'était plus important que d'être heureuse ou triste. Mais, comme c'était le cas, je me suis détachée et je me suis fermée. Avoir des enfants si petits et mon mari qui était confronté à tant de choses, je ne savais tout simplement pas comment faire autrement. Alors j'ai beaucoup menti, j'ai tu beaucoup de choses que j’ai gardées pour moi. Et cela a causé un chaos incroyable et la destruction au sein de la famille tout simplement."

    En 2011, la maladie mal traitée a atteint un "point de rupture assez grave" et Chyler a été hospitalisée pendant plusieurs jours. "J'étais dans une phase maniaque tellement forte que je n'arrivais pas à dormir. Ils m'ont donné des médicaments, en particulier pour ne pas dormir, et ça n’a pas marché", dit-elle.

    Après être sortie de l’hôpital, elle a décidé d'adopter une nouvelle approche concernant les soins. "À ce moment-là, je me suis dit "D'accord, j'ai besoin de prendre un nouveau départ et de voir ce qui fonctionne pour moi", explique-t-elle. "J'ai trouvé un médicament qui fonctionne et que je continue de prendre. Il me maintient à un niveau égal. Il n’y a pas vraiment de hauts ou de bas. Ça me fait fonctionner en tant qu’être humain où j’ai l’impression de pouvoir me débrouiller quand les choses sont vraiment difficiles. Je peux aussi célébrer des victoires."

    En plus de gérer ses médicaments avec un médecin, Chyler Leigh s'est appuyée sur son mari. "On doit tous les deux encore beaucoup travailler sur l'écoute. Mais il a fait un travail extraordinaire au niveau de l'écoute et de la communication. On a à peine survécu à de nombreuses reprises - juste notre mariage. On a tous les deux vu le pire et le meilleur chez l'autre et on a été capable de surpasser ça et de vraiment se soutenir mutuellement."

    En s’impliquant dans l’association "Be Vocal : Speak Up for Mental Health", Chyler espère encourager les autres à trouver du soutien en "disant leur vérité" et en changeant la façon dont la santé mentale est décrite dans les médias. "J'ai toujours été une personne très privée ", dit-elle à propos de sa décision de ne pas révéler sa bipolarité jusqu'à son implication dans Be Vocal. "Je pense surtout que j’avais peur de avoir mon histoire révélée et d'être cataloguée parce qu'il y a très souvent un a priori négatif à ce sujet. Il y avait cette peur du jugement et l’idée que ‘Oh, si les gens me voient de cette façon, ça signifie que je ne suis pas assez bien ou que je ne suis pas assez bien pour être capable de prendre soin de moi’ ou des choses comme ça. Mais, le fait d'avoir une formidable plateforme pour pouvoir raconter mon histoire et de savoir qu'elle va toucher un très grand nombre de personnes, a été pour moi une motivation importante pour que je m'exprime".

    "Nous avons une occasion incroyable de changer l’histoire et de changer la façon dont les gens parlent de la malade, et de les mener dans des endroits qui peuvent les encourager et les amener là où ils ont besoin d'aller. C’est OK ne pas aller bien. Et c'est incroyablement important de tendre la main. Soyez prêt à baisser un peu votre garde pour pouvoir trouver du soutien. Et sachez aussi que si vous êtes vraiment en difficulté, il y a beaucoup de ressources."


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