• Ellen Pompeo

    Hier, Ellen Pompeo était l’invitée du talk-show Late Night with Seth Meyers. Elle a parlé de ses enfants et de la longévité de la série.

    SM: Je suis heureux que vous soyez ici. C’est votre anniversaire vendredi.
    EP: Oui. 22 ans.
    SM: 22 ans. C’est fantastique. Et le 300e épisode de votre série. C’est la première fois que vous venez ici alors, avec toutes ces choses, j’ai pensé que nous devions faire la fête. Je sais que Meredith Grey aime la tequila, donc si vous voulez vous joindre à moi…
    EP: Pourquoi pas ?
    SM: Pourquoi pas.
    EP: Je presse le citron. On y va.
    SM: C’est comme ça que j’aime faire. Santé.
    EP: Santé.
    SM: Et merci beaucoup d’être ici.
    EP: Merci de m’avoir invitée.
    SM: Je sais que vous avez des projets… (EP grimace et tousse) Ce n’est pas de la fausse tequila. EP : (elle tousse encore et en profite pour insulter Donald Trump) Donc, vous avez des projets pour votre anniversaire vendredi.
    EP: C’était bon. Attendez (elle boit une autre gorgée)
    SM: C’était bon, hein ! On ne va parler que de ça dans l’interview.
    EP: OK on y va.
    SM: On ne va pas retirer le verre, je promets. Vous allez assister à un match de basketball.
    EP (lève les yeux au ciel): Oui.
    SM: Avec votre mari.
    EP (grand sourire): Oui. C’est tellement romantique. Il est tellement romantique (ton ironique).
    SM: Mais il y a quelques belles photos de vous aux matches. J’aime beaucoup celle-ci.
    EP: Regardez comme il a l’air heureux.
    SM: J’aime ça.
    EP: Il est tellement heureux.
    SM: J’aime celle-ci. Vous regardez tous les deux l’écran. Mais celle-ci est ma préférée. Elle me dit à quel point vous formez un bon couple, parce que vous êtes tous les deux choqués par quelque chose au même moment. Vous allez souvent aux matches de basket, n’est-ce pas ?
    EP: Oui.
    SM: C’ets super que vous partagiez l’amour pour ce sport. Vous venez tous les deux de la région de Boston.
    EP: Eh bien, je tolère son amour du sport.
    SM: Vous tolérez ?
    EP: Oui. Je veux dire, j’apprécie vraiment le basket.
    SM: OK. Parce que vous avez vraiment l’air d’aimer ça. Ça ne ressemble pas à quelqu’un qui tolère. Enfin, je me rends compte que ça, ça ressemble à quelqu’un qui tolère.
    EP: Oui.
    SM: Mais vous aimez assister aux matches.
    EP: Il y a beaucoup de mecs sexy qui jouent au basket.
    SM: Oh intéressant ! Votre mari sait-il que c’est un des attraits du basket pour vous ?
    EP: Maintenant oui. (Rires)
    SM: Je sais que vous êtes tous les deux de la région de Boston mais, évidemment, vous vivez à Los Angeles. Vous avez trois enfants. Pensez-vous que votre mari va essayer de les élever à devenir des fans de Boston ou bien est-ce trop tard ? A-t-il abandonné ?
    EP: Eh bien, il a regardé un match des Dodgers avec les filles l’autre soir. La… c’est quoi ? La World Series ?
    SM: Oui. Vous ne faites vraiment que tolérer.
    EP: Oui. Donc, je ne sais pas. Vous savez, on a des sentiments mitigés envers Boston. Mais il est fan des Red Sox, des Celtic et des Patriots. Mais il va voir n’importe quel évènement sportif. Il ne fait pas de discrimination quand il s’agit de ce qu’il va regarder.
    SM: Je ne sais pas si c’est bien ou mal pour vous. J’ai le sentiment que c’est mal.
    EP: A L.A., il soutient L.A. Par exemple, si on va voir à L.A. un match Lakers contre Celtic, il va soutenir les Lakers.
    SM: Oh c’est très intéressant. Je ne sais pas si je respecte ça mais c’est vraiment intéressant.

    SM: Vous avez trois enfants de 8 et 3 ans, et un qui est très jeune, n’est-ce pas ?
    EP: Oui, Eli a un an.
    SM: Félicitations.
    EP: Je dis que j’ai deux enfants et un terroriste.
    SM: Qui est le terroriste ?
    EP: La cadette bien sûr (ndlr : Sienna).
    SM: Oh mon dieu, c’est intéressant de le savoir. Est-ce que vos enfants – évidemment pas celui qui a un an – mais ceux qui ont 8 et 3 ans, est-ce qu’ils savent ce que vous faites ?
    EP: Celle de 8 ans, oui.
    SM: Ça l’impressionne ?
    EP: Je crois que oui, en fait.
    SM: C’est bien.
    EP: Oui.
    SM: Est-ce qu’elle comprend à quel point c’est dur de faire 300 épisodes d’une série télévisée ?
    EP: Ça, elle ne le sait évidemment pas. Peu de gens le comprennent.
    SM: Non. Et félicitations pour ça. A quel moment avez-vous compris que ça pouvait durer aussi longtemps ?
    EP: Eh bien, chaque année, je dis, cette année est la dernière. Ils vont sûrement en avoir marre de nous. Les audiences vont s’effondrer et ce sera fini à la fin de l’année. Je dis ça tous les ans et ça n’arrive jamais. Je n’arrive pas à croire que les gens n’en ont pas encore marre de moi. (Ries) C’est dingue.
    SM: Non seulement je n’en ai pas marre de vous mais, vous savez, vous êtes en quelque sorte le lien relationnel. Meredith Grey est celle qui unit toute la série. Selon vous, est-ce la relation que le public a avec ce personnage qui fait qu'ils sont toujours aussi impliqués dans la série après 14 ans ?
    EP: Peut-être qu’ils boivent tous de la tequila et qu’ils ne font pas vraiment attention. (Rires)
    SM: Non, ils font attention !
    EP: Honnêtement, je ne sais pas ! Je ne sais pas. Je pense… J’espère que… vous savez, en tant qu’acteurs, notre but est de donner des émotions aux gens. Et donc, je fais de mon mieux pour que les gens ressentent quelque chose, que ce soit de la tristesse, du bonheur ou de la colère, ou peu importe ce que c’est. Je fais de mon mieux. Et on le fait tous. Vous savez, l’expérience a été plutôt intéressante parce que, évidemment, on a eu des hauts et des bas en coulisses. Et j’ai aimé l’expérience dans son intégralité. Ça a débuté d’une façon et ça se termine… pas que ça se termine, mais là où nous en sommes pour le moment, c’est totalement différent ce que nous vivions quand on a commencé. Ça a été une expérience très intéressante.
    SM: Eh bien je ne pense pas qu’une série pourrait connaitre le succès pendant 14 ans à moins qu’elle n’ait changé.
    EP: Oui.
    SM: Est-ce que tout le monde l’a compris ? Ou bien est-ce qu’il y a eu des gens de la production qui ont pensé, "Oh non, on ne pourra jamais changer ça, ça doit rester pour toujours" ? Ou bien est-ce que tout le monde était ouvert à l’idée de laisser la série évoluer ?
    EP: Non, tout le monde n’est pas ouvert à cette idée. Je pense que tout le monde était dévasté quand Patrick Dempsey est parti (ton sarcastique). Et je crois que la chaine en particulier a cru que la série n’allait jamais s’en remettre. Et ils se sont empressés d’amener un nouvel amoureux, genre trente secondes après, parce qu’ils pensaient que je ne pourrais pas porter la série sur mes épaules. Ne soyons pas fous ! (ton ironique)
    SM: On non, je pense que vous pourriez.
    EP: Je pense que Grey pourrait porter la série. Non, je crois que maintenant les gens comprennent que l’évolution est une des raisons pour laquelle la série perdure. Mais je pense que l’idée que quelque chose qui a autant de succès change, effraie les gens. Je crois que le changement effraie les gens.
    SM: Votre relation avec la série a changé aussi parce que maintenant vous n’êtes pas seulement une actrice dans la série, mais vous réalisez des épisodes également. Quel effet cela fait de voir un produit dont on a fait partie d’un certain point de vue pendant aussi longtemps et puis de le voir de l’autre côté de la caméra ?
    EP: Je pense vraiment que tous les acteurs devraient être réalisateurs parce que c’est un point de vue totalement différent. Mais une fois encore, j’ai beaucoup de chance parce que Shonda Rhimes m’a permis d’évoluer avec la série, de réaliser un épisode et de contribuer à la production de la série. Donc, maintenant j’ai plus de maitrise sur la série et bien plus de choses à dire. Avez-vous vu le documentaire sur Bob Evans ? "The Kid Stays in the Picture" ?
    SM: Oui.
    EP: Il dit, "Je veux être ce type, le producteur, parce que je ne pourrai pas être viré." Ça m’est toujours resté en tête et j’ai toujours vu ça. Vous devez réussir à posséder ça et à en faire partie. Les acteurs sont les mieux payés mais ils sont au bas de l’échelle en matière de pouvoir.
    SM: Exact. Ils ne tuent jamais le producteur.
    Ep: Oui, ils ne tuent jamais le producteur. Donc, être une femme dans le milieu de la télévision et avoir le pouvoir sur ma situation, et que Shonda me voie comme une sorte de partenaire plutôt que comme une simple employée, c’est quelque chose dont nous sommes très fières toutes les deux.
    SM: Et je crois que ça montre comment les femmes de pouvoir amènent plus de femmes de pouvoir dans tous les secteurs économiques, et c’est vraiment bien d’avoir Shonda ici, et c’est sympa de vous avoir ici. Félicitations pour les 300 épisodes. Quel plaisir !


  • Commentaires

    1
    Camille
    Mardi 7 Novembre à 22:23

    On sent bien qu'elle n'a toujours pas digéré les réactions des fans (et manifestement, de ABC aussi, ce que je ne savais pas) après le départ de Patrick Dempsey Je trouve dommage que deux ans après, elle réagisse encore comme ça. Elle a prouvé ce qu'elle voulait prouver, encore que je ne suis pas convaincue qu'elle porte la série à elle toute seule. Grey's, c'est un ensemble d'acteurs. Elle ne devrait pas restée bloquée sur cette histoire. Et je trouve dommage a façon dont elle parle (ou ne parle pas happy) de Patrick. Ils ont formé un grand couple et que ça lui plaise ou non, c'est ce qui a fait en grande partie le succès de la série. Longtemps apès que Grey's sera fini, on se souviendra de Meredith Grey plus comme la moitié de MerDer que comme une femme forte, ou une grande chirurgienne. C'est bête qu'elle le renie

    2
    Coco
    Mercredi 8 Novembre à 13:35

    Désolée pour Ellen Pompeo, mais non, elle ne porte pas la série à elle toute seule. Il y a tous les autres personnages qui ont de l'importance. Et même deux ans après son départ, j'ai l'impression que d'une certaine façon, c'est encore le couple MerDer qui porte la série, ou plus exactement Pompeo et le fantôme de Dempsey. Ces derniers jours, j'ai été étonnée de voir sur mon fil Twitter tous les articles sur le 300e épisode qui étaient illustrés par une photo de Patrick Dempsey. Que Pompeo l'accepte ou pas, il a marqué la série d'une façon durable  et je pense que quand Grey's sera terminé depuis longtemps, on se souviendra plus de McDreamy – surnom qui est entré dans le vocabulaire courant aux Etats Unis– que de Meredith Grey. Dans l'esprit de beaucoup de gens, Derek restera celui qui a aimé passionnément et inconditionnellement Meredith. Elle, au train où ça va, elle aura eu 5 mecs après lui (surtout si la série dure 40 ans). On a beau nous répéter qu'il est le grand amour de sa vie, elle aura d'autres amours. Pas lui. Ça en fait une sorte d'idéal.

     C'est bête à dire, mais en le tuant , et surtout de la manière dont elle l'a fait, Shonda a fait entrer le personnage dans une sorte de légende, ce que Meredith n'aura pas.

     Et puis, surtout ce que Pompeo oublie, c'est que la série s'adresse à des femmes et que la grande majorité d'entre nous ne rêve pas de devenir une grande chirurgienne mais plutôt de rencontrer un mec comme Derek ! On regarde la série pour les histoires d'amour. Il n'y a qu'à lire les coms des lectrices de ce blog qui s'insurgent quand d'autres suggèrent que Meredith devrait rester célibataire.

    Je m'attends à être lynchée mais tant pis no

    3
    Flo
    Mercredi 8 Novembre à 13:48
    Pour moi elle est aussi importante que Derek, je l’ai adoré mais il a eu aussi des défauts ce n’etais pas l’homme parfait que je rêve d’avoir. Surtout quand il est parti loin de ses enfants. Il ma fait rêver mais elle aussi. C’est certain que c’est ce couple qui a fait la serie quoi que EP dise, personne ne remplacera Derek quoi qu’il arrive. Je veut juste que Mer réussisse et soit heureuse quand même, comme je le l’aurais voulu pour Derek.
    4
    MdBailey
    Mercredi 8 Novembre à 18:18
    Elle digère mal...encore et encore. Tant pis mais Derek ou Cristina était aussi importante qu'elle au contraire des nouveaux personnages
    5
    Shera
    Jeudi 9 Novembre à 10:16

    je cite :

    "Non, tout le monde n’est pas ouvert à cette idée. Je pense que tout le monde était dévasté quand Patrick Dempsey est parti (ton sarcastique). Et je crois que la chaine en particulier a cru que la série n’allait jamais s’en remettre. Et ils se sont empressés d’amener un nouvel amoureux, genre trente secondes après, parce qu’ils pensaient que je ne pourrais pas porter la série sur mes épaules. Ne soyons pas fous ! (ton ironique)"

    Bah punaise, quel égo ! non seulement elle se fout de la chaine qui la rémunère (vas-y saleté de patron, je t'emmerde !) mais aussi de sa patronne tant adorée ! ce comportement et le ton surtout me laisse à penser que non seulement la pilule n'est pas encore passée mais qu'en plus, elle se prend pour Cléopâtre, tu parles, elle est plutôt la Elisabeth Taylor du pauvre ! alors cocotte, si tu étais aussi charismatique et irremplaçable, tu aurais d'autres propositions de job à Hollywood, tu aurais fait une grande carrière au cinéma !

    Ravale ton égo de merde et regarde toi un peu, tu n'as un seul film à ton actif même pas le navet de l'année  !

      • Teddy
        Samedi 11 Novembre à 22:09
        Je n’aurais pas dit mieux ...
    6
    le fou
    Jeudi 9 Novembre à 10:53

    elle aurait du critiquer la chaine au moment voulu, mais elle as le droit quand elle est pas contente, c'est pas pour sa qu'elle se la pete, Ellen POMPEO est une super actrice

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