• Ellen Pompeo

    Après la diffusion du final de saison, Ellen Pompeo a accordé une interview via Skype à Variety. Elle aborde ses thèmes préférés de la saison et l’épisode d’adieu à Alex Karev, mais aussi l’évolution de la série.

    Variety: Je suis à New York. Je viens juste de regarder le dernier épisode de la saison 16. En Californie, il n’a pas encore été diffusé donc on ne va pas donner de spoilers mais est-ce que vous regardez Grey’s Anatomy quand ça passe ? Vous avez déjà vu les épisodes mais est-ce que vous les regardez quand ça passe à la télévision ou pas ?
    Ellen Pompeo: Non, je ne regarde pas. Je l’ai fait aujourd’hui, j’ai regardé. On a fait un live avec Kelly McCreary et c’est assez amusant, alors j’ai regardé. Je ne le fais pas normalement. Mais en pleine quarantaine, j’ai pensé que ce serait sympa pour les fans et divertissant pour nous.

    V: L’épisode de ce soir n’était pas censé être le dernier épisode de la saison, n’est-ce pas ?
    EP: Oui. C’était l’épisode 21 et on avait prévu d’en faire 25, alors on en avait encore 4 à faire.

    V: Savez-vous si ces 4 épisodes vont être tournés au début de la saison 17 ou bien vont-ils être concentrés, ou est-ce que c’est encore à décider ?
    EP: Je ne sais pas. A ma connaissance, les scénaristes ne se sont pas encore réunis. Evidemment, ils ne peuvent pas se regrouper. Je suppose qu’ils peuvent faire des visio-conférences, peut-être qu’ils en font. Peut-être qu’ils vont se retrouver dans deux semaines. Je pense que le plan, c’est de se réunir dans deux semaines mais vont-ils le faire ?

    V: Que pensez-vous de cette saison et de la storyline de Meredith ? Avez-vous un épisode préféré ou une storyline préférée cette saison ?
    EP: Eh bien, je dois dire... Une chose dont Krista et moi avons beaucoup parlé, c'est d'évoquer aussi subtilement que possible, dans une sorte de soap sur une grande chaine, notre système de santé et les problèmes qu'il pose. Le fait qu’on ait pu le faire et qu’on ait pu avoir une storyline qui traitait d'un jeune enfant sans assurance maladie, d'un enfant sans papiers, sans assurance maladie est un scénario que Krista et moi avons été très reconnaissantes de pouvoir raconter. Je dirais donc que c'est sans aucun doute l'un des points forts de cette saison. Et je voudrais poursuivre dans cette voie. Et puis, ce que j'aime dans ce que fait Krista, et je sais que tout le monde n’aime pas ça parfois - et dans tous les cas, ils ne doivent pas regarder s'ils n'aiment pas ça - mais aborder des questions politiques comme celle-ci, je trouve que c’est vraiment important de parler de la traite des êtres humains. C'était, je crois, dans l'épisode de la semaine dernière. On a cette histoire de maladie mentale avec Giacomo Giannotti. Je pense que tout cela est très important et donc je suis fière que nous ayons une telle plateforme pour pouvoir raconter ces histoires de manière divertissante mais aussi pour faire passer des messages subliminaux et mettre en lumière des questions qui, selon nous, doivent être davantage mises en lumière.

    V: Pensez-vous qu'il y aura un épisode de Grey's qui traitera de ce qui se passe actuellement aux États-Unis d'Amérique ?
    EP: Je ne sais pas. J'y ai pensé. On ne veut pas être trop politique, mais je regardais les informations et j'ai vu un clip de Barack Obama en 2014, qui disait qu'une pandémie était en quelque sorte inévitable et que nous devions nous y préparer. Et puis en 2014, les républicains ne lui ont pas accordé le budget pour rassembler ce dont il pensait avoir besoin pour assurer la sécurité du peuple américain, c'est ainsi qu'il l'a exprimé dans ses mots. Donc en 2014, Barack Obama était très conscient que cela allait arriver et très conscient que nous devions être mieux préparés que nous ne l’étions à l’époque. Donc, le fait que nous soyons cinq ans plus tard et que nous ne soyons pas préparés, il y a des gens qui ne sont pas à la hauteur. C'est décevant, c’est certain.

    V: J'ai remarqué que vous avez souvent utilisé Instagram pour célébrer les médecins, les encourager, encourager les gens à rester chez eux. Avez-vous un message... Je sais que vous avez enregistré un message il y a quelques semaines. Avez-vous un message maintenant, étant donné que nous approchons du pic de l'épidémie, étant donné ce que nous avons vu, les images que nous avons vues sur les hôpitaux et l'héroïsme des médecins et des infirmières ?
    EP: Pour moi, je sais que je dois me le rappeler tous les jours et j'ai de jeunes enfants, c'est vraiment plus difficile à comprendre pour les enfants. Ils n'ont pas la même vision des choses que nous, mais aussi difficile que ce soit, aussi difficile que ce soit pour nous de rester à l'intérieur, de ne pas voir nos amis et de ne pas sortir, même s'il fait beau, je comprends, mais mon dieu, pouvez-vous imaginer devoir enfiler l'EPI et d’aller à l'hôpital tous les jours pour s'occuper de personnes malades, malades après malades. Nous ne connaissons pas le sacrifice, assis chez nous, à nous ennuyer à ne rien faire, être seul et la solitude est une chose réelle, et je ne veux certainement pas minimiser ça, et je ne veux pas non plus minimiser les difficultés financières des gens, et cette crise a beaucoup de retombées dans tous les domaines. Je ne veux donc pas dire qu’un personne souffre moins, parce que tout est relatif. Mais il est certain que nos professionnels de la santé, à tout le moins, le fait qu'ils mènent ce combat sans être préparés, sans l'équipement adéquat, me brise le cœur. Je pense donc que lorsque les gens ont du mal, si vous avez du mal, je pense que c’est toujours utile de penser à quelqu'un d'autre et de penser à ce que vous pourriez faire pour cette personne ou qu’il y a toujours quelqu'un qui souffre encore plus que vous.

    V: Quand avez-vous réalisé que Meredith Grey était une héroïne qui inspire tant de personnes et surtout les membres de la communauté médicale ? Quand avez-vous réalisé que les gens allaient à l'école de médecine grâce à elle et au personnage que vous aviez créé avec Shonda ?
    EP: Je pense que ça a vraiment commencé vers la dixième année, parce qu'à ce moment-là, tout le monde avait en quelque sorte grandi avec la série. Ils ont commencé à la regarder à 14 ans ou quelque chose comme ça. À 24 ans, ils ont obtenu leur diplôme d'université et maintenant, ils sont à l'école de médecine. Je pense donc que c'est vers la dixième année que ça a vraiment commencé. Les gens disaient, j’ai fait l'école de médecine grâce à vous. Je suis allée à l'école d'infirmières grâce à vous. Je suis technicienne en radiologie grâce à Grey’s. Donc je pense que c'est vers la dixième année que nous avons commencé à voir l'effet que la série a eu sur les gens pendant dix ans.

    V: Quand vous avez lu le pilote pour la première fois, en 2005, avez-vous toujours considéré Meredith comme une grande féministe ou est-ce un parcours qui est venu avec les histoires, au fur et à mesure des saisons ? Parce qu'elle est vraiment l'un des personnages les plus forts de l'histoire récente de la télévision.
    EP: Merci de dire ça. Non, ça n'a jamais été le cas. J'ai reconnu que les rôles qu'on me proposait au cinéma, à l'époque, c’était toujours celui de la petite amie et celui de la nana du film. Ça ne donne pas vraiment grand-chose à faire et je l'ai reconnu. J'ai lu le pilote et je me suis dit, woaw c'est une femme avec une carrière. Et j’ai pensé, woaw je n'ai pas vu beaucoup de rôles comme ça, donc je l'ai reconnu. Mais je pense que le cheminement de Meredith pour devenir forte n'a pas été vraiment... Je ne sais pas. Ça n’a été aussi évident pour moi. J'ai une autre vision des choses de toute évidence, et peut-être que les gens voient le début de la série plus puissant que moi, je ne le vois. Mais vous savez, la réplique “prends-moi, choisis-moi, aime-moi”, je me suis demandé, pourquoi je supplie un homme de m'aimer ? Ce n'est pas très valorisant pour moi. Je ne sais pas en quelle saison c’était.
    V: Je pense que c’est en saison 2, quand Addison est revenue et ensuite Meredith demande ça à Derek. Je pense que c’est le début de la saison 2.
    EP: Oui, je crois que vous avez raison. Donc, peu importe, je ne pense pas que Meredith... Je crois qu'avec les séries télévisées en particulier, on ne sait pas où elles vont. On essaie de savoir. J'ai eu une idée pour les personnages et ils doivent avoir des storylines, mais je crois qu'une série qui dure aussi longtemps que Grey’s, je crois que la série a dû grandir avec les personnages. J'ai 15 ans de plus maintenant, donc je suis une personne beaucoup plus forte qu'à l'époque. Et je pense que cela s’intègre naturellement. Les scénaristes apprennent à nous connaître et les scénaristes et les showrunners regardent les rushes et ils regardent la série et je crois que les choses ont évolué naturellement. Des choses se passent dans la vie des gens, ils ont des enfants et je trouve que Grey's est vraiment unique parce qu’on est diffusé depuis très longtemps. Ils m'ont tous vu grandir. Shonda et les scénaristes ont grandi ensemble. Je pense donc que quand on grandit avec sa showrunner et avec des scénaristes comme ça, et Krista et moi avons grandi ensemble, elle n’a pas été dans la série pendant un certain temps, mais nous avons quand même grandi ensemble, donc je trouve que c'est une évolution intéressante parce qu’on est toutes devenues mères ensemble et on a trouvé notre voie ensemble. Aussi forte que soit Shonda, je ne pense pas qu'elle ait eu le même sentiment d’émancipation qu'aujourd'hui. Je trouve donc que c'est une très belle expérience dans la vie que de pouvoir rester fidèle à quelque chose. C'est un des aspects les plus intéressants d'une série qui dure aussi longtemps.

    V: Y a-t-il eu un moment où vous avez eu l'impression que votre voie et celle de Meredith étaient alignées ou qu'elle était en quelque sorte intervenue dans ce que vous incarniez ?
    EP: Non. Je ne sais pas. Je pense que les scénaristes et les showrunners, ils regardent des rushes avec tous les personnages, ils regardent des rushes et je crois qu'ils ont regardé tellement d'images de nous qu'ils deviennent vraiment très doués pour, en quelque sorte, je ne veux pas dire exploiter parce que ça semble être un terme négatif et je ne veux pas du tout dire que c'est négatif, mais ils sont doués pour mettre en évidence, peut-être, nos points forts.
    V: Ils sont doués pour écrire pour vous. Ils écrivent Meredith pour vous maintenant qu'ils savent qui vous êtes en tant qu'actrice.
    EP: Oui mais aussi... vous ne pouvez pas... Je veux dire, évidemment qui je suis en tant qu'individu à qui je suis... mais je pense qu'avoir la plateforme de la série et avoir autant de succès dans ma vie, autant de succès commercial, m'a donné du pouvoir. La série m'a donc donné autant de pouvoir que j’ai pu en donner à la série, c'est une sorte de réciprocité.

    V: L'année dernière, vous avez dépassé Urgences comme plus longue série médicale de l'histoire de la télévision en prime time. Avez-vous pensé un jour que cela arriverait, à un moment donné, peut-être dans les premières années, et quel effet cela vous a fait de franchir cette étape ?
    EP: Non, je n'ai jamais pensé que cela arriverait parce que ce n'était pas un de mes objectifs. J'ai raconté 17 000 fois cette histoire bien connue où je disais, je déteste les séries médicales et je n'en ferai jamais. Elles me donnent de l'anxiété et l'opportunité me transforme en hypocondriaque, donc je ne pensais pas que je resterais aussi longtemps dans la série. Et je ne sais pas, c'est arrivé tout simplement et me voilà. C'est ironique, j'ai dit, je ne regarderai jamais une série médicale, je ne ferai jamais une série médicale, je ne veux pas le faire et puis, me voilà 15 ans plus tard. Et la série a été une incroyable plateforme pour moi et elle m'a permis de rester à la maison avec mes enfants, de ne pas voyager et de ne pas vivre la vie de cirque d'un acteur. Je croyais que ce n'était pas la voie la moins empruntée de rester dans une série télévisée pendant tant d'années, mais en fait c'est la voie la moins empruntée parce que la plupart des gens ne resteraient pas dans une série aussi longtemps. Ils veulent faire d'autres choses et c'est donc ironique en soi. Vous pensez que vous voulez prendre la voie la moins empruntée et vous pensez, eh bien, ça ne peut pas être la voie la moins empruntée. C'est un choix trop évident, mais cela s'est avéré être la voie la moins empruntée. Parce que la plupart des acteurs ne voudraient jamais rester aussi longtemps dans une série et dès qu'ils en sortent, ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour essayer de prendre leurs distances avec elle, au lieu de s’appuyer sur ce qu’elle leur a apporté et sur toutes les bénédictions qu’elle leur a données et combien elle a été fantastique et à quel point elle a influencé des vies, plutôt que d’essayer de la fuir, de vouloir ne pas être identifié par rapport à elle. Je pense donc que la voie la moins empruntée, c’est s’appuyer sur la série, et c'est ce que je fais
    V: Avec-vous déjà pensé ça ? Que vous vouliez fuir la série ?
    EP: Oh bien sûr. 15.000 fois.

    V: Etes-vous toujours hypocondriaque ?
    EP: Eh bien, je dois dire, je ne sais pas si je suis hypocondriaque ou si c'est cette crise que nous traversons, mais tous les jours, je me réveille avec un mal de gorge.
    V: Beaucoup de mes amis sont comme ça aussi. C'est difficile et c'est effrayant parce que quand on voit tellement d'images aux informations, qu'on lit les médias sociaux et ce virus est très répandu et on n’y était pas préparé et donc, c'est quelque chose de très effrayant Je ne pense pas que ce soit être hypocondriaque. Je pense que c'est juste être humain en ce moment.
    EP: Oui et je ne sors plus de ma maison. On est jeudi ? Oui, on est jeudi, ça fait cinq semaines pour moi, cinq semaines et donc quand les paquets arrivent chez moi ou que mon mari sort pour faire les courses, je lui dit, “dépose tout par terre” et je crois qu'il trouve peut-être que je suis un peu dramatique quand je lui dis de laisser les courses dehors pour tout nettoyer à l’extérieur. (Rires)
    V: Je le fais aussi. Je crois que c’est ce qu’il faut faire parce qu’on ne sait pas par où les courses sont passées et on veut être en sécurit. Et il y a des vidéos sur YouTube qui expliquent pourquoi il faut le faire, alors je pense vraiment que vous faites ce que vous devez faire pour être en sécurité.
    EP: Et ce qui fait peur, c'est que la dernière chose que vous voulez faire, malheureusement, c'est aller à l'hôpital maintenant, là où on ne veut pas être, malheureusement, et je connais les professionnels de la santé, je sais qu'ils sont malades aussi, mais mon dieu, tout le bien qu'ils font !

    V: Avez-vous une idée du stade où en sera Meredith Grey dans le dernier épisode ? Je sais qu’on ne sait pas quand ça aura lieu le dernier épisode mais avez-vous une idée de ce qui se passera pour elle à la fin ?
    EP: Non, je n'ai pas d'attentes et c'est comme ça que je survis.
    V: Vous n'avez donc aucun souhait pour elle ? Vous n'avez aucun projet pour elle ? Vous n'avez aucune image de ce que pourrait être sa dernière scène ?
    EP: Pas la scène finale, non. Le dernier épisode, oui mais je ne peux pas vraiment vous le dire parce qu'alors, je devrai vous tuer. Krista et moi avons parlé de certaines choses qui étaient possible, mais qui sait ?
    V: Avez-vous une date de fin en tête ? Je sais que vous êtes engagée pour une saison de plus. Pensez-vous pouvoir continuer ?
    EP: J’ai signé pour une saison de plus, c’est tout ce que je peux vous dire.

    V: Puis-je vous poser une question sur le départ de Justin Chambers, car c'était un grand moment de cette saison de Grey's Anatomy. Qu'avez-vous ressenti en lisant le scénario et qu'avez-vous ressenti en regardant cet épisode parce que, personnellement, j’ai pleuré. C'était très émouvant et j'ai trouvé que c'était magnifiquement fait.
    EP: C'était très bien fait. Les scénaristes ont fait un travail fantastique, je trouve. Vous savez, Justin l'a parfaitement dit dans sa déclaration, il n'y a vraiment pas de bonne façon de dire au revoir à un tel personnage. Et nous n'avons pas pu lire le scénario. On a tous joué nos rôles sans l'avoir lu. On était donc au courant de rien parce qu'ils ont voulu être très confidentiels sur cette histoire et ils ne voulaient pas qu'elle soit divulguée. On a donc tous lu nos rôles le jour du tournage. Debbie Allen a réalisé l’épisode et elle nous a dit ce qu’on devait faire. Donc, même quand j'ai tourné, je n'ai jamais vu le scénario et je ne savais pas comment il allait être monté. Une fois que je l'avais tourné, je savais un peu ce qui se passait un général. Debbie m'avait un peu dit à quoi l'épisode allait ressembler. Mais j'ai trouvé qu'ils avaient fait un excellent travail et je dois dire que lorsque j’ai regardé cet épisode et que je vois les premiers jours de la série... Comme je l'ai déjà dit, d’habitude, je ne regarde pas la série. C'est trop. Je la filme, je la vis, je suis trop critique envers moi-même. Mais la série était vraiment tellement, tellement, tellement, tellement bonne à l'époque. J'aurais aimé qu’on en soit conscient à l'époque. Je ne crois pas que c’était le cas. Je ne crois pas que c’était le cas pour aucun d'entre nous. Il y avait trop de choses qui se passaient. C'était trop important, trop agité, trop rapide et il y a eu tellement de choses qui se sont passées au début. C'était tout simplement plus d'attention et de travail que ce que chacun d'entre nous avait jamais connu ou fait dans sa vie. On était épuisé et aucun d'entre nous n'avait eu ce genre d'attention et j'aurais aimé qu’on apprécie vraiment la qualité de la série, parce qu’elle était fantastique à l'époque. C'est presque une série différente maintenant et elle est bonne, super pour d’autres raisons. Mais ce que je veux dire, c'est que je suis contente de la façon dont l’histoire d’Alex s'est terminée parce que je pense que le fait qu'Alex se remette avec Izzie, comme je l'ai dit dans mon post sur Instagram, c’est un hommage aux premiers jours de la série dont les six premières saisons, avec ces acteurs originaux, sont tout simplement fantastiques.
    V: C'est vrai, parce que c'était une série différente à bien des égards à l'époque et que rien ne dure plus à la télévision pendant 16 ans maintenant. C'est vraiment inouï et le fait que vous ayez continué à la faire. Grey’s a évolué et je me souviens l'avoir regardée en 2005 et 2006 et je me souviens aussi de mon excitation le dimanche soir quand ça passait à la télévision parce que c'était un programme incroyable et maintenant, elle fait partie de l'histoire de la télévision. Et vous ne savez pas quand vous reviendrez pour tourner la prochaine saison ? Evidemment, aucun d'entre nous ne sait quand les choses vont se calmer un peu.
    EP: Je ne sais pas. J'espère que nous serons de retour en juillet, comme d'habitude. D'habitude, on reprend fin juillet ou en août, ça dépend. On a une latitude de deux semaines, mais je prie pour qu’on soit de retour à la fin du mois de juillet. Je prie pour que le monde revienne à la normale d'ici là et j'espère que nous pourrons commencer au moment où nous sommes censés commencer


  • Commentaires

    1
    PEN
    Dimanche 12 Avril à 23:39

    Un peu décevantes ses réponses à mon goût... Je la trouve même assez contradictoire. Elle dit qu'elle n'aurait jamais supplié un homme comme Meredith l'a fait quand Derek a dû choisir entre Addison et elle. Certes, je peux le comprendre. Par ego ou par fierté. Mais par la suite, elle dit qu'elle n'attend rien de la série et c'est la raison pour laquelle, elle survit. Sauf qu'une personne a de l'ambition grâce notamment à sa fierté et son ego donc comment peut-elle les ravaler pour une raison aussi valable qu'elle peut l'être mais pas pour une raison également valable ? Ce n'est qu'un exemple mais j'ai ce mauvais ressenti où j'ai l'impression que ses réponses sont contre l'ancien Grey's et contre MerDer pour faire avaler la pilule du nouveau Grey's sans Derek...

    Et je suis très déçue qu'elle n'ait même pas un mot pour JC... Elle ne s'est toujours pas exprimée à ce propos alors que là, le journaliste l'a clairement orienté pour qu'elle parle de lui puisqu'il a bien cité le départ de JC et non d'Alex...

    2
    Héloïse
    Lundi 13 Avril à 14:29

    Je suis d'accord avec toi, ces interviews très consensuelles, où l'interviewer n'ose jamais pousser l'interviewé dans ses retranchements, mais se contente au contraire de passer la brosse à reluire, sont très ennuyeuses. Cela dit, concernant la question sur Justin Chambers, le journaliste de Variety l'a placée directement au niveau de la qualité de l'épisode et Pompeo n'a fait que rebondir sur ce qu'il disait. Je crois que de toute façon, tout ce qui entoure le départ de Justin est tabou, il n'y a qu'à voir les réponses que Vernoff a faites dans ses interviews post-final, quand on lui a parlé de lui. "pas de commentaires" est très certainement le mot d'ordre qui a été donné à tous les acteurs aussi. 

    Par ailleurs, j'ai eu un peu la même impression que toi quand elle parle des débuts de la série. Je ne crois pas qu'elle soit contre l'ancien Grey's mais je pense qu'elle en veut aux acteurs qui sont partis volontairement. Ca m'a paru flagrant quand elle parle des acteurs qui quittent la série et qui font tout pour prendre leurs distances par rapport à elle, plutôt que d'y faire constamment référence. Je me demande s'il n'y a pas un peu de jalousie là-dedans, parce que de son propre aveu, on ne lui propose jamais rien alors que ses anciens partenaires connaissent le succès avec leurs projets.

    Pour terminer sur une note positive, je suis contente de lire que ses histoires préférées sont les histoires politiques de la saison. Cela prouve bien, une fois encore, que la romance avec DeLuca que Vernoff lui a imposée ne l'intéresse pas

    3
    Louise
    Lundi 13 Avril à 16:01

    Je suis d'accord avec Ellen quand elle dit que la série était fantastique pendant les 6 premières saisons. Et ça ne m'étonne pas qu'elle ait fixé le changement après la saison 6, parce que c'est à partir de là que le couple MerDer a été mis à l'arrière-plan au bénéfice de Calzona (qui a monopolisé toute la 2e partie de la saison 7) et c'est aussi à partir de là que la série a négligé le médical pour se focaliser sur la défense des LGTB.

    En zappant, je suis tombée par hasard sur l'épisode 1.05 et c'est vrai que la différence est flagrante. Les dialogues étaient géniaux, il y avait des histoires d'amour mais il n'y avait pas que ça et surtout, tout ne tournait pas en triangle amoureux. Et les cas médicaux étaient super intéressants et ils permettaient d'aborder des thèmes variés, comme la religion, l'avortement et bien d'autres choses que je ne retrouve plus dans la série actuelle. Il y avait aussi beaucoup plus d'interaction entre les titulaires, les internes et aussi le personnel infirmier, ce qui n'existe plus non plus maintenant. Tout se joue entre titulaires et résidents, les internes restent entre eux et de toute façon, ils sont tout à fait inintéressants, et le personnel infirmier est devenu invisible. C'est évident que Krista Vernoff n'est pas du tout à la hauteur du travail qu'on attend d'elle 

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