• Ellen Pompeo

    Variety a publié l’intégralité de l’interview d’Ellen Pompeo. Elle y parle des débuts de la série, des problèmes hors caméras, du départ de Patrick Dempsey et de la fin de la série.

    Ellen Pompeo joue le rôle de Meredith Grey depuis le tournage du pilote de la série en 2004, alors qu'elle avait 33 ans. Tout au long de l'interview, elle a été franche, comme elle l'est toujours, en parlant de ses hauts et de ses bas personnels depuis qu'elle participe à la série médicale.

    Elle a également déclaré - un peu sorti de nulle part, comme vous le verrez - que cette 17e saison, qui commence le 12 novembre, pourrait être sa dernière. Elle est actuellement dans la dernière année de son contrat mais attendons de voir ce qui se passe. Elle semble aussi incroyablement enthousiasmée par la nouvelle saison qui parle des médecins du Grey Sloan Memorial dans le monde du coronavirus.

    Que vous rappelez-vous de la façon dont vous avez obtenu le rôle de Meredith Grey ?
    On m'a proposé le rôle, et je me demandais si j’allais accepter ou non. J'avais peur d’être dans une série télévisée – il faut signer un contrat pour six ans. Et à cette époque, je n'avais jamais fait que des films. Je n'avais jamais fait de télévision. L'idée de participer à une série télévisée pendant six ans était donc un peu effrayante. Et mon agent m'a dit : "Oh, fais le pilote et gagne de l'argent. Ces choses-là ne marchent jamais". Donc..."

    Est-ce que Grey’s donnait l’impression d’être quelque chose de différent ?
    Avant d'accepter, j’ai rencontré Shonda Rhimes. Et je n'avais jamais rencontré, pendant ma courte période d'activité, une femme, encore moins une femme noire. Je n'avais jamais travaillé pour une femme réalisatrice. Je n'avais jamais vu aucune femme scénariste. Toutes mes expériences dans les quelques films que j'avais faits étaient toutes des casts complètement dominés par les hommes. Et c'était simplement un monde complètement dominé par les hommes. Personne ne savait qui elle était à l'époque - je pense qu'elle avait fait le film avec Britney Spears et Dorothy Dandridge. Alors je me suis dit : "Ouah ! C'est une femme noire ? C'est vraiment quelque chose de spécial, je veux absolument travailler pour elle. C'est une femme !" Et puis,, j'ai entendu dire que Sandra Oh était dans le cast. Et je me suis dit : "Si Sandra Oh est dans cette série, je veux y être."

    C'est logique.
    Une fois que j'ai rencontré Shonda I, elle m'a convaincue et j'ai voulu jouer le rôle. Et puis, nous avons parlé des hommes qui allaient auditionner avec moi. Elle avait son préféré, elle aimait vraiment Isaiah Washington. Je savais que la chaîne n'accepterait jamais que mon amoureux soit un homme noir ébène. Je savais que ça ne marcherait jamais. Mais il est quand même venu faire un bout d’essai. Et puis, Patrick Dempsey est venu aussi. Et je pense qu'une autre personne devait venir mais elle ne s'est pas présentée, c’était Rob Lowe, je crois.

    Ouah !
    Dès que j'ai rencontré Dempsey, je me suis dit : "Ça doit être ce type. C'est ce type." On a eu une alchimie instantanée à la minute où on s'est rencontré. Et c'est drôle, je n'avais jamais vu aucun de ses films avant. Beaucoup de filles avaient vu Can't Buy Me Love. J'étais passionnée de films gays ringards. J'aimais les films de John Waters et Twin Peaks, David Lynch, ce genre de films kitsh. Je n'aimais pas vraiment les trucs d'adolescentes normales.

    On a beaucoup écrit sur le cast de la série en termes de race. Pouvez-vous nous en parler de votre point de vue ?
    Dans le contexte racial actuel, ce qui est vraiment intéressant, c'est que la série faisait déjà une telle déclaration politique. Le simple fait d'avoir des médecins noirs et une actrice coréenne dans le rôle principal, c’'était assez politique ! Par exemple, nous n'avons pas du tout mentionné la race dans la série ; si vous regardez les 10 premières saisons, nous ne parlons pas de race. Ce n'est pas important, vous voyez ? Et c'était très délibéré, je pense. Je pense que l'idée de Shonda était simplement de montrer que les gens de toutes les races sont simplement des gens.

    C'est vrai.
    Et c'était vraiment rafraîchissant ! Et incroyable ! Elle a engagé une actrice coréenne pour le rôle principal, et des actrices et des acteurs noirs dans les rôles principaux. Et on n’en faisait pas toute une affaire. On n'en parlait pas ! Shonda a dit : "J'ai juste vu tous les genres pour tous les rôles. Et j'ai juste choisi le meilleur acteur pour le rôle." N'est-ce pas ?

    Oui.
    Maintenant, en tant que productrice, quand on développe des projets, dans l'écriture, vous pouvez dire que le personnage est asiatique par son nom ou peu importe. Je dis toujours : "Pourquoi ne pas commencer par présenter le projet en disant : "Tous les acteurs de toutes les races seront vus pour tous les rôles". Et la meilleure personne pour le rôle le décrochera", non ? Mais les gens disent : "On ne peut pas faire ça. Parce que on doit faire savoir aux gens qu’on a l'intention d'engager des acteurs noirs, des acteurs asiatiques et des acteurs latinos". Et c'est comme dire, je n'ai pas à leur faire savoir ça, je vais le faire parce que je ne suis pas une pauvre conne ! Il est évident qu'aucune actrice avec le niveau d'attention que j'avais alors n'osait sortir avec quelqu’un qui n’était pas de la même race. L'auraient-elles fait ? Je suis avec l'homme qui est maintenant mon mari depuis avant Grey's Anatomy, et j'ai marché avec lui sur des tapis rouges avant Grey's Anatomy. Mais il me semble que le processus de casting actuel est le suivant : si vous voulez que votre personnage soit asiatique, vous devez écrire le nom asiatique, et vous devez dire que ce personnage est asiatique. Et vous devez chercher un acteur asiatique pour ce rôle. Mais je préfère voir toutes les races pour tous les rôles. Gardons tout le monde à l'esprit. Si vous êtes foncièrement une personne qui pratique toujours le vivre-ensemble, on n’a pas besoin de ça. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. C'est pourquoi on doit avoir ces règles. Parce que les personnes à l'esprit étroit en font profiter tout le monde.

    Oui, c’est vrai ! En parlant de ça, ABC trouvait bizarre de programmer Grey's parce que, m'a dit Krista Vernoff, Steve McPherson, qui était président de la chaine à l'époque, n'aimait pas la série. Lorsque vous avez tourné la première saison, les acteurs étaient-ils conscients des problèmes qui existaient en coulisses ?
    Oui, oui. On savait que Steve McPherson n'aimait pas la série parce qu'il ne voulait pas nous donner de date de diffusion. Et lorsqu’on en a finalement obtenu une, deux semaines avant cette date, ils ont voulu changer le titre de la série, comme on l’a déjà dit avant, en "Complications". Je ne citerai pas de noms, mais c'est drôle, j'étais dans la caravane du maquillage avec une actrice. Et j'ai dit : "On n’a pas de date de diffusion. Je ne sais pas si cette série va être diffusée un jour." Et elle m’a dit : "Oh, attend." Elle a appelé McPherson, et elle lui a dit, "Allez-vous diffuser Grey's?". Il lui a dit : "Oh, oui, oui, on va le faire." Elle a raccroché, elle s'est tournée vers moi et m'a dit : "Oh, il va y avoir une date de diffusion, ce sera celle-là." Et je me suis dit, "Oh. Les actrices ont Steve McPherson en numéro de composition abrégée, et elles apprennent des choses." Je laisse à votre imagination le soin de déterminer qui c'était.

    Je crois savoir qui c'était ! A-t-elle le même prénom que moi et qu'une de vos publicistes nommée Kate ?
    Je dirai simplement qu’elle est magnifique, je dirais ça. C'est une fille magnifique. C'est une bombe, et je l'aime à mourir !

    Comment ça s’est passé après la diffusion du premier épisode, et est-ce que ça a été vraiment énorme?
    Eh bien, ça a été violent, parce qu’on avait déjà terminé le tournage de toute la première saison. Il nous restait un jour. Le premier épisode a donc été diffusé le dimanche soir, et on a dû aller au studio le lundi pour notre dernier jour de tournage. Le dernier jour de tournage de la première saison, on est arrivé et les audiences ont atteint des sommets. Et on a eu une locomotive incroyable, Desperate Housewives qui était un monstre. On est arrivé au travail ce lundi-là, en se disant "C’est un succès". C'était donc une très belle fin pour cette première saison, parce que la vérité est qu’on l’a tournée en sachant qu'ils n'aimaient pas la série. Et ils faisaient tellement de changements que Shonda a dû faire énormément de réécritures et de scènes retournées. Donc le fait que les chiffres étaient aussi énormes la première fois qu’on a été diffusé, c’était comme, vous voyez, un grand fuck à McPherson.

    Il y a eu beaucoup de troubles dans ces premières années avec le cast, dont quelques-uns ont été connus du public. Quelle a été votre expérience à cet égard ?
    A l'époque, c'était juste une véritable combinaison d'épuisement, de stress et de drame. Les acteurs étaient en compétition les uns avec les autres, et envieux. Il y a eu beaucoup de drames à l'époque. Mais je pense que les jeunes acteurs sont enclins à être très théatraux de toute façon. Et avec le recul, les gens vraiment talentueux ont des personnalités très compliquées, très grandes. Tout cela en valait la peine. Parce que c'est un groupe d'acteurs très talentueux. Je n'aurais jamais voulu qu'il en soit autrement, je n'aurais rien changé. Dans les séries télévisées, vous devez vraiment faire face à ce comportement dix mois par an. Et je profite de l'occasion pour dire ceci : la façon dont on tourne les séries télévisées, les problèmes que vous pourriez avoir ou que vous avez peut-être sont exacerbés par le surmenage de l'équipe, des acteurs, des producteurs. Tout le monde est tellement épuisé et surmené que c'est une ambiance qui est propice aux problèmes et aux ennuis. Personne ne devrait travailler 16 heures par jour, 10 mois par an, personne. C'est tout à fait malsain. Et cela ne fait qu'épuiser les gens, les rendre furieux, tristes et déprimés. C'est un modèle vraiment, vraiment malsain. Et j'espère qu'après le COVID, personne ne décidera jamais de refaire 24 ou 22 épisodes par saison. C'est pour cela que les gens tombent malades. C'est pourquoi les gens ont des dépressions. C'est pour ça que les acteurs se battent ! Vous voulez vous débarrasser de beaucoup de mauvais comportements ? Laissez les gens rentrer chez eux et dormir.

    Ouah, oui ! Dans cette optique, il y a eu des acteurs qui, à cette époque, ont eu la réputation d'être difficiles. Vous savez qui ils sont, Isaiah Washington et Katie Heigl. Est-ce que cette réputation était méritée ?
    Je préfère ne pas faire de commentaires sur l'une ou l'autre de ces personnes. Parce que pour être honnête, à chaque fois que dans le passé , j'ai d’une certaine façon essayé de défendre un comportement, ça a été mal pris. Isaiah a juste… je ne peux même pas faire de commentaires sur lui. Avec Katie, j'ai essayé de défendre son comportement dans le passé. Et pour une raison quelconque, c’est toujours mal interprété. Donc pour être honnête, je préfère ne pas faire de commentaires, ou même essayer de les défendre. Parce que, comme je l'ai dit, j'ai essayé de les défendre dans le passé. Pour une raison quelconque, ça n’a pas été compris comme je voulais que ce le soit. Je préfère donc ne blesser personne involontairement.

    Je suis là si vous changez d'avis. Quand avez-vous dû vous battre pour Meredith ?
    Je ne me bats pas, mais on discute sans cesse de la façon d'améliorer la série, tout le temps. J'ai parlé à Shonda aujourd'hui. Et Shonda n'a pas vraiment grand-chose à voir avec la série, mais elle pèse sur les grandes décisions. On ne sait pas encore quand la série va vraiment se terminer. Mais la vérité est que cette année pourrait être la bonne. Et donc tout est vraiment important pour moi : que la série soit bonne, et que toutes les histoires des personnages soient bonnes. Même si ce n'est pas nécessairement mon rôle de me battre pour les personnages des autres, je tiens beaucoup à l'intégrité de la série, aux histoires que nous racontons et à leur qualité. C'est pourquoi j'appelle constamment Krista et Debbie Allen. J'ai parlé à Debbie Allen deux fois aujourd'hui, et une fois à Shonda. J'ai parlé à Krista hier après la lecture d'un scénario. Je me bats constamment pour que la série dans son ensemble soit aussi bonne que possible. En tant que productrice, j'ai l'impression d’être autorisée à le faire.

    Attendez, vous venez de lâcher quelque chose d'énorme. Donc vous dites que ça pourrait être la dernière…
    Je veux dire que pour le moment, c'est la dernière année de mon contrat. Je ne sais pas si c'est la dernière année. Mais ça pourrait très bien l'être.

    Ouah. OK !
    Voilà votre petite phrase ! Voilà votre pute à clic ! ABC au téléphone !

    Je pense qu'il y a une douzaine de personnes au téléphone en ce moment, Ellen.
    Je dirai aussi que dans les premières années, j'étais tellement épuisée que c'était vraiment dur de me battre pour les choses. Et il faut choisir ses batailles, n'est-ce pas ? Sandra Oh a toujours été très, très douée pour prendre le temps de discuter avec les scénaristes pour mettre de l'ordre dans ses storylines. Et j'ai vraiment admiré son dévouement à cette partie du travail. Je n'ai jamais eu cette capacité. De temps en temps, oui, bien sûr. Mais pas au niveau de Sandra. Elle est très impressionnante dans ce domaine, et les scénaristes ont probablement trouvé ça épouvantable. Mais avoir un acteur qui se soucie autant de ses storylines, c’est une qualité vraiment admirable. J'avais tellement d'autres tâches que j'étais vraiment très fatiguée la plupart du temps. On peut ne pas obtenir les changements qu’on souhaite, les scénaristes ne seront peut-être pas en accord avec les notes que vous avez. Alors on se dit : "Pfft, est-ce que j'ai vraiment l'énergie pour mener une bataille, et peut-être la perdre ?

    Comment ça s’est passé quand Patrick Dempsey a quitté la série ?
    Chaque fois que quelqu'un quitte la série, c'est dévastateur. Je ne veux pas dire qu’on forme une famille, parce que je pense que ce mot est galvaudé. Et la vérité, c'est que ce n'est pas une famille, c'est un environnement professionnel. Et les gens qui ont des séries et qui disent "On est une famille", ils ne devraient pas dire ça. Parce que si quelqu'un fait quelque chose de fou, ils vont le virer très rapidement. Personne ne peut lui parler, et la caravane est verrouillée. Et cette personne est traitée comme un tueur en série. Les ressources humaines arrivent, et l'équipe juridique arrive, et ils prennent le relais. Alors je dis toujours à Krista : "Arrête de dire qu’on est une famille. Nous n’en sommes pas une, on est des collègues de travail." Parce qu’on ne traite pas les gens comme un membre de la famille quand ils enfreignent les règles. Et les gens ne devraient pas enfreindre les règles, n'est-ce pas ? Ils ne devraient pas. Mais on ne peut pas dire qu’une série, c’est une famille. Parce que les ressources humaines s'en mêlent, et c'est une question de business, et de ce que vous pouvez faire ou pas d’un point de vue légal. Cela dit, c'est un peu une famille dans le sens où j'aime et j’adore vraiment, vraiment la plupart des gens qui ont participé à la série. Peu importe ce qu'ils ressentent pour moi ou pour la série, je suis très reconnaissante d'avoir eu la chance de travailler avec eux. Tous ceux qui ont participé à la série ont fait d’elle ce qu'elle est. Nous avons eu des acteurs incroyables. Et comme je l'ai dit, je ne changerais rien. Qu'ils regardent avec tendresse ou non le temps qu’ils ont passé dans la série. Tous ceux qui y ont participé ont fait preuve d'un talent et d'une contribution considérables. Et je suis très reconnaissante du temps que j'ai passé avec eux. Et je me sens vraiment, vraiment sentimentale, et je regarde la plupart des gens avec beaucoup d'affection. Il y a quelques personnes dans la bande que je n'aime pas, mais vous n'avez pas besoin de savoir qui elles sont.

    Encore une fois, je suis preneuse ! J'ai parlé avec Debbie Allen, et elle m'a dit à quel point vous êtes proches tous les deux. Pouvez-vous nous parler de votre relation avec elle ? Je ne dirai pas que vous êtes une famille, je vous le promets.
    Debbie et moi sommes très proches. Debbie est arrivée dans la série en tant que productrice exécutive à une époque où on était vraiment brisé. C'était l'année qui a suivi le départ de Patrick. Et beaucoup de nos problèmes ont été perpétués par une mauvaise gestion masculine. Debbie est arrivée à un moment où on avait vraiment, vraiment besoin d'une bouffée d'air frais et d'une nouvelle énergie positive. Et j’ai été très reconnaissante pour son état d’esprit. Vous savez, dans ce métier, je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme Debbie, qui était comme moi dans le sens où elle dit ce qu'elle pense. Elle est très authentique, et très vraie. Et elle aime s'amuser. Et elle aime trouver un moyen de faire avancer les choses. Et Debbie a vraiment apporté un état d’esprit que nous n'avions jamais vu. On n’avait jamais vu d'optimisme ! On n’avait jamais vu de célébration. On n’avait jamais vu de joie ! Shonda est une superstar depuis longtemps - Shonda a toujours été très occupée. Alors les gens qui dirigeaient la série, notre producteur délégué, notre directeur de production, il y avait juste ce patriarcat de ces vieux mecs blancs qui viennent et adorent diriger ! Parce qu'ils ne veulent pas rentrer chez eux. Et ils adorent réaliser des scènes de sexe ! Et ils veulent regarder derrière les caméras. Et ils veulent que les scènes se déroulent jusqu'à 3 heures du matin, parce que c'est leur pouvoir ! A son arrivée, Debbie a dit : "Donnons congé à cette fille tous les vendredis." Et je me suis dit, 'Quoi ? Quoi ? Congé tous les vendredis ?" Elle a dit, "Cette gamine va tomber, elle a besoin d'une pause ! Et pourquoi on fait ça comme ça ? Pourquoi on ne fait pas les choses de cette façon ?" Et Debbie est arrivée avec une approche si fraîche et pratique. Du genre : "On n'a pas besoin de tourner des journées de 16 heures. On devrait être s’en sortir en 12 heures. Et puis par après, on devrait s’en sortir en 10 heures. Utilisons trois caméras ! On n'a pas besoin de 18 prises !" Et j’ai pensé : "J'aime cette femme.

    Quand Krista est revenue en saison 14, elle a également envoyé la série dans une autre direction, et elle a voulu revenir plus Grey's Anatomy la comédie romantique. Qu'en avez-vous pensé ?
    Vu la direction que prenait la série avant que Krista entre en scène, j'en envisageais sérieusement la fin. Je n'étais pas inspirée. Je ne m'amusais pas. Je ne trouvais pas que l'histoire était particulièrement intéressante. Ce n'était pas quelque chose que je voulais continuer plus longtemps. Et puis, Shonda a dit : "Et si on faisait venir quelqu'un de différent ?" Et j'ai dit : "OK. Qui pourrait-on faire venir ? Qui va reprendre Grey's Anatomy en saison 14 ? Qui veut ce boulot ?" Et puis Shonda Rhimes a dit : "J'ai quelqu'un. Krista Vernoff." Et j'ai dit : "Écoutez, Krista a été dans la série à une époque où il y avait beaucoup de drames. Et ce n'était pas très heureux, je n'ai pas de bons souvenirs de mon travail avec elle." Je n'ai pas beaucoup de souvenirs heureux de cette période ! Donc rien de spécifique avec elle. Et Shonda m’a dit : "Écoutez, Ellen, dix ans ont passé. Nous sommes tous des adultes maintenant. Nous avons tous mûri et nous nous sommes installées dans notre pouvoir." Et je lui ai dit : "Vous avez tout à fait raison. Parce que je sais que je suis différente de ce que j'étais à l'époque. Et je ne voudrais pas qu'on me juge sur mon comportement d'alors. Alors, j'aimerais beaucoup rencontrer Krista. Si vous lui faites confiance pour prendre en charge votre bébé, alors je lui fais confiance. Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça marche." Krista est arrivée, et nous nous sommes bien entendues. Et nous avons eu une conversation très honnête. J'ai dit : "C'est un environnement très différent maintenant. Il faut que ce soit un environnement inclusif. Il n’est plus question de "Répétez simplement ce qui est écrit dans le scénario ou vous êtes viré". Les acteurs doivent sentir qu’ils sont au cœur du processus. On a perdu trop d'acteurs à cause d'un environnement non coopératif, des gens qui ont l'impression de ne pas avoir leur mot à dire, de ne pas avoir de créativité, de ne pas avoir de pouvoir. Cela ne sert pas bien la série. Alors je vais avoir beaucoup à dire !" Et Krista était… les bras ouverts. Elle a dit : "J'ai compris. J'adore ça. Ça a l'air génial. Je vois à quel point vous êtes heureux maintenant, et les changements que vous avez faits. Et j'ai hâte de revenir." Et ça a été fantastique.

    Savez-vous à quel moment vous allez prendre votre décision quant à la fin de la série ?
    Non ! Je suppose que je devrai prendre une décision avant la fin de la saison. Vous savez, j'évalue simplement d’un point de vue créatif ce qu’on peut faire. Je suis vraiment, vraiment, vraiment excitée par cette saison, et c'est tout ce que je peux dire à ce sujet. Et ce sera probablement l'une de nos meilleures saisons. Et je sais que cela peut paraître fou à dire, mais c'est vraiment vrai. Mais je ne prends pas cette décision à la légère. Nous employons beaucoup de personnes et nous disposons d'une énorme plateforme, et j’en suis très reconnaissante. Je réfléchis beaucoup à ces décisions, car elles sont importantes. source


  • Commentaires

    1
    PEN
    Dimanche 1er Novembre 2020 à 19:20

    Je suis pas pour un monde de bisounours où tout le monde est gentil et en soit, elle a raison, Grey's Anatomy n'est pas une famille vu comment certains acteurs ont été remerciés sans ménagement et je ne parle pas que de Patrick Dempsey. Mais quand tu passes autant de temps avec tes collègues et que tu joues des scènes intimes, tu peux pas juste dire "c'est mon collègue, chacun fait sa vie. Il est dans la merde, tant pis pour lui." C'est très égoïste comme façon de penser, surtout quand tu es la tête de la série.

    Par contre, j'ai l'impression qu'elle se porte un peu en victime. On dirait que les problèmes autour d'elle sont là malgré elle et qu'elle peut rien y faire. Je n'étais déjà pas très fane de sa com et là, je peux que le confirmer. Oui, les conditions de travail d'actrice de tv sont difficiles mais chaque métier a ses défauts et je pense pas qu'elle se plaigne de son salaire à la fin de la saison. A quoi ça sert de semer des miettes de pain ? Ok, c'est le jeu des médias mais franchement dire qu'il y a certains acteurs qu'elle n'apprécie pas sur le plateau, ça fait plus diva que vraie info. Elle ne veut pas parler des cas de IW et KH. Je comprends encore une fois, à la longue, j'en aurais aussi marre à sa place mais de là, à dire que toutes ses paroles sont mal interprétées. Au bout de dix-sept ans, elle devrait quand même être habituée à gérer ses mots et à faire attention à ne pas être maladroite. Je suis sûre que si elle travaillait ses interviews, ça se passerait mieux. Surtout que les médias américains ont tendance à donner la ligne directrice aux invités pour pouvoir exploiter de vraies réponses...

    Elle répète souvent que GA est qu'un appoint financier pour elle ou qu'avant le retour de Vernoff, elle s'ennuyait (question de point de vue). En soit, elle est honnête mais sa façon de le dire est très condescendante. On va pas parler de son manque de classe mais elle pourrait un minimum respecter les fans. Sans eux, elle oublie vite qu'elle aurait juste toucher un salaire pour le pilote.

     

    Pour la fin de la série, je suis sceptique... Est-ce que c'est pas juste du buzz de lâcher ça ? Elle le dit elle-même, elle lâchera pas le bébé comme ça et comme chaque année, c'est la meilleure saison qu'elle ait tourné d'un point de vue créatif (si seulement, c'était vrai) !

    2
    Flo
    Dimanche 1er Novembre 2020 à 19:37
    Très belle itw, elle est très honnête et c’est rare les acteurs comme cela. Elle dit que le terme « famille » est mal employé et c’est vrai car ce sont des collègues et ce n’est pas pour cela qu’elle n’est pas proche d’eux et qu’elle les laisse dans la merde. De dire que la dernière saison sera bonne est normal, elle doit donner envie de regarder tous les acteurs le font. Je ne vois pas ou elle manque de respect aux fans, après quand on ne l’aime pas forcément on n’aime pas ce qu’elle dit.
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