• Ellen Pompeo chez Jimmy Kimmel

    Jeudi soir, Ellen Pompeo a été l’invitée de Jimmy Kimmel. A voir ICI.

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    La traduction dans la suite de l’article.

    JK: Longtemps avant que le gris (en anglais, grey) ne prenne 50 nuances différences, il n’y avait qu’une seule Grey et c’était le Dr Meredith. Elle est le médecin principal de l’indestructible Grey’s Anatomy qui se porte toujours aussi bien le jeudi soir sur ABC. Accueillons Ellen Pompeo.
    Après les politesses d’usage…
    JK: Qu’en est-il du football ? Je dois vous le demander parce que je sais que vous et votre mari, Chris, êtes tous les deux du Massachussetts. Comment avez-vous réagi lors du Super Bowl dimanche ? Avez-vous regardé ? (1)
    EP: C’était l’anniversaire de Chris.
    JK: Oh non.
    EP: Oui.
    JK: Oh deux coups durs en même temps !
    EP: Mais vous savez ce que je dis. C'est ce qu'ils gagnent à soutenir l’énorme Cheeto qui dirige le pays. (2) C'est ton karma, Belichick ! (3)
    JK: Est-ce qu’ils le soutiennent ou bien a-t-il décidé qu’ils le soutenaient ?
    EP: Ils ne l’ont pas démenti.
    JK: Donc vous étiez contre les Patriots ?
    EP: Non, je n’ai pas dit ça.
    JK: Oh d’accord. Intéressant. Donc, quand vous dites que c’était l’anniversaire de Chris, c’était vraiment le jour de sa naissance ?
    EP: Oui.
    JK: Vous avez fait une fête ?
    EP: Oui, c’était une fête pour le Super Bowl et l’anniversaire, et au moment d’amener le gâteau et de chanter "bon anniversaire", il était évident que le match ne prenait pas une bonne direction. Donc, ça a été une interprétation assez sombre de "bon anniversaire".
    JK: A quel moment exactement lui avez-vous apporté le gâteau ?
    EP: Oh à trois minutes de la fin ?
    JK: OH vraiment ? (Rires dans la salle) Et il a fait le bon vœu en soufflant les bougies ? Je suppose que oui.
    EP: C’était terrible.
    JK: La bonne nouvelle, c’est que votre mari et vous avez eu un petit garçon depuis la dernière fois que je vous ai vue. (Le publie crie et applaudit)
    EP: Oui.
    JK: (montre une photo de Chris avec son fils) Ils portent des vêtements assortis. C’est vous qui leur achetez des vêtements assortis ?
    EP: Non, c’est Chris. C’est Eli Christopher et Chris lui achète tous ses vêtements. Ce que vous ne pouvez pas voir dans cette photo, c’est que j’ai acheté une chaine en or à Eli, comme ça il peut être assorti à son père. Mais on ne peut pas voir la chaine.
    JK: Bizarre pour un fan des Patriots d’appeler son enfant Eli. (4)
    EP: Vous deviez parler de ça ? C’est toute une histoire. On va parler de ça ?
    JK: Oui, bien sûr. C’est un peu bizarre.
    EP: Chaque nom que je proposais à Chris, il n’aimait pas. Le nom de famille de Chris, c’est Ivery. Ça commence par une voyelle et ça se termine par une voyelle. Il n’y a pas beaucoup de prénoms qui vont bien avec ce nom. Et je ne voulais pas d’un autre Chris Ivery, je voulais quelque chose de différent mais je ne voulais pas d’un prénom d’origine italienne, comme Rocco, Marcello…
    JK: Pourquoi pas ?
    EP: Chris n’aimait pas ça. Donc Eli a été vraiment le 75e prénom que je lui ai proposé. Et bien sûr, Chris m’a dit, tu sais qu’Eli Manning est le quaterback des Giants, et là je lui ai dit, c’est pas possible. Je pense que j’ai dû le frapper et tant bien que mal, j’ai gagné.
    JK: Je crois qu’on sait pourquoi son anniversaire s’est passé aussi mal. (Rires) Avez-vous travaillé aujourd’hui sur le plateau de Grey’s Anatomy ?
    EP: Non, j’étais en congé. Vous savez ce que j’ai fait aujourd’hui de super amusant ? J’ai participé au Michael Rapaport Podcast. (5)
    JK: Oh c’est un personnage !
    EP: Oui, c’est un personnage et je me suis beaucoup amusée avec lui.
    JK: Il m’attaque de temps à autre dans son émission de podcast et un jour, je suis tombé sur lui par hasard dans un magasin et je me suis dit, je m’en fous que ce soit un tel personnage et je l’ai traité de casse-couilles.
    EP: Qu’est-ce qu’il vous avait fait ?
    JK: Oh peu importe. Ça n’a pas d’importance. Des trucs en rapport avec Howard Stern. (6)
    EP: Oh il est jaloux !
    JK: Bien sûr qu’il est jaloux !
    EP: Oui, il est jaloux et vous êtes plus beau. (Rires)
    JK: (au public) Si vous connaissez Michael Rapaport, vous savez de quoi on parle. (à Ellen) Est-ce qu’il vous a laissé parler ou bien est-ce qu’il a parlé tout le temps ?
    EP: Oui, il m’a laissé parler.
    JK: C’est sympa de sa part. A propos, il a eu beaucoup de chance de vous avoir. Le mois dernier, vous avez fait fortement sensation avec cette interview "Comment je suis devenue une femme de télévision à 20 millions de dollars". (Cris et applaudissements du public) Je l’ai lue immédiatement, dès que je l’ai vue, et je pense que tout le monde en a parlé parce que c’est rare qu’un acteur va admettre… eh bien, vous savez, qu’il discute de son salaire.
    EP: C’est certain et vous savez, il y a plusieurs choses. Je suis très reconnaissante pour tout ça pour deux raisons. Je dirais que j’ai plutôt une grande gueule et je ne mets pas de gants quand je dois dire quelque chose, ce qui peut parfois vous causer des ennuis, quand les choses sont imprimées et que ce n'est pas la même chose que ce que vous avez dit, et j'ai eu des ennuis dans le passé, avec des choses que j'ai dites, donc, je suis reconnaissante que cela ait été pris dans le bon sens.
    JK: Vous aviez peur que ça ne soit pas le cas ?
    EP: Oui, oui.
    JK: Parce qu’il y a quelques jours entre l’interview et le moment où c’est imprimé, et vous vous dites, oh non qu’est-ce que j’ai dit.
    EP: Des centaines de fois. Je demande toujours à mes attachés de presse, vous êtes sûr que c’était bien ? Mais ils n’étaient pas dans la pièce quand j’ai donné l’interview, alors je suis reconnaissante qu'elle ait été reçue comme je le souhaitais, à savoir que c’était une histoire libératrice pour les femmes et aussi très honnête à propos de mes fautes et de mes défauts. Je pense qu'il y a beaucoup de reproches, surtout en ce moment. Les gens blâment d’autres personnes et on pointe beaucoup du doigt. Mais il y a moins de gens qui admettent ce qu’ils ont fait, et je voulais faire une interview sincère et parler de mon parcours vers ma propre émancipation et comment j'y suis arrivée, mais aussi mes erreurs en cours de route. Et je trouve que tout ça s’est bien reflété dans l’interview. Et je dois dire, vous savez, le nombre de femmes qui sont venues me voir depuis que c’est sorti, c’est très émouvant pour moi.
    JK: Les gens sont venus vers vous en personne pour vous dire qu’ils étaient contents que vous ayez dit ce que vous avez dit ?
    EP: Oui. Aujourd’hui, quelqu’un qui m’est très proche, une personne très spéciale pour moi, m’ai dit que cet article avait eu beaucoup d’impact sur elle, qu’il l’avait émue et aidée à trouver sa propre puissance, parce qu’en tant que femmes, vous savez, il ne s'agit pas seulement de ce qui nous est fait ou de ce qui ne nous est pas donné, il s’agit aussi de ce que nous ne demandons pas. A quel point est-ce parce que ça ne nous est pas donné ou parce qu’on ne le demande pas ? Et je pense que même si nous pouvons pointer du doigt les autres et dire "Vous ne nous donnez pas ..." ou "Vous ne nous traitez pas équitablement", nous devons aussi nous pointer du doigt et dire : A-t-on demandé ? A-t-on eu le cran de demander ce que demanderait un homme ? On doit assumer notre part de responsabilités, et parfois nous sommes trop timides. Nous avons trop peur d'être perçus comme des personnes difficiles pour vraiment dire ce que nous pensons. Donc, je suis reconnaissante pour tout ce qui se passe.
    JK: Je crois qu’en tant qu’acteur, il y a une certaine insécurité qui accompagne le fait qu’on fait ce métier pour gagner sa vie et que vous vous dites, oh je ne devrais pas, parce que évidemment, tout ce que vous faites vous rapporte beaucoup d’argent, et vous vous comparez aux gens avec qui vous avez grandi, et aux gens que vous connaissez, et après tout ça vous parait vraiment obscène. Mais après, vous réalisez que la société pour laquelle vous travaillez gagne autant d’argent et que les autres acteurs aussi, alors on se dit, je devrais gagner la même chose. Avez-vous fait ça pour vous-même, ou en coordination avec votre agent, ou bien est-ce que c’était vraiment une décision personnelle ?
    EP: Ça a été vraiment entre Shonda et moi, et la décision de continuer ou pas la série, parce qu’elle partait sur Netflix. Et je me suis demandé si je voulais être impliquée dans la série si elle n’y était plus, et ce que signifiait le fait qu’elle aille sur Netflix, si elle serait disponible ou pas. Donc on a beaucoup discuté. J’ai une merveilleuse… j’ai deux merveilleux avocats mais l’une d’entre elles est une femme et…
    JK: Et l’autre, qu’est-ce qu’il est ?
    EP: Il est gay. (Rires) J’ai beaucoup de chance. J’ai une merveilleuse équipe.
    JK: Et ils vous soutiennent bien. Vous avez reçu 20 millions de dollars ! (Cris et applaudissements)
    EP: Je veux encore dire ceci. Je veux exprimer mon respect, et je sais que vous pensez comme moi, Bob Iger dirige une formidable société (7) et je pense que tout vient du sommet et je trouve que l'homme a de la classe et qu’il dirige cette entreprise d'une manière qui est tout simplement... Je suis vraiment impressionnée par tout ce qu'il fait et je pense que ça se reflète depuis le sommet.
    JK: est-ce que cette déclaration fait partie du contrat de 20 millions que vous avez signé ? (Rires)
    EP: Tout vient du sommet. Tout est un exemple. Je dois être gentil avec les gosses parce que les gens sont gentils avec moi. Donnez-leur 20 millions de dollars.
    JK : Je suis très heureux pour vous. Cette série est incroyable. Les autres séries vont et viennent mais Grey’s Anatomy reste au sommet.

     

    (1) Ellen et Chris sont des supporters des Patriots, une équipe du Massachussetts qui a perdu le Super Bowl face aux Eagles de Philadelphie.
    (2) Les Chettos sont des chips soufflées au fromage de couleur orange, allusion au bronzage artificiel de Donald Trump, surnommé le président orange.
    (3) Bill Belichick est l’entraineur principal des Patriots. Il a ostensiblement soutenu Trump lors des élections présidentielles.
    (4) Référence au quaterback des Giants de New York, qui s’appelle Eli Manning.
    (5) Acteur et réalisateur américain qui partage ses points de vue sur différents sujets à travers des podcasts diffusés sur la radio CBS. (6) Animateur de l’émission de radio The Howard Stern Show, qui est très souvent polémique
    (7) PDG de la compagnie Disney


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