• Ellen Pompeo, réalisatrice

    Lors d’une visite de The Hollywood Reporter sur le plateau en février, Ellen Pompeo a accepté de parler de son apprentissage en tant que réalisatrice, après 13 années en haut de la feuille de service, alors que ses partenaires la décrivent comme une "directrice d’acteurs".

    Avec une enceinte beuglant des classiques du rock comme Led Zeppelin et Journey, Pompeo fait la navettes de derrière la caméra pour être plus proche de ses partenaires entre les prises, afin de donner plus de précisions sur sa vision des scènes dans ce qui promet d'être un épisode plein d’émotions, infusé avec l'humour qui rappelle les premières saisons de Grey's Anatomy.
    Inspirée par Debbie Allen - ainsi que par Shonda Rhimes et son livre "Year of Yes" - Pompeo a d’abord refusé l'idée d’ajouter la mention réalisateur à un curriculum vitae qui comprend le développement exécutif et la gestion d'une société de production. "J'ai un bébé à la maison, deux autres jeunes et adorables enfants, un mari, trois chiens, quatre poulets et un poisson et j'ai dit à Debbie que je ne pourrais pas passer ici une minute de plus que je ne le faisais déjà", a-t-elle déclaré.

    Finalement, c'est Allen - qui réalise dans Grey's depuis plus de sept ans - qui l’a convaincue de changer d'avis en lui faisant part d’une observation très simple. "Dans chaque épisode où j'ai travaillé avec elle - elle a été dans chaque épisode que j'ai réalisé - elle a toujours eu des idées sur l'histoire, les personnages et ce qu'elle fait. Ce sont des préoccupations d'un réalisateur, surtout quand il s'agit d'autres personnes ", dit Allen, rappelant un cas où Pompeo a aidé une guest-star nerveuse à surmonter une scène. "Quand j'ai amené Denzel Washington pour réaliser un épisode, ça l’a inspirée, car elle a vu comment tout s’est concrétisé."

    Alors que de nombreux acteurs qui se sont transformés en réalisateur ont tendance à suivre d'autres réalisateurs sur le plateau - Darby Stanchfield de Scandal l’a fait tout comme Kevin McKidd et Chandra Wilson avant de se placer derrière la caméra – Debbie Allen a noté que Pompeo avait déjà fait beaucoup sans même savoir qu'elle le faisait. (Pompeo, cependant, a suivi McKidd et Allen, qui était sur le plateau pour soutenir la star dans sa nouvelle entreprise.)

    "Elle suit tout le temps parce qu'elle est ici tout le temps - elle voit tout ce que nous faisons et elle commente constamment les choses", dit Allen. "La chose principale était de traduire ses idées d’un point de vue cinématographique et dans le langage. Elle sait ce qu'elle voit et c'est juste l'apprentissage du jargon."
    Les commentaires d'Allen se sont révélés assez convaincants quand Pompeo a pris un moment pour prendre du recul et envisager de faire plus que le travail d’actrice qu'elle faisait déjà.

    "J'ai une vision très spécifique et je vois beaucoup de choses que les gens ratent, donc j'ai commencé à y réfléchir et c’est difficile de dire non à Debbie Allen, surtout quand votre patronne écrit un livre intitulé "Year of Yes", dit Pompeo en riant. "Je dois juste essayer une fois et si je n'aime pas ça, je ne dois pas le refaire."

    C'est alors que Pompeo a commencé à travailler en bloquant des scènes et en proposant une vision pour "Be Still, My Soul". Alors que la plupart des acteurs ont tendance à commencer en réalisant des épisodes dans lesquels ils ne sont pas très présents, ça n’a pas été le cas pour Pompeo. L'épisode montre le retour de la mère de Maggie, Diane Pierce, alors qu’elle se bat contre un cancer du sein. De plus, Meredith joue un rôle central non seulement dans le traitement de Diane, mais aussi dans le soutien de sa demi-sœur, Maggie, tandis que Pompeo est la narratrice.

    "Ce qui est le plus surréaliste pour moi, c'est que le premier épisode que je dirige parle d’une mère qui meurt et moi, qui ait perdu ma mère très jeune, je ne crois pas au hasard", dit Pompeo, soulignant que c'était important pour ses filles et d’autres jeunes filles qui regardent la série, de voir un bon exemple d'une mère qui travaille et qui est prête à tenter quelque chose de nouveau. "Il y a une raison pour laquelle c'est le sujet du premier épisode que je réalise. Ma mère est là-haut et elle m’illumine. C'est ce qu'elle voulait que je fasse."

    Pompeo attribue à Allen et au directeur de la photographie Herb Davis le mérite de l’avoir soutenue durant le processus et a dit de Grey’s que c’était un "super endroit pour apprendre". "Une de mes plus grandes forces est d'admettre ce que je ne sais pas. Je sais beaucoup de choses ici et je suis plutôt un personnage dominant, mais je n'ai pas peur d'admettre ce que je ne sais pas. Je ne connais pas la photographie ou la technique - mais je sais ce que je veux concernant ce à quoi la scène doit ressembler", dit-elle, notant qu'elle a demandé la bénédiction de Davis avant de diriger, en avouant qu'elle serait un peu lente sur les aspects techniques de la réalisation. "Pouvoir apprendre d’une personne comme Herb, qui est un tel maître - son surnom est Rembrandt et il peint vraiment avec la lumière. J’ai beaucoup de chance d'apprendre l'art de la photographie sous sa direction."

    Pompeo a également demandé de réaliser un épisode écrit par la scénariste de longue date de Grey’s, Meg Marinis, (qui a écrit son premier épisode dans la sixième saison et a été là depuis) parce que le duo partage la même "vibe". "Quand j'ai lu son scénario, je savais exactement comment je voulais que chaque scène se présente et comment je voulais que chaque scène soit jouée", dit Pompeo. "En étant dans une série depuis aussi longtemps, si vous n'avez pas l'esprit de vouloir que tout soit mieux tout le temps, alors vous ne pouvez pas être ici. C'est alors que vous savez que vous êtes resté trop longtemps."

    Il se trouve que réaliser a également contribué à recharger les accus de Pompeo alors que la série est sur le point de se diriger vers les sweeps de mai et vers une impressionnante 14e saison l'année prochaine en tant que série dramatique n°1 sur ABC que les plus jeunes téléspectateurs continuent à découvrir grâce à Netflix.

    "Il y a eu des saisons où j’ai pensé ne plus pouvoir continuer, mais alors quelque chose se passe - Shonda et moi discutons beaucoup de l'évolution de la série - et le changement que ça amène vous inspire, vous revigore et vous revitalise. C'est ce que la réalisation est en train de faire pour moi ", dit-elle au milieu de ce qui a été neuf jours de réalisation. "L’arrivée de Debbie a eu cet effet et même, aussi triste que ce soit de perdre des personnages, l’arrivée de nouvelles personnes change les choses et ça me donne l’impression que ce n’est pas la même série. Le changement est précisément ce qui me fait continuer et ce qui me réénergise. Je réaliserai un autre épisode, c’est certain."

    Alors qu'elle aimerait étendre ses activités à d'autres programmes de Shondaland – un scénario de 80 pages de Scandal rend impossible de faire de la réalisation tout en jonglant avec ses engagements vis-à-vis de Grey’s - Pompeo aimerait essayer une chaine du câble et de réaliser un pilote à un moment donné. "La chose qui me surprend le plus, c'est combien je m’amuse", dit Pompeo. "Je ne pensais pas que j'aurais autant de plaisir. Ce qui est le plus amusant, ce sont les acteurs de la série. Ils sont extraordinaires. Pouvoir obtenir les performances de ces acteurs déjà brillants a été super amusant."

    Pour sa part, Justin Chambers a décrit sa partenaire de longue date comme une "directrice d'acteur" et a souligné qu'il était fier que Pompeo passe derrière la caméra et qu’elle prenne un rôle plus important dans la série. "Elle semble vraiment naturelle," dit-il. "Pensez-y : elle est là depuis 13 saisons, elle a vu tous ces gens qui sont venus et qui sont repartis, et elle a travaillé avec tellement de réalisateurs qu'elle a probablement retiré quelque chose d’eux. Et elle connaît les personnages. Je l'appelle ‘l’aide de bureau’ parce que c’est une femme intelligente Et elle peut regarder, en tirer des leçons et elle connaît tout le monde A entendre McCreary parler, la capacité de Pompeo à venir avec un lien personnel à l'histoire a contribué à apporter une énergie accrue dans le tournage de l'épisode. "Elle essaie beaucoup de nouvelles prises de vue et elle a beaucoup d'idées sur ce qu'elle veut faire de façon thématique avec les images", dit McCreary. "Il y a beaucoup de scènes avec Maggie seule pour décrire cet isolement profond qui existe quand vous assumez le rôle de gardien dans une relation mère-fille et quand vous êtes dans un environnement étranger. Ellen a tellement d'idées pour capturer ça. Avant d'entrer dans ces scènes, elle ajoute à toute la vie imaginative et émotionnelle d'une façon qui lui est unique, à cause de sa perspicacité après 13 ans de travail dans cette série, à interpréter Meredith Grey."

    Dans un sens plus large, ça ne devrait pas surprendre que Pompeo profite enfin des opportunités qui existent au sein de Shondaland, où des stars comme Wilson et McKidd, ainsi que Tony Goldwyn, Stanchfield et Scott Foley de Scandal ont tous appris de l'art de réaliser. "Il suffit de dire qu’on est intéressé" affirme Wilson, qui a été invitée par le réalisateur Rob Corn à passer derrière la caméra durant la saison quatre. "On a eu plusieurs membres de notre équipe qui sont venus pour réaliser ; nos scénaristes l’ont fait, notre chef-scripte Nicole Rubio réalise partout et elle est dans Scandal maintenant."

    Alors que Pompeo a déjà demandé si elle pouvait réaliser un autre épisode de Grey’s dans un proche avenir, ne soyez pas surpris de voir son partenaire et ami Jesse Williams attraper le virus prochainement. "Je vais être réalisateur dans cette entreprise", dit Williams, qui, comme Pompeo, commence également à développer de nouvelles idées pour la télévision. "J'ai pensé réaliser un épisode de cette série il y a des années et j’ai observé Chandra Wilson et c'était merveilleux. J'ai appris beaucoup d’elle et c’est un super professeur. J’ai perdu un peu d'intérêt, mais je pense que le temps est bientôt venu pour moi de l’envisager à nouveau. Grey’s est un endroit très sûr pour faire ça. A Shondaland, on voit le potentiel des gens qui sont souvent négligés. On est dans une culture où la médiocrité est célébrée à partir de certains groupes et tous les autres doivent être excellents pour avoir la chance d’être considérés comme pouvant peut-être, probablement être considérés comme ayant la chance de faire quelque chose. Shondaland s’adresse directement au talent." source


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :