• Episode 1.06 : If Tomorrow Never Comes

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    Titre français: Epreuve d’endurance

    Scénariste: Scott Brazil

    Réalisateur: Krista Vernoff

    Diffusion Etats-Unis: 1er mai 2005 sur ABC

    Diffusion France: 17 juillet 2006 sur TF


    Voix off: Benjamin Franklin révéla au monde le secret de sa réussite : "Ne jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire aujourd’hui". C’est lui qui a découvert l’électricité. On devrait être plus nombreux à suivre ses conseils. J’ignore pourquoi on reporte les choses. Mais en y réfléchissant, je dirais que ça a beaucoup à voir avec la peur… la peur d’échouer, de souffrir, d’être rejeté. Parfois, c’est juste la peur de prendre une décision. Et si vous vous trompiez ? Et si vous faisiez une erreur que vous ne pourriez réparer ? Quelque soit ce qui nous fait peur, une chose est sûre. Quand la souffrance de ne pas faire quelque chose est plus grande que la peur de faire, c’est comme avoir une énorme tumeur.

     

    L’épisode s’ouvre sur Meredith, allongée dans son lit. Elle est pensive.

    George se présente à sa porte avec deux tasses de café brûlant. En essayant de tourner la poignée, tout en ne lâchant pas ses tasses, il renverse du liquide sur lui. Izzie trouve que ce serait mieux s’il invitait Meredith à sortir avec lui. Il rebrousse chemin.

    Meredith ne se résout pas à se lever. George suggère à Izzie de l’attendre pour aller au boulot. Elle refuse. Elle le chambre sur l’intérêt qu’il manifeste à leur propriétaire et qu’il persiste à nier.

    Meredith arrive en catastrophe sur le parking du Seattle Grace. Elle est en retard. Derek gare son véhicule à côté du sien. Elle le salue à peine. Il la suit et lui demande si elle l’évite. Elle répond par l’affirmative. Lui aimerait parler de ce que Bailey a vu, il sait que ça va compliquer les choses. Elle objecte que ça va être difficile surtout pour elle. Depuis qu’elle est au courant, Bailey ne lui adresse plus la parole. Il reconnaît que, s’il était un mec correct, il la laisserait tranquille. Comme elle approuve, il lui demande si c’est ce qu’elle désire. Elle ne sait pas, elle pense que non.

    Cristina et Burke se rhabillent en vitesse. Ils ont fait l’amour dans une salle de l’hôpital. Il aimerait parler de ce qui est en train de se passer entre eux. Elle élude le sujet.

    Les deux amies se retrouvent dans les vestiaires. Meredith craint que Bailey n’ait éventé son secret auprès d’autres personnes. Cristina en doute : après tout, Derek est aussi son boss. Meredith a peur de se faire virer si cela se sait. Cristina la rassure, ça n’arrivera pas. Elle sera plutôt mise sur la touche et exclue de toutes les interventions de Shepherd. Elle sera humiliée mais elle survivra. Meredith prend la décision de mettre un terme à cette histoire. Cristina lui demande de cesser de se plaindre : elle prend son pied avec un médecin sexy. C’est le rêve américain !

    Bailey prévient ses internes : elle va leur présenter un cas devant lequel ils vont devoir rester stoïques. Il s’agit d’Annie Connors qui a une énorme tumeur au niveau de l’abdomen. Alex est d’emblée très familier avec la patiente, ce qui lui attire les reproches de sa résidente. Mais Annie l’excuse : c’est elle qui lui a demandé de la traiter ainsi. Alex explique le dossier à ses confrères : la tumeur écrase le diaphragme et provoque des difficultés respiratoires. Burke demande à Izzie d’amener Annie au scanner mais celle-ci préfère que ce soit Alex qui s’en charge.

    Les internes commentent l’énormité de la tumeur, au moins 30 kg. Izzie s’étonne de la soudaine humanité d’Alex. Cristina explique qu’il était de garde lorsque la patiente a été amenée. C’est ainsi qu’il a fait connaissance avec elle. Il en a profité pour s’adjuger le dossier. Elle se jure de ne plus jamais quitter l’hôpital. Bailey leur annonce que tous les chirurgiens seront réquisitionnés sur ce cas. En catimini, Cristina demande à Burke comment elle doit s’y prendre pour être également de la partie. Il lui recommande de trouver la mère d’Annie et de récolter le maximum d’informations personnelles, alors il intercédera auprès de Bailey pour qu’elle puisse aller au bloc.

    Izzie présente le cas de Mr Harper qui a subi un pontage la veille. Pendant qu’elle parle, George lance des regards énamourés à Meredith. En sortant de la chambre, il demande à Izzie de ne pas faire circuler de fausses rumeurs : il n’est pas attiré par leur colocataire.

    Les internes pénètrent dans la chambre de Mr Levangie auprès duquel se trouve déjà Derek. Celui-ci regarde à la dérobée Meredith, ce qui a le don d’agacer prodigieusement Bailey. George présente le dossier médical, il s’agit d’un cas de Parkinson. Le patient va subir une intervention pour atténuer ses douleurs dorsales. Bailey pose une question à Izzie sur le traitement à donner. Derek interrompt l’interne et donne la parole à Meredith. Il lui confie également le soin de préparer Mr Levangie pour l’intervention. Après un dernier sourire empreint de tendresse, il sort de la chambre, Bailey sur les talons.

    Dans l’ascenseur, il tente de lui faire son numéro de charme mais ça ne fonctionne pas. Elle lui reproche de favoriser Meredith. Il s’insurge : il ne la privilégie pas, elle est douée. Bailey ironise : dans bien des domaines, elle n’en doute pas. Il lui rappelle qu’il est son patron. Elle s’en moque. Elle s’engage à ne rien révéler de ses relations extra-professionnelles avec l’interne mais, s'il continue à la favoriser, elle l’écartera du bloc pendant un mois, pour compenser.

    Alex installe Annie dans le scanner et la rassure sur ce qui va se passer. Il rejoint ensuite un collègue dans l’autre pièce et, au vu de ce qui apparaît sur l’écran, se moque cruellement de la patiente. Il ne comprend pas comment elle arrive à se supporter. Ce qu’il ignore, c’est que le micro est ouvert et qu’elle entend tout ce qu’il dit.

    Cristina interroge la mère d’Annie qui lui explique que la tumeur est apparue plus d’un an auparavant mais sa fille a refusé de se faire soigner. L’interne lui reproche de ne pas avoir appelé l’hôpital plus tôt.

    La fille de Mr Levangie, Mary, demande à Meredith d’essayer de convaincre son père d’accepter la microchirurgie que le Dr Shepherd a proposée pour atténuer non seulement ses douleurs, mais aussi les symptômes. Son père l’a refusée. Il a peur des risques inhérents à la chirurgie cérébrale. La fille se marie dans un mois, elle aimerait que son père la conduise à l’autel. Meredith promet son aide.

    Burke, Bailey et Derek réfléchissent au cas d’Annie. Les deux hommes se chamaillent sur la procédure. Bailey remet en cause le désir de vivre de la patiente. Elle n’est pas sortie depuis un an, elle a laissé sa tumeur grossir sans rien faire. Derek objecte que les gens prennent parfois des risques mais cela ne signifie pas qu’ils veulent mourir.

    Meredith attend Derek pour lui parler de l’intervention proposée à Mr Levangie. Bailey les surveille, ce qui incite le neurochirurgien à se montrer dur avec sa protégée. Elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Il a proposé une intervention au patient qui l’a refusée. Ce n’est pas leur rôle de le convaincre. Avant que Meredith ait le temps de répondre, il lui annonce qu’il se passera d’elle sur ce cas. Mortifiée, elle s’en va. Derek regarde Bailey et l’informe que tout le monde l’a surnommée le Nazi. Elle est déjà au courant.

    Burke informe Annie des modalités de l’intervention. Elle hésite mais sa mère est formelle : il faut opérer ! Annie cède mais à une condition, Alex ne doit pas participer à l’opération. Elle fait allusion à la conversation qu’elle a entendue.

    Par après, Burke reproche son attitude à Alex. Si le patient estime avoir été offensé et qu’il porte plainte, l’interne peut être poursuivi en justice. Burke l’exclut de toute intervention pour une semaine. Cristina surgit et rapporte aux deux hommes les renseignements qu’elle a obtenus de la mère. Elle fait des commentaires plus que désobligeants sur Annie. Alex reproche à Burke de ne pas l’exclure, elle aussi. Burke préfère s’en aller. Il annonce à George qu’il sera de la partie.

    George prépare Annie pour l’intervention. Il aimerait savoir pourquoi elle a attendu si longtemps avant de se faire soigner. Elle explique qu’à chaque fois qu’un membre de sa famille est entré dans un hôpital, il n’en est jamais ressorti. Elle a eu peur et a remis ses soins à plus tard. George avoue qu’il lui ressemble. Il fait tout à la dernière minute comme, par exemple, dire à sa colocataire qu’il a craqué pour elle depuis le premier jour. Il devine qu’elle ne veut pas sortir avec un type comme lui mais, s’il ne le lui demande pas, il n’en sera jamais certain. Annie se moque gentiment de lui.

    A la cafétéria, Meredith raconte à Cristina la façon dont Derek l’a traitée devant Bailey. Cristina estime qu’elle a tort de penser qu’il la favorise parce qu’il couche avec elle. Elle est une interne brillante, elle mérite de participer aux opérations les plus intéressantes. Mais Meredith n’en démord pas, elle doit mettre un terme à cette histoire avant de perdre tout crédit. Alex rejoint les deux amies et émet l’hypothèse que Burke a des vues sur Cristina pour lui permettre de participer à l’opération d’Annie malgré son attitude. George arrive à son tour et demande à Meredith comment se passe sa journée. Elle répond que Shepherd est un connard. Il essaie de l’inviter à aller boire un verre mais il est tellement pitoyable que Meredith ne comprend pas où il veut en venir. Elle est bipée et s’en va. Toute la table se moque de George.

    C’est Derek qui a bipé Meredith. Ils se retrouvent dans la chambre de Mr Levangie. Derek demande à ce dernier s’il a repensé à l’intervention qu’il lui a proposée. Le patient refuse énergiquement. Derek n’insiste pas, ce qui n’est pas le cas de la fille de Mr Levangie. Il refuse encore, c’est sa vie après tout. Meredith intervient : c’est la vie de sa fille aussi. Tout ce qu’elle lui demande, c’est d’essayer.

    Alors que tous les chirurgiens se préparent à entrer au bloc pour enlever la tumeur, Meredith vient prévenir Derek que Mr Levangie a changé d’avis. Il accepte la microchirurgie à condition que cela se fasse immédiatement. Derek est enchanté et lui demande de l’assister. Avant de le suivre, Meredith tient à expliquer à Bailey que, lorsqu’elle a rencontré Derek, elle ne savait pas qu’il serait son patron. Bailey s’en moque. Plus cette amourette durera, plus elle sera avantagée par rapport aux autres internes, plus cela provoquera des problèmes. Tout le monde viendra se plaindre chez elle et c’est tout ce qui compte.

    George et Cristina sont chargés de soulever la tumeur d’Annie pendant que les chirurgiens procèdent à son ablation. George se plaint de son poids tandis que Cristina est heureuse d’être là, tout simplement.

    Izzie rassure Mme Harper quant au sort de son mari lorsqu’un infirmier lui demande de l’aide pour un patient. Elle l’enjoint à biper Alex mais celui-ci ne répond pas. Il est dans les vestiaires pour se changer. On voit que la batterie de son bipeur est à plat.

    Alex arrive dans la galerie pour observer l’opération d’Annie. Il se moque de George qui, sous l’effet de la fatigue, laisse la masse tumorale glisser de ses mains.

    Derek a trépané Mr Levangie et introduit une sonde dans son cerveau. Après un moment, le tremblement des mains du patient s’estompe jusqu’à presque disparaître, comme par enchantement. Mr Levangie en pleure d’émotion. Derek et Meredith échangent un regard heureux. En reconduisant le vieil homme dans sa chambre, Derek justifie son comportement. S’il a traitée Meredith aussi durement, c’est pour la protéger. C’est justement ce qu’elle lui reproche, ça irrite encore plus Bailey. Elle doit se débrouiller seule. Elle s’est mise dans cette galère et elle va… Il termine sa phrase : en sortir ? Elle ne sait pas encore. Avec un sourire malicieux, il la félicite pour son boulot. Il s’apprête à rejoindre le bloc pour s’occuper d’Annie quand elle s’excuse de l’avoir insulté. Lorsqu’il est parti, Mr Levangie dit à Meredith que si Derek ne l’épouse pas, il le fera.

    Izzie est appelée d’urgence au chevet de Mr Harper. Il fait une attaque due à un caillot. L’interne est désemparée et ne sait que faire. L’équipe de réanimation la presse d’intervenir pour sauver le patient. Après avoir hésité, elle se décide à l’inciser, elle retire un caillot et pratique un massage cardiaque. Elle réanime Mr Harper.

    Derek arrive au bloc pour seconder Burke. Meredith rejoint Alex dans la galerie. Il se moque encore de George. Elle se demande s’il est aussi cruel et méchant qu’il ne veut le laisser croire. Il lui propose un rendez-vous pour qu’elle puisse le constater par elle-même. Elle refuse, elle a quelqu’un dans sa vie.

    Izzie entre dans le bloc pour prévenir Burke de ce qu’elle vient de faire sur Mr Harper. Tout le monde se retourne sur elle, stupéfait. Derek libère son collègue pour qu’il aille soigner son patient. Alex se lève précipitamment et retrouve sa camarade à qui il reproche de ne pas l’avoir averti afin de récolter toute la gloire. Elle lui fait remarquer que c’est lui qui n’a jamais répondu à ses nombreux appels. Il constate alors que la batterie de son bipeur est à plat. Elle prend l’appareil et le jette à terre pour le piétiner, en insultant copieusement son propriétaire.

    Annie fait une hémorragie. Derek demande du sang pour pratiquer une perfusion. Alex se met à courir. En chemin, il rencontre l’infirmière chargée de rapporter le sang au bloc. Il le prend et court en sens inverse. Mais quand il arrive, c’est trop tard.

    Burke suture Mr Harper. Izzie s’excuse pour la façon grossière dont elle a procédé. Burke lui signale qu’elle a sauvé la vie de son patient.

    Dans la salle de repos, Burke annonce à Cristina qu’elle n’aura plus de faveurs de sa part. Elle réplique qu’elle a tenu 25kg de tumeur à bout de bras pendant 12h. Et la patiente est morte. Où est le privilège ? Il aimerait savoir ce qu’ils sont en train de vivre, tous les deux. Elle se propose de lui faire un dessin et s’allonge sur le lit.

    Alex et George quittent Seattle Grace. Alex conseille à George d’abandonner ses projets en ce qui concerne Meredith. Elle n’est plus sur le marché. George n’y croit pas, il vit avec elle, il sait qu’elle est seule.

    Plus tard, à la maison, il se représente devant la chambre de son amie, avec deux verres et deux bouteilles de bière. Il pousse la porte. La chambre est vide.

    Meredith est devant l’hôpital, sous la pluie. Elle attend Derek. Quand il sort, elle lui propose d’aller à un endroit qu’elle connaît bien, d’où on a une vue magnifique sur le lever de soleil, au-dessus des ferries. Elle a apporté une bouteille de vin. Il sourit et redit son faible pour les ferries. Ils montent dans la voiture et s’en vont.

     

    Voix off: Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Celui qui hésite est perdu. On ne peut pas dire qu’on ne nous a pas prévenus. On a tous entendu les proverbes, les philosophes, nos grands-parents nous dire de ne pas perdre de temps, les poètes nous recommander de saisir l’instant présent. Pourtant, parfois, on doit voir par nous-mêmes. On doit faire nos propres erreurs. On doit en tirer nos propres leçons. On doit continuer à remettre les choses au lendemain jusqu’à ce qu’on ne puisse plus le faire, jusqu’à ce qu’on comprenne par nous-mêmes ce que voulait dire Benjamin Franklin. Qu’il vaut mieux savoir que de rester dans le doute. Qu’il vaut mieux être éveillé que dormir. Et que même le plus gros fiasco, même la pire ou la plus grave erreur, vaut cent fois mieux que de ne jamais rien tenter.


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