• Episode 11.10 : The Bed's Too Big Without You

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    Titre français : Un grand lit vide

    Scénariste : Tia Napolitano

    Réalisateur : Chandra Wilson

    Diffusion Etats-Unis : 5 février 2015 sur ABC

    Diffusion France : 30 mars 2016 sur TF1

     

    Voix off : Ils ont trouvé ce type dans le Maine qui avait vécu complètement seul dans les bois pendant trente ans. Ils l'ont appelé le dernier vrai ermite. Trente années sans la chaleur humaine. Sans conversation. L'ermite s’est senti encore plus seul quand il a été dans le monde qu’il ne s’était senti dans les bois. Entouré par les gens mais noyé dans la solitude... Ce genre de solitude peut vous avaler tout entier.

     

    Après avoir raccroché le cadre du post-it au mur, Meredith, qui fait dormir ses enfants dans sa chambre, passe une nuit blanche.

    Alex et Jo font l’amour. Le téléphone portable d’Alex sonne. C’est Meredith qui envoie un texto à son ami. Les amoureux n’y font pas attention.

    Leurs ébats bruyants empêchent Arizona de dormir. Excédée, elle met son oreiller sur son visage.

    Le lendemain matin à l’hôpital, April, accompagnée par son mari, s’apprête à subir une choriocentèse qui va permettre de diagnostiquer de quel type est l’ostéogénèse dont est atteint leur bébé.

    Dans une autre salle, le Dr Herman passe au scanner sous la surveillance d’Amelia.

    Meredith signale à Alex qu’elle lui a envoyé un texto. Alex répond qu’il l’a vu mais qu’il était trop occupé pour y répondre. Meredith est choquée. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Cristina aurait répondu à son message. Alex est certain qu’elle ne l’aurait pas fait si elle avait été occupée de la même façon qu’il l’était. Meredith comprend tout de suite à quoi il fait allusion. Elle explique que dans ce genre de situation, il faut faire une pause. Quand le message était urgent, Cristina disait à Owen de faire une pause et elle, elle disait la même chose à Derek afin qu’elles puissent se répondre. Alex trouve que le simple fait de regarder ses messages quand on est en train de faire l’amour est triste. Meredith objecte qu’elle et Cristina avaient installé une sonnerie particulière pour les texto à caractère urgent. Elle propose à Alex de faire la même chose pour eux. Il refuse avant de revenir sur le principe de la pause. Donc, même quand elle a les jambes en l’air et qu’elle crie, elle fait une pause ? Meredith le confirme. Alex réplique qu’il ne fait pas de pause, et Jo non plus. Celle-ci se met sur avance rapide ou sur rembobinage mais pas sur pause. Après lui avoir dit qu’il était grossier, Meredith lui demande s’il veut participer à l’opération qu’elle va faire sur un sarcome de la veine cave inférieure. Alex veut savoir si le patient est un enfant. Comme il s’avère que non, il refuse. Il ne voit même pas pourquoi Meredith lui a posé la question. Elle avoue qu’elle n’a pas envie d’être seule. Alex lui suggère de se faire assister par un résident. Elle riposte qu’elle en a déjà un mais elle veut aussi un adulte. Alex la salue d’un geste de la main avant de rentrer dans l’ascenseur. Meredith est mécontente. Cristina aurait accepté son invitation. Elle trouve qu’Alex ne la remplace pas avantageusement. Ensuite, elle sourit à Miranda qui vient de sortir de l’ascenseur et lui fait la même proposition qu’à Alex. Comme Miranda lui fait la même remarque que ce dernier, à savoir qu’elle peut travailler avec un résident, Meredith lui dit que les résidents sont ennuyeux parce qu’ils ne pensent qu’à apprendre. Pour convaincre Miranda, elle fait valoir que l’opération sera centrée sur le foie et la veine hépatique. Ça va être sanglant et répugnant. Trouvant cette perspective plaisante, Miranda accepte. Elle demande à Meredith de la biper au moment de l’intervention.

    La patiente de Meredith, Adrian, qui a 51 ans, s’est faite hospitaliser pour des douleurs abdominales. Les examens ont révélé la présence d’une tumeur maligne derrière le foie et s’étendant jusqu’à la veine cave inférieure. A la demande de Meredith, Jo explique à la patiente et à son compagnon, Michael, qu’elles vont pratiquer une laparoscopie en vue de retirer la tumeur qui est situé sur la veine cave et de réparer celle-ci avec une greffe. Pour rassurer Adrian et Michael, Meredith assure qu’il s’agit d’une procédure simple et qu’elle ne prévoit aucun problème. Mais cela ne suffit pas à Adrian. Parce qu’elle hésite à exprimer son souhait qu’elle trouve stupide, Michael dit aux deux chirurgiennes que sa compagne aimerait qu’elles jurent sur l’Odyssée d’Homère qu’elles vont faire tout leur possible. C’est le livre que Michael a vendu à Adrian, le jour de leur rencontre. Adrian indique à ses médecins que Michael vend des livres rares. Quand leurs mains se sont touchées, il y a eu comme une décharge électrique. Comme ils étaient tous les deux trop timides pour oser demander un rendez-vous, Michael a écrit son numéro de téléphone sur le livre et Adrian l’a appelé quand elle est rentrée chez elle. Ils ne se sont plus quittés depuis. Ce livre, c’est leur alliance. C’est pour cela qu’ils aimeraient que les deux chirurgiennes jurent sur lui. Meredith et Jo s’exécutent bien volontiers. En sortant de la chambre, Jo confie à Meredith qu’elle trouve le couple adorable. Meredith le trouve plutôt tordu.

    Arizona s’apprête à pratiquer la choriocentèse. April est presque sûre que son bébé souffre du type 3 de la maladie, étant donné qu’il n’y a eu jusqu’à présent aucun signe de détresse fœtale. Arizona reste prudente en lui disant qu’ils le sauront très bientôt. Mais April s’entête. Elle est sûre que tout va bien se passer. Evidemment, l’ostéogénèse imparfaite de type 3 est une maladie compliquée qui nécessite de nombreuses interventions pour l’enfant, mais elle sait que Jackson et elle pourront y faire face. Après tout, ils sont chirurgiens, ils savent faire face aux difficultés. Cela ne les empêchera pas d’assurer une vie merveilleuse à leur enfant. Arizona lui donne raison. Beaucoup de bébés qui sont atteints du type 3 de la maladie mènent une vie vraiment très heureuse. Au moment où elle va pratiquer la choriocentèse, Jackson lui demande si ce n’est pas le Dr Herman qui devrait s’en charger. Arizona lui rappelle que cette procédure est très routinière. Le Dr Herman est un gros calibre. Elle ne vient que lorsque c’est nécessaire. Arizona se compare à un petit calibre, elle va suffire à la tâche.

    Amelia remercie Nicole Herman d’avoir pris le temps de passer à nouveau au scanner, afin de lui permettre d’avoir de nouvelles images de la tumeur sous tous les angles. Herman trouve cela adorable parce que cela veut dire qu’Amelia est certaine de réussir son entreprise. Amelia lui explique qu’elle a reçu l’intégralité de son dossier médical. Une fois qu’elle aura compris ce qui a poussé les autres médecins à refuser de tenter l’opération, elle pourra trouver le moyen de la pratiquer et une fois qu’elle aura terminé d’analyser la tumeur, elle saura tout sur elle. Herman ne sait pas déterminer si Amelia est très sûre d’elle ou pleine d’illusions.

    Jackson propose à son épouse de discuter de la décision qu’ils devront prendre s’il s’avère que leur bébé souffre du type 2 de la maladie. April est sûre que ce ne sera pas le cas. Jackson objecte que c’est ce qu’elle croit, et lui aussi, mais il faut tout de même envisager le type 2. C’est le cas le plus terrible et surtout il est mortel. April interrompt son mari. Elle sait tout cela mais elle ne veut pas en parler. Jackson lui fait remarquer qu’ils n’ont pas le choix. C’est une discussion qu’ils sont obligés d’avoir. April ne voit pas pourquoi il est si pressé. Ils peuvent au moins attendre le lendemain, quand ils auront les résultats de l’examen qu’elle vient de passer. Jackson n’est pas d’accord. Ils doivent avoir un plan. April lui demande alors quelles sont ses intentions, dans le cas où la maladie de leur bébé serait de type 2. Jackson réplique que c’est justement de ça qu’ils doivent parler afin de prendre une décision. April insiste, ce qu’elle veut, c’est qu’il lui dise ce que lui, il désire faire. Jackson répond qu’il veut qu’ils y pensent ensemble. April ne le croit pas. Elle est persuadée qu’il sait déjà ce qu’il veut faire. Elle aimerait qu’il l’exprime clairement. Après avoir hésité, Jackson avoue qu’il estime que si leur enfant est atteint du type 2 de la maladie, il vaudrait mieux mettre fin à la grossesse. April n’est pas surprise mais cela ne l’empêche pas de ressentir une certaine déception. En ce qui la concerne, elle se moque bien du type de la maladie. Quel que soit la situation, elle veut garder cet enfant. De toute façon, comme elle l’a déjà dit, elle ne veut pas en parler pour le moment. Elle s’en va, pour le plus grand désarroi de Jackson.

    Alors qu’elles sont en train d’opérer Adrian, Meredith et ses consœurs constatent que la tumeur est beaucoup plus importante que ce que les examens avaient montré. Un autre problème, c’est que cette tumeur est située plus à l’arrière que prévu, ce qui va nécessiter d’agrandir l’incision afin que les chirurgiennes puissent avoir un meilleur aperçu de la situation. Pour le moment, Meredith a l’impression d’avancer à l’aveugle. Miranda demande à un infirmier de leur montrer les images du scan qui ont été faites deux semaines plus tôt. Selon ces clichés, la tumeur devrait être située seulement sur la veine inférieure cave supra hépatique, ce qui n’est pas le cas comme le fait remarquer Meredith. Elle comprend immédiatement que la tumeur a pris énormément d’ampleur depuis le dernier scanner. Les images sont devenues inutiles car elles ne reflètent plus la réalité. Les mains dans le corps de sa patiente, Meredith sent que la tumeur a atteint le diaphragme. Miranda la sent aussi entre les poumons. Elle demande qu’on bipe la cardio d’urgence. Meredith demande à ses consœurs de ne plus rien faire. Jo est surprise, elle ne comprend pas. Que va-t-il se passer maintenant ? Meredith et Miranda échangent un regard inquiet. Jo les presse de lui répondre. Miranda lui apprend que la tumeur a touché les grands vaisseaux sanguins qui vont vers le foie, le diaphragme, le péricarde et peut-être même le cœur. Meredith ne comprend pas du tout comment la tumeur a pu autant grossir en si peu de temps. Elle est partout, c’est un monstre. Jo demande encore ce qu’il fait faire. Meredith avoue qu’elle n’en sait vraiment rien.

    Adrian, qui a été placée en coma artificiel, a été ramenée dans sa chambre. Meredith explique la situation à Michael. La tumeur a considérablement grossi et il est probable qu’elle atteigne le cœur. C’est la raison pour laquelle Meredith a demandé au Dr Pierce de venir. Celle-ci précise que la tumeur adhère à la veine qui relie le foie au cœur. Miranda ajoute qu’elle grossit beaucoup plus vite que prévu. Cela nécessite de faire un nouveau scanner afin de voir ce qu’il en est actuellement, comme l’indique Meredith. Michael est effondré. Le fait que trois médecins s’occupent du cas de sa femme lui prouve à quel point celui-ci est sérieux. Pour le rassurer, Miranda fait le lien avec l’Odyssée. Ulysse n’est pas revenu sur son île d’Ithaque tout seul. Il a eu besoin d’aide, des Phéaciens par exemple. Elle et ses consœurs sont les Phéaciens et Adrian et son mari vont avoir besoin de tous les Phéaciens disponibles. Meredith promet à Michael qu’elle et ses collègues vont réussir à comprendre la tumeur

    Callie et Owen reçoivent une représentante en matériel médical, Jenna. Celle-ci a entendu parler de leur projet de membres robotiques destinés aux anciens militaires. Elle trouve ça sexy et elle souhaite que sa firme y participe. Elle veut grimper dans le lit avec eux. Ce vocabulaire quelque peu inapproprié amuse Callie pour qui il ne fait aucun doute que Jenna est en train de draguer Owen. Après leur avoir remis de la documentation, Jenna, qui a le regard fixé sur Owen, prie ses interlocuteurs de la contacter, quels que soient leurs besoins. Après que Jenna soit sortie de la pièce, Owen demande à Callie de lui donner son avis. Elle l’encourage à donner suite à la proposition de Jenna. Owen est étonné, car il n’a pas été impressionné par la qualité du matériel proposé par cette dernière. Callie est d’accord avec lui, c’est de la merde. Ce dont elle veut parler, c’est de Jenna qui est manifestement intéressée par Owen. Celui-ci est sceptique. Callie lui rappelle les expressions utilisées par la représentante pour parler de leur projet. C’était tellement explicite qu’elle en a été gênée.

    Arizona informe le Dr Herman qu’elle vient de pratiquer une choriocentèse sur April Kepner. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre les résultats, ce qu’elle déteste. Elle trouve que la pédiatrie est plus facile. Quand on a une mauvaise nouvelle à annoncer, on fait face aux parents qui peuvent tenir leur enfant dans les bras et espérer que ça se passera bien. Dans le cas d’April et de Jackson, il n’y a pas d’enfant à serrer dans ses bras. Le problème reste théorique et il n’y a que deux parents effrayés qui se sentent impuissants. Herman veut savoir si elle a demandé à recevoir les résultats en urgence. Arizona répond que oui, elle les recevra dans un délai de vingt-quatre heures. Herman en déduit qu’il n’y a plus rien à faire pour April et Jackson dans l’immédiat. Elles vont donc pouvoir se concentrer sur les cas qu’elle a préparés, des cas qui ont besoin de miracles pour guérir. Il s’agit d’interventions chirurgicales qu’elle a planifiées pour les prochaines semaines, des cas hyper compliqués qui vont servir de cours pratiques accélérés pour Arizona. Ces patientes vont toutes se faire opérer au Grey Sloan Memorial pour qu’Arizona puisse les sauver, ce qui lui permettra de se perfectionner. Herman lui remet une pile de dossiers pour qu’elle puisse commencer à les lire. Arizona semble ravie.

    Amelia a réuni l’équipe qui va l’aider à opérer la tumeur du Dr Herman, à savoir notamment Jo, Stephanie et Richard. Elle leur explique la procédure qu’elle va pratiquer. Mais celle-ci comporte tellement d’options que les futurs assistants s’y perdent un peu. Richard invite ceux-ci à se concentrer sur les explications d’Amelia. C’est une superbe opportunité pour eux d’apprendre. Amelia reprend son exposé mais Jo et Stephanie ne comprennent pas plus où elle veut en venir. Amelia leur conseille de regarder la tumeur dans son ensemble. Chaque partie va réagir différemment, ce qui explique pourquoi il va falloir attaquer la tumeur de différentes façons. Stephanie reste sceptique. Elle a entendu dire que cinq chirurgiens avait assuré que, quelle que soit l’approche envisagée, une opération tuerait la patiente. Amelia ne le nie pas. Mais aucun de ces médecins, qui étaient au nombre de six en réalité, n’ont pensé à la possibilité de tenter toutes ces approches en même temps. De cette façon, ça devrait marcher. Richard, qui est conscient que la grande majorité de l’équipe n’est pas convaincue, demande à Amelia de reprendre depuis le début. Bien qu’un peu découragée, Amelia accepte.

    Meredith et Maggie observent les nouveaux clichés de la tumeur d’Adrian pour essayer de déterminer avec précision l’étendue de cette dernière. Miranda les rejoint et demande des nouvelles du cyclope. C’est ainsi qu’elle a surnommé la tumeur, parce que cette dernière est laide et énorme, et parce que les patients sont des fans de l’Odyssée. Meredith trouve que le surnom est bien trouvé étant donné qu’elle a l’impression de n’avoir plus qu’un seul œil, parce que même si elle peut voir la tumeur sur les images du scan, elle n’arrive pas à s’en faire une idée générale. Chaque image n’en donne qu’un aperçu. Maggie propose de faire d’autres clichés mais cette fois avec contraste, avec une reconstitution en 3D. Miranda lui rappelle que le corps d’Adrian est encore ouvert. Elles n’ont pas vraiment le temps de faire des essais et d’imaginer des théories. Meredith réplique qu’elle voudrait juste comprendre la tumeur. Si elle pouvait la tenir dans sa main, elle pourrait l’imaginer dans le corps de la patiente. Tout à coup, elle semble avoir une illumination. Elle explique à ses consœurs que qu’elle a déjà eu la même idée l’année précédente et c’est une idée brillante. Il s’agit d’utiliser son imprimante 3D pour reconstituer la tumeur. La veine porte qu’elle avait voulu créer avec ce procédé n’a jamais fonctionné. Mais dans le cas présent, il s’agit simplement d’avoir une représentation de la tumeur. De cette façon, elles vont pouvoir visualiser la tumeur, sous la forme d’une reproduction parfaite qu’elles pourront tenir dans leurs mains. Elle lance immédiatement l’impression. Elles recevront le résultat dans dix heures.

    Jackson a fait des recherches sur les cas d’ostéogénèse de type 2 et la durée de survie la plus longue qu’il a pu trouver est de dix-huit mois. Comme il l’explique à April, ce bébé a passé sa courte vie en soins intensifs, branché à des tubes pour manger et respirer. Jackson ne veut pas d’une telle vie pour leur fils. April proteste, ce n’est pas ce qu’elle veut non plus. Mais pour le moment, ils ne peuvent pas savoir ce qui va se passer. Ils ne savent même pas encore s’il s’agit d’un type 2. Jackson lui demande de penser à ce qui se passera si c’est le cas. Tout le temps où leur bébé vivra sera… April lui coupe vivement la parole. Pendant tout ce temps, leur bébé sera avec eux, dans leur bras, et il saura qu’il a été désiré et aimé. Jackson réplique qu’ils pourraient casser les os du bébé uniquement en le touchant ou en lui changeant ses couches. April répète une fois encore qu’ils sont médecins et qu’ils sauront gérer la situation. Jackson estime que c’est une mauvaise façon d’appréhender le problème. La vraie question n’est pas de savoir s’ils sauront gérer la situation mais s’ils doivent le faire. Oui, ils sont médecins et justement, ils sont sans doute mieux armés que d’autres pour prendre une décision réfléchie. April riposte qu’on leur a peut-être donné ce bébé pour une bonne raison. Tout à coup, ils entendent une voix féminine qui appelle April. Il s’agit de la mère de cette dernière, qui débarque avec sa valise dans la salle d’attente. Jackson est un peu surpris. April lui dit qu’elle a appelé sa mère parce que tout le monde a besoin de la présence de sa mère dans une situation difficile. Même s’il n’est pas d’accord avec ça, Jackson fait bonne figure tandis que Karen Kepner se montre rassurante avec sa fille. Tout va bien se passer. Comme April ne travailla pas ce jour-là, sa mère lui propose de quitter l’hôpital. Une autre ambiance lui fera du bien. Jackson approuve et suggère de faire une promenade, peut-être au bord de l’océan. Mais Karen a tout autre chose en tête. Elle envisage d’amener sa fille dans une église où elle pourra certainement trouver du réconfort. April se tourne vers Jackson avec un air suppliant. Evidemment, il l’encourage à suivre sa mère. Les deux femmes quittent l’hôpital en laissant le jeune homme seul et désemparé.

    Après avoir rassuré Michael sur le fait qu’Adrian ne souffre pas, Meredith lui suggère de rentrer chez lui pour se reposer un peu. Il refuse de laisser sa femme seule. Il préfère rester à l’hôpital et lire un peu, même s’il n’arrive pas à se concentrer sur ce qu’il lit. Il trouve ça bizarre, parce que ça ne lui était jamais arrivé jusqu’à présent, mais il suppose que c’est dû au fait qu’il ne sait pas où est Adrian. Meredith lui fait remarquer qu’Adrian est là. C’est comme si elle dormait, allongée dans le lit, à côté de lui. Michael trouve que ce n’est pas tout à fait la même chose parce que cette fois, Adrian pourrait ne pas se réveiller. Il a l’impression qu’elle est partie et il ne sait pas si elle reviendra. Meredith lui assure qu’elle et ses consœurs font tout leur possible pour résoudre le problème. Il en est conscient. Il veut simplement que sa femme revienne. Moi aussi, répond Meredith, émue.

    Arizona signale au Dr Herman qu’un des cas qu’elle a sélectionnés lui semble intéressant, même s’il est très difficile. La patiente est enceinte pour la troisième fois et ses deux premiers bébés sont mort-nés. Herman répond froidement que le troisième subira le même sort. La patiente ferait mieux d’adopter. Arizona est un peu choquée par autant d’indifférence. Elle ne comprend pas comment Herman peut avoir d’autant de détachement face à des histories aussi horribles. Herman lui rappelle qu’il s’agit de patientes. Plus Arizona apprendra, plus elle pourra en sauver. Son travail consiste à trier les cas en trois catégories, possible, impossible, peut-être. Toute autre option est une perte de temps.

    A la fin de la journée, Owen et Callie se détendent chez Joe en buvant un verre. En regardant autour d’elle, Callie remarque la présence de Jenna au comptoir. Pour elle, c’est un signe du destin et elle presse Owen de tenter sa chance. Mais il n’en a pas du tout envie. Il est venu dans ce bar avec Callie pour se détendre, pas pour draguer. En plus, Jenna est représentante en matériel médical. Sortir avec elle représenterait un conflit d’intérêt. Selon Callie, cela ne sera pas le cas puisqu’ils ne comptent pas faire affaire avec elle. Elle insiste, Owen doit se remettre en selle et Jenna est plutôt pas mal. Comme Owen ne se décide pas, Callie prend les choses en main. Elle rejoint Jenna et lui dit directement qu’elle a cru comprendre que son intérêt ne se limitait pas à leur projet. Jenna semble ravie que Callie ait été aussi perspicace. Callie commence donc à vanter les mérites de son ami. Il est timide mais c’est un type bien et il est autant intéressé par Jenna qu’elle ne l’est par lui. Les deux femmes se tournent vers Owen qui, un peu gêné, lève sa bouteille de bière en souriant. Jenna lui répond par un petit signe de la main. Callie lui demande ce qu’elle pense d’Owen. Jenna lui confie qu’il y a quelque chose chez ce dernier qui fait qu’il n’est pas son genre. Callie proteste. Owen est beau, gentil et drôle. Elle trouve que Jenna devrait lui laisser une chance. Qu’est-ce qui ne lui plait pas chez lui ? Il a un pénis, répond Jenna. Callie est surprise. Elle ne comprend pas parce que, pendant leur réunion, elle a eu l’impression que Jenna flirtait. Jenna l’admet volontiers, tout en stipulant que ça ne concernait pas Owen. Callie tombe des nues. De plus, elle réalise qu’elle n’a plus la même confiance en elle. Avant, dans pareille situation, elle aurait tout de suite deviné que Jenna s’intéressait à elle. Celle-ci lui dit qu’elle est magnifique mais elle suppose que tout le monde le lui dit tout le temps. Callie éclate d’un rire forcé. Elle ne croit pas que ce soit vrai. Mais elle ne peut s’empêcher de demander à Jenna si elle est vraiment sincère. Comme Jenna avance la main vers elle, elle la prie d’arrêter. Jenna lui demande si elle n’est pas intéressée par les femmes. Callie la rassure. Elle est intéressée autant par les femmes que par les hommes, mais elle ne cherche personne pour le moment. Elle vient de divorcer et cela a été douloureux et brutal surtout. Jenna suggère que sortie avec elle serait peut-être un bon moyen d’oublier ces moments pénibles. De toute façon, elle doit quitter Seattle le lendemain. Il ne s’agira que d’une aventure d’un soir. Callie aurait aimé accepter mais elle sent qu’elle n’est pas prête pour ça. Elle retourne à sa table et prend son sac avant de quitter le bar, sans un mot d’explication pour Owen qui est plus que surpris.

    Amelia demande au Dr Herman, qui est toujours en train de travailler avec Arizona, de lui confirmer certaines informations qu’elle a trouvées dans son dossier. Elle remarque ensuite qu’Herman a collé des fiches sur un tableau et elle lui demande ce que c’est. Herman lui explique que chaque fiche représente un fœtus qu’elle va traiter avec Arizona. Elle pense pouvoir s’occuper de tous ces cas pendant le temps qui lui reste. Amelia lui demande ce qu’il en est des cas qui sont affichés sur l’écran de sa tablette. Herman répond que ce sont les cas qu’elle pourrait sauver si elle en a le temps. Ces bébés mourront si Amelia lui a menti. Elle dit cela à dessein, pour mettre la pression sur la neurochirurgienne. Elles ont entamé une course contre la montre. Il faut qu’Amelia essaie de se mettre à sa place.

    Lorsque Jackson rentre chez lui, sa femme et sa belle-mère finissent de préparer le diner. Il demande à April comment ça s’est passé à l’église. Karen Kepner ne laisse pas à sa fille le temps de répondre. Elle explique à Jackson que le chœur était en train de répéter pour l’office du lendemain. C’était magnifique. Elle pense qu’ils devraient assister à la messe tous les trois. Jackson lui fait remarquer qu’ils ne peuvent pas dire ce qu’ils seront prêts à faire le lendemain. Karen lui demande s’il veut dire que cela dépend des résultats de la choriocentèse. Elle estime pour sa part qu’il n’y a aucun intérêt à connaitre ces résultats. Dieu donne ce qu’il veut donner. Aucun examen médical ne va changer cela. Elle estime que sa fille est déjà suffisamment bouleversée et stressée. Ce n’est pas bon pour le bébé. Elle trouve que Jackson devrait uniquement se soucier d’aimer cet enfant. C’est tout ce qui compte. Evidemment, Jackson n’est pas d’accord avec ce point de vue. Karen est consciente qu’il est difficile à comprendre la façon dont le plan de Dieu va se dérouler. Agacé, Jackson réplique qu’il n’est pas préoccupé par le plan de Dieu, mais par ce qu’ils vont devoir faire, lui et April. Karen insiste, Dieu ne donne jamais que ce qu’on est capable de gérer. En regardant sa femme, Jackson rétorque qu’ils seront capables de gérer la situation s’ils connaissent les résultats de la choriocentèse et s’ils savent comment se porte leur bébé. Comme si elle ne l’avait pas entendu, Karen mentionne qu’elle a appelé son pasteur. April a pu lui parler, cela lui a été très utile. Dans un murmure, Jackson supplie sa femme d’accepter son aide. April le regarde tristement mais reste muette. Sa mère ajoute qu’ils devront se soutenir quand cela arrivera. Jackson répond qu’ils le feront, avant de chuchoter à l’intention d’April qu’ils doivent se soutenir tous les deux. April lui fait remarquer que sa mère essaie simplement de les aider. Enervé, Jackson ne cache pas qu’il a des doutes à ce sujet. Karen le prie sèchement de ne pas s’en prendre à April et de ne pas lui parler sur ce ton. Jackson commence à s’énerver. Il n’emploie aucun ton, il essaie juste de comprendre. Karen l’accuse de vouloir entrainer April dans une chose où elle est sûre, dans son cœur et dans son âme, de ne pas vouloir aller. Jackson proteste. Il ne veut entrainer April nulle part. Il la soutient en essayant de faire le meilleur choix possible pour leur bébé, pour elle, pour leur famille. L’index pointé vers lui, Karen rétorque que c’est une affaire entre April et Dieu. Si Jackson croit qu’elle va accepter d’avorter de son bébé… Notre bébé, crie Jackson. C’est leur enfant à tous les deux. April se met à hurler. Elle exige qu’ils arrêtent de se disputer. Ils ne l’aident pas de cette manière. Elle a l’impression d’être écartelée entre sa mère qui lui dit que Dieu lui donne seulement un choix et son mari qui lui demande d’oublier le choix de Dieu. La vérité est qu’elle ne sait rien, à part qu’elle a peur, qu’elle est triste et qu’elle se sent seule. Jackson et sa mère se disputent et ils lui parlent mais au bout du compte, elle est seule et ça la terrifie. Plus ils crient, plus elle est terrifiée, alors faut qu’ils se taisent. Est-ce qu’ils peuvent faire ça ? Bouleversé, Jackson ferme les yeux tandis que Karen regarde sa fille comme si elle ne la reconnaissait plus.

    Amelia entre dans le laboratoire où Meredith, Maggie et Miranda attendent la fin de l’impression en 3D. Elles leur demandent ce qu’elles font là. Maggie lui explique qu’elles ont l’intention de soigner une tumeur grâce à l’imprimante. Meredith demande à sa belle-sœur ce qu’elle fait encore à l’hôpital à une telle heure. Amelia lui apprend qu’elle aussi a une tumeur à soigner. Meredith lui suggère d’utiliser la 3D aussi. Amelia réplique qu’elle n’a aucun problème à visualiser sa tumeur. Elle a vu que celle-ci lui avait fait un doigt d’honneur devant Richard Webber et tout un groupe de résidents. Elle demande ensuite à Meredith où sont ses enfants. Meredith lui apprend qu’ils sont à l’hôpital, dans le service de garderie qui est ouvert jour et nuit. Miranda lui fait remarquer que normalement, ce service est réservé aux médecins qui sont de garde. Meredith la prie de ne pas la juger. Derek vit à Washington maintenant. Miranda assure qu’elle veut simplement la prévenir. Si les gens de la crèche lui posent des questions, elle doit s’arranger pour être de garde. Quand elle-même s’occupait du génome humain, elle était de garde deux fois par semaine. Amelia leur demande si elles sont conscientes que l’impression de leur tumeur en 3D ne sera terminée que dans cinq heures. Non, encore sept heures, répondent en chœur ses trois camarades. Amelia leur suggère de rentrer chez elles pour se reposer et de revenir plus tard. Meredith la regarde avec un air sévère. Quelqu’un doit rester pour s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes avec l’imprimante. Elle ajoute qu’elle aime le son de la machine, elle le trouve apaisant. Elle confie ensuite à ses collègues qu’elle a du mal de dormir seule. Elle a perdu l’habitude et elle trouve cela bizarre. Elle ne sait pas pourquoi elle n’arrive plus à dormir. Ce n’est pas la première fois que Derek est absent, loin de là, mais cette fois, il est parti et elle le sait. Le lit lui semble vide. C’est comme si elle n’était plus capable de dormir seule. Amelia lui dit que c’est effectivement le cas. Il y a trois mois encore, à chaque fois qu’elle lui téléphonait, ou qu’elle venait la voir, ou qu’elle skypait avec elle, Cristina était là. En fait, il y a une éternité que Meredith n’a plus dormi seule. Soit il y avait Derek, soit il y avait Cristina. Amelia suppose que si la situation s’était présentée, cela n’aurait pas déplu à Meredith de dormir entre son mari et son amie. Amelia n’a jamais rencontré quelqu’un qui soit moins seule que Meredith. Celle-ci sourit en admettant qu’elle va devoir apprendre à dormir seule. Au tour de Mirande de se laisser aller à quelque confidences. Ben ronfle et parfois, il parle dans son sommeil. Et il dégage de la chaleur comme un four, comme si des flammes sortaient de lui. Il a de la chance qu’elle soit amoureuse de lui. Mais comme il est résident, il n’est pas souvent à la maison, la nuit. Ou bien, il serait déjà mort. Amelia avoue que ça lui manque d’avoir un homme dans son lit. Etre dos à dos, en se touchant à peine, avec le bras de l’homme autour de la taille. Quand elle se réveillait la nuit, effrayée par ses propres pensées, elle aimait savoir qu’il était là et qu’elle n’était pas seule. ensuite, Maggie leur révèle qu’elle n’arrive pas à dormir avec quelqu’un à côté d’elle. Ça lui est absolument impossible. Elle n’a eu qu’une relation sérieuse, avec Dean, qui adorait faire des câlins. Elle, elle restait allongée à ses côtés, en comptant les secondes jusqu’à ce qu’il soit endormi et qu’elle puisse aller dormir sur le canapé, dans le salon. Elle revenait dans le lit avant que Dean se réveille. Les gens trouvent ça mignon, mais ça ne l’est pas. Son canapé était dur et elle était épuisée. Dean est vraiment adorable. Il est grand, gentil et drôle. C’est un avocat. Le jour où il l’a demandée en mariage, elle lui a parlé de son problème et elle lui a proposé de faire chambre à part. Amelia lui demande ce qui s’est passé. Maggie répond que Dean a épousé une femme qui aimait faire des câlins. Et elle, elle dort comme un bébé toutes les nuits. Elle est peut-être faite pour être bien toute seule. Meredith conclut la conversation en disant qu’elle pourrait peut-être imprimer un Derek en 3D, juste pour dormir. Elle sourit.  

    April est allongée sur son lit. Jackson la rejoint et la prend dans ses bras.

    L’imprimante en 3D a terminé son travail et Meredith peut tenir dans les mains la reproduction de la tumeur. Elle peut voir également de quelle façon celle-ci est attachée au cœur et aux poumons. Tout le monde trouve ça épatant. Meredith commence à expliquer comment elle compte procéder pour enlever la tumeur et Jo prend note sur un grand tableau. Alex qui assiste à l’exposé suggère à Meredith de pratiquer une sternotomie afin d’accéder à la poitrine de façon moins invasive. Meredith réalise qu’il a raison. Il faut reprendre la procédure depuis le début. Jo efface tout ce qu’elle avait écrit sur le tableau. Cela se reproduit plusieurs fois. A un moment, Meredith invite sa demi-sœur à fermer les yeux pour répéter les gestes à faire, parce qu’elles ne pourront compter que sur leur mémoire tactile une fois qu’elles seront en salle d’opération. Quelques heures plus tard, les trois chirurgiennes sont toujours en train de préparer leur intervention en utilisant la reproduction de la tumeur, pour simuler la réalité. Meredith reçoit un message. L’incision d’Adrian s’est mise à saigner. Il faut retourner au bloc sans plus attendre. Meredith demande à Jo d’amener son tableau dans la salle et de le mettre de façon à ce que tout le monde puisse le voir. Maggie lui fait remarquer qu’elles n’ont pas pu répéter leur intervention jusqu’au bout. Meredith répond qu’il va falloir faire avec. Elles vont devoir s’adapter à la situation au fur et à mesure. Elle emmène sa tumeur en 3D avec elle.

    En salle d’opération, Meredith, Maggie et Miranda se basent sur les notes de Jo pour opérer Adrian, mais c’est nettement plus compliqué que ce qu’elles avaient pensé. L’hémorragie est importante et il ya plus d’adhérences que prévu. Elles doivent travailler presque à l’aveugle. Meredith a peur qu’en disséquant la tumeur, elle ne touche une veine principale. Alex et Stephanie les regardent faire depuis la galerie. Alex comprend que l’hémorragie empêche ses consœurs d’y voir quoi que ce soit. Stephanie doute que la reproduction de la tumeur soit vraiment utile. Ça n’en dit pas plus que les images du scanner. Alex lui fait remarquer que la reproduction est la tumeur telle qu’elle est, sans les saignements et les adhésions. Elle permet aux médecins de voir comment elle est attachée aux organes. C’est une vision d’ensemble. Stephanie a une illumination. Elle quitte la galerie sans tarder.

    Amelia confie son désarroi à Richard. Tous les résidents l’ont lâchée pour la tumeur de Meredith. Richard lui offre un café pour la réconforter. Il a pensé qu’elle en aurait besoin. Elle lui demande pourquoi il dit ça. Elle a l’impression qu’il s’inquiète pour elle et qu’il croit qu’elle a décidé de tenter l’impossible, juste pour prouver qu’elle allait bien et qu’elle méritait sa place. Il lui demande si c’est le cas. Elle lui rappelle ce qui s’est passé la veille avec les résidents. Ils pensent tous qu’elle est folle. Et d’ailleurs, pourquoi devraient-ils penser le contraire ? Pourquoi croit-elle qu’elle peut réussir ? Pourquoi ne pense-t-elle pas qu’elle pourrait tuer Herman ? Personne ne croit en ses chances de réussite. Selon Richard, c’est seulement parce que personne ne comprend ce qu’elle veut faire. Son exposé était incompréhensible pour les résidents et elle parlait tellement vite qu’il en a eu mal à la tête. Mais elle a un plan et le fait qu’elle soit la seule à y croire ne veut pas dire qu’il va échouer. Ça veut seulement dire qu’elle est seule. Amelia avoue que ça lui fait peur. Richard pense qu’elle serait folle si ça n’était pas le cas. Comme il veut s’en aller, elle lui demande de rester. Elle ne veut pas rester seule avec la tumeur. Stephanie entre dans la salle. Elle semble excitée. Elle dit à Amelia qu’elle croit avoir compris ce qu’elle voulait faire. Au fut et à mesure qu’elle l’explique avec ses propres mots, Amelia sourit. Elle remercie Stephanie avant de dire à Richard qu’il peut partir maintenant.

    L’opération d’Adrian se poursuit. Les chirurgiennes en sont arrivées au stade où elles ne vont plus pouvoir se baser sur les notes prises par Jo. Le problème, c’est que Meredith et Maggie envisagent deux façons différentes de procéder. Mais l’alarme du moniteur leur signale que le cœur de la patiente est en détresse. Il faut prendre une décision rapidement. Miranda ne peut imaginer qu’elles vont devoir couper la tumeur à l’aveugle. Meredith prie Jo de leur amener la reproduction de la tumeur, de la tenir devant elles en la tournant légèrement. Ça lui permet de visualiser ce qu’elles vont devoir faire. Maggie est d’accord avec sa proposition. Meredith détermine enfin l’endroit où elle doit pratiquer l’incision pour enlever la tumeur. Maggie lui signale qu’il s’agit de son doigt. Meredith finit tout de même par trouver le bon endroit. Maggie se montre moins confiante qu’elle en la fiabilité de la tumeur en 3D. Meredith lui fait remarquer qu’elles sauront si elle a raison dans quelques secondes. Elle procède à l’incision. Peu après, Miranda la félicite. Sa dissection a été parfaite, il n’y a pas plus de saignements qu’avant. Meredith retire enfin la tumeur. Jo est impressionnée, c’est tellement dégueulasse et cool.

    Callie fait part de ses regrets à Owen. Jenna était vraiment belle. Mais elle sait qu’elle n’est pas prête pour avoir une nouvelle relation. Owen pense qu’il suffit parfois de se lancer. Callie en doute. La dernière femme qu’elle a embrassée dans ce bar, elle a fini par l’épouser. Owen lui conseille en souriant de se contenter de ramener la personne chez elle dans un premier temps. Elle lui fait remarquer qu’il n’est pas prêt, lui non plus. Il l’admet sans peine. Bien sûr, il a eu des aventures d’un soir, mais il ne peut pas imaginer avoir une relation sérieuse. Il a enlevé une stalactite de la poitrine de Cristina, il l’a lavée quand elle n’était pas capable de le faire toute seule. Il n’imagine pas revivre ça avec quelqu’un d’autre. Callie lui demande s’il pense qu’ils ont épuisé tout leur quota de bonheur. Est-ce que ça ne lui fait pas peur ? Elle a l’impression qu’elle avait droit à une certaine dose de bonheur pour toute sa vie et qu’elle a déjà tout épuisé. Est-ce qu’il croit que c’est possible ? Il espère que non.

    Jo et Alex font l’amour lorsque le téléphone portable de Jo lui signale qu’elle a reçu un texto. Elle demande à son amant de faire une pause afin qu’elle puisse lire son message. C’est Stephanie qui lui annonce qu’elle a bien géré les choses avec Amelia. Elle va travailler avec elle sur la tumeur du Dr Herman. C’est le moindre des soucis d’Alex. Il aimerait savoir qui a appris ce truc de la pause à sa petite amie. Tout en répondant à Stephanie, Jo avoue a Alex que Meredith lui en a parlé pendant l’opération d’Adrian. Alex a un air mauvais surtout lorsque Jo lui dit qu’elle trouve que cette règle est géniale. Mais il s’adoucit lorsqu’elle signale que la pause est finie et qu’elle recommence à embrasser son compagnon.

    Owen est dans la salle de chaufferie, là où il avait l’habitude d’emmener Cristina. Il a un sourire nostalgique. Il va s’en aller lorsque le souffle de la chaudière l’enveloppe. Il ferme les yeux pour retrouver les mêmes sensations qu’avec Cristina, et il a l’impression qu’elle est là. Cela le rend triste.

    Meredith est dans son lit. Elle a installé la reproduction de la tumeur sur l’oreiller de Derek et elle la regarde. Elle prend son Smartphone et compose un numéro. Il s’agit de celui de Maggie. Celle-ci croit d’abord qu’il y a un problème mais Meredith la rassure avant de lui demander ce qu’elle est en train de faire. Maggie avoue qu’elle ne fait rien et elle retourne la question à sa demi-sœur. Celle-ci lui révèle qu’elle est allongée à coté de sa tumeur. Maggie est amusée à l’idée que Meredith a ramené la tumeur chez elle. Elle demande à la voir. Meredith tourne l’écran de son Smartphone vers l’oreiller de Derek. Maggie reconnait que ce n’est pas un mari en 3D mais ce n’est pas si mal. Ça va le faire pour le moment, conclut Meredith. Les deux sœurs continuent de discuter par écran interposé.

    Le lendemain matin, April et Jackson attendent les résultats de l’examen. Ils sont tendus. Arizona entre dans la pièce. Elle leur demande d’attendre encore quelques instants. April lui sourit. Mal à l’aise, Arizona évite de croiser son regard. Jackson comprend immédiatement ce que cela signifie. Il ferme les paupières quelques secondes. Quand il les rouvre, il dit à Arizona qu’il suppose qu’ils vont avoir une conversation de gros calibre. April comprend à son tour et se tourne vers Arizona avec un air paniqué. Arizona ne cherche pas à mentir. Elle reconnait que Jackson a raison. Le Dr Herman entre à son tour dans la pièce. Elle annonce au couple qu’elle a reçu les résultats de la choriocentèse.

     

    Voix off : Le dernier vrai ermite a été trouvé et trainé hors de sa cachette pour être amené dans le monde. Beaucoup pourraient trouver son existence triste, mais l'ermite savait quelque chose que nous ignorions. Il savait que quand ça en arrive là, même quand on est avec quelqu'un, ou dans l’animation bruyante de la foule, il n’y a que soi, le seul sur lequel on peut compter, sur lequel on peut s’appuyer, le seul dont on peut dépendre. Ça doit être vous. Et une fois que vous comprenez cela, c'est alors qu'être seul devient un choix.


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