• Episode 11.19 : Crazy Love

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    Titre français : Folle de lui

    Scénariste : Elisabeth J.B. Klaviter

    Réalisateur : Paul McCrane

    Diffusion Etats-Unis : 9 avril 2015 sur ABC

    Diffusion France : 4 mai 2016 sur TF1

     

    Voix off : L’amour. La neuroscience nous dit qu'il active les mêmes parties du cerveau que les addictions. Il nous donne l’impression que nous pouvons faire ce qu’on veut, être qui on veut, tout accomplir. Et une fois qu’on y goûte, on en veut plus.

     

    C’est le matin. Meredith et Derek viennent de faire l’amour mais Derek n’en a pas assez et il veut recommencer immédiatement. Malheureusement pour lui, les pleurs d’enfant que l’on entend dans le baby-phone signalent que le petit Bailey vient de se réveiller. Derek propose à sa femme de reporter son départ pour Washington. Il pourrait ainsi l’accompagner à l’hôpital avant d’aller à l’aéroport, et ils pourront essayer de trouver une salle de garde pour y faire l’amour. Meredith lui rappelle qu’elle a du travail qui l’attend. Elle ne pourra pas s’occuper de lui en plus. Derek se montre très compréhensif. Puisque ce ne sera pas possible plus tard, il faut le faire tout de suite ! Il veut prendre Meredith dans ses bras mais elle le repousse en protestant. Il a vraiment une très mauvaise influence sur elle. Elle se dépêche de sortir du lit et l’invite à en faire autant. Mais Derek n’en démord pas et tente de la convaincre de revenir près de lui. Meredith campe sur ses positions et l’invite avec un grand sourire à se rendre utile en changeant les couches de leur fils. Derek soupire et la traite d’allumeuse. Elle réplique qu’il est terrible et lui jette un oreiller à la tête.

    Un peu plus tard, à la cuisine, Bailey est assis dans sa chaise haute et sa maman lui prépare son petit-déjeuner. Derek arrive et demande à sa femme si elle n’a pas vu son téléphone. Elle lui fait remarquer qu’il l’a en main. Il répond que celui-là est son téléphone personnel, il cherche est celui qui lui a été donné par le gouvernement et qu’il va devoir rendre. Il ne sait plus où il l’a mis. Meredith lui suggère de regarder entre les coussins du canapé. Dans la foulée, elle prie Zola, qui est toujours dans sa chambre, de se dépêcher sinon elle n’aura pas le temps de prendre son petit-déjeuner. Ensuite, elle demande à Derek s’il est nerveux à l’idée de retourner à Washington. Il estime qu’il n’a aucune raison de l’être. On ne va pas le mettre en prison parce qu’il ne rend pas un téléphone portable, du moins il l’espère. Ce n’est évidemment pas de ça dont Meredith voulait parler, mais de sa démission. Abandonner ce travail n’est pas rien. Derek pense le contraire, ce n’est rien comparé à tout ce qu’il a à Seattle. Il explique à sa femme qu’il doit rencontrer le Conseil du Président durant la matinée, pour leur remettre son dernier rapport et sa recommandation officielle, et ensuite, ce sera terminé. Il sera de retour avant qu’elle se soit rendu compte de son absence. La porte de la maison s’ouvre et Amelia fait son entrée. Elle n’arrive pas à cacher qu’elle est surprise de les trouver à la maison. Derek lui rappelle que c’est là qu’ils vivent. Elle réplique qu’il était censé prendre un avion et que, la veille, Meredith n’a cessé de dire qu’elle avait une intervention prévue très tôt au matin. De ce fait, ils n’étaient pas censés être là. Meredith répond que son intervention a été repoussée. Elle remarque alors que sa belle-sœur porte les mêmes vêtements que la veille et s’en étonne. A ce moment-là, Owen entre dans la maison pour rapporter le téléphone portable qu’Amelia a oublié dans sa voiture. Il est embêté de voir que Meredith et Derek sont là et il cherche immédiatement une bonne excuse pour justifier sa présence, ce qui amuse Derek. Ce dernier lui propose de rester pour le petit-déjeuner. Un regard d’Amelia dissuade Owen d’accepter. Il s’en va précipitamment. Pour éviter de discuter de ce qui vient de se passer, Amelia se précipite sur son neveu et l’emmène dans la chambre de Zola. Meredith en profite pour demander à son mari ce qui se passe entre Amelia et Owen. Derek lui apprend qu’Amelia l’a informé la veille qu’ils avaient une relation. Meredith n’en revient pas qu’il ait gardé une telle nouvelle pour lui. Il se défend en invoquant le fait qu’il n’arrive même pas à se souvenir de ce qu’il a fait de son téléphone. Comment pourrait-il se souvenir de la vie sexuelle d’une autre personne ? Meredith se colle à lui et commence à le tâter. Il est ravi, car il imagine que ça veut dire qu’ils vont refaire l’amour. Meredith introduit la main dans la poche de sa veste et en ressort le téléphone disparu. Derek la remercie en lui disant qu’elle est la meilleure des épouses. Meredith lui avoue qu’elle n’a pas envie de le voir partir. Elle aimerait pouvoir l’accompagner. Derek la rassure, il sera de retour très bientôt. Meredith le sait, c’est juste qu’elle a l’impression qu’il doit repartir alors qu’il vient juste de revenir et qu’elle, elle doit rester là. Derek lui redit alors les mots exacts qu’il lui a dits il y a quelques années, quand il l’a laissée à la maison de bougies pour aller rompre avec Rose, "Reste ici, ne bouge pas, attends-moi". Meredith lui sourit. Ils s’embrassent passionnément, de la même façon qu’ils l’avaient faite à l’époque. Derek s’en va après avoir répété à sa femme qu’il sera de retour avant qu’elle ait eu le temps de se rendre compte qu’il était parti.

    Maggie est en compagnie d’Alex lorsqu’elle aperçoit Ethan qui pénètre dans un ascenseur. Elle le salue mais il l’ignore. Maggie est choquée par cette attitude. Elle explique à Alex qu’elle est sortie avec Ethan un soir et que ça s’était très bien passé. Ils avaient ri et beaucoup parlé. Elle avait cependant été un peu étonnée parce qu’à la fin de la soirée, Ethan n’avait même pas essayé de l’embrasser. Alex ironise sur le fait que les femmes ne sont jamais contentes. Maggie ajoute que le plus dérangeant, c’est que par après, Ethan n’a pas cherché à la revoir. Il ne lui a pas téléphoné ni envoyé de texto pour lui proposer un autre rendez-vous et maintenant, il agit comme s’il ne la voyait pas. Callie, qui a entendu la fin de la conversation, apprend à ses collègues qu’elle ne reverra pas Dan, le policier. Ils sont sortis ensemble et ça ne s’est pas très bien passé. Au début, ce n’était pas trop mal. Dan parlait surtout du fait qu’il sauvait des vies et qu’il portait un uniforme. Au bout d’un moment, Callie a réalisé qu’elle était dans le même cas mais que, elle, elle n’était pas ennuyeuse. Elle a donc décidé de ne pas renouveler l’expérience. Une fois Callie partie, Maggie sollicite l’avis d’Alex. Est-elle hideuse, a-t-elle mauvaise haleine ? Quel est son problème ? Alex ne voit pas pourquoi elle s’adresse à lui. Elle répond qu’elle veut avoir son avis parce qu’il est un homme. C’est justement la raison pour laquelle il ne veut pas parler de ça. Il s’en va.

    Meredith demande à sa belle-sœur ce qu’il en est avec Owen. Amelia est aussitôt sur la défensive. Elle ne voit pas ce qu’elle pourrait dire, à part qu’elle et Owen sont en train d’apprendre à se connaitre. Meredith aimerait savoir si cela implique qu’ils gardent leurs vêtements ou pas. Est-ce que c’est juste pour le sexe ou y a-t-il plus que ça ? Embarrassée, Amelia répond qu’elle ne connait pas encore la vraie nature de cette relation. C’est justement ce que Meredith craignait. Elle révèle à Amelia que Cristina lui a demandé de veiller sur Owen. C’est pour ça qu’elle veut être sûre… Amelia lui coupe la parole et lui demande si elle a peur que cette relation détruise Owen. Meredith répond simplement qu’elle veut s’assurer qu’Amelia va être prudente, pour son bien et celui d’Owen. Elle sort de la pièce au moment où Stephanie arrive. Celle-ci signale à Amelia qu’elle est dans son service et elle aimerait savoir s’il y a un cas intéressant. Elle remarque alors qu’il y a des radios d’une colonne vertébrale abimée. Est-ce qu’elles vont devoir s’occuper de ce cas ? Amelia répond sèchement par la négative. Elle ne veut pas avoir de résident aujourd’hui, elle n’a pas besoin de compagnie. Comme Stephanie insiste, elle s’emporte un peu, en la priant de trouver autre chose à faire et de cesser de lui taper sur les nerfs.

    Callie, Amelia et Ben entrent dans la chambre d’une jeune fille, Marissa, qui souffre de fortes douleurs au dos. C’est elle dont Amelia examinait les radios. Ben précise pour ses consœurs que le pédiatre de Marissa n’a pas pris les douleurs de cette dernière au sérieux. Selon lui, elles sont le résultat d’une poussée de croissance et d’une activité sportive intensive. La mère de Marissa indique aux médecins que sa fille est une des meilleures joueuses junior de golf du pays. La meilleure, rectifie l’intéressée. Elle a été classée première dans ca catégorie l’année dernière. Sa mère veut la faire taire mais elle ne l’écoute pas, invoquant le fait que son entraineur lui a dit qu’il ne fallait pas s’excuser d’être excellente, et c’est ce qu’elle est. Qu’y a-t-il de mal à ça ? Rien du tout, la rassure Callie avant de lui expliquer que les radios ont révélé un très mauvais alignement de ses vertèbres. C’est tellement grave qu’Amelia ne comprend pas comment l’adolescente a pu jouer au golf dans de telles conditions. Ben suppose qu’elle a fait abstraction de sa douleur. Marissa réplique que personne ne trouverait ça anormal si elle jouait au football. Au contraire, tout le monde serait impressionné. Cela fait quatre ans qu’elle n’a pas perdu un seul tournoi. Elle est en lice pour obtenir une bourse dans cinq écoles de sport. Aucun de ses amis super intelligents n’a réussi le même exploit qu’elle. Sa mère demande aux médecins ce qu’ils comptent faire pour réparer sa colonne vertébrale. Amelia répond qu’elle et Callie vont devoir procéder à d’autres examens avant de mettre au point un plan d’attaque. Marissa signale qu’elle est partante pour tout, à condition que cela n’affecte pas son jeu.

    Stephanie a raconté sa mésaventure à Jo, qui n’en revient pas. Stephanie reconnait qu’Amelia se conduit parfois comme une cinglée et elle se demande si elle est équipée pour travailler sous les ordres de ce genre de personnes. Jo commence à se moquer gentiment d’elle. Elle la traite de petite protégée d’Amelia qui ne supporte pas d’avoir été rabrouée par son mentor. Ou peut-être qu’après tout, Stephanie n’est pas la protégée d’Amelia. Leur collaboration dans le cas du Dr Herman n’était peut-être qu’un coup unique. Elle suggère à sa camarade de réfléchir à une autre option que la neurochirurgie. Dans quelle autre spécialité Stephanie est-elle bonne ? L’intéressée répond que le problème, c’est qu’elle est vraiment bonne en tout.

    Tout à coup, on entend des cris. Un homme et une femme en tenue de cuisiniers arrivent dans le service. La femme, qui soutient l’homme dont les vêtements sont ensanglantés, appelle à l’aide. Une fois que l’homme est allongé sur un lit, il se tortille de douleur en poussant des cris. April le conjure de se calmer afin qu’elle puisse voir ce qui cause son hémorragie. Mais il continue de se démener en répétant plusieurs fois de suite "ma femme" au milieu de ses cris de douleurs. Dans le lit d’à-côté, la jeune femme qui l’a accompagné, Rory, tend un sachet en papier aux médecins qui l’ignorent. Miranda, qui soigne la coupure qu’elle a sur le front, lui demande si elle et son mari ont eu un accident. Rory répond qu’il ne s’agit pas de son mari. Quant à April et Stephanie, elles n’arrivent toujours pas à voir ce qui provoque l’hémorragie. Comme le patient ne cesse de parler de sa femme, April lui propose d’appeler cette dernière. C’est en chœur que le patient et Rory crient un non retentissant. Le patient révèle alors aux médecins que son épouse lui a coupé le pénis. Rory tend à nouveau le sachet en papier à Miranda qui comprend enfin ce qu’il contient. Elle l’ouvre. Stephanie et elle se penchent pour voir le membre amputé. Miranda le trouve plutôt gros.

    Tandis qu’April soigne le patient qui éprouve toujours autant de souffrance, Richard arrive avec un groupe d’internes à qui il explique ce que la jeune femme est en train de faire. April annonce qu’elle a mis fin à l’hémorragie. Maintenant, il va falloir trouver un spécialiste pour rattacher le pénis à son propriétaire. Lorsqu’elle propose de faire venir Catherine Avery, qui se trouve à San Francisco pour une conférence, Richard réplique que l’urologue du Grey Sloan Memorial fera aussi bien l’affaire. April objecte que l’urètre est vraiment très abimé. Elle est certaine que la technique employée par Catherine augmentera considérablement les chances du patient de récupérer le plein usage de son sexe. Evidemment, l’intéressé ne peut que l’approuver. Richard insiste sur le fait que l’urologue maison connait toutes les techniques. April veut protester mais il ne l’écoute pas et s’en va, suivi par les internes. April demande à Stephanie si elle a fini de préparer le pénis pour la greffe. Stephanie répond qu’elle a presque terminé. April la prie de se dépêcher afin de pouvoir montrer le pénis à Jackson. Il ne faut pas perdre de vue qu’à chaque seconde qui passe, le phallus se détériore un peu plus. Stephanie part en courant.

    Miranda demande à Rory si sa coupure au front a été faite par l’épouse jalouse. Rory lui explique que c’est elle qui a trouvé son patron, Thomas, baignant dans une mare de sang. Comme il ne bougeait pas, elle ne savait pas s’il était mort ou encore vivant. Elle a voulu partir en courant pour chercher de l’aide et elle a glissé sur le sol. Sa tête a alors cogné contre la cuisinière. Elle traite la femme de Thomas, Marcia, de folle.

    Thomas assure à April que sa femme n’est pas folle. April lui fait remarquer que Marcia l’a attaqué et blessé très gravement. Thomas en est conscient et pourtant, il ne veut pas appeler la police et il ne veut pas porter plainte. Il ne veut pas que les gens soient mis au courant de ce qui s’est passé.

    Rory confie à Miranda qu’elle estime que Thomas ne méritait pas ce qui lui est arrivé. Si le restaurant obtient de bonnes critiques, c’est grâce à lui. Marcia est la propriétaire, mais l’artiste, c’est Thomas Archibald. Miranda tique en entendant le nom du patient. Elle connait bien son restaurant, ça fait des mois qu’elle essaie d’y réserver une table. Rory lui révèle que Thomas a l’intention d’ouvrir son propre restaurant et il a promis de la prendre avec lui. L’intention de Marcia était de ruiner leur projet. Il est évident que ce qui s’est passé n’était pas un accident. Après que Marcia ait tranché le sexe de son mari, elle l’a jeté dans la marmite qui était sur la cuisinière de Rory.

    Thomas demande à April si, maintenant qu’elle sait ce qui s’est passé, elle a encore envie de venir manger dans son restaurant. Elle fait une petite grimace.

    Miranda demande à Rory si elle et Thomas sont ensemble. Rory ne répond pas. Elle veut savoir si le pénis de Thomas fonctionnera encore après la greffe.

    Thomas dit à April que sa femme a du tempérament mais que ce n’est pas une criminelle. Et il est certain qu’elle ne recommencera plus.

    De son côté, Rory affirme que Marcia est cinglée et qu’elle devrait être enfermée.

    Stephanie qui a traversé tout l’hôpital en courant, avec en main le ravier qui contient le pénis de Thomas, arrive dans la salle où se trouve Jackson. Il la félicite parce qu’elle a déjà pris soin d’irriguer l’urètre et les vaisseaux sanguins. Cela fait une grande différence quand il s’agit de greffer des membres. Stephanie répond qu’elle a trouvé ça très facile à faire.

    Après avoir examiné un jeune patient d’Alex, Maggie demande à ce dernier s’il veut bien s’occuper de faire passer l’enfant à la radiologie. Il comprend qu’elle veut éviter de rencontrer Ethan parce qu’elle pense que celui-ci ne l’apprécie pas. Elle se demande si tout le monde n’éprouve pas le même sentiment qu’Ethan. Peut-être est-elle une personne peu sympathique. Elle va mourir seule avec un vagin qui va s’assécher, se casser et se transformer un une poussière qui s’envolera avec le vent. Et personne ne s’en rendra compte. Exaspéré, Alex préfère prendre la tangente, tandis que Maggie continue de se plaindre. Elle est laide et elle est un troll dont tous les orgasmes sont artisanaux. Elle s’aperçoit alors qu’Alex n’est plus là et n’en est pas autrement étonnée.

    Stephanie demande à Richard s’il a toujours su qu’il choisirait la chirurgie générale comme spécialité. Il répond qu’effectivement, il l’a compris assez tôt. Stephanie aimerait savoir comment il a su que c’était la discipline qui lui conviendrait. Et n’a-t-il jamais envisagé de faire autre chose ? Comment a-t-il fait son choix ? Richard a l’impression que c’est plutôt la spécialité qui l’a choisi. Il s’occupait d’un patient qui souffrait d’une légère obstruction intestinale, rien d’extraordinaire. Quand le chirurgien titulaire lui a permis de procéder à l’ablation de la partie de l’intestin, il a eu comme une révélation. Quand il a tenu l’intestin en main, qu’il a senti son poids, sa chaleur, il a eu l’impression de voir un miracle et il a su. Il est certain qu’un jour, la même chose arrivera à Stephanie.

    Amelia explique à Callie comment elle envisage d’opérer Marissa, en se concentrant sur les nerfs. Callie voit les choses autrement et décrit son approche à sa consœur. Elle est certaine que cette méthode, plus centrée sur les os, apportera plus de stabilité à la patiente. Amelia objecte que cela va surtout limiter l’amplitude de mouvement de la colonne vertébrale, alors que leur but est de permettre à Marissa de continuer à pratiquer son activité sportive. Callie pense que la colonne vertébrale est tellement endommagée qu’il va sans doute falloir que la jeune fille laisse tomber le golf. Amelia réplique que, elle, elle n’est pas prête à laisser tomber. Elle reproche à demi-mot à Callie de ne penser qu’à l’utilité première des os en oubliant les subtilités de leur impact nerveux. Callie rétorque avec un grand sourire qu’elle préfère se soucier de la stabilité dont Marissa a besoin pour éviter d’être paralysée. Elle estime que les neurochirurgiens ont parfois tendance à sous-estimer ce genre de choses. Amelia riposte que les orthos ont tendance à exagérer un peu. Callie lui rappelle que les orthos s’occupent des os et qu’ils recherchent la stabilité. Amelia défend la supériorité de sa spécialité. Personne n’engagerait un charpentier pour refaire l’électricité. La comparaison choque Callie. Owen, qui écoute leur conversation depuis un moment, les interrompt pour leur demander ce que veut leur patiente. Amelia répond que celle-ci veut pouvoir continuer à jouer au golf. Callie précise que Marissa est une adolescente qui veut continuer à être une championne. Amelia l’interrompt pour dire que Marissa veut simplement avoir le plus de mobilité possible. Calie ajoute sur un ton sec que ça va faire courir le risque à la jeune fille de se blesser plus gravement encore. Owen donne pourtant raison à Amelia. Callie tente de défendre son point de vue mais Owen l’en empêche. Il estime qu’ils doivent avant tout respecter les vœux de la patiente. Vexée, Callie reprend ses dossiers et annonce qu’elle va retourner à la scierie (allusion à la comparaison faite par Amelia)

    Un hélicoptère dépose Catherine Avery sur le toit de l’hôpital. April est là pour l’accueillir. Catherine lui ouvre les bras et April se précipite vers elle. Elles échangent un regard douloureux. Par un simple signe de tête et un sourire forcé, April fait comprendre à sa belle-mère qu’elle va bien. Catherine lui demande alors dans quel état est le pénis. April répond qu’il n’est resté dans la casserole que deux minutes. Catherine est pressée de voir le membre amputé mais surtout l’homme à qui il appartient.

    Elle est heureuse de constater que l’amputation a été proprement réalisée. Thomas suppose que c’est parce qu’il veille à ce que ses couteux soient toujours bien aiguisés. Catherine lui apprend que ca va grandement faciliter la greffe. Il lui demande si son pénis fonctionnera normalement après l’opération. Catherine est presque vexée qu’il ait osé poser la question. Ce n’est pas la première fois qu’elle pratique ce genre d’intervention. Cela arrive plus fréquemment qu’on ne le croie. Dans le cas de Thomas, les vaisseaux sanguins et les nerfs sont intacts. Elle est convaincue qu’après l’opération, il pourra reprendre toutes les activités qu’il pratiquait avant de se mettre dans ce pétrin. April informe sa belle-mère que Jackson a préparé le phallus. Quant à elle, elle l’assistera pour l’opération. Catherine, qui examine toujours la blessure de Thomas, ne cache pas qu’elle est impressionnée par l’état parfait du corps caverneux. Elle suppose qu’April s’en est occupée très rapidement. Stephanie intervient pour dire que c’est elle qui s’en est chargée, ainsi que du pénis. Catherine en reste bouche bée. A ce moment-là, Richard entre dans la chambre, avec ses internes, et découvre que Catherine est là. Il la salue froidement et lui dit qu’il est surpris de la voir. Catherine ne comprend pas pourquoi étant donné qu’elle est une des plus grandes expertes en rattachement pénien dans le monde. Comme elle était dans leq coin, elle a pris le premier avion pour venir, quand April l’a appelée. Richard montre clairement qu’il n’apprécie pas l’initiative prise par la jeune femme.

    Amelia a expliqué son approche à Marissa et à sa mère, en précisant que ça devrait garantir à la jeune fille la mobilité nécessaire pour continuer à jouer au golf. Marissa veut savoir si elle va garder le même niveau de jeu. Amelia reconnait que c’est difficile à dire. Ben estime que c’est possible avec du repos et une bonne rééducation. La réponse ne satisfait pas la jeune fille qui veut savoir si elle aura récupéré son swing pour le championnat d’état qui doit se dérouler très prochainement. Sa mère lui conseille d’attendre que l’opération ait eu lieu. Amelia lui donne raison. Elle sait que la performance sportive est la priorité de Marissa, et c’est la sienne aussi. Elle promet de faire tout son possible pour remettre l’adolescente sur pied. Et sur le terrain de golf, insiste Marissa. Sa mère lui fait remarquer que ce ne serait pas la fin du monde si elle devait faire une pause. Marissa ne veut pas en entendre parler. Elle n’est pas intéressée par le shopping comme les filles de son âge. Prendre une pause signifierait qu’elle ne participerait pas au championnat d’état, et donc pas au national non plus. Plus vite on la soignera, plus vite elle sera rétablie. Elle veut qu’Amelia l’opère immédiatement. Sa mère est d’accord. Il faut faire tout ce que Marissa désire.

    Richard et Catherine se retrouvent avant d’aller au bloc. Catherine lui demande où sont ses internes. Richard répond qu’ils sont en train de préparer son intervention. Elle veut être sûre qu’il a compris qu’elle n’était là que pour l’homme au pénis coupé. Il répond que oui. Quand il a appris ce qui était arrivé, il a tout de suite pensé à elle. Catherine estime qu’en effet, elle est celle qui peut garantir au patient de redevenir un homme à part entière. Thomas a vraiment eu de la chance qu’elle soit dans les environs. Richard réplique qu’à la place du patient. Il aurait du mal de voir ça comme une chance, compte tenu du manque de discernement qu’il a eu en choisissant son épouse. Il s’en va après avoir souhaité bonne chance à Catherine qui soupire.

    Ethan remet à Maggie les radios de son patient. Elle le remercie et s’apprête à sortir de la pièce quand elle se ravise. Pourquoi le remercierait-elle alors qu’il ne l’a jamais rappelée après leur rendez-vous ? Elle trouve cela très grossier et blessant. Elle sait que les gens font ça parfois mais est-ce qu’il a pensé qu’elle avait des sentiments ? Elle estime que le moins qu’il puisse faire, c’est de ne pas l’ignorer quand il la croise dans le hall, afin qu’elle n’ait pas l’impression d’être une pestiférée. Ethan lui fait remarquer qu’elle n’arrête pas de parler, et c’est ce qu’elle a fait aussi lors de leur rendez-vous. Elle ne s’est pas tue une seule seconde, à partir du moment où il est venu la chercher jusqu’au moment où il l’a raccompagnée. Ce qui l’a le plus choqué, c’est qu’elle ne lui a même pas posé une seule question sur lui. Il a eu le sentiment que sa présence était inutile. Ce n’était pas un rendez-vous mais un monologue. En fait, Maggie avait rendez-vous avec elle-même. Et non seulement, elle a parlé toute seule mais en plus, elle a commandé pour lui et elle a payé la note. Maggie grimace et s’en va sans dire un mot.

    Amelia avoue à Ben que l’état de la colonne vertébrale de Marissa est bien plus grave que ce qu’elle avait pensé au vu des scanners. Elle comprend que sa méthode n’empêchera pas les vertèbres de s’éloigner encore. Ben est stupéfait lorsqu’il l’entend déclarer qu’elle va appliquer la méthode préconisée par Callie. Il lui fait remarquer qu’il y a une partie de l’intervention qu’elle ne peut pas faire, puisqu’elle n’est pas spécialisée en orthopédie. Elle en est parfaitement consciente. C’est pour ça qu’il faut que Callie les rejoigne. Elle sait que maintenant, elle a l’air stupide mais elle préfère ça plutôt que de paralyser l’adolescente. Elle prie Ben d’aller chercher Callie et de lui dire de sa part qu’elle est géniale, intelligente et belle.

    La galerie est pleine pour voir Catherine Avery rattacher le pénis. Arizona, Callie et Meredith sont aux premières loges. Arizona estime qu’il va falloir au moins dix heures pour pratiquer cette intervention. Quand on pense qu’il n’a fallu qu’une minute pour couper le pénis ! Meredith suppose que l’épouse du patient devait être vraiment en colère. Arizona ne comprend pas comment il est possible d’en arriver à de telles extrémités. Miranda, qui vient de s’asseoir derrière ses consœurs, leur raconte que peu après avoir découvert que son premier mari envoyait des courriels à une autre femme, ils ont pris le petit-déjeuner ensemble ; un magnifique petit-déjeuner avec des pancakes, des œufs et toutes sortes de confitures. Elle suppose que son ex-mari a cru que ça lui ferait oublier qu’il avait envoyé des mails à une autre femme alors qu’il était toujours marié avec elle. Callie pousse un petit grognement en faisant une grimace éloquente. Arizona se tourne vers elle mais ne fait aucun commentaire. Miranda poursuit son récit en expliquant qu’elle se revoit en train de fixer des yeux le couteau avec lequel elle étalait sa confiture. Pendant une seconde, elle a imaginé à quoi ressemblerait la nuque de son mari avec le couteau planté dedans, et la confiture coulant le long du cou de ce salaud d’infidèle. Ses camarades se mettent à rire. Miranda comprend très bien comment Marcia a pu en arriver à un tel degré de colère. Meredith aussi. Elle a éprouvé la même chose quand elle a cru que Derek la trompait. Elle était aussi en colère que deux chirurgiens en trauma et une ortho. Pas de commentaires, déclare Callie. Arizona estime que, tout compte fait, ce n’est pas si grave de couper un pénis. Le patient n’en a pas besoin pour vivre, pour penser ou pour marcher. Ses consœurs la regardent avec un air désapprobateur. Arizona leur rappelle qu’elle a perdu une jambe. Elle précise à l’intention de Callie qu’elle n’a eu envie de la démembrer qu’une seule fois et elle le lui a avoué directement. Callie a remercie. Elles se mettent à rire. Miranda leur dit que la grande différence, c’est que, elles, elles peuvent penser à démembrer leur conjoint mais qu’elles ne vont jamais passer à l’acte. Bon à savoir, clame Ben qui vient d’arriver. Il prévient ensuite Callie qu’Amelia la demande de toute urgence au bloc, pour l’aider sur le cas de Marissa. Callie part en pestant.

    Lorsqu’ils arrivent dans la salle d’opération, l’alarme du moniteur sonne. Callie demande à Amelia ce qui se passe. Celle-ci lui apprend que la moelle épinière a perdu ses fonctions. Il faut décompresser la colonne vertébrale. Callie ne pensait pas que la situation était si grave. Ben lui a dit qu’Amelia avait juste des difficultés à aligner les vertèbres. Amelia reconnait que la situation a empiré après le départ du résident. Elle a peur que la patiente ne soit paralysée. Callie pense pouvoir encore arranger les choses. Elle demande qu’on retourne Marissa. Elle va atteindre la colonne en passant par l’abdomen. Ben est méfiant. Il pense que les risques d’abîmer la moelle épinière sont encore plus importants de cette façon. Amelia donne raison à Callie. Ils n’ont plus le choix et il faut agir rapidement. Malheureusement, cette belle unité ne dure pas. Les deux chirurgiennes recommencent à se chamailler sur la procédure à appliquer. Chacune donne des ordres contradictoires à Ben qui met le halte-là. Il est incapable de faire tout ce qu’elles lui demandent en même temps. Avant son internat, il était anesthésiste. Il a passé de nombreuses heures au bloc et ce n’est pas la première fois qu’il assiste à ce genre de discussion. Il n’a pas absolument pas l’intention de s’interposer. Alors, il va rester là et attendre qu’elles se mettent d’accord. Callie demande à Amelia de lui expliquer en quoi l’échographie qu’elle veut faire est nécessaire. Amelia répond que ça leur permettra de vérifier qu’aucun nerf n’est coincé avant de redresser la colonne vertébrale. Callie veut savoir si elle pourra enlever un disque vertébral pendant qu’Amelia fera l’échographie. Amelia répond par l’affirmative. Callie marque son accord pour commencer par l’échographie. Elle prie ensuite sa collègue de lui rappeler de donner des corvées à Ben, une fois que l’intervention sera terminée.

    Pendant qu’elles sont occupées à greffer le pénis de Thomas, April demande à sa belle-mère de dire à Richard que c’est le patient qui a demandé à être opéré par elle. Catherine refuse de mentir. Elle estime que la jeune femme a pris la bonne décision et Richard va devoir faire avec. Ensuite, elle demande à Stephanie si elle a déjà eu l’occasion de pratiquer une phalloplastie. Evidemment la réponse est non. Catherine propose à la jeune femme de s’occuper de relier la veine saphène au pénis, pour assurer un bon flux sanguin. Tandis que Stephanie fait les sutures, Catherine mentionne qu’on manque de femmes en urologie, et surtout des personnes qui connaissent bien l’anatomie. Elle félicite ensuite Stephanie pour son travail qui est au-dessus de la moyenne, en précisant que c’est le plus beau compliment qu’elle pourra jamais lui faire.

    En sortant de la salle d’opération, Catherine tombe sur Richard. Il lui demande si l’intervention s’est bien déroulée. Elle répond qu’elle a fait un travail impeccable. La suite est entre les mains du patient. Richard ne voit pas ce qu’elle veut dire. Elle estime que lorsqu’un homme est blessé dans sa virilité, la guérison est toujours difficile. Parfois même, elle n’est pas possible. Les hommes se raccrochent toujours à leur amour-propre, qui est fragile, et parfois ça les empêche de rebondir. C’est vraiment dommage. Richard n’apprécie pas cette allusion à leur situation personnelle.

    Callie et Amelia informent la mère de Marissa que la colonne vertébrale de cette dernière était plus endommagée que prévu. Néanmoins, elles ont réussi à la redresser. En faisant de la rééducation, l’adolescente devrait pouvoir à nouveau marcher, et même courir. La mère comprend que Marissa ne pourra plus jouer au golf. Amelia lui fait remarquer que sa fille est toujours en vie et qu’elle n’est pas paralysée. La mère de Marissa réplique que ça ne suffira pas. Marissa ne voulait qu’une chose, c’est pouvoir encore jouer au golf. Et elle, elle va passer pour la mère qui ne soutient pas sa fille, et qui a engagé des médecins merdiques qui n’ont pas pu faire ce qu’il fallait. Amelia lui présente des excuses et promet d’aller parler à Marissa. La mère de cette dernière n’en a rien à faire. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa fille était excellente dans son domaine. Amelia et Callie étaient censées l’être aussi. Elle s’en va. Callie remarque qu’Amelia a été ébranlée par ce qu’elle vient d’entendre. Elle lui dit qu’elles ont vraiment fait tout ce qui était possible. Amelia n’est pas d’accord. Elle comprend maintenant qu’elle a eu tort de s’opposer à Callie. Son approche a empiré les choses. Callie assure que non mais Amelia ne la croit pas.

    Owen aperçoit Amelia qui passe dans le couloir et il la rejoint pour lui demander comment s’est passé son intervention. Elle lui dit qu’elle ne peut pas faire ça. Il ne comprend pas ce qu’elle veut dire. Elle lui reproche alors d’être intervenu dans la conversation qu’elle avait avec Callie et d’avoir pris son parti. Elle aurait préféré qu’il ne s’en mêle pas. Owen est interloqué, surtout quand elle lui dit que Callie avait raison et que cela a porté préjudice à la patiente. Elle veut savoir s’il l’a soutenue en ne tenant compte que du bien-être de la patiente ou s’il a été influencé par leur relation. Owen certifie qu’il l’a soutenue parce qu’il a trouvé que son plan était intelligent et qu’il donnait à la patiente ce qu’elle voulait. Amelia ne le croit pas. Elle est certaine qu’il n’est entré dans la pièce où elle parlait avec Callie, que parce qu’il a entendu sa voix et qu’il voulait voir ce qu’elle faisait. Il n’était pas motivé par la médecine mais par les sentiments qu’il éprouve pour elle. Elle le sait parce qu’elle aurait fait la même chose dans le cas inverse. Ils ne peuvent pas s’en empêcher parce qu’ils sont faits comme ça. Quand ils tombent amoureux, leurs cerveaux changent. Leurs voies neurologiques sont altérées et leur font faire des choix et prendre des décisions, qu’ils le veuillent ou non. Voilà pourquoi ce n’est pas intelligent de mélanger boulot et sentiments. Owen tente de la raisonner mais elle ne l’écoute pas. Elle lui assène qu’elle a quitté sa maison et son travail pour essayer de tout recommencer à zéro. Elle s’est vraiment battue pour être prise au sérieux et pour faire du bon travail, et maintenant, une mère la prend pour une mauvaise chirurgienne qui a ruiné l’avenir de son enfant. Et cette femme a raison parce que tout ceci aurait pu être évité, si tous les deux, ils avaient réussi à avoir une relation strictement professionnelle. Ils ont fait une erreur. Leur relation est une erreur. Blessé, Owen s’en va sans un mot. .

    Maggie a rapporté à Alex les reproches que lui a faits Ethan. Alex lui conseille de laisser tomber ce mec. C’est vrai que quand elle s’y met, elle parle beaucoup, mais on ne peut pas dire qu’elle parle trop. Maggie lui confie qu’elle s’est sentie humiliée. Alex ne comprend pas pourquoi. Ce n’est pas de sa faute si elle a plus de conversation qu’Ethan. Et ce dernier a sans doute été intimidé parce qu’elle est plus intelligente que lui et plus drôle. Et elle l’est vraiment. Alex assure qu’elle le fait rire à chaque fois qu’ils sortent. Il aime particulièrement la grimace qu’elle fait avec ses lèvres. Aucun homme ne le reconnaitra mais ils aiment tous ça. Ça donne l’air bien à tout ce qu’elle dit, et c’est super mignon, et sexy. Elle a un beau sourire aussi, et de beaux cheveux. En fait, il n’y a rien de mauvais chez elle. Ce n’est pas elle qui a un problème, mais Ethan. C’est vrai qu’elle parle beaucoup, mais Ethan devrait l’écouter. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez ce mec. Elle devrait lui dire d’aller se faire voir.

    Stephanie informe Thomas que l’intervention s’est bien passé. Certes son pénis est encore gonflé, mais cela va se résorber avec le temps. Il est rose, ce qui est le signe que le sang y circule bien. Catherine conclut que ça évolue encore plus favorablement que ce qu’elle avait prévu. Thomas est vraiment un petit veinard. Il demande encore une fois si son sexe sera totalement opérationnel. Catherine se montre optimiste. Il devrait retrouver la plupart de ses fonctions. Thomas pousse un soupir de soulagement. Sa femme apparait à la porte de la chambre. Ayant appris qui c’était, Catherine conseille à Stephanie de sortir prudemment de la chambre et d’appeler la sécurité. Catherine demande ensuite à Marcia de sortir. Thomas retient sa femme. Il explique à Catherine que c’est lui qui lui a demandé de venir. Il présente des excuses à son épouse, s’accusant d’être le seul fautif, de ne pas avoir respecté leur accord selon lequel il pouvait la tromper uniquement avec des serveuses et des hôtesses. Jamais il n’aurait dû coucher avec son assistante. Catherine est stupéfaite. Elle rejoint Stéphanie dans le couloir. Elles regardent le couple s’embrasser passionnément. Stephanie ne comprend pas comment Thomas peut faire ça. Selon Catherine, parfois, il faut être fou pour aimer la folie. Ça ne peut pas s’expliquer. Stephanie la rassure, la sécurité va arriver. Tout à coup, elles entendent un cri de douleur derrière elles. Elles se retournent et découvrent Rory, qui vient de s’effondrer en pleurs en voyant Thomas embrasser son épouse. La jeune femme part en courant.

    C’est de fort mauvaise humeur que Richard retrouve April devant le planning des opérations. Il lui rappelle que cela fait très longtemps qu’il enseigne dans cet hôpital. Il pense être clair et précis et avoir de l’autorité. C’est pourquoi il ne comprend pas pourquoi elle a appelé Catherine Avery alors qu’il le lui avait expressément interdit. Il a prononcé les derniers mots en criant et April lui répond que le même ton. Si elle a appelé Catherine, c’est parce qu’elle a estimé que c’était la personne la plus qualifiée pour soigner le patient. Elle ne veut pas savoir ce qui se passe entre lui et Catherine, mais quoi que ce soit, cela n’interférera pas dans le bien-être de son patient et du pénis de ce dernier. Et pour ce que ça vaut, elle trouve que Richard et Catherine vont bien ensemble. Elle conclut en rappelant à Richard que Catherine est sa belle-mère et que donc, elle lui téléphonera quand bon lui semble. Compris, aboie Richard avant de tourner les talons.

    Maggie frappe à la porte de la salle où se trouve Ethan. Celui-ci s’apprêtait à partir. Il lui demande ce qu’elle veut. Elle veut qu’il sache que lorsqu’ils sont sortis ensemble, elle en a trop fait, parce qu’elle a voulu lui montrer de quoi elle était capable. C’est très efficace dans l’exercice de son métier mais inapproprié lors d’un rendez-vous galant. Si elle a agi comme ça, c’est parce qu’elle était nerveuse. Quand elle était enfant, elle n’était pas très sociable et elle passait son temps à lire. Ce n’est pas comme ça qu’on apprend à se comporter en société. Quand elle est nerveuse, elle a tendance à beaucoup parler, sur un ton sec et ferme, et à prendre les choses en main de façon à ce que personne ne réalise qu’elle a peur. Elle avoue à Ethan qu’elle était terrifiée lors de leur rendez-vous, parce qu’elle le trouve très beau et gentil, tout le contraire d’elle. C’est pour ça qu’elle a mis du cœur à l’ouvrage. Elle regrette que leur rendez-vous ne se soit pas bien passé et elle voulait qu’il sache qu’il n’était pas en cause. Ethan lui promet que la prochaine fois, c’est lui qui mettra du cœur à l’ouvrage.

    Amelia et Meredith se retrouvent dans la cuisine de cette dernière. L’ambiance est glaciale. Finalement, Amelia se décide à prendre la parole. Elle apprécie que Meredith veille sur Owen mais elle estime que sa belle-sœur n’a pas son mot à dire sur ce qu’elle fait ou sur les gens avec qui elle sort. Meredith veut s’expliquer mais Amelia l’en empêche. Elle lui rappelle qu’elle est venue à Seattle pour prendre un nouveau départ. Selon elle, Meredith ne la connait pas vraiment. Elle ne sait pas ce qu’Amelia a vécu et ce qu’elle a dû surmonter. Amelia estime que Meredith n’a jamais rien vécu de tel. Elle n’a jamais perdu l’amour de sa vie, elle n’a jamais pleuré sur le corps de celui qu’elle aimait le plus au monde, elle ne sait pas à quel point c’est dévastateur. Elle n’a jamais dû se remettre de ce genre de choses. Amelia, oui. Elle est toujours en train d’essayer de se reconstruire et elle fait de son mieux. Alors, tant que Meredith n’aura pas vécu les mêmes épreuves qu’elle, elle est priée de lui lâcher la grappe et de garder ses distances.

    Stephanie et Jo discutent de la greffe de pénis. Elles sont tellement absorbées par leur discussion qu’elles ne remarquent pas l’arrivée de Rory dans le service. Stephanie est très fière d’apprendre à sa camarade que Catherine Avery lui a dit qu’elle était au-dessus de la moyenne. Elle se demande si elle n’a pas enfin trouvé sa spécialité. Jo ironise que le fait qu’elle est heureuse de l’apprendre parce que ça a été sa principale préoccupation de la journée. A ce moment-là, elles entendent un cri de douleur. Elles aperçoivent Rory qui sort de la chambre de Thomas en courant. Les deux chirurgiennes se précipitent. Thomas leur apprend que Rory vient de lui couper son sexe. Pendant que Jo s’occupe de lui, Stephanie se lance à la poursuite de la coupable. Au passage, elle prend des gants. Elle retrouve Rory dans les toilettes pour dames et lui ordonne de lui remettre le pénis, ce que Rory refuse. Elle menace même de jeter le membre dans les toilettes si Stephanie s’approche elle. Elle lui confie qu’elle n’était pas que l’assistante de Thomas. Il lui avait dit qu’elle était son cœur, sa muse. Il lui avait promis d’ouvrir un restaurant avec elle et de quitter sa femme. Elle l’a cru. Mais maintenant, elle voit qu’il a décidé de rester avec celle qui l’a mutilé. Stephanie reconnait que c’est injuste. Elle comprend ce que Rory ressent. Celle-ci éclate en sanglots. Stephanie tend la main vers elle et la jeune femme y dépose le sexe coupé avant de s’écrouler par terre. Stephanie pousse un soupir de soulagement.

    Catherine est impressionnée par la jeune femme qu’elle compare à une guerrière qui s’est battue pour sauver un chef-d’œuvre. Elle est exactement le genre de chirurgienne dont Catherine a besoin à Boston. Celle-ci espère que quand la jeune femme réfléchira à sa spécialité, elle envisagera l’urologie et qu’elle optera pour Boston. Stephanie est touchée. Catherine lui assure qu’elle le mérite. Sans elle, le pénis de Thomas serait devenu une vieille cornemuse. Stephanie se met à rire. Catherine la laisse s’occuper du pénis pour aller voir le patient qui s’apprête à être réopéré. En sortant de la salle, elle tombe sur Richard qui l’attendait pour mettre les choses au point avec elle. Elle doit savoir qu’il n’a pas été blessé dans sa virilité et qu’il n’a aucun problème avec les femmes de pouvoir. Il a seulement un problème avec elle. Il sait qu’il l’a blessée et il en est désolé. L’année passée, il voulait vraiment la demander en mariage mais il s’est laissé influencer par leurs divergences professionnelles. Ils aiment tous les deux leur travail qui devient trop souvent leur priorité. Lui, il a déjà fait cette erreur et il ne veut pas la refaire. Catherine lui demande de se taire. Elle ne pense pas être capable de revivre ça. Elle l’a déjà vécu avec le père de Jackson et avec lui. Elle a fait tout son possible pour que ça marche mais tout s’est écroulé. Richard en est conscient et il ne peut pas lui promettre de ne plus jamais la blesser. Ça arrivera encore. Elle ne trouve pas cette perspective très séduisante. Il lui fait remarquer qu’elle fera sûrement la même chose avec lui, et il reviendra vers elle quand elle. Il accepte de courir ce risque parce qu’il sait qu’elle en vaut la peine, parce qu’il tient à elle, parce qu’il l’aime et parce qu’il veut être avec elle. Ils s’embrassent.

    Le lendemain, Callie demande à Marissa comment elle se sent. La jeune fille ne cache pas qu’elle accepte difficilement sa situation. Callie lui assure qu’elle pourrait être très bonne dans un tas d’activités qu’elle n’a pas même pas encore essayées. Marissa lui confie que sa mère pense qu’elle a voulu se faire opérer parce qu’elle aimait être la meilleure, que c’était devenu une sorte d’addiction pour elle. Mais la vérité est qu’elle aimait vraiment le golf et elle a peur que même si elle trouve quelque chose d’autre à faire, elle n’aimera jamais ça autant que le golf. Callie n’en est pas convaincue. Elle pense qu’on peut aimer plusieurs choses dans la vie. Un jour, Marissa aura un nouveau déclic et elle saura qu’elle a trouvé sa nouvelle passion. Callie veut y croire.

    Ben et Jo ont été très impressionnés que Stephanie ait pu sauver une deuxième fois le sexe de Thomas. Ben suppose que maintenant, elle va partir à Boston. La jeune femme confie que lorsque Rory lui a remis le pénis, la seule chose qui lui est venue à l’esprit, c’est qu’elle n’était pas devenue chirurgienne pour faire ce genre de choses. Elle n’aime pas s’occuper des pénis, elle n’aime pas l’urologie. Elle ne sait pas encore ce qu’elle veut faire, mais elle sait que ce n’est pas ça, parce qu’elle a été dégoûtée par le pénis.

    Jo demande à Alex s’il a faim. Elle a entendu dire qu’il y avait des frites à la cafétéria. Il ne lui répond pas. Il vient de voir Maggie et Ethan qui s’apprêtent à aller déjeuner à l’extérieur. Il sourit, il semble satisfait. Jo lui demande ce qu’il a. Il répond que ce n’est rien et l’invite à aller manger ces fameuses frites.

    Owen demande à Amelia ce qui se passe. Il veut qu’elle lui parle franchement. Il a l’impression qu’elle lui dit quelque chose en en pensant une autre et ça le perturbe. Il veut comprendre ce qui leur arrive parce qu’il tient vraiment à la relation qu’ils ont entamée. Amelia répond que ce n’est pas le bon endroit pour parler de ça. Une infirmière lui signale qu’on la demande au téléphone. Elle prend la communication tandis qu’Owen s’éloigne. Au bout de quelques secondes, elle réalise que son interlocuteur désire en fait parler à Derek. Elle lui passe donc Meredith qui se trouve justement là. Meredith reprend l’appel et demande si elle peut prendre un message pour Derek qui est absent pour le moment. C’est avec étonnement qu’elle apprend que son interlocuteur est à Washington et qu’il aimerait parler à Derek. Elle lui dit qu’elle pensait que ce dernier était là-bas. Après avoir raccroché, elle informe Amelia que l’appel venait de la Maison Blanche. Derek ne s’est pas rendu à la réunion qui était prévue au matin. Mais Meredith n’est pas particulièrement inquiète. Elle suppose que le vol de son mari a eu du retard.

     

    Voix off : Le truc avec l'amour c'est que, quand c'est bon, c'est très bon. Et quand c'est mauvais, ça fait très mal. Et si vous ne trouvez pas un moyen d'équilibrer tous ces hauts et bas, cela vous rendra fou.


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