• Episode 5.05 : There's No 'I' in Team

    Titre français : Effet domino

    Scénariste : Jenna Bans

    Réalisateur : Randy Zisk

    Diffusion États-Unis : 23 octobre 2008 sur ABC

    Diffusion France : 23 septembre 2009 sur TF1

     

    Voix off : Je suis un rocher. Je suis une île. C’est le mantra de la plupart des chirurgiens que j’ai rencontrés. Nous aimons penser que nous sommes indépendants, solitaires. Tout ce dont nous avons besoin pour faire notre travail, c’est d’un bloc, un scalpel et de volonté. Mais la vérité est que même le meilleur d’entre nous ne peut y arriver seul. La chirurgie, comme la vie, est un sport d’équipe.

     

    Pendant que Derek dort du sommeil du juste, Meredith continue de découvrir, à la lueur d’une lampe de poche, les pensées les plus intimes de sa mère.

    Callie et Erica rentrent ensemble dans le nouvel appartement dont Cristina est absente, car elle est de garde. Elles en profitent pour discuter de ce qu’elles attendent de leur relation. Mais la discussion n’est pas bien longue et se clôture par un baiser fougueux. Les deux femmes tombent enlacées sur le canapé.

    Le lendemain matin, Meredith déboule, toute souriante, dans la cuisine où Derek se trouve déjà. Elle vole un toast dans son assiette. Il lui rappelle qu’une des joies de la cohabitation est de prendre son petit déjeuner ensemble. Elle n’a pas le temps, Bailey l’a bipée pour qu’elle arrive tôt à l’hôpital. Il lui montre une revue médicale. Les résultats de leur essai clinique ont enfin été publiés. Au premier coup d’œil, Meredith remarque que leur méthode a été baptisée du nom de Shepherd, ce qui est confirmé par la grandeur de la photo de Derek, qui prend toute la couverture. Derek constate qu’elle n’affiche pas une mine vraiment réjouie et le lui dit. Elle nie, elle adore cette photo de lui. Elle s’en va sans plus attendre.

    Au Seattle Grace, Richard se glorifie de la publicité qui est faite ainsi à son hôpital. Il l’annonce à Bailey : le jour où Seattle Grace reviendra au tout premier plan est proche. Derek Shepherd en couverture d’une des plus grandes revues médicales du pays, avec une découverte de première importance, voilà quelque chose avec laquelle Mercy West ne pourra pas rivaliser. Il lui demande si elle a trouvé son dernier donneur. Elle confirme. Il a à peine tourné les talons que Bailey se réjouit aussi de mettre Mercy West à terre.

    Callie retrouve Mark en train de feuilleter la revue qui met son ami à l’honneur. Il ne peut cacher sa jalousie : il se demande si la photo de Derek n’a pas été retouchée, on ne voit pas ses pores. Mais Callie n’est pas d’humeur à écouter ses doléances. Elle a plus grave à régler. Elle lui annonce que la nuit dernière, Erica et elle sont passées à l’acte. Il la félicite. Pas de quoi, lui dit-elle. Ça n’a pas été un succès. Elle a essayé de s’occuper de son amie, mais elle n’a pas pu, c’était trop bizarre, presque clinique. Elle est partie très tôt pour éviter d’avoir à faire face à son amie. Mark se lève et revêt sa blouse blanche. Il ne veut pas parler de ça. Evoquer la partie de jambes en l’air de deux filles lubriques qui aiment ça, il est partant. Ecouter une fille parler de ce qui n’a pas marché, c’est déprimant et moche. Il sort.

    Dans le vestiaire des résidents, Cristina et Alex évoquent, en présence d’Izzie et Meredith, le succès de George qui devient l’un des leurs. Richard exige que chaque résident lui cède un interne. Lexie pénètre dans la pièce avec un seau de friandises auquel elle a accroché des ballons multicolores. Pendant qu’elle dépose le tout et appose des banderoles au mur, Meredith se plaint. Elle ne veut pas avoir tout le mérite que l’on accorde à l’essai clinique, mais au départ c’était son idée. Plus d’une fois, elle a dû supplier Derek pour le mettre en œuvre. Cristina estime qu’elle a tort, elle devrait exiger un minimum de reconnaissance. Il n’est pas normal que les titulaires aient tout le pouvoir. Lexie se lance dans une grande explication sur les relations entre internes et résidents. Elle estime qu’ils devraient sortir ensemble, cela créerait des liens. Izzie affiche un grand sourire.

    L’armée de chirurgiens suit Bailey. Cristina lui signale qu’elle est sensée travailler avec Mark. Bailey lui dit de ne pas s’en préoccuper, ils travailleront tous avec elle ce jour-là. Ils doivent oublier l’espace d’un instant leur carrière pour se focaliser sur elle. Depuis longtemps, elle a un projet, très important pour elle, qu’ils vont aider à réaliser. Aujourd’hui, ils ne sont pas 15 médecins mais une seule équipe de chirurgiens qui représente cet hôpital. Meredith lui demande de quelle intervention il s’agit pour qu’une telle équipe la prenne en charge. Bailey réplique qu’il ne s’agit pas d’une intervention, mais de douze : 6 transplantations rénales avec 6 donneurs et 6 receveurs. C’est ce qu’on appelle une intervention en domino. Ils pénètrent dans une salle où les attendent les douze personnes en question.

    Bailey commence les présentations. Il y a un premier couple dont l’homme, Stan, est accompagné de son épouse. Celle-ci n’étant pas compatible avec lui, va donner un rein à Mme Chen dont la sœur donnera le sien à un autre malade. Stan recevra le rein d’une jeune femme blonde, Lindsay. Kurt, malade lui aussi, est là avec son fils, P.J., qui va lui donner son rein et en recevoir un autre. Lexie, qui a lu le dossier et s’en souvient parfaitement grâce à sa mémoire photographique, termine d’expliquer qui donnera son rein à qui. Bailey attire l’attention de son équipe sur un point important : s’ils perdent un donneur, ils condamnent tous les autres. Voilà pourquoi ils doivent garantir à tous des soins hors pair. Cristina a une requête à faire : elle a entendu dire que, dans un hôpital de Boston, les chirurgiens avaient pu conserver, dans un bocal, l’organe qui n’était pas transplanté. Elle aimerait bien garder un rein, "en souvenir". Aussitôt Meredith se montre intéressée, suivie par Izzie et Alex. Bailey s’emporte : personne ne rentrera chez lui avec un rein dans un bocal.

    Callie croise Erica et lui demande si tout va bien. Callie lui explique qu’étant donné que Bailey a réquisitionné tous les médecins de l’établissement, elle a beaucoup de travail. Erica lui propose, pour le soir même, de se retrouver chez elle, se faire livrer un repas et louer un film. Callie est étonnée qu’elle veuille remettre ça. Erica ne comprend pas pourquoi, elle a beaucoup apprécié ce qui s’est passé entre elles. Voilà qui sidère Callie.

    Cristina annonce à ses internes qu’elle doit en désigner l’un pour être l’interne de George pour la journée. Lexie se propose avec enthousiasme mais Cristina refuse. C’est elle qui décidera qui d’entre eux l’ennuie le plus.

    George et Meredith s’occupent de Stan et de son épouse. Lorsque George demande à une interne de poser un pansement sur le bras du mari, à qui il vient de faire une prise de sang, il constate que les internes ne le prennent pas au sérieux. Ils échangent des sourires entendus et des réflexions moqueuses.

    Dans une chambre voisine, Lexie remarque, à la lecture du dossier, que la jeune femme dont Cristina s’occupe, n’est pas en attente d’un rein. Elle a simplement décidé de faire un don d’organes. Lexie est admirative devant une telle initiative.

    Derek retrouve Meredith devant un ascenseur. Il a mal aux joues tellement il a souri aux journalistes que Richard avait convoqués. Elle déclare qu’elle préfère prendre les escaliers. Il lui demande si tout ceci la contrarie. Elle nie et ironise : elle sait bien qu’il ne pouvait appeler leur essai la méthode Shepherd-Grey, parce que les gens auraient pu penser qu’il avait eu besoin d aide.

    P.J. s’inquiète auprès d’Alex du fait que son donneur est un homme de 50 ans. Il déplore aussi de devoir fêter son 23e anniversaire dans les murs de l’hôpital. Son père lui promet d’organiser quelques festivités mais le fils le rabroue. Cette façon de faire ne plaît pas du tout à Izzie, ce qui n’échappe pas à Alex. Alors qu’ils parlent de l’opération, ils sont tous les deux choqués d’entendre le fils demander si les 10 000 $ que son père, Kurt, lui a promis lui seront remis avant ou après l’intervention. Kurt se justifie, c’est son cadeau de Noël. Alex fait remarquer qu’ils ne sont qu’en octobre.

    Les deux chirurgiens viennent demander à Bailey ce qui se passerait si un des patients se faisait payer pour donner son rein. Elle leur rappelle que la moindre anicroche remet tout le projet en question. Alors avant de porter de telles accusations, ils ont intérêt à être certains de leur fait. Ils partent sans en dire plus.

    L’épouse de Stan remercie Lindsay pour la bonne action qu’elle s’apprête à faire, alors que la plupart des filles de son âge ne pensent qu’au shopping. Grâce à elle, la vie de son mari va être sauvée. La jeune femme proteste, elle n’est pas une sainte. L’épouse rétorque que, pour elle, elle est comme Mère Teresa. Stan demande à son épouse de lui rapporter un vêtement. Elle s’exécute aussitôt.

    Meredith confie ses doutes à Cristina. Sa mère a inventé la méthode Grey toute seule. Son amie lui suggère de cesser de lire le journal d’Ellis, ça la fait se sentir amoindrie. Elle lui demande son avis sur un des jeunes internes. Le trouve-t-elle propre ? Elle a repensé au discours de Lexie et elle se dit que peut-être elle n’a pas tort. Meredith est interloquée. Est-ce qu’elle pense à coucher avec un interne ? Cristina lui rappelle que ça fait bien longtemps qu’elle n’a pas eu un homme dans son lit.

    Leur conversation est interrompue par les éclats de voix de Lindsay qui s’en prend à Stan. Elle ne peut pas faire ça. Elle ne peut plus assumer l’admiration des gens, et surtout pas celle de sa femme. Il avait promis de tout lui dire ! Il doit le faire maintenant. Il refuse, il n’est pas assez bien. Elle réplique que cela fait trois ans qu’il dit cela. Elle s’aperçoit alors que la femme est revenue et a tout entendu. Stan fait un malaise.

    Peu après, l’épouse fait une scène à son mari. Elle n’est pas stupide. Elle a toujours su qu’il voyait d’autres femmes. Mais, là… Si cette jeune fille lui donne son rein, c’est qu’il y a entre eux plus que du sexe. Erica, qui a assisté à toute la conversation, les rassure : il ne s’agit que d’une crise aiguë d’anxiété. L’épouse continue sa diatribe : elle a tout fait pour son mari, elle l’a soigné, conduit aux dialyses, accompagné chez les médecins. Il l’interrompt : il ne lui a jamais rien demandé de tel. Il sait conduire une voiture, il est malade, pas impotent. Elle le rassure : elle ne fera plus jamais rien pour lui, y compris donner son rein. La nouvelle atterre Bailey. Elle demande à Meredith de prévenir l’office des greffes. Il leur faut d’urgence un rein qui soit compatible avec Stan. Meredith sait que cela ne sera pas aisé. Mais ils n’ont pas d’autre solution.

    Derek s’épanche auprès de Mark qui fait des recherches sur un PC. Meredith n’est qu’une résidente de seconde année. C’est lui qui a mis au point le virus. Mark lui donne raison. Meredith n’a fait que l’assister. Lorsque Michael Jordan marque un panier, tout le monde se fout de qui lui a passé le ballon. De toute façon, les femmes ont tendance à tout exagérer. Derek lui fait remarquer qu’il semble d’humeur massacrante aujourd’hui. Il s’aperçoit alors que son ami met au point son propre essai clinique. Il se moque de lui. Son succès a rappelé à Mark qu’il n’avait pas encore contribué à l’histoire de la médecine. Il devrait lire son essai clinique, ça ferait de lui un homme meilleur.

    Lindsay se confie à Cristina. Sa relation avec Stan a commencé comme une simple aventure entre collègues de bureau, quelque chose sans importance. Puis un jour, elle n’a plus pensé qu’à cet homme plus âge qu’elle. Mais, parce qu’il n’est pas libre, elle ne pouvait rien faire pour lui, sauf lui donner son rein. Et quand elle lui aura sauvé la vie, il pourra choisir entre elle et son épouse.

    Callie tente encore de parler à Mark. Apparemment Erica a apprécié le peu qu’elle lui a fait la nuit dernière. Elle en veut plus. Il réitère son refus d’en parler. Il est un chirurgien de première classe et de renommée mondiale. Il a plus important à faire que de parler dispenser des conseils en matière de sexe.

    A la cafétéria, Meredith retrouve ses trois amis devant lesquels sont alignés leurs internes. Elle aimerait savoir ce qu’ils font. C’est sa demi-sœur qui le lui explique : ils sont en train de décider lequel de leurs internes ils vont céder à George. Cristina annonce qu’elle va garder Lexie, en raison de sa bonne mémoire. C’est au tour d’Izzie de faire l’état des lieux. Elle se montre critique envers ses assistants. Alex est prêt à donner l’interne qui s’appelle Pierce, celui que Cristina convoitait pour son usage personnel. Lorsqu’elle lui demande sa motivation, Alex dit qu’il déteste prononcer ce prénom, Pierce. Lexie tente d’inciter ses camarades à la révolte. Ils ne peuvent rester ainsi, à se faire humilier, sans rien faire. Une des garçons lui suggère de commencer, les autres suivront. Izzie demande à Meredith si elle a des nouvelles de l’Office des greffes. Ils effectuent des recherches pour un donneur compatible, sans succès jusqu’à présent. Izzie espère qu’ils trouveront, son patient, Kurt, en a vraiment besoin. Ils sont tous dans ce cas, objecte Cristina. Meredith ironise : si Derek avait besoin d’un rein, elle ne pourrait pas le lui donner. Il en tirerait tout le crédit. Il dirait que le rein a poussé par magie dans son corps. Izzie insiste : cela fait 15 ans que son patient est malade et en plus, il est affligé d’un gamin de merde. Un des internes cherche à se défiler mais Cristina le rappelle à l’ordre.

    Bailey a dû informer ses patients de la décision prise par l’épouse de Stan. Tous se demandent ce qui va advenir d’eux et la pressent de questions. Une dame précise que si sa sœur ne reçoit pas de reins, il est hors de question qu’elle donne le sien. Bailey les rassure comme elle peut : tout le monde recevra un rein aujourd’hui. Elle les tiendra au courant dès qu’elle aura plus d’informations.

    Dès que les patients sont sortis, Richard retrouve Bailey, qui lui assure avoir tout sous contrôle. Il lui rappelle que l’hôpital a eu les honneurs de la presse aujourd’hui. Tous les regards sont tournés vers eux. Elle doit trouver une solution.

    Izzie et Alex informe Kurt et P.J du problème. P.J. enrage. Il a été traité comme un rat de laboratoire pour rien ! Kurt objecte que cela leur aura au moins permis de passer du temps ensemble. P.J. rétorque qu’il est en retard de 20 ans pour ça. Il aimerait savoir s’il recevra les 10 000 $, même si la chirurgie n’a pas lieu, sinon il n’a plus rien à faire là. Il aimerait pouvoir reprendre sa vie. Son père le supplie d’être patient. Excédée, Izzie sort de la chambre, suivie par Alex. Il la retrouve dans les escaliers. Elle explose. Elle a envie de frapper ce gamin insupportable qui ne manifeste aucun respect pour son père malade et qui ne s’intéresse qu’à l’argent. Alex pense que peut-être Kurt a fait quelque chose de vraiment moche qui a mis son fils dans un tel état d’esprit. Elle n’est pas d’accord avec lui. Alex s’en prend à elle : elle a le tort de toujours trop s’impliquer envers ses patients et de ne jamais admettre qu’ils peuvent être en tort. Il s’interrompt soudain. Elle le prie de poursuivre, de toute façon elle sait à quoi s’attendre avec lui. Un instant, il est un brave homme, la seconde d’après, il n’est plus qu’un crétin. C’est de la vieille histoire, tout ça. Il s’en va.

    Lexie demande à George pourquoi il n’a pas déjeuné. Il n’a pas eu le temps parce qu’il a dû remplir ses dossiers lui-même. Aucun des internes ne le respectent. Elle répond qu’elle, elle le respecterait si elle était son interne. Cristina, qui les a entendus, s’en mêle : si on ne le respecte pas, c’est parce qu’il n’inspire pas la peur. Elle lui suggère d’en choisir un et de le torturer pendant quelques jours. Ça devrait marcher. Comme pour lui montrer l’exemple, elle humilie l’interne n° 2.

    Derek rejoint Meredith dans une salle et lui dit qu’il ne se livrera pas avec elle à ce duel silencieux. Il va écrire aux éditeurs de la revue et demander une correction. On parlera dorénavant de la méthode Shepherd-Grey. Elle refuse qu’il la crédite uniquement parce qu’il est en colère qu’elle soit en colère. Elle veut qu’il la crédite parce qu’elle a travaillé dur et qu’il estime qu’elle le mérite. Il proteste. Elle ne le mérite pas. En matière de chirurgie, elle n’est encore qu’un bébé. Elle a le potentiel pour devenir un bon chirurgien, peut-être même un excellent chirurgien. Mais elle n’a fait que gratter à la surface de tout ce qu’elle doit encore apprendre. Elle lui rappelle que l’essai clinique était son idée. Elle est bipée. En sortant, elle lui dit qu’elle déteste la photo qui est en couverture de la revue. Il sourit.

    Meredith vient prévenir Bailey et Richard que l’Office des greffes ne dispose d’aucun donneur compatible avec Stan. Bailey refuse de s’avouer vaincue. Elle veut tenter de convaincre la femme de Stan. Richard refuse, elle ne peut rien faire qui ressemble à de la contrainte. Les règles en vigueur sont sans discussion. Il est hors de question que Seattle Grace perde, en plus du reste, son statut de centre de transplantation. Ils n’ont plus qu’à renvoyer les patients chez eux.

    Callie avoue enfin à Erica qu’elle n’est pas faite pour les amours lesbiennes. Elle a cru qu’elle pourrait mais ce n’est pas le cas. Erica ne comprend pas, elles ont fait l’amour pourtant. Elle réalise alors que Callie n’a eu aucun plaisir et sort de la pièce.

    Izzie et Alex informent Kurt que la transplantation n’aura pas lieu. Il est éploré, il était si proche. Izzie le rassure. Il est bien placé dans la liste d’attente, il trouvera un autre donneur. Il précise qu’il ne parlait pas de son rein, mais de son fils. Cela faisait des années qu’ils ne s’étaient pas parlés. Il a mis des mois à le retrouver. C’était son ultime chance de se rapprocher de lui. Il admet que son fils est parfois grossier et égoïste, mais la vie n’a pas toujours été facile pour lui. Sa mère est morte, lui était absent à cause de son travail, il a fait beaucoup d’erreurs. Izzie le conjure de ne pas s’en vouloir. Elle est certaine qu’il a fait de son mieux. Il ne doit pas être déçu du résultat. Alex l’interrompt pour faire signer les papiers de décharge. Kurt s’effondre en pleurs, il s’excuse. Izzie compatit.

    Bailey fait signer les papiers de décharge à l’épouse de Stan. Bailey répond qu’elle n’est pas là pour penser. La dame se justifie. Son mari a tout pris. Son amour, sa fierté, sa dignité, il ne lui reste plus rien. La seule chose qu’il n’aura pas, c’est un rein. Elle ne peut supporter l’idée de lui donner encore cette part d’elle-même. Elle demande encore à Bailey ce qu’elle pense d’elle. Bailey insiste : elle n’est pas autorisée à donner son avis. Il y a des règles très strictes à ce sujet. Donner son rein à quelqu’un ne peut être fait sous la contrainte. Il s’agit d’un acte beau et extraordinaire. C’est un cadeau que chacun doit faire librement. Si jamais elle devait décider de faire ce don – mais ce n’est pas ce qu’elle lui demande – elle ne le ferait pas uniquement pour son mari, mais aussi pour tous les autres. Au bord des larmes, l’épouse hésite à signer le papier de décharge.

    Richard informe son équipe. Les six premiers donneurs sont anesthésiés et prêts à partir au bloc. Une fois que l’on se sera occupé d’eux, les six autres pourront suivre. Chaque couple porte un signe de la même couleur afin qu’on ne les confonde pas. Il leur recommande de travailler rapidement mais avec précaution. Ils doivent former une équipe. Ensuite. Les interventions commencent.

    Richard propose à Cristina de terminer la transplantation d’un rein. De l’urine éclabousse la jeune femme. Richard la rassure, cela prouve qu’ils ont bien fait leur travail.

    Dans un autre bloc, Bailey s’apprête à transplanter un autre rein. Elle demande à Meredith de le lui apporter. Malheureusement, la jeune femme le laisse échapper de ses mains et l’organe s’écrase au sol. Toute l’équipe se précipite pour le nettoyer et le placer dans de la glace. Lorsque Meredith veut aider, Bailey la rabroue. Il est hors de question qu’elle touche encore quoi que ce soit. Richard, qui a été averti de l’incident, entre en trombe dans la salle et demande en criant qui a laissé tomber le rein. Meredith se fait toute petite.

    Une fois encore, Callie rejoint Mark en salle de repos. Elle sait qu’il ne veut pas parler de son problème mais elle il doit l’écouter. Elle n’est pas du genre qui abandonne, qui baisse les bras. Elle veut être la meilleure en tout, et pour ça aussi, elle veut être la meilleure. Elle a besoin de lui. Il faut qu’il lui montre comment faire. Elle sait qu’il est un génie, même si son essai clinique n’a pas encore été publié. Voilà qui achève de convaincre Mark qui lui ordonne de retirer sa culotte. Il va lui apprendre la méthode Sloan. Elle se confond en remerciements. Ils commencent à se déshabiller.

    Richard et Bailey transplantent le rein que Meredith a laissé tomber. Il faut que le rein prenne une couleur rose pour que l’opération soit réussie. La jeune femme stresse. Bailey aussi. Mais finalement, elles sont rassurées lorsque l’organe devient rose.

    Plus tard, les cinq résidents sont réunis. Cristina est prête à céder deux de ses internes. Alex veut bien les échanger contre Laura. Izzie, elle, veut se débarrasser de Léo. Richard surgit et leur demande ce qu’ils font. Izzie lui explique. Bailey se moque d’eux. Est-ce qu’ils pensent qu’elle a pu choisir ses internes ? Elle ne les a pas choisis en se disant qu’ils allaient former une équipe de rêve. Ils sont fainéants, geignards, déprimants, avec des doigts qui laissent tout échapper, et, en ce qui concerne plus particulièrement Cristina, embêtante. Richard l’interrompt. Il prend quelques cartes au hasard et les donne à George. Voilà ses internes ! Le jeune homme ne semble pas mécontent du choix. Bailey est bipée.

    C’est Kurt qui fait un malaise. Bailey ordonne toute une série d’examens lorsque le patient réclame son fils.

    Lindsay demande des nouvelles de Stan. Elle suppose qu’il est mort puisqu’il ne l’a pas encore appelée. Cristina ne peut que lui dire qu’il va bien. Lindsay s’énerve. Leur relation a duré trois ans. Elle lui a donné un rein et il n’est même pas capable de faire un choix. Cristina lui dit que justement le fait qu’il ne l’ait pas appelée ou pas pris de ses nouvelles prouvent sans doute que le choix est fait. Lindsay n’en revient pas. Il ne peut pas la quitter, elle lui a donné son rein. Réalisant que Cristina a vu juste, elle s’effondre en pleurs.

    Alex vient prévenir P.J. que son père a fait une attaque. Le jeune garçon lui demande ce que ça veut dire. Alex s’emporte. Ça signifie que son père est en train de mourir et que, s’il ne va pas le voir, ce sera trop tard pour eux. Izzie entre dans la pièce et tente de le calmer mais il ne l’écoute pas. Il crie de plus en plus fort. Son père le réclame, il doit aller le voir, sinon il vivra avec ce regret tout le reste de sa vie. Izzie le rappelle encore une fois à l’ordre. Il sort, fou de rage.

    Lexie entre dans les vestiaires des internes et y trouve George qui prépare la journée du lendemain avec ses nouveaux assistants. Il leur donne rendez-vous une heure avant la tournée des patients. Une des internes objecte qu’Izzie ne procédait pas de la sorte. Ils se moquent ouvertement de lui. Une fois qu’ils sont sortis, Lexie demande à George pourquoi il n’a pas cherché à la faire admettre dans son équipe. Elle l’a aidé à étudier, elle l’a aidé à décorer son vestiaire, mais il ne voit rien. Elle se traite d’idiote. Et lui n’est qu’un crétin. Elle quitte le vestiaire, les larmes aux yeux.

    Bailey et Richard font le point sur les patients. Certains sont stables. Par contre, Kurt est mal en point. Voilà une nouvelle qui n’affecte pas outre mesure le chef de chirurgie qui informe sa collaboratrice du fait que la presse sera présente le lendemain. Elle devra être disponible pour donner des interviews et faire quelques photos. Elle devra se parer de sa plus belle blouse de chirurgie. Elle est choquée. A-t-il entendu ce qu’elle a dit au sujet de Kurt ? Oui, bien entendu, mais il sait surtout qu’elle a sauvé cinq autres vies. Il n’y a pas de perfection en chirurgie, seulement du bon.

    Bailey pousse le fauteuil roulant de l’épouse de Stan. Celle-ci pense qu’elle veut lui faire rencontrer son mari, ce qu’elle refuse. Aussi est-elle étonnée et touchée en découvrant la personne à qui elle a donné son rein. Son entrée est applaudie par la famille.

    Meredith surveille avec inquiétude la fille qui a reçu le rein qu’elle a laissé tombé. Richard vient aux nouvelles. La patiente semble aller tout à fait bien mais elle garde un œil sur elle. Richard lui demande de le suivre. Il l’amène à la chambre de Kurt. Cet homme va très mal, il va peut-être mourir. Pourtant, il a reçu un rein tout a fait sain, qui n’est pas tombé. Elle doit se pardonner son erreur.

    Alex entre dans la chambre de Kurt, en poussant le fauteuil de P.J. qui est en larmes. Il prend la main de son père.

    George rassure Stan sur son état. Le patient déplore l’absence de sa femme. Le médecin lui fait remarquer que dorénavant les choses seront différentes pour lui.

    Dans le hall d’entrée, Derek et Bailey se félicitent mutuellement. Elle lui demande quel effet de voir sa photo affichée partout. Il reconnaît qu’il apprécierait davantage si Meredith réagissait autrement. Elle comprend la jeune femme, elle a travaillé si dur pour lui, et c’est lui qui en retire toute la gloire. Il rétorque qu’il aurait endossé toute la responsabilité s’ils avaient échoué. Oui, mais ils ont réussi, ajoute Bailey. Il insiste : le problème est simple. Il est titulaire, elle est résidente de seconde année. Elle lui rappelle qu’il vit avec cette résidente, ce qui complique singulièrement les choses. Elle lui suggère de commencer par remercier Meredith. Il sera étonné de l’effet que de cela aura sur sa compagne.

    Chez Joe, Meredith rapporte à Cristina sa conversation avec Derek. Il l’a traitée de bébé qui avait encore tout à apprendre. Elle sait maintenant qu’il avait raison et elle déteste quand il a raison. Cristina l’implore de cesser d’accorder autant d’importance à ce que Derek pense d’elle. Cela la fait paraître désespérée. Meredith change de sujet, si l’on parlait de l’interne que l’on va mettre dans son lit ? Cristina a changé d’avis. Les internes sont faibles. Elle a besoin d’un homme comme Burke. Meredith commande une autre tournée lorsque Derek entre dans le bar. Tout sourire, il dépose un paquet sur le comptoir devant la jeune femme, toute étonnée. Cristina se moque de lui : il a apporté des roses pour qu’elle le laisse rentrer à la maison. Il rit. Meredith retire du paquet un rein dans un bocal. Cristina est verte de jalousie. Elle veut savoir comment il est arrivé à l’avoir. C’est étonnant tous les avantages qu’un neurochirurgien renommé peut obtenir. Meredith le remercie. Il reconnaît que sans elle, il n’aurait pas réussi, pour aucun patient, dans aucune intervention. C’est lui qui la remercie. Ils s’embrassent. Joe leur demande s’ils ne peuvent pas remballer le rein avant que ses clients ne prennent peur. Ils partent ensemble.

    Callie retrouve Erica en salle de repos. Elle lui ordonne de retirer son pantalon. Elles vont réessayer. Elle se déshabille.

    A la maison, Izzie trouve Alex en train de ranger ses vêtements. Elle lui dit qu’il l’intéresse. Elle n’est pas folle, elle ne va pas essayer de se suicider, et elle ne va pas s’en aller même s’il la repousse. Il lui ordonne de la fermer et de sortir de sa chambre. Elle refuse et se rapproche de lui. Il l’intéresse et elle sait que c’est réciproque. Il n’est pas trop tard pour eux. Il lui demande une fois encore de s’en aller. Elle lui demande d’admettre que ce qu’elle dit est vrai. Puis elle répète sans fin qu’elle est intéressée par lui. Il la fait taire par un baiser.

    Meredith et Derek sont dans leur lit. Elle remarque que le rein brille. Ils en rient. Elle ironise sur le fait que lorsqu’elle était résidente, sa mère n’a pas laissé tomber un rein par terre. Il est étonné d’apprendre qu’elle lit son journal. Elle confirme et ajoute qu’elle n’arrive pas à la cheville de sa mère, en tant que chirurgien. Il se serre contre elle.

    Cristina va quitter le bar lorsqu’elle entend Owen Hunt commander une bière.

     

    Voix off : Choisir une équipe dans la vie réelle, c’est comme si on était en classe de gym. Etre le premier choisi est terrifiant. Et être le dernier à être choisi, ce n’est pas la pire chose au monde. Nous regardons de l’autre côté, nous nous accrochons à notre solitude. Parce que nous savons que, dès que nous quittons notre banc, quelqu’un surgira et changera les règles du jeu.


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