• Episode 5.09 : In the Midnight Hour

    Titre français : Idées noires pour une nuit blanche

    Scénaristes : Tony Phelan & Joan Rater

    Réalisateur : Tom Verica

    Diffusion États-Unis : 20 novembre 2008 sur ABC

    Diffusion France : 7 octobre 2009 sur TF1

     

    Voix off : Quand vous êtes petit, la nuit est effrayante parce que des monstres se cachent juste sous le lit. Quand vous devenez plus vieux, les monstres sont différents. Le doute de soi, la solitude, le regret. Et bien que vous soyez plus âgés et plus sage, vous avez toujours peur de l'obscurité.

     

    L’épisode s’ouvre une série d’images. Meredith et Cristina s’affairant sur un patient. Callie allongée sur le sol, du sang s’écoulant de ses narines. Lexie se cachant entre deux armoires.

    Izzie est dans sa chambre. Elle demande à Denny si elle est en train de devenir folle. Il la rassure mais elle ne le croit pas. Puisqu’il est mort, comment cela se fait-il qu’il est là ? Qui est-il ? Il ne peut être que le fruit de son imagination. Elle l’a touché, elle l’a embrassé quand il était vivant. Maintenant elle ne fait que revivre ces souvenirs. Il veut lui prouver le contraire en faisant quelque chose qu’ils n’ont jamais fait de son vivant. Il se déshabille avant de l’embrasser. Elle l’imite aussitôt avant de le faire tomber sur le lit.

    Le temps est à l’orage lorsque Cristina arrive à Seattle Grace pour prendre son service aux urgences. Elle a été prévenue qu’un patient allait arriver, une probable appendicectomie. Elle croise Owen Hunt qui tente désespérément de lui parler de ce qui s’est produit entre eux, mais il n’y arrive pas.

    Meredith est en train de lire un des journaux de sa mère, dans sa balle de bains, pour ne pas réveiller Derek, lorsque Sadie fait son entrée. Celle-ci ne comprend pas quel intérêt elle peut trouver dans les écrits de sa mère, vu qu’elle la détestait. Meredith reconnaît avoir découvert que sa mère était une femme drôle et passionnée, un peu comme Cristina. Sadie ne semble pas beaucoup apprécier cette dernière, qu’elle trouve certes passionnée, mais pas amusante du tout. Meredith lui demande de lui accorder une chance. Cristina est quelqu’un de très loyal et dans leur métier, on a besoin d’alliés. Sadie lui demande ce qu’elle pense de sa sœur, Lexie. Elle aimerait l’avoir comme amie. Meredith la décourage. Lexie a grandi avec des parents et des règles, et des posters joyeux sur les murs de sa chambre. Ce serait un mauvais choix. Le bipeur de Meredith résonne. C’est Cristina qui la prévient pour l’appendicectomie. Les deux femmes sortent de la pièce et, en passant devant la chambre de Izzie, entendent celle-ci gémir de plaisir. Meredith est étonnée de voir Alex sortir d’une autre pièce. Elle pensait qu’il était à l’origine de ces cris. Il les entend lui aussi et commence à se poser des questions. Meredith panique. Elle crie le nom de Derek et est soulagée de le voir apparaître à la porte de leur chambre. Il se précipite parce qu’il pense qu’elle a un problème. Mais à entendre Izzie gémir, il comprend. Alex en conclut qu’Izzie vole en solo. Il frappe à la porte de sa chambre pour la prévenir qu’ils doivent partir pour Seattle Grace. Derek sursaute en entendant la voix de Sadie. Il demande si elle aussi fait désormais partie de la colonie. Meredith le tranquillise, elle n’est là que pour deux jours, le temps qu’elle se trouve un logement. Il veut s’assurer qu’elle n’acceptera plus de nouveaux chiens errants, elle le lui promet. Ils échangent un baiser tandis qu’Alex insiste pour qu’Izzie lui ouvre.

    Elle le fait, enfin, toute dégoulinante de sueur, prenant bien garde de ne pas ouvrir tout à fait sa porte. Elle prétend ne pas se sentir bien, elle fait de la température. Il est préférable qu’elle retourne au lit. Alex la comprend, elle semble bien s’y amuser. Il peut l’aider si elle le veut. Elle refuse, elle ne veut pas le rendre malade. Elle referme la porte.

    Bailey arrive et s’étonne de trouver tous ses résidents sur le pied de guerre. Déjà, ils se disputent tous l’appendicectomie. Cristina insiste sur le fait qu’elle était là la première et qu’elle partage avec Meredith. Alex complimente sa supérieure. Bailey comprend alors qu’ils sont tous là pour se faire valoir, dans le but d’impressionner Richard et ainsi obtenir l’intervention en solo.

    Owen entre dans le service en tirant une civière, que suit une petite fille. Le patient, Arthur, est tombé d’une fenêtre au deuxième étage. Bailey désigne George pour assister le chirurgien. Elle envoie Cristina et Meredith préparer l’autre patient, Jason, pour son appendicectomie, tandis que Alex devra prendre en charge une personne qui souffre de maux de ventre. Elle rit lorsqu’il lui dit que quelle que soit l’affection dont souffre le patient, il est là pour son bien-être.

    Les internes continuent de s’entraîner sur l’un des leurs. Cette fois ils ont appris à faire une épidurale. Sadie entre dans la pièce, déçue de ne pas avoir été prévenue. Elle dit à Lexie que Meredith a tort quand elle la traite de chochotte. En guise de boutade, elle regrette que leur cobaye ne soit pas enceinte, ils auraient pu lui faire une césarienne. C’est alors que Lexie propose de lui retirer l’appendice. Les autres pensent à une blague mais Lexie insiste. On peut vivre sans appendice. Sadie est enthousiaste à cette idée. Evidemment, l’intéressé proteste. Lexie ne voit pas ce qui le dérange, il pourra assister à sa propre intervention et en tirera des leçons lui aussi. Une des internes objecte qu’il faut se méfier des résidents. Mais Sadie la rassure, ils sont bien trop occupés à essayer d’obtenir l’intervention en solo pour les surveiller. Lexie est enthousiaste, ils vont devenir des rock stars. Mais l’interne désigné refuse catégoriquement qu’on touche à son intégrité physique. Alors Sadie propose son propre appendice, à condition qu’elle puisse elle aussi, par après, l’enlever à un d’entre eux. Lexie et elle concluent le marché.

    Callie et Mark arrivent aux urgences pour prêter main forte à Derek qui s’occupe d’Arthur. Celui-ci faisait une crise de somnambulisme quand il est tombé par la fenêtre. Il souffre de terreurs nocturnes. L’examen se fait sous les yeux de sa fille, Ivy. Tout à coup, Arthur sort de son inconscience et se met à crier, il a une autre crise. Ivy est terrorisée. Tous les médecins se précipitent pour ceinturer l’homme. En se débattant, il donne un violent coup à Callie qui tombe par terre, la tête contre le sol. Le sang s’écoule aussitôt de son nez mais les médecins ne peuvent s’occuper d’elle tant qu’ils n’ont pas maîtrisé le forcené.

    Lexie et Sadie font le point devant le tableau du planning, pour voir où et quand elles vont pouvoir effectuer l’appendicectomie. Meredith les aperçoit et leur demande ce qu’elles font. Lexie invente qu’elle fait les honneurs de l’hôpital à la nouvelle. Meredith trouve cela bizarre mais sans plus.

    Alex entre dans la chambre de la patiente sui souffre de l’abdomen. La jeune femme, Lauren, est accompagnée de son époux, Seth. Elle explique au docteur qu’elle a mal et qu’elle ne parvient pas à garder de la nourriture. Seth est lui assez caustique lorsqu’il apprend à Alex que sa femme est là parce qu’elle pense avoir un cancer de l’estomac, selon ce qu’elle a vu sur Internet. Pour lui, elle est plutôt cinglée. Alex commence à examiner Lauren.

    Mark soigne enfin Callie. Celle-ci est désespérée de l’état de son nez qu’elle trouvait si joli, avant. Il la rassure, dans quatre semaines maximum, tout sera comme avant. Il se moque gentiment d’elle lorsqu’elle se met à pleurer, parce qu’il lui fait une piqûre. Elle proteste, ça fait mal. Son année est vraiment pourrie. Il la console et lui suggère de réparer son nez sous anesthésie. Ainsi, lorsqu’elle se réveillera, elle pourra entamer une nouvelle phase de sa vie. Elle lui demande s’il sera toujours son ami et s’il voudra bien coucher avec elle à chaque fois qu’elle le demandera. Il le lui promet avant de recommencer à se moquer d’elle.

    Dans l’autre salle, Arthur s’est calmé. Il ne comprend pas ce qu’il fait là, avec sa fille. Owen lui explique que selon sa fille, il a fait un mauvais rêve qui l’a poussé à se jeter par la fenêtre. Derek lui demande s’il souffre de somnambulisme. L’homme confirme, cela a commencé après la mort de sa femme. Il s’est alors rendu dans une clinique du sommeil où on lui a prescrit du Clonazapam pour soigner son stress. Lorsqu’Owen lui demande si ça marche, il rétorque qu’élever seul une fille de 13 ans provoque forcément du stress. Mais il n’avait plus eu de crise depuis longtemps. Il pense qu’il a dû oublier de prendre son comprimé. Il s’excuse auprès de sa fille de lui avoir fait peur. Elle lui répond qu’elle a seulement eu peur pour lui.

    Lexie réunit tout le matériel dont elle va avoir besoin pour opérer Sadie. Elle est interrompue par Mark qui, lui, cherche de quoi faire des intraveineuses. Il ne parvient pas à mettre la main sur un de ces fichus internes. Elle lui répond qu’ils sont fort occupés à faire leur boulot d’internes. Elle remet à Mark ce dont il a besoin. Derek les aperçoit ensemble et appelle Mark, lui rappelant à mots couverts qu’il ne doit pas importuner la petite Grey. Mark se justifie auprès de son ami, dont le regard est amusé. Il a trouvé Lexie dans la réserve, ce n’est pas lui qui l’a invitée à y venir. La jeune femme sort. Mark demande à son ami de ne pas le regarder de cette façon, il ne faisait rien. Derek lui demande de continuer ainsi. Mark insiste, il ne faisait rien !

    Meredith et Cristina assistent Bailey sur l’appendicectomie. Elles l’assaillent de questions. Bailey hésite parfois avant de leur répondre. Elle a déjà tellement pratiqué ce type d’intervention, c’est devenu tellement naturel, qu’elle ne réfléchit même plus à ce qu’elle fait.

    Les internes sont réunis autour de Lexie qui s’apprête à opérer Sadie sous péridurale. Ils sont tous excités. Après avoir fait allusion à ce que Meredith a dit de sa sœur, allusion que bien évidemment Lexie ne comprend pas, Sadie annonce qu’elle est prête. En se référant aux images d’un manuel de médecine, Lexie marque l’endroit où elle va devoir inciser. Mais elle est nerveuse et commence à dire n’importe quoi. Puis au moment de pratiquer l’incision, elle hésite. Et si c’était une mauvaise idée ? Ils pourraient la regretter. Ça pourrait même les conduire en prison. Ils n’ont qu’à simplement demander plus d’heures de laboratoire. Exaspérée par ce babillage incessant, Sadie lu retire le scalpel des mains, s’incise elle-même avant de rendre l’instrument à Lexie en lui ordonnant de retirer son appendice. Mise devant le fait accompli, Lexie ne peut que continuer. Sadie exige qu’on place un miroir de telle façon qu’elle puisse assister activement, elle aussi, à son opération. Tout à coup, Lexie semble remarquer que l’appendice est enflammé. Une des internes panique et suggère qu’on appelle un résident. C’est hors de question s’insurge Sadie. Si elle ne peut pas faire face à la situation, elle n’a qu’à s’en aller, ce que fait la fille, après une brève hésitation. Lexie poursuit l’intervention.

    Mark trouve Ivy en train de regarder la télévision dans la chambre de son père qui passe des examens. Elle aimerait qu’il présente ses excuses à Callie. Si elle avait été capable de remettre son père au lit, il n’aurait pas frappé le médecin. Mark regarde Ivy plus attentivement et l’interroge : depuis combien de temps n’a-t-elle plus dormi ? Elle ne répond pas directement, elle dit simplement qu’elle n’est pas fatiguée. Il s’en va après lui avoir conseillée de se reposer un peu.

    Lauren explique à Alex qu’elle a acheté sur Internet des antibiotiques pour soigner une infection à staphylocoques, alors que son mari pensait qu’il ne s’agissait que d’un simple bouton, tout comme le dermatologue d’ailleurs. Après qu’elle ait pris les médicaments, l’infection a disparu. Alex lui apprend que maintenant elle souffre d’un autre type d’infection. Les antibiotiques qu’elle a pris ont pratiquement détruit toute la faune florale de son organisme. Maintenant ils vont devoir lui pratiquer ce qu’on appelle une transplantation fécale. Alex détaille la procédure : ils vont introduire une sonde par le nez et l’amener jusqu’à l’estomac. Le donneur doit être quelqu’un qui partage quotidiennement les mêmes germes qu’elle, dans l’idéal son époux. Avant de donner son accord, Seth exige qu’elle admette qu’il ne s’agissait que d’un simple bouton. Il est hors de question pour lui de faire ses excréments dans un bol pour une personne qui ne reconnaît pas ses torts. Comme Lauren proteste, il s’en va en lui demandant de lui faire savoir quand elle aura changé d’avis. Alex tente de convaincre Lauren de s’incliner mais elle refuse.

    Meredith fait part de son inquiétude à Cristina. Aucun de ses internes n’a répondu à ses appels. Cristina aperçoit alors l’interne qui a fui l’intervention de Sadie et lui demande où sont les autres. La jeune femme reste plus qu’évasive. Alex rejoint ses camarades. Lui aussi cherche un interne pour le seconder. Tout à coup, Meredith émet l’idée qu’ils sont sans doute en laboratoire, elle a entendu Sadie en parler. Alex aime ces heures de labo. Ses internes sont idiots mais au moins maintenant, ils savent faire une intraveineuse. Cristina comprend alors où sont les internes et s’en va. Restée seule avec Alex, Meredith en profiter pour lui demander ce qui ne va pas avec Izzie. Il ne sait pas. Il en a marre des gens qui n’arrivent pas à parler. Il préfère retourner s’occuper de sa patiente et de sa merde. Meredith est bipée lorsque Lexie vient la trouver. Elle aimerait qu’elle lui accorde un moment. Elle semble perdue.

    Cristina arrive dans une des salles du sous-sol et trouve un de ses internes (celui à qui on a fait l’épidurale) allongé sur un lit. Elle lui demande ce qu’il fait là. Il complète soi-disant des dossiers. Il ne sait pas lui dire où sont les autres. Lorsqu’elle lui demande de l’accompagner pour remplir quelques tâches, il refuse catégoriquement mais il regrette aussitôt son acte de rébellion. Lorsque Cristina lui demande des explications, il avoue ne pas être capable de marcher, à cause de l’épidurale qu’il a subie. Cristina est atterrée.

    A la maison, Izzie est allongée, nue, contre Denny, nu lui aussi. Elle est troublée parce qu’elle entend le cœur de son fiancé battre, ce qui est hautement improbable puisqu’on le lui a retiré lors de l’autopsie. Elle persiste à croire que tout cela est irréel mais Denny dément, tout est vrai. Apeurée par ce qui lui arrive, la jeune femme décide de rester les yeux fermés. Elle aura alors l’impression d’être dans la phase de réveil, où tout semble réel, où l’on a l’impression que les rêves sont vrais, ce moment privilégié entre sommeil et réveil.

    Lexie et Meredith entrent dans la salle où seul un interne, le nommé 4.2, complètement en panique, est resté auprès de Sadie, maintenant inconsciente. Il cherche à endiguer une hémorragie. Cristina arrive à son tour. L’interne pense que Sadie est en train de mourir. Les deux résidentes prennent les choses en main. Meredith ordonne aux internes de biper Richard et d’aller demander à Bailey de venir, en lui disant bien qu’il s’agit d’une urgence. Elle leur recommande de ne rien dire d’autre et surtout, de se composer un visage moins épouvanté.

    Mark confie à Derek qu’il pense que les séances de terreur nocturne dont souffre Arthur sont bien plus nombreuses qu’il ne le croit. Ivy semble épuisée. Il la comprend. Cela doit être effrayant de se mettre en lit en pensant que l’on va être éveillé en sursaut pour vivre ce genre d’épisode. Derek dit que cela ressemble à la vie commune avec Meredith, qui n’arrête pas de recueillir les chiens errants. Il s’en va lorsque Mark le retient. Il n’avait jamais pensé à Lexie de la façon dont Derek l’a soupçonné. Mais maintenant c’est différent, il ne fait plus que ça. C’est comme si Derek avait planté une graine. Derek lui conseille de la déplanter.

    Alex a fait venir Seth dans la chambre de sa femme. Celle-ci dit admettre qu’il croyait sincèrement qu’elle n’avait qu’un bouton. C’est le mieux qu’elle puisse faire. Seth s’énerve et veut s’en aller. Ales le retient. Au moins sa femme est honnête avec lui. Elle pourrait lui dire ce qu’il a envie d’entendre, uniquement pour qu’il accepte de l’aider. Mais elle ne le fait pas. Elle lui dit simplement ce qu’elle ressent. Il doit rester pour l’écouter. La jeune femme reconnaît être hypocondriaque. Quand elle a mal à la tête, elle pense qu’elle a une tumeur au cerveau. Elle sent des grosseurs anormales dans ses seins et, quand son cœur bat trop fort, elle croit qu’elle fait une crise cardiaque. Donc forcément, elle ne pense pas qu’elle n’avait qu’un bouton. Le monde est terrifiant et il y a des milliers de choses qui peuvent tuer. Elle ne comprend pas comment lui ne les voit pas.

    L’interne 4.2 vient prévenir Bailey qu’on a besoin d’elle pour une urgence. Quand elle lit la panique dans ses yeux, elle le suit sans discuter.

    Derek annonce à Arthur qu’il voudrait lui faire passer des examens parce qu’il pense que les terreurs nocturnes sont causées par une sorte d’épilepsie sur le lobe frontal du cerveau. Arthur n’est pas chaud, il a déjà fait ça à la clinique du sommeil. Il pense que s’il continue à prendre ses médicaments, tout va s’arranger. Mark insiste : le problème pourrait être plus grave que ce qu’il pense. Il demande à Ivy avec quelle régularité se présentent les crises de somnambulisme de son père. Celui-ci objecte qu’il dort bien, mais ce soir il a simplement oublié de prendre ses médicaments. L’enfant le reprend, non, il les a pris. Après il l’a mise au lit comme d’habitude et puis, comme d’habitude aussi, il s’est réveillé en hurlant. Elle avoue rester éveillée pour pouvoir le remettre dans son lit mais cette fois, elle dû tomber endormie. Le père ne comprend pas pourquoi elle ne lui a jamais rien dit. L’enfant explique qu’il a toujours justifié ses crises par le stress, ce stress dont elle pense être la cause. Son père s’occupe si bien d’elle le jour qu’elle trouvait normal de s’occuper de lui la nuit. Attendri, Mark rassure la petite, les crises sont sans doute provoquées par l’épilepsie, pas par le stress. Elle ne doit pas se sentir fautive. Le père accepte de passer les examens.

    Izzie se réveille dans son lit. Denny a disparu. Elle crie après lui et se lève à la hâte. Il apparaît à la porte de la chambre. Elle s’en prend à lui, il n’a pas le droit de faire ça, disparaître ainsi, et la laisser seule. Comme il nie, elle s’emporte, il est mort et il l’a laissée seule. Pourquoi est-il revenu ? Elle avait réussi à passer le cap. Elle avait une vie, un job, un petit ami mais il est revenu et maintenant elle devient folle et totalement dépendante de lui. Il s’excuse d’être mort. Elle l’envoie se faire foutre. Il n’a pas à s’excuser. C’est elle qui l’a tué en le convaincant de la laisser couper le fil d’alimentation de l’appareillage. Il veut parler, elle ne le laisse pas faire. Ils s’asseyent tous deux sur le lit et restent sans rien dire jusqu’à ce qu’il lui dise qu’il l’aime. Elle dit la même chose.

    Bailey arrive pour sauver Sadie. Lexie explique qu’ils ont voulu lui enlever son appendice, pour s’entraîner. Elle endosse l’entière responsabilité de ce qui s’est passé. La situation est grave car l’hémorragie est importante. Manifestement les sutures que les internes avaient faites ont sauté. Cristina se débat pour sauver sa rivale. Sur les conseils de Bailey, elle parvient à suturer la coupure. Lexie commence à respirer, ce qui ne la fait pas se sentir moins coupable.

    Les internes attendent que l’on statue sur leur sort. Celle qui a refusé de participer à l’intervention craint qu’on ne les envoie en prison. L’interne 4.2 rétorque qu’elle ne risque rien puisqu’elle n’a pas eu le courage de rester. George arrive. Il ne comprend pas pourquoi Lexie n’est pas venue se confier à lui. Il aurait peut-être pu l’empêcher de commettre l’irréparable. Elle ricane. Ça n’a rien à voir avec lui. Elle vient de faire la première chose depuis des mois sans qu’il soit concerné. Pour une fois, elle n’a pas cherché à ce qu’il la remarque. Elle s’en va. La jeune interne s’en prend à George. Lexie était amoureuse de lui. Comment a-t-il pu ne pas s’en apercevoir ? Désarçonné, il s’en va à son tour.

    Du haut de la mezzanine, Lexie aperçoit Meredith et Cristina qui s’apprêtent à rentrer dans le bureau de Richard.

    Izzie est bipée. Elle prévient Denny qu’elle doit aller à l’hôpital. Elle lui demande si c’est le moment où il va repartir au ciel retrouver tous ses amis morts. Va-t-il leur raconter ce qu’ils ont fait la nuit précédente ? Amusé, il rétorque que ses amis morts et lui préfèrent parler de sports. Il la rassure. Elle peut partir, il sera toujours là, à son retour.

    Alex s’apprête à faire la transplantation fécale à Lauren. Celle-ci s’excuse auprès de son mari pour son comportement. Il la rassure. Il l’aime, même folle. Voilà qui interpelle Alex à qui cela rappelle énormément de choses.

    Au bloc, Derek est parvenu à endiguer la cause des attaques d’épilepsie d’Arthur. Il ne comprend pas qu’il ne se soit pas rendu compte de ce qu’il faisait vivre à sa fille. George qui l’assiste, prend la défense du patient. Celui-ci avait avec sa fille une relation telle qu’il croyait qu’elle lui parlerait, qu’elle oserait lui confier ses problèmes. Quand on aime vraiment les gens, on arrive toujours à leur parler, pense-t-il. Owen qui est là aussi n’en est pas aussi sûr. De toute façon, ils ne savent pas comment était la relation entre le père et sa fille. Peut-être l’enfant a-t-elle essayé de parler. Mais parfois les mots que l’on dit n’atteignent pas leur but.

    Mark retrouve l’enfant dans la salle d’attente, en train de boire du café. Il comprend que c’est ce qu’elle fait d’habitude pour s’empêcher de dormir. Il la rassure sur l’état de son père puis se confie à elle. Ses propres parents n’étaient pas tellement intéressés par leur enfant. Ils préféraient mener leur vie avec leurs amis. Ils n’étaient pas souvent présents la nuit. Et lui également craignait d’aller au lit. Avant d’aller au lit, il éteignait toutes les télévisions et aussi toutes les lumières de la maison. Mais il ne parvenait pas à dormir. Il sait combien c’est difficile de s’endormir dans une maison où l’on ne se sent pas en sécurité. Il lui retire son café des mains et lui dit de s’appuyer sur son épaule et de fermer les yeux. Il va rester près d’elle.

    Richard n’est pas heureux. Il dormait et ce n’est pas chose facile pour lui. Pourtant il était parvenu à s’endormir quand il a reçu un appel. Meredith lui avoue ne pas arriver à croire ce qui est arrivé. Il lui dit qu’elle ne doit pas s’en vouloir. Elle et Cristina ont fait preuve d’une maturité étonnante devant les évènements. Elles ont géré la crise, et l’intervention. Elles ont sauvé la vie de Sadie. Et surtout elles ont fait appel aux bonnes personnes pour avoir de l’aide. Il se souvient d’un temps où elles auraient agi différemment. Elles auraient pu essayer de s’en sortir seules, pour protéger leurs collègues. Il admet qu’agir ainsi c’est parfois faire preuve de solidarité. Mais parfois ce n’est que de la fierté mal placée. Lexie entre en trombe dans la pièce. Elle ne peut pas laisser sa sœur et Cristina payer à sa place. Meredith essaie de l’empêcher de parler mais Lexie persiste. Tout le monde a tenté de la dissuader de continuer, Cristina lui disait la veille encore d’arrêter. Richard est fou de rage en comprenant que Cristina était au courant depuis pas mal de temps. Il demande à Meredith si elle aussi savait, elle nie.

    Un peu plus tard, Meredith s’en prend à son amie. Elle savait et elle ne lui a rien dit ! Cristina se défend, elle était seulement au courant pour les sutures. Et elle n’a pas pensé que ce serait utile d’en parler puisqu’elle avait mis son veto. Meredith lui en veut néanmoins. Cette affaire risque de priver Lexie de travail et elle ne parle pas de ce qui a failli arriver à Sadie. Cristina s’énerve. Sadie n’a qu’à s’en prendre à elle-même puisque c’est elle qui s’est infligée ça. Et que Meredith arrête de prétendre qu’elle a une super relation avec sa sœur puisque, en réalité, elle n’en a rien à faire d’elle. Meredith réplique en criant qu’elle en a à faire de son boulot et aussi de faire les choses qu’elle estime justes. Cristina l’interrompt. Qui est-elle pour lui dire ce qu’il faut faire ? Elle couche peut-être avec un résident mais cela ne signifie pas qu’elle en soit une. Meredith lui demande si elle va encore remettre le sujet de Derek sur le tapis. Cristina s’emporte encore plus, ça n’a rien à avoir avec Derek, mais avec elles et le fait que Meredith n’a rien dit pour la soutenir. Elle a une relation particulière avec Richard mais elle n’a rien dit pour défendre son amie. Elle l’a simplement regardée se faire éliminer de la course pour l’intervention en solo. Elle l’a laissée endosser tout le blâme alors qu’elle aussi avait ses internes impliqués dans l’histoire, tout comme le sont ceux d’Izzie et de Alex. Tous ont échoué dans leur travail de résident. Et si Sadie était morte, si elles deux n’avaient pas réussi à la sauver, ils en seraient tous aussi responsables. Voilà ce qu’elle aurait dû dire à Richard. Elle sort, laissant Meredith ruminer ce qui vient d’être dit.

    Lorsque Bailey va quitter l’hôpital, elle trouve les résidents réunis. Ils aimeraient savoir ce qu’elle va dire aux internes. Elle réplique qu’elle est fatiguée et qu’elle ne va rien dire à personne. Elle les a élevés, comme s’ils étaient ses bébés C’est à eux maintenant d’élevés leurs propres enfants. Lorsque Meredith lui demande ce qu’ils devraient dire, elle refuse de les aider. Elle les a bien élevés. Ils n’ont qu’à se débrouiller seuls. Il est temps pour eux de savoir quoi dire.

    Les résidents, suivis de leurs internes, entrent dans la chambre de Sadie. Lexie est chargée par Cristina de présenter le cas. Sadie demande à Meredith, qu’elle appelle toujours "Death" ce qui se passe. Mais Meredith ne répond pas. Elle donne la parole à un autre interne qui apprend à Sadie qu’elle sera sur pied dans deux semaines. A l’invitation de Cristina encore, Lexie reconnaît auprès de la jeune femme qu’ils ont tous commis une faute qui a mis sa santé en danger, qui n’est pas le reflet exact de ce qui se passe à l’hôpital et qui donc ne se produira plus jamais. Meredith annonce alors la sentence : chaque interne est en probation, avec effet immédiat. A la moindre erreur, ils seront exclus. Cristina continue. Jusqu’à nouvel ordre, ils sont interdits de bloc. George enfonce le clou. Ils ont tous perdu le respect de Richard et ce ne sera pas facile à retrouver. Froidement, Alex ajoute qu’en ce qui le concerne, ils l’ont perdu et qu’ils ne le retrouveront probablement plus jamais. L’interne Pierce se retourne vers ses camarades et dit à voix basse que pourtant Alex continue de respecter Izzie. Malheureusement pour lui, Alex l’a entendu et lui demande de répéter. Pierce répète donc qu’il continue de respecter Izzie qui, elle, pourtant, a tué un homme. Alex lui saute à la gorge pour le plaquer contre le mur. Izzie a essayé de sauver la vie d’un homme alors qu’eux ont presque tué une amie pour s’amuser. C’est différent. Les deux hommes s’aperçoivent alors qu’Izzie était à la porte et qu’elle les a entendus.

    Bailey rend visite à Callie qui est dans un lit du dispensaire. Elle plane légèrement sous l’effet des drogues. Callie veut savoir si ce qu’elle a entend au sujet des internes est bien vrai. Bailey confirme. Callie trouve que c’est fou. Bailey est plus mesurée. Elle se souvient du temps où elle était interne, comme elle aimait ce qu’elle faisait, tellement excitée par l’idée des interventions qu’elle était prête à tout. Maintenant, elle effectue la plupart de ses interventions sans vraiment penser à ce qu’elle fait. C’est devenu un automatisme, comme conduire. C’est la routine. Elle ne se souvient même pas de bon nombre de ses interventions, des gens dont elle a sauvé la vie. Et elle voit les résidents qui travaillent si dur pour arriver à faire une intervention en solo, alors qu’elle en arrive à détester ça. Elle déteste les appendices et tous les organes. Elle en vient à se demander si elle veut continuer à faire de la chirurgie générale. Peut-être a-t-elle besoin d’un nouveau challenge, quelque chose qui la fasse rebondir. Ou bien est-elle tout simplement fatiguée. Callie lui confie son mal-être. Elle aussi est crevée. Elle aussi veut quelque chose mais elle ne sait pas quoi.

    Mark va déposer Ivy dans le lit qui est à côté de celui de son père.

    Sadie reconnaît auprès de Meredith que l’idée de l’intervention n’était pas bonne. Meredith la trouve un peu légère. C’était plus que ça. En tant que sa supérieure, elle se pose la question de savoir si elle a ce qu’il faut pour devenir un bon médecin. En tant qu’amie, elle se demande ce qui cloche chez elle. Sadie ne sait pas.

    En partant, Derek voit Mark qui regarde de loin Lexie, assise dans la salle d’attente. Mark lui rappelle comment sa mère savait deviner quand il était fatigué. Alors, elle obligeait Derek à le ramener à la maison, parce qu’elle savait qu’il était seul chez lui et qu’il avait besoin d’une famille. Alors soit il ramène Lexie à la maison, soit lui s’en chargera. Derek lui sourit avant d’aller retrouver Lexie.

    Cristina arrive chez elle et trouve sur le pas de la porte Owen qui l’attend. Il ne sait pas pourquoi il est venu. Elle lui propose de rentrer. Il refuse, ce ne serait pas approprié. Il refuse aussi lorsqu’elle lui propose d’aller ailleurs. Elle s’assied près de lui. Il lui dit qu’elle est belle.

    Meredith rentre chez elle et trouve Lexie dans la cuisine, et Derek occupé avec du linge. Elle lui demande s’il prépare un lit pour Lexie. Il confirme. Elle est contente. Lui aussi maintenant recueille les chiens errants.

    Alex dit à Izzie qu’il va se reposer un peu, il doit retourner à l’hôpital dans six heures. Elle le retient. Elle sait qu’elle est source de problèmes. Il mérite mieux. Il l’empêche de parler. Si elle ne veut pas être avec lui, si tout ça est trop dur pour elle, il le comprend. Mais elle va devoir rompre avec lui, parce que lui n’a pas l’intention de s’en aller de lui-même. Il peut gérer les problèmes. Alors la balle est dans son camp. Il l’invite à le rejoindre dans sa chambre, elle le suit, en s’excusant auprès de Denny qui se tient un peu plus loin. Il lui dit que tout va bien, il sera là, à l’attendre.

     

    Voix off : Dormir est la chose la plus facile à faire. Il suffit de fermer vos yeux. Mais pour beaucoup d'entre nous, le sommeil semble inaccessible. Nous le voulons, mais nous ne savons pas comment l’atteindre. Mais une fois que nous faisons face à nos démons, à nos peurs, et que nous nous tournons vers quelqu’un pour avoir de l’aide, la nuit n'est pas si effrayante, parce que nous nous réalisons que nous ne sommes pas seuls dans l'obscurité.


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