• Episode 5.16 : An Honest Mistake

    Titre français : Et tout dérape !

    Scénariste : Peter Nowalk

    Réalisateur : Randy Zisk

    Diffusion États-Unis : 19 février 2009 sur ABC

    Diffusion France : 2 décembre 2009 sur TF1

     

    Voix off : Une chose se produit quand les gens découvrent qu’on est médecin. Ils cessent de nous voir comme une personne et nous voient bien plus grands que nous ne le sommes. Ils doivent nous voir ainsi, comme des dieux. Sinon, nous sommes comme tous les autres, peu sûrs, pleins de défauts, normaux… Alors nous jouons à être forts, nous restons stoïques. Nous cachons le fait que nous sommes tous aussi des humains.

     

    Pendant que Jen et Rob se reposent, Derek regarde inlassablement les clichés du scanner du cerveau de la jeune femme. Celle-ci se réveille et ses premiers mots, difficilement articulés, sont pour interroger le chirurgien à propos de la demande qu’il devait faire à Meredith. Avec amusement, il répond qu’il ne s’est pas encore décidé, elle a été la première à être mise au courant. Rob s’éveille à son tour et demande des nouvelles de son épouse. Derek le rassure, elle va bien, mais il ne semble pas convaincu lui-même de ce qu’il dit. En lui apportant de nouveaux résultats, Meredith lui propose ses services, qu’il refuse. Alex fait remarquer à son amie que cela fait trois jours que Derek reste au chevet de sa patiente et que, selon Addison, il s’implique trop. Meredith prend la défense de son compagnon et s’étonne qu’Addison soit encore là. Alex lui apprend qu’elle a renvoyé Archer et ses amis à L.A. la veille. Il comprend que la voir à proximité de Derek plaît moyennement à Meredith, elle le reconnaît, surtout lorsque Derek demande à Alex de faire venir son ex-femme pour examiner Jen.

    L’équipe médicale informe le couple que le manque de flux sanguin dans les vaisseaux cause de petites attaques, qui ont elles-mêmes entraîné l’aphasie de Jen. Elle a rapidement besoin d’une intervention, un pontage EC-IC. Pour répondre aux inquiétudes de la future maman, Addison ajoute qu’elle sera là pour veiller à son bien-être, mais aussi à celui du bébé. A la sortie de la chambre, Derek remercie son ex-femme d’être restée pour l’aider. Elle estime lui devoir ça puisqu’il a sauvé son frère. Rob les rejoint pour leur demander, au cas où ils auraient un choix à faire, de privilégier avant tout son épouse. Il sait qu’ils leur ont demandé de sauver à tout prix le bébé mais, maintenant, il est prêt à la sacrifier pour garder sa femme en vie. Ils pourront faire un autre bébé plus tard. Mais jamais il ne pourra avoir une autre Jen.

    Callie examine un homme de 52 ans, dont la cheville est fracturée. Elle explique à Owen et Cristina qu’il est tombé dans les escaliers, cinq jours après avoir été opéré. Ce qui a causé sa chute, c’est la cicatrice fortement infectée, suite à une ablation de la vésicule biliaire, quelques jours plus tôt. Interrogé, le patient dit avoir été opéré au Seattle Grace Hospital, par le Dr Margaret Campbell. Cristina y va aussitôt de son commentaire désobligeant. Owen entraîne ses collègues à l’écart pour avoir des explications. Il apprend ainsi que le Dr Campbell est la première chirurgienne que Seattle Grace ait eue, un chirurgien à l’ancienne. La plupart du temps, elle reste assise dans son bureau mais de temps en temps, elle effectue des interventions de routine. Lorsque Cristina suggère de biper Richard, Owen pense plus judicieux de prévenir le docteur concerné, après tout c’est son patient. Cristina s’insurge : on ne va pas laisser le dinosaure massacrer le patient un peu plus. Elle ne réalise pas que le Dr Campbell est derrière elle et entend tout ce qu’elle dit, jusqu’à ce que sa consœur signale sa présence ce qui met les trois autres mal à l’aise.

    Alors qu’elle tente de lui parler d’Arizona, Callie veut prendre un des deux cafés qui se trouvent devant Mark. Il l’en empêche. Addison les rejoint et essaie, elle aussi, d’en avoir un. Mais Mark voit passer Lexie et se précipite, ses cafés à la main, avec un grand sourire. Le deuxième café est pour elle. Sous l’œil attentif et curieux de Callie, elle le rembarre aussitôt en lui demandant de garder son café secret. Tant qu’il n’aura pas parlé à Derek, leur relation consistera à se voir en cachette dans le grenier de la maison de Meredith. Elle a l’impression de sortir avec Anne Franck. Elle veut pouvoir se promener avec lui dans la maison en disant aux Allemands d’aller se faire foutre. Il lui promet de parler très bientôt à Derek. Et quand il l’aura fait, ils pourront assister ensemble au mariage. Elle croit comprendre que Derek a fait sa demande. Non, pas encore, mais quand il l’aura fait, répond-t-il avec un sourire.

    Arizona arrive sur son skateboard pour souhaiter la bienvenue à Bailey qui va bientôt commencer son stage en chirurgie pédiatrique. Elle lui demande comment elle se sent. Positive ? Confiante ? Miranda répond sèchement qu’elle va bien et lui demande de s’occuper de ses propres sentiments. Lorsqu’Arizona lui fait remarquer que la compétition est rude, elle lui montre toutes les lettres de recommandations que les différents docteurs lui ont faites. Il y a celle de Derek, qui dit qu’elle est talentueuse et pleine de ressources, celle de Mark qui pense que travailler avec elle est un honneur… Arizona demande où est celle de Richard, c’est la seule qui compte vraiment. Il faut absolument l’obtenir. Bailey lui demande de se calmer, elle contrôle la situation. Justement voilà Richard qui passe. Lorsque Bailey lui rappelle qu’elle doit avoir sa lettre avant la fin de la journée, il promet de le rappeler à sa secrétaire. Elle est un peu choquée qu’il ne l’ait pas encore faite. Il assure qu’elle l’aura. George arrive à son tour, il a besoin de plus de temps pour écrire sa lettre. Elle lui a fait l’honneur de lui demander une recommandation, à lui parmi tous les autres résidents, alors il veut en être digne mais ce n’est pas facile de décrire une personne comme elle en moins de 500 mots.

    Pendant qu’on la conduit au bloc, Jen donne à son mari, dans un langage plus qu’approximatif, ses dernières volontés en ce qui concerne l’éducation de leur fils, au cas où elle ne s’en sortirait pas. Il la rassure, elle sera là pour élever leur enfant. Après s’être dit tout leur amour, ils se séparent sur un dernier baiser. Addison prévient Derek que depuis la veille, la pression sanguine a encore augmenté. Il promet d’y rester attentif, mais ils ne peuvent plus attendre pour intervenir. A deux, ils seront très efficaces. Alex fait remarquer à Meredith que son mec travaille vraiment bien avec Addison. Elle rétorque que son mec travaille bien avec tout le monde.

    De corvée au dispensaire, les internes d’Izzie lui demandent s’ils auront la chance de pouvoir participer à une intervention ce jour-là. Elle se moque de leur impatience, ils sont incapables de tenir la vie d’un patient entre leurs mains. La dame qu’elle avait examinée quelques jours plus tôt, avec Sadie, se présente à elle. Suite à son diagnostic de cancer, elle s’est présentée à un oncologiste, qui l’a envoyé chez un spécialiste en immunologie, qui l’a lui même renvoyé vers d’autres spécialistes. Elle a dépensé 80 000 $ en tests médicaux pour s’entendre dire finalement qu’elle n’avait pas le cancer, mais qu’elle était anémique, tout simplement. Son avocat pense que quelqu’un ici a interverti ses échantillons de sang avec ceux d’une personne vraiment atteinte du cancer. Elle n’avait vraiment pas envie de remettre les pieds dans cet hôpital, mais sa conscience lui a dit de venir pour l’avertir, afin qu’elle mette tout en œuvre pour retrouver chacune des personnes qui étaient au dispensaire ce jour-là. Troublée, parce qu’elle se souvient que ses propres résultats la présentaient comme anémique, Izzie la remercie et s’excuse pour le désagrément qui lui a été causé. La patiente lui suggère plutôt de s’excuser auprès de la personne qui est en train de mourir du cancer.

    Izzie hésite à ouvrir le tiroir dans lequel elle a enfermé les résultats de ses examens. Finalement, elle s’y résout. Après les avoir consulté, elle a la confirmation qu’ils la diagnostiquent comme étant anémique. Elle a peur.

    Pendant que Derek et Meredith interviennent sur le cerveau de Jen, Addison et Alex surveillent les constantes du bébé. Tout à coup, Addison signale à son ex-mari que la tension sanguine s’écroule dangereusement. Il faudrait mettre l’enfant au monde. Endurer trois interventions en l’espace de quelques jours est trop dur pour lui. Derek refuse, l’enfant est trop petit pour survivre. Addison ne l’écoute pas et se met en place pour procéder à la césarienne. Elle va inciser lorsque Derek signale qu’il a fini. La pression remonte à un stade normal.

    Callie annonce à son patient, John, que sa fracture est mineure, il n’aura donc pas besoin d’une autre intervention. Il sera sur pied d’ici quelques semaines. Le Dr Campbell ordonne à Cristina d’expliquer à John ce qui, selon elle, est mauvais dans sa façon de procéder et comment elle aurait agi, à sa place. Comme la jeune femme hésite, elle l’encourage. Cristina se lance donc dans une explication très médicale que le patient ne comprend pas. Lorsque sa supérieure lui suggère alors d’employer un langage plus accessible, Cristina fait plus court et affirme simplement que l’intervention aurait dû être faite via une laparoscopie. Le Dr Campbell demande alors à Owen d’expliquer à Cristina pourquoi elle a préféré employer une autre méthode. Le jeune homme répond donc que certains chirurgiens trouvent que les nouvelles procédures sont parfois trop risquées parce qu’elles ne leur permettent pas de voir directement ce qui se passe dans le corps. John est pleinement rassuré, de toute façon, il n’avait jamais douté du talent de son chirurgien et était sûr qu’elle avait fait tout ce qu’il fallait. Margaret Campbell ordonne à Cristina de conduire le patient au scanner afin de vérifier que tout est correct pendant qu’elle discutera avec Owen du traitement à donner.

    Izzie vient informer Bailey que Sadie a interverti les échantillons de sang de deux patientes et que donc, très prochainement, l’hôpital risque de se voir traîner en justice. Bailey reste calme, constatant simplement que c’est une bonne chose que Sadie soit partie. Izzie n’est pas d’accord avec elle. Elle commence à critiquer les capacités des internes. Ils sont tous susceptibles de faire la même erreur. Ils sont dangereux et mauvais. Lorsque Bailey tente de lui répondre, elle s’emporte. Oui, elle prend cela à cœur, de façon personnelle, parce que ça l’est. Elle a passé tellement de temps à leur enseigner et oui, c’est personnel. Elle se retient de pleurer. Bailey lui fait remarquer qu’elle a eu le même genre de discours envers Richard, du premier jour où elle et ses amis sont arrivés comme internes. Et à chaque fois Richard a refusé de l’écouter. Elle va faire comme lui et lui demander de s’en aller. C’est ce que Izzie fait, pleine de rage.

    Jen se réveille de l’intervention et semble aller bien. Elle parle tout à fait normalement. Derek est heureux, mais pas autant que Rob qui rit aux éclats. Après avoir échangé un regard avec Meredith, Derek pousse un soupir de soulagement. Mais malheureusement, Addison arrive avec une mauvaise nouvelle. Jen est en phase de pré-éclampsie (affection qui se manifeste par une élévation rapide de la tension artérielle). Ils avaient espéré que cela se stabiliserait mais le stress de l’intervention l’a fait augmenter. Rob demande aux médecins s’ils doivent avoir peur. Devant leur silence, il se tourne vers Derek. Celui-ci ne répond pas.

    A l’extérieur de la chambre, Derek reproche à Addison d’avoir gâché la première lueur d’espoir qu’ils avaient eue en une semaine. Le couple a eu beaucoup de choses à endurer en une semaine. Elle estime qu’elle devait les mettre au courant, la pré-éclampsie est quelque chose de très sérieux. Elle estime qu’il est trop proche de ses patients. Il s’énerve, parce qu’il estime qu’elle aurait pu les laisser se concentrer sur la victoire qu’ils venaient de remporter. Comme elle insiste en disant que c’est leur rôle de donner aux patients toutes les informations nécessaires, il préfère s’en aller. Addison demande à Meredith de lui donner une bonne raison de ne pas aller informer Richard de ce qui est en train de se passer. Meredith ne comprend pas, l’intervention a été un succès. Addison lui rappelle que, lors de la première intervention, Derek a commis une faute qui a provoqué de sérieuses complications et depuis, il se sent responsable. Meredith lui apprend que, lors de leur essai clinique, ils ont perdu beaucoup de patients et Derek l’a mal vécu. Mais d’un autre côté, elle pense que cela lui a été bénéfique. Il prête bien plus d’attention aux patients qu’avant. Elle lui conseille d’avoir confiance en lui. Addison s’y engage.

    Callie prend l’initiative de parler à Arizona, en reconnaissant que depuis l’épisode des toilettes chez Joe, elle l’a évitée. C’était tellement étrange de se faire embrasser par une femme qu’elle n’avait jamais vue avant. Ça lui a fait un peu peur, parce que c’est un peu une aventure, mais elle est prête à la vivre pour la seconde fois. Elle propose à Arizona de sortir avec elle. Arizona lui demande si Erica était sa première fois. Comme Callie le confirme, Arizona préfère décliner l’invitation. Callie ne comprend pas : c’est pourtant elle qui l’a embrassée. Arizona tente de s’expliquer : elle sait qu’elle est comme un nouveau-né en la matière, dans une phase de recherche et d’exploration, et que cette période est très excitante pour elle. Mais personnellement, elle ne veut pas la suivre sur ce chemin : elle fréquente suffisamment de nouveau-nés dans son travail. Elle est très flattée de l’intérêt qu’elle lui porte mais elle ne veut pas sortir avec elle.

    Richard remet sa lettre de recommandation à Bailey qui commence aussitôt à la lire. Callie la rejoint et s’indigne des commentaires faits par Arizona. Elle n’est pas un nouveau-né, elle est un grand chirurgien. Elle remarque soudain que sa collègue ne l’écoute pas, atterrée par sa lecture. Richard s’est contenté d’écrire qu’elle était agréable au bloc, et appréciée des infirmières, un très bon complément pour n’importe quel programme. C’est le "très bon" qui choque Bailey. Elle aurait préféré qu’il lui remettre une page blanche. Avec tout ce qu’elle a fait, elle est bien mieux que "très bonne". Elle est le Dr Bailey !

    Owen rejoint Cristina qui s’apprête à faire passer le scan à John. Il tente de lui faire comprendre qu’elle se montre trop dure avec les gens. Même s’ils sont des médecins, ils ne sont pas parfaits. Mais Cristina n’en démord pas : Campbell est têtue et intouchable. Pour lui, ce n’est pas une raison pour ignorer ses 40 années d’expérience. La jeune femme trouve qu’elle n’en doit pas pour autant se maintenir à niveau et ne pas utiliser les nouvelles procédures. Il lui recommande de ne pas juger quelqu’un sur un seul cas. Les résultats apparaissent à l’écran et tous deux constatent que l’éminent chirurgien a bien fait une erreur.

    Izzie s’est retirée dans une salle pour s’examiner. Elle est à la recherche de ganglions, de boules ou de taches suspectes. Tout à coup, elle se trouve une grosseur dans le bas du dos.

    Cristina et Owen sont dans le bureau de Richard. Celui-ci demande à sa résidente si elle est bien consciente qu’elle accuse de négligence un des chirurgiens les plus respectés de Seattle Grace. Elle confirme. Lorsque Richard demande l’avis à Owen s’il appuie la requête de la jeune femme, le chirurgien ne prend aucun risque. Il ne veut pas juger un docteur qui est son supérieur. Il pense que Richard devrait discuter directement avec elle. Richard demande donc à Cristina de biper la chirurgienne pour la prévenir qu’il va parler au patient, avant que celui-ci ne retourne au bloc.

    Mark rejoint Derek en le flattant outrageusement. Il le traite de légende vivante. Derek lui demande s’il est saoul. Mark en rajoute une couche : et quel sens de l’humour ! Il demande des nouvelles de Jen. Derek lui avoue que c’est la première fois depuis longtemps qu’il se sent bien dans son travail. Mark continue dans l’exagération en le comparant au dalaï-lama de la chirurgie. Les gens viennent de monde entier pour se faire opérer par lui. Derek lui demande en riant d’arrêter. Mark se décide enfin à lui dire qu’ils doivent discuter. Derek croit savoir ce dont il est question et lui donne sa bénédiction pour coucher avec Addison. Mark proteste : il ne veut plus coucher avec elle. Derek est étonné. De quoi veut-il dont discuter alors ? Mark manque de courage et fait marche arrière : de rien. Derek n’insiste pas et sort.

    A la cafétéria, Meredith retrouve Cristina en train de lire un des journaux de sa mère. Quand elle lit à quel point Ellis et Richard se sont battus, elle en déduit que ça devait être grandiose entre eux, sexuellement parlant. Alex et Izzie les rejoignent. Cristina leur lit un passage où Ellis parlait de Margaret Campbell en termes peu élogieux. Alex y va de son commentaire sur les récents manquements de Derek : il a fait une connerie et il compte sur Addison pour le couvrir. Meredith lui demande de se taire. Ils sont bipés tous les deux. Ils arrivent dans la chambre de Jen, en larmes, au moment même où Derek l’emmène au bloc. Il y a un œdème cérébral. Rob s’énerve. Il ne comprend pas ce qui se passe, on leur avait dit que l’intervention était un succès. Meredith lui promet de le tenir au courant.

    Au bloc, Derek ne sait plus que faire pour remédier au problème. Après avoir réfléchi un instant, il propose une solution : retirer le lobe temporal. Addison n’est pas enthousiaste, car cela risque de nuire à la capacité de parole et de mémoire de la patiente. Derek pense que le cerveau pourrait se remettre. Il a déjà procédé de cette manière pour mettre fin à des attaques, mais jamais pour un tel cas. Il veut pourtant tenter le coup. Alex signale un problème avec la tension artérielle. Addison demande à Derek ce qu’il décide. Il ne répond pas. Meredith et Alex sont envoyés pour informer Rob de ce qui se passe. Alex ne se voit pas dire à Rob que le Dr Shepherd s’apprête à retirer un bout du cerveau de sa femme et qu’on espère qu’elle va s’en tirer. Meredith le reprend : ils doivent dire la vérité, à savoir que le Dr Shepherd fait tout ce qu’il peut pour sauver sa femme et son enfant. Devant le mari, Alex dit que le bébé a eu un problème cardiaque mais que le Dr Montgomery a pris toutes les précautions nécessaires pour éviter un accouchement prématuré. Meredith ajoute que Derek a le saignement sous contrôle mais qu’ils ne peuvent en dire plus tant que l’intervention n’est pas terminée. Ce que Rob veut qu’on lui dise, c’est que sa femme ne va pas mourir. Comme Meredith n’arrive pas à répondre, il insiste. Alex prend vient alors au secours de son amie et l’assure que le Dr Shepherd fait vraiment le maximum. Quand ils repartent, Meredith le remercie. Il réplique que son mec craint.

    Richard informe John que le scan a révélé que, suite à la première intervention du Dr Campbell, il y a eu des complications. Une nouvelle opération est nécessaire. Etonnamment, le patient prend bien la chose. En voyant le chef de chirurgie entrer dans sa chambre, il craignait bien pire. Cristina est sidérée par cette réaction qui, par contre enchante Margaret Campbell. Elle est aux anges lorsque John réaffirme avoir toute confiance en elle et désirer qu’elle mène la seconde intervention. Hors de la chambre, Cristina ne peut s’empêcher d’intervenir en faisant remarquer à Richard que le patient ne semble pas avoir bien compris la situation. Il rétorque que John a été très clair : il maintient sa confiance en son chirurgien. Lorsqu’elle veut insister, il lui ordonne de ne pas s’en mêler.

    George demande à Izzie son avis sur la lettre de recommandation qu’il a écrite pour le Dr Bailey. Mais la réponse est claire : il devrait écrire que le Dr Bailey est une conne qui ne veut pas écouter ses résidents lorsqu’ils ont des informations sur les internes ! Il lui rappelle qu’une lettre de recommandation est sensée être positive et élogieuse. Ils entrent dans le service dermatologie. Après lui avoir donné quelques pistes pour sa lettre, elle lui demande de s’en aller. Un peu après, elle est appelée pour passer un examen. 

    Le Dr Campbell entame l’intervention sur John. Elle est étonnée de voir Richard entrer dans sa salle, cela fait des années que cela ne s’était plus produit. Elle se lance dans une tirade sur la formation des chirurgiens, trouvant que les titulaires actuels font la part trop belle à leurs élèves. Elle finit par demander à Owen s’il estime que l’armée et la discipline qui y règne l’ont aidé à devenir le médecin qu’il est aujourd’hui. Il confirme. Elle se tourne ensuite vers Cristina et commence à lui poser des questions sur les procédures à utiliser dans tel ou tel cas. Lorsqu’elle lui demande perfidement si elle estime que les machines peuvent remplacer les docteurs, Cristina réplique sèchement qu’en tout cas, avec les machines on aurait pu éviter ce qui est arrivé à John. Tout le monde se tourne vers elle, interloqué par son audace. Margaret Campbell la met à la porte du bloc.

    C’est le lobe frontal de Jen qui saigne maintenant et Derek ne parvient toujours pas à stopper l’hémorragie. Alex signale que le bébé ne va pas tenir le coup plus longtemps. Addison informe Derek qu’elle va devoir le mettre au monde. Au bord de la panique, il bafouille. Jen perd trop de sang pour envisager de lui faire subir une césarienne. Il faut attendre encore. Il peut la sauver. Addison ne voit pas comment. Tout à coup, il pense avoir trouvé une solution : il doit retirer le lobe frontal aussi. Addison l’enjoint de ne pas le faire. Il en a fait assez. Meredith demande à son compagnon si Jen pourrait vivre sans les lobes temporal et frontal. Lorsqu’il dit que oui, Addison le contredit. Le bébé manque d’oxygène, il faut le délivrer au plus vite. Elle sait qu’il veut sauver Jen, qu’il pense devoir le faire, mais pas de cette façon. Il l’interrompt. Il peut les sauver tous les deux. Jen veut vivre. Elle essaie de le raisonner. Elle n’aurait certainement pas voulu vivre en n’étant plus la même femme. Il se propose de supprimer tout ce qu’il faisait d’elle ce qu’elle était. Meredith demande à Derek s’il est sûr de ce qu’il veut faire. Il n’a pas le choix. Addison s’emporte : tout cela va trop loin. Même s’il réussit, même si Jen survit, il aura créé un monstre. Elle ne le laissera pas se prendre pour Dieu ! Jen est partie mais son bébé a une chance de vivre. Alors il doit la laisser partir. Il ne l’écoute pas et, le regard fixé sur le moniteur, il continue son intervention. Comprenant qu’il ne l’écoutera pas, Addison s’empare d’un scalpel pour commencer la césarienne. Il lui crie de lâcher l’instrument. Elle ne lui obéit pas mais lui dit que c’est à lui de déposer son scalpel. Ils se défient quelques minutes du regard avant de s’ordonner mutuellement d’arrêter, sous les yeux éberlués et apeurés d’Alex et Meredith qui n’osent pas intervenir. Les hurlements résonnent dans la salle. Addison ordonne à Meredith d’aller prévenir Richard mais Derek interdit à son amie de bouger. Addison demande alors à Alex de s’en charger. Il part en courant. Meredith relève un regard effrayé sur son compagnon qu’Addison continue de supplier. La seule réponse qu’elle obtient est claire : ne touche pas à ma patiente, Addison.

    Celle-ci demande à Meredith d’intervenir. La jeune femme demande à son ami de la regarder. Il n’a pas à faire ça. Jen est partie, c’est trop tard. Il ne peut plus la sauver. Mais ils peuvent sauver le bébé. Elle insiste pour qu’il la regarde et enfin, il le fait.

    Après l’intervention sur John, Richard Owen et Margaret Campbell se lavent les mains. La chirurgienne reconnaît avoir fait une faute et s’en excuse. Mais elle n’est qu’un être humain, comme chacun d’entre eux, et pour cela, elle n’a pas à s’excuser. Lorsque Richard veut lui parler, elle l’arrête. Il n’a pas le temps d’insister, Alex vient le prévenir de ce qui se passe dans le bloc de Shepherd. Ils partent précipitamment. Resté seul avec Margaret, Owen lui dit qu’il a été renvoyé de l’armée. Son temps était fini, il n’était plus efficace. Il leur est reconnaissant d’avoir pris cette décision même si à l’époque il pensait le contraire. Il sort, laissant sa collègue désemparée.

    Lorsque Richard entre au bloc, Derek a repris son intervention. Addison explique à son chef que le bébé de Jen est dans une grande détresse. Elle devrait le mettre au monde immédiatement. Derek l’interrompt : il faut juste attendre un peu. L’hémorragie pourrait s’arrêter, le bébé pourrait se stabiliser. Lorsqu’Addison veut dire que Jen est morte, il la coupe en lui répétant qu’elle doit attendre. Elle se répète : il a retiré la majeure partie du cerveau de Jen, elle est morte. Sur un signe de Richard, elle s’apprête à inciser. Derek lui ordonne à nouveau de cesser. Forte de l’appui de Richard, elle ne l’écoute plus et incise l’abdomen de la patiente. Derek commence à monologuer : pourquoi fait-elle ça ? Jen va avoir besoin de plus de sang. Richard s’approche de lui et lui dit que ce n’est plus nécessaire. Il n’aura pas plus de sang. Derek cesse enfin.

    Au service dermatologie, Izzie subit une biopsie. La dermatologue lui dit que l’excroissance ne semble pas suspecte. Izzie en doute, il y a la grosseur mais il y a aussi les résultats de ses tests. La dermatologue se veut rassurante : cela peut être provoqué par bien d’autres choses que par un cancer. Lorsqu’Izzie lui avoue avoir eu des problèmes neurologiques et des hallucinations aussi, la jeune femme lui rappelle que beaucoup de patients arrivent à se convaincre eux-mêmes qu’ils sont malades. Il vaut mieux attendre les résultats, prendre du recul et demain, elle réalisera par elle-même que ce n’était rien.

    Addison met au monde le fils de Jen qui lui semble fort pour un enfant qui n’a que 24 semaines de gestation. Arizona est là pour le prendre en charge. Le moniteur indique alors que Jen est décédée. Effondrée, Derek retire son casque et sort à pas lourds du bloc, la tête basse, sans un regard pour personne. Il est abattu et sans réaction tandis que Alex rassure Rob sur le sort de son fils. Addison ajoute que les trois jours supplémentaires dont Derek a eu besoin pour faire l’intervention ont donné e grandes chances de survie à l’enfant. Rob ne comprend toujours pas que sa femme soit morte. Derek lève vers lui des yeux pleins de larmes et arrive péniblement à murmurer des mots d’excuse. Rob insiste : ce n’est pas des excuses qu’il veut entendre, mais savoir comment sa femme est morte. Comme Derek n’arrive pas à parler, c’est Meredith qui prend la parole : ils pensent que la hausse de pression artérielle a fait échouer le pontage EC-IC. Cela a entraîné une hémorragie cérébrale. Le Dr Shepherd a fait tout ce qu’il pouvait mais les dommages étaient trop sérieux. C’st alors que le Dr Montgomery a pris la décision de mettre le bébé au monde. Rob ne comprend pas comment cela a pu arriver. Derek lui avait assuré que c’est une procédure routinière et que sa femme s ‘en sortirait. Puis il y a eu les complications et là encore, il a promis de tout arranger. Alors, le bébé a été malade et il a rendu Jen malade aussi. Et à nouveau, le chirurgien a dit qu’il allait les guérir. Et maintenant, Jen est morte. Derek réitère ses excuses mais Rob ne veut plus les entendre. Pour lui, il a tué sa femme. Il est un meurtrier. L’homme s’effondre en larmes, il veut qu’on lui rende son épouse.

    George a remis sa lettre à Bailey. Il sait que c’est mauvais mais elle est vraiment très difficile à définir en quelques mots. Bailey voit passer Richard et se précipite sur lui pour lui montrer la lettre de son résident. Voilà une lettre de recommandation. Il est quelque peu surpris qu’elle lui demande de prendre exemple sur George mais elle persiste. Il part dans son bureau et elle le suit. Enervé, il lui rappelle qu’il est le chef de ce service, et qu’il n’est pas là pour flatter son ego. Son neurologue vient d’être traité d’assassin, il va devoir licencier son pus ancien chirurgien qui ne veut pas partir à la retraite, et des internes ont échangé des échantillons de sang dans son dispensaire. Et elle voudrait qu’il perde son temps à écrire des recommandations qui lui permettraient de le quitter ? Bailey est surprise. Elle ne veut pas le quitter. Elle veut seulement suivre une formation en chirurgie pédiatrique. Il s’emporte : ce n’est pas ce qu’ils avaient décidé. Sait-elle le temps qu’il a passé pour la former ? Elle était censée le remplacer un jour. Elle s’énerve à son tour. C’est lui qu avait décide cela. Elle n’est pas son fils sur qui il reporte ses espoirs et ses rêves.

    Derek est sur la passerelle, essayant de reprendre ses esprits. C’est le moment que Mark choisit pour lui annoncer qu’il voit Lexie. Il couche avec elle aussi mais c’est plus que ça. Derek se redresse aussitôt, le regard mauvais. Mark continue son aveu : ils sont heureux, il est heureux. Il n’a pas le temps d’en dire plus, Derek lui assène un énorme coup de poing en pleine figure. Mark encaisse et reconnaît peut-être le mériter. Oui plutôt non et de toute façon, son ami n’a aucun droit de lui dire avec qui il peut coucher. Le second coup de poing part immédiatement. Cette fois, Mark ne se laisse plus faire et réplique. Derek tombe à terre mais se relève et saute sur son ami qu’il projette à terre, sous les yeux épouvantés de quelques membres du personnel. A califourchon sur Mark, Derek lui assène quelques coups de poing bien sentis jusqu’à ce que Mark prenne le dessus et lui rende la pareille. Les deux hommes se relèvent et continuent à se battre avec une violence inouïe. Owen arrive et n’en croit pas ses yeux.

    Bailey tente toujours de faire entendre raison à Richard. Elle n’est pas son héritière. Richard se retourne et voit alors ses deux chirurgiens qui se battent comme des chiffonniers. Bailey suit son regard et est abasourdie par le spectacle. Ils se précipitent dehors au moment même où Owen tente d’arrêter le combat en écartant Mark. Mais rien ne peut plus arrêter celui-ci qui donne un coup de poing sur le nez de Derek, qui gémit de douleur. Meredith et Addison arrivent en courant. Meredith entraîne aussitôt son homme tandis qu’Addison regarde Mark avec stupéfaction. Alex la rejoint et lui dit que le mec de Meredith qui a commencé.

    Cristina va trouver Margaret Campbell qui regarde le bloc depuis la galerie. Elle lui explique comment elle aurait appliqué, sans machines, la procédure sur laquelle elle l’a interrogée au bloc. Margaret apprécie qu’elle soit venue le lui dire, cela prouve qu’elle est un plus grand médecin que ce qu’elle a cru de prime abord. Elle ajoute ensuite qu’elle a pris la décision de prendre sa retraite. Elle demande à Cristina de ne pas se réjouir : le jour où elle aussi ne pourra plus opérer arrivera, bien plus vite qu’elle ne le croit. Mais même si elle se retire, il y a quelque chose qu’on ne pourra jamais lui enlever : dans ce bloc, avec un scalpel en main, elle était un Dieu ! Cristina le sera-t-elle un jour ?

    Izzie a mis les internes au boulot. Bailey rejoint la jeune femme et s’excuse du peu d’attention qu’elle lui a donnée, elle était occupée. Izzie refuse ses excuses, elle l’a traitée de conne, alors elles sont quitte. Elle avoue en avoir assez de l’hôpital. Bailey la comprend. Elle vient de voir Derek Shepherd se battre avec un homme pour la même raison. C’st comme ça que ça fonctionne. Chaque patient qu’ils perdent, chaque erreur commise, c’est ce qui leur permet d’en apprendre plus. Elle est à peine partie que la fille du service dermatologie apporte à Izzie les résultats de ses examens. A voir sa tête, on sait déjà qu’ils ne sont pas bons.

    Callie soigne la main abîmée de Mark lorsque Lexie les rejoints. Callie la rassure, rien n’est cassé mais il faudra apposer de la glace. Elle les laisse seuls. Lexie est désolée pour Mark. Il lui dit que ça en valait la peine. Elle répond que non, enfin un peu. Elle ne lui cache pas qu’elle est contente de ce qu’il a fait pour elle et le remercie avec un grand sourire.

    Chez Joe, Callie aperçoit Arizona et va la retrouver. Elle prétend avoir beaucoup d’expérience, dans tous les domaines : elle a été mariée, elle a fait partie d’une mission au Botswana et plus récemment elle s’st mise à la cuisine. Elle est tellement occupée à parler qu’elle ne voit pas qu’une jeune femme à côté d’Arizona lui lance de mauvais regards. Arizona la présente à Callie en lui précisant qu’elles ont un rendez-vous. Se sentant stupide, Callie retourne à sa place sans dire un mot, avant de quitter le bar.

    Elle croise Addison qui est venue remettre sa lettre de recommandation à Bailey. Elle lui fait promettre qu’elle va casser la baraque en pédiatrie, pour ne pas lui faire regretter d’avoir écrit qu’elle était le chirurgien pédiatrique le plus prometteur avec laquelle elle a eu le plus grand plaisir de travailler.

    A une autre table, Owen retrouve Cristina. Il lui dit qu’elle a fait comprendre à Margaret Campbell qu’elle était dépassée mais d’un autre côté, elle s’est montrée aussi trop sévère et sans compassion. Elle n’est pas d’accord avec lui et, de toute façon, elle avait raison. Il estime qu’elle est exactement comme celle qu’elle critique : têtue. Dans 40 ans il devra aussi lui retirer le scalpel des mains. Comme elle ne réagit pas, il insiste sur le fait qu’il veut être encore là dans 40 ans.

    Dans une chambre de l’hôpital, Rob fait ses adieux à Jen, sous le regard compatissant d’Alex. Il doit soutenir le jeune homme lorsqu’il sort de la chambre.

    A la maison, Derek est affalé dans le canapé. Meredith vient le rejoindre, une bouteille de tequila à la main. Le jeune homme se sert un premier verre qui vide d’un trait. Il en sert à Meredith, puis un second pour lui qu’il vide tout aussi vite. Puis un troisième…

    Izzie a réuni les internes pour leur faire la morale. Ils sont égoïstes, distraits, sans soin et peu motivés. Ils sont encore des bébés mais ils doivent s’estimer heureux d’être là, dans cet hôpital, parce qu’ils ont la possibilité de sauver des vies, chaque jour. C’est pour ça qu’ils sont là, c’est leur travail. Elle dispose divers clichés, des radios de poumons et des scans du cerveau, en expliquant qu’ils appartiennent à une patiente âgée de 29 ans, qui a été diagnostiquée anémique dans un premier temps, mais qui souffrirait de bien autre chose. A eux de découvrir de quoi. 

     

    Voix off : Les gens nous voient comme des dieux. Ou ils nous voient comme des monstres. Mais le fait est que nous sommes seulement des personnes. On panique. On perd notre chemin. Mêmes les meilleurs d’entre nous ont des jours sans. Pourtant, on avance. Nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers ou célébrer les vies que nous avons sauvées dans le passé, parce qu’il y a toujours un patient qui a besoin de notre aide. Alors, nous devons nous obliger à continuer d’essayer, à continuer d’apprendre, dans l’espoir que, peut-être, un jour, nous deviendrons un peu plus proches de ces dieux que nos patients ont besoin que nous soyons.


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