• Episode 5.20 : Sweet Surrender

    Titre français : Ne pas baisser les bras

    Scénariste : Sonay Washington

    Réalisateur : Tony Phelan

    Diffusion États-Unis : 23 avril 2009 sur ABC

    Diffusion France : 9 décembre 2009 sur TF1

     

    Voix off : Echouer n’est pas une option. Pas pour un chirurgien. Nous ne nous écartons pas de la table d’opération avant que le dernier souffle ne soit sorti. Les limites ? Un défi. Ce qui menace la vie, c’est ce qui nous fait sortir du lit le matin. Nous ne sommes pas facilement intimidés. Nous ne tremblons pas. Nous ne reculons pas. Et nous ne renonçons jamais. Pas au travail en tout cas.

     

    Derek dort encore tandis qu’à côté de lui, un léger sourire sur les lèvres, Meredith examine sa bague de fiançailles sous tous les angles.

    A l’hôpital, pendant qu’elle subit sa chimiothérapie, Izzie consulte un magazine consacré à l’organisation des mariages. Alex est à ses côtés. Il regarde autour de lui et s’assombrit en voyant tous ces malades du cancer qui reçoivent leurs soins.

    Callie croise Arizona dans la cage d’escaliers. Les deux femmes s’embrassent amoureusement.

    Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et la première personne que Cristina aperçoit est Owen. Lorsque celui-ci relève la tête, la jeune femme détourne le regard et appuie sur le bouton pour aller à un autre étage. Owen est malheureux.

    Derek s’est réveillé. Il tient Meredith dans ses bras et l’embrasse. La jeune femme, qui tient toujours la bague entre ses mains, lui demande si cela l’embêterait qu’elle ne la porte pas. Elle n’est pas du genre à porter ce genre de bijoux, pas plus qu’elle n’est prête à aller à l’église en robe blanche et bouffante telles que les mariées en ont l’habitude. Derek ne s’offusque pas pour autant. Il propose à sa fiancée de sa marier, nus, dans un champ de fleurs. L’idée amuse beaucoup les deux jeunes gens, tout comme celle de se marier en blouse de chirurgien. Voilà qui suffit à leur rappeler qu’ils doivent se lever pour aller travailler. Après avoir déposé la bague sur sa table de chevet, Meredith apprend à Derek qu’elle a demandé à Izzie de l’aider à organiser le mariage, pour se changer les idées. Elle lui donnera la consigne de rester simple.

    Dans la cuisine, Mark embrasse Lexie mais il s’arrête en entendant Derek et Meredith qui arrivent en plaisantant sur le bouquet de la mariée qui pourrait être fait de scalpels et de clamps. Lorsque les deux couples sont en présence, l’ambiance devient glaciale. Après avoir échangé un regard, les deux hommes s’ignorent, au grand dam de Lexie qui se jette sur son toast, ce que Meredith ne manque pas de remarquer.

    Owen est dans le cabinet du Dr Wyatt. Il lui confie ne rien ressentir. Elle s’en étonne. Il ne ressent ni colère, ni bonheur, ni tristesse ? Aucun sentiment de culpabilité comme par exemple celle d’être le survivant ? Elle le conjure de se laisser aller. Il bride ses sentiments depuis trop longtemps. Elle devine que tout résulte de ce qu’il a vécu à l’armée. Il s’énerve. S’il est là, c’est parce qu’il a failli assassiner sa petite amie. Il ne voit pas le rapport entre ce fait et celui d’avoir perdu tous les hommes de sa section au combat. Elle lui demande encore une fois de mettre un nom sur ce qu’il ressent mais il en est incapable.

    Izzie tourne en rond dans sa chambre en téléphonant à un fournisseur qui renâcle à lui livrer des robes de mariée. Pour l’apitoyer, elle lui explique, en feignant de tousser, qu’elle ne peut pas se déplacer en raison de son cancer, sous-entendant qu’elle est quasiment à l’article de la mort. Evidemment le fournisseur s’incline et Izzie se redresse en souriant. A la porte, Richard s’amuse de la scène. Il est venu voir comment la jeune femme se portait en ce premier jour de chimiothérapie. Elle le rassure, elle va bien et elle est contente des progrès qu’elle a faits dans l’organisation du mariage. Le Dr Swender, qui se tient à côté de Richard, préfèrerait qu’elle se repose. La chimio va l’épuiser. Mais Izzie ne l’écoute pas, elle est déjà en grande conversation téléphonique au sujet des compositions florales. Le Dr Swender insiste auprès de Richard : Izzie a l’air bien pour le moment mais ça ne va pas durer. Les effets de la chimio vont bientôt se faire ressentir. Elle risque même de faire une crise cardiaque. Le Dr Swender prédit que la souffrance va être telle que, bientôt, la jeune femme voudra mourir.

    Mark et Arizona évoquent le père de Callie qui vient rendre visite à sa fille. La jeune femme pense que de toute façon elle ne va pas le rencontrer, c’est trop tôt. Callie est d’accord avec elle et puis son père n’est là que pour une journée. Callie sort justement de l’ascenseur, suivie de Mr Torres qui n’est pas particulièrement souriant. C’est le moment que choisit George pour passer par là. Il se retrouve projeté contre le mur par son ex beau-père qui lui rappelle sa promesse de le tuer, s’il faisait du mal à sa petite fille. Et il lui en a fait en la trompant. Mark se rapproche pour intervenir en cas de besoin. Callie prend la défense de son ex-mari en avouant à son père qu’elle aussi a commis l’adultère, avec Mark. Donc George n’est pas le seul fautif. Mr Torres lâche George pour saisir Mark au collet et le projeter, lui aussi, contre le mur. Peut-il donner une seule bonne raison pour qu’il ne le tue pas ? Tout rouge, Mark se contente de se présenter et de dire son bonheur de le rencontrer. Callie intervient encore une fois, en apprenant à son père qu’elle est heureuse maintenant. Elle a rencontré quelqu’un. Voilà qui suffit à calmer le bouillant Mr Torres qui libère Mark avec une tape amicale sur l’épaule. Il est heureux que sa fille voit quelqu’un, c’est sain. Il aimerait faire la connaissance de ce prétendant. Arizona se détourne. Callie noie le poisson : cette personne est très occupée pour le moment parce c’est un médecin aussi. Elle explique à son père combien ce nouvel amour la comble, par son intelligence, sa beauté, sa capacité de soutien. Elle le supplie enfin d’approuver cette nouvelle relation. Elle va alors chercher Arizona par les épaules et la ramène devant son père qui, dans un premier temps, ne comprend pas très bien ce dont il s’agit. Mais une fois qu’il a réalisé, il ne prend pas la main qu’Arizona lui tend.

    Tous les médecins se rendent aux urgences pour accueillir les blessés que des ambulances amènent. En voyant que Mark et Derek continuent de s’ignorer, Lexie stresse et mange un bonbon. Les patients sont d’une part un piéton qui a été renversé par une voiture et d’autre part le conducteur de cette dernière. Le premier accuse l’autre d’avoir conduit comme un fou, ce que le conducteur réfute, c’est lui qui a plongé sous son véhicule. Owen et George emmènent le piéton tandis que Mark et Derek prennent en charge le conducteur. Alors que ces deux hommes blessés s’insultent copieusement, Derek regarde Mark en disant que c’est pathétique. Mon cul ! réplique Mark, ce qui amène Lexie à trouver refuge encore une fois dans la nourriture.

    Dans une salle d’examen, pendant que le chauffeur, Mr Gates, explique qu’il roulait calmement en direction de sa banque lorsque l’autre a surgi subitement devant sa voiture, les deux chirurgiens continuent de se chamailler. Mark demande à Derek de se pousser, il le gêne pour examiner le patient. Ensuite, il ordonne à Lexie de conduire le patient au scanner.

    Dans une autre pièce, Owen charge Alex de superviser George, auprès du piéton, Mr Meloy. Voilà une perspective qui déplait à George mais qui ravit Alex.

    Arizona tente de relater à Bailey les conditions de sa présentation à Mr Torres mais sa collègue l’interrompt rapidement. Aujourd’hui, elle devrait être en congés mais elle est tout de même venue à l’hôpital pour la voir pratiquer une intervention assez particulière, et non pas pour l’entendre parler de sa vie privée. Arizona ne comprend pas pour quelle raison elle n’a pas mis cette journée à profit pour se reposer ou jouer avec son fils. Elle la met en garde, la pédiatrie est une spécialité difficile, très exigeante, elle peut mettre la famille en péril. Miranda proteste, pas la sienne, son mari la soutient à 100%, il est même impatient qu’elle commence. Arizona comprend que son mari n’est encore au courant de rien. Bailey l’admet. Les deux femmes sont appelées d’urgence au chevet de leur patiente, une toute petite fille, Jessica, qui a la maladie de Tay-Sachs (maladie incurable affectant le système nerveux central)

    Dans la salle de scanner, Derek constate que le cerveau de Mr Gates ne présente aucune hémorragie. Mais Mark est persuadé qu’il y a un problème puisque l’os temporal est fracturé et le tympan rompu. Il demande à Lexie de réserver une salle d’opération. Derek la retient pour lui demander son avis. Il pense que le patient a besoin aussi d’une réparation des nerfs faciaux et qu’il doit le faire avant que Mark n’intervienne, ce que dernier conteste. Elle examine les images et donne raison à Derek, au grand dam de Mark. Les deux hommes tentent tour à tour de la rallier à leur cause. Ecartelée, la jeune femme leur dit qu’ils sont tous deux de fabuleux médecins, avant de sortir en mordant dans une barre chocolatée.

    En discutant avec Mr Meloy, George constate qu’il existe des discordances entre son récit et les blessures dont il est atteint. Il s’étonne aussi de voir que ce patient est très pressé de s’en aller, sans doute pour éviter de répondre aux questions de la police. Il en réfère à Alex, lui demandant d’autoriser une consultation psychiatrique, mais Alex reste indifférent à ses arguments. Il lui demande de se dépêcher parce qu’ils ont d’autres cas à traiter. George le prend mal et lui rappelle que, si le patient quitte l’hôpital et qu’il lui arrive quelque chose, ce sera de sa faute. Alex donne alors son autorisation. Mais il ajoute que si un autre patient meurt faute de soins, ce sera la faute de George.

    Richard félicite Meredith pour ses fiançailles. Il est heureux que Seattle Grace voit ce mariage se réaliser. Il est très heureux de ce qui leur arrive, à elle et à Derek. Elle le remercie froidement et lui demande s’il a autre chose à lui dire. Il lui apprend qu’Izzie a transformé sa chambre en une boutique de robes de mariée, alors il l’invite à s’y rendre et à essayer les tenues. Elle n’a pas le choix, c’est un ordre.

    Elle apprend la nouvelle à Derek qui se moque gentiment d’elle. Il ne savait pas qu’elle ne voulait porter une robe. Enervée, elle confirme qu’elle ne le veut pas. Elle aimerait savoir d’ailleurs comment il se fait que Richard soit au courant de leurs fiançailles. Il réplique que Richard est son ami et qu’elle ne doit pas le rendre responsable pour les robes. Si elle ne veut pas en porter une, elle n’a qu’à le dire à Izzie. Elle ne voit pas comment elle pourrait contrarier son amie qui la regarde avec ses yeux de cancéreuse. Lorsqu’il lui demande d’être forte, elle lui rappelle qu’il est concerné, lui aussi. S’ils laissent faire Izzie, leurs demoiselles d’honneur seront en rose et lui se retrouvera en jaquette et chapeau haut-de-forme. Il décide alors d’aller parler lui-même à la jeune femme. A la fin de l’entretien, celle-ci est encore toute secouée de sanglots. Lorsqu’il sort de la chambre de Izzie, Derek annonce à sa fiancée que la jaquette est non négociable et qu’ils vont devoir trouver du temps pour prendre des leçons de danses de salon. Meredith est catastrophée.

    Callie martyrise un de ses patients en expliquant à son père qu’elle ne cherchait pas à vivre une nouvelle relation mais c’est arrivé, tout simplement. Elle est heureuse. Son père rétorque qu’elle était heureuse quand elle vivait avec ses parents. Elle a eu tort de les quitter. D’ailleurs, elle va rentrer à la maison et pas plus tard qu’aujourd’hui. Il va parler à Richard pour lui expliquer le problème et après ça, tout ira bien. Callie proteste, il n’est pas question qu’elle quitte son travail et qu’elle déménage. Mais son père ne l’écoute pas et sort.

    Arizona explique à Bailey que la petite Jessica est en phase terminale. Elle avait une espérance de vie jusque 4 ou 5 ans, elle en a 6. Le père de l’enfant, Mr Smithson, les rejoint pour leur dire qu’un de ses amis lui a fait part d’un nouveau traitement que l’on applique à Mexico. Ce n’est pas reconnu par la médecine légale et ça nécessite beaucoup d’argent. Mais dans deux semaines, il devrait avoir réuni suffisamment de fonds pour pouvoir en faire bénéficier sa fille. Arizona l’interrompt : il n’est plus question de 15 jours, mais de deux heures. Ils avaient déjà souvent évoqué ce qui arriverait et maintenant ils y sont. Elle sait que c’est dur à entendre, impossible même, mais ils ont fait tout ce qu’ils ont pu. Et lui aussi a fait tout ce qu’il fallait. L’homme s’insurge : c’est faux. Tout ce qu’il a besoin, c’est d’un peu plus de temps. Quelques jours seulement… Sa fille est une battante. Il s’enflamme peu à peu jusqu’à ce qu’Arizona le coupe encore une fois, plus durement. Jessica n’ira pas à Mexico. Elle est désolée que la seule chose qu’il puisse encore faire pour elle, c’est d’être là, à ses côtés. Il refuse en criant qu’elle n’a pas à lui dire ce qu’il doit faire. Il compte bien trouver un moyen de partir à Mexico, le soir même. Il part en disant à la chirurgienne qu’elle devrait avoir honte de vouloir abandonner sa fille.

    Cristina range quelques papiers quand elle entend la sonnerie d’un moniteur. Un simple coup d’œil sur l’écran et elle constate que c’est Izzie qui fait un malaise. Elle se précipite et s’apprête à ausculter la jeune femme lorsque celle-ci éclate de rire. Cristina est choquée. Izzie s’excuse mais voir le visage catastrophé de son amie, ça en valait le coup. Mais il ne s’agissait pas que d’une blague, elle a réellement besoin d’elle. Elle a bipé Meredith pour les essayages mais comme elle ne vient pas, elle compte sur Cristina pour la faire venir.

    Derek et Mark annoncent à Mr Gates que ses nerfs faciaux ont été endommagés, ainsi que son tympan. Il pourrait devenir partiellement sourd. Il a une légère hémorragie à la rate aussi. Il doit être opéré. L’homme n’en revient pas. Tout ça à cause de l’enfant de salaud qui a plongé sous sa voiture ! Lui, il allait simplement à la banque.

    Meredith est dans la salle de bains de la chambre d’Izzie. Elle la prévient qu’elle a passé une robe mais elle exige qu’elle n’en parle à personne, parce que c’est réellement moche. Izzie promet que ce sera leur petit secret. Meredith est à peine dehors, engoncée dans une robe bouffante, tout en tulle, exactement du genre qu’elle déteste, qu’Izzie la prend en photo avec son portable. Meredith proteste, quand il y a photo, il n’y a plus de secret. Izzie ne l’écoute pas, elle trouve que cette robe nécessite le port d’un diadème avec un voile. Elle cherche l’objet des yeux. Meredith refuse, elle veut d’un mariage simple, une simple réception avec des ailes de poulet à la mode de Buffalo. Cette robe est trop voyante. Mais Izzie ne veut rien entendre : Meredith qui se marie, c’est un miracle ! Meredith Grey, celle qui vivait dans l’obscurité, a trouvé quelqu’un. Il faut fêter ça ! Elle ne peut pas le faire dans une tenue de tous les jours et avec quelques plats achetés à l’épicerie du coin. Cela rendrait Izzie trop triste. Et elle ne veut pas être triste, ça l’est déjà assez d’avoir le cancer, ajoute-t-elle des sanglots dans la voix. Evidemment Meredith se laisse attendrir et place la tiare avec le voile sur ses cheveux. Aux anges, Izzie la reprend en photo, clamant qu’elle ressemble à une princesse.

    Au comble de l’énervement, Callie explique à Arizona, en mêlant l’anglais et l’espagnol, que son père veut la ramener à la maison, comme si elle n’était encore qu’une petite fille. Mais elle est une adulte et c’est de sa vie dont il est question ! C’est sa carrière de médecin qui est en jeu. Arizona tente de placer un mot mais n’y parvient pas. Elle est heureuse de voir entrer Mark, qu’elle a bipé. Lorsqu’elle lui explique qu’elle ne sait pas quoi faire et qu’en plus elle doit s’occuper d’un enfant malade, il lui dit qu’elle peut partir, il prend les choses en mains. Il saisit Callie par les épaules et lui demande d’arrêter de parler espagnol. Il a une intervention dans quelques minutes et il ne parle pas cette langue. Elle reprend donc l’anglais pour lui dire que son père veut la ramener à la maison, qu’il va parler à Richard, qu’il va la faire démissionner et renoncer à sa relation avec Arizona. Pour Mark, c’est simple, elle n’a plus 12 ans, elle n’a qu’à dire à son père qu’il est fou. Mais elle ne peut pas faire ça. Il n’y a rien que son père ne ferait pas pour elle. Il lui a payé ses études au collège et à la fac de médecine, il lui a constitué un important fonds en fidéicommis, pour qu’elle ne s’inquiète de rien à part être une grande chirurgienne. Il l’a toujours soutenue, tout au long de sa vie. Mark lui fait remarquer que soutenir une personne et la respecter sont deux choses différentes. Voilà ce qu’elle devrait dire à son père.

    Jessica réclame la présence de son père. Bailey élude le sujet. Attendrie par l’enfant, elle la soulève de son lit et s’installe, avec elle sur ses genoux, dans le rocking-chair.

    Alex entre dans la chambre d’Izzie, avec un cheeseburger et quelques frites qu’il lui a ramenés de chez Joe. Pourtant il n’est pas sûr que ça soit indiqué pour elle. Cristina n’en est pas certaine non plus. Mais Izzie les rassure, elle se sent bien. Lexie les rejoint et se jette d’emblée sur les frites. Izzie frappe dans ses mains pour inviter Meredith à sortir de la salle de bains mais la jeune femme refuse, cette robe est encore pire que la première. Izzie fait alors semblant de s’étouffer, ce qui fait paniquer ses amis et sortir Meredith de sa cachette. A nouveau, Izzie s’amuse beaucoup de la situation. Cristina s’énerve, il faut qu’elle arrête de simuler des malaises parce que cela n’a rien d’amusant. Izzie s’en moque. Au moins elle est parvenue à attirer Meredith en dehors de la salle de bains, ce qui lui permet de voir qu’elle est magnifique dans cette robe, très romantique. Lexie approuve en continuant de dévorer les frites. Meredith reproche à son amie d’avoir invité d’autres personnes pour assister à son humiliation. Lexie explique qu’elle est venue d’elle-même dans le but de demander à sa sœur d’intervenir auprès de Mark et Derek pour qu’ils mettent fin à leur brouille. Elle va devoir les assister pendant une longue intervention de six heures et elle ne se sent pas la force de subir leurs disputes, d’autant plus qu’elle ne pourra pas introduire de la nourriture au bloc. Izzie libère son amie. Comme Lexie a mangé toutes ses frites, elle demande à Alex de lui en ramener d’autres. Restée seule dans sa chambre, elle sent la nausée monter en elle. Elle a juste le temps de prendre un petit seau pour vomir dedans.

    Bailey est bipée. Elle remet Jessica, qui s’est endormie, dans son lit. Mais la petite fille s’agrippe à elle et elle ne peut rien faire d’autre que de s’allonger à ses côtés. Le père entre dans la chambre, suivi d’Arizona. Bailey lui apprend que sa fille l’a réclamé. Il vient près de son enfant pour lui dire qu’ils vont partir à Mexico, là où le ciel est si bleu et le sable si blanc. La petite l’interrompt, elle préférerait partir le lendemain, là, elle est trop fatiguée. Le père se relève et repart, en disant qu’il doit prendre ses dispositions pour le voyage en avion. Arizona dit à Bailey que, si elle veut assister à son intervention, elle peut lui trouver un remplaçant. Mais comme Jessica refuse de lâcher la blouse de la chirurgienne qu’elle tient solidement entre ses petits doigts, Bailey choisit de rester avec elle.

    Derek et Mark sont en train de se laver les mains, juste avant leur intervention, lorsque Meredith entre dans la pièce, d’un pas décidé, sa sœur sur les talons. Elle ne perd pas un instant pour leur asséner qu’avant d’entrer dans la salle d’opération, ils doivent se pardonner mutuellement. S’ils ne le font pas pour leur patient, qu’ils le fassent pour elle, ou pour Lexie. Celle-ci est en train de dévorer un chocolat. Meredith demande à Mark de regarder sa petite amie. Est-ce qu’il ne voit pas qu’elle est en train de prendre de l’ampleur ? De toute façon, s’ils ne font pas un effort, elle ne les assistera pas. Lexie s’y met aussi en rappelant à Mark que Derek est son meilleur ami et qu’il va se marier. C’est lui qui devrait être son témoin. Derek laisse tomber froidement que c’est à Richard que reviendra cet honneur. Mark entre dans la salle sans dire un mot. Interloquée, Meredith demande à sa sœur de la laisser seule avec son fiancé. Derek lui dit aussitôt que le choix du témoin lui revient. Quand va-t-elle cesser d’en vouloir à Richard ? Elle lui rappelle que cet homme a eu une liaison avec sa mère, ce qui a été la cause de la rupture entre ses parents et a détruit son enfance. Il est ami avec Mark depuis des années. Il n’a pas le droit de lui reprocher la rancœur qu’elle éprouve envers Richard alors que lui ne parvient pas à pardonner à son meilleur ami. Après qu’elle soit sortie, Derek regarde Mark à travers la vitre de la salle.

    Owen voit Alex sortir de la chambre d’Izzie, après qu’il ait apporté son déjeuner, et il lui demande ce qu’il en est de son patient. Les policiers l’ont-ils déjà interrogé ? Alex reconnaît qu’il n’en sait rien, il a pris quelques minutes pour rendre visite à sa petite amie. Owen n’en a rien à faire. Il l’avait chargé de veiller sur un patient qui est potentiellement suicidaire. Alex objecte qu’il a demandé une consultation psychiatrique. Owen s’emporte en lui disant qu’il lui avait confié une responsabilité. Lorsqu’Alex tente de répondre, Owen lui intime violemment l’ordre de se taire. Si Mr Meloy s’est effectivement jeté en dessous de la voiture de Mr Gates il devra payer. Et dans ce cas, il faut absolument éviter qu’il ne quitte l’hôpital. Alex part en courant.

    Aux urgences, un médecin demande à George si c’est lui qui a demandé une consultation psychiatrique, parce que dans ce cas, il aimerait savoir où se trouve le patient. George se précipite et constate que le lit est vide. L’autre docteur le félicite avec ironie : il a perdu un patient.

    Sur ces entrefaites, Alex arrive et s’en prend à son collègue : où est Mr Meloy ? Les deux hommes partent à sa recherche sur le parking en se disputant. George fait remarquer qu’il n’avait pas que ça à faire, il avait d’autres malades dont s’occuper. Comme ils ne le retrouvent pas, Alex hurle sur George. Maintenant, c’est à lui qu’Owen va s’en prendre. George lui rappelle qu’il a dû insister pour qu’il l’autorise à demander une consultation psy. Jusqu’à présent, il lui avait toujours laissé le bénéfice du doute, mais franchement, il ne voit pas ce que Hunt ou Izzie peuvent lui trouver. Alex lui demande de la fermer. Il a essayé, vraiment. Parce qu’Izzie l’appréciait, il a essayé de trouver une seule raison de le respecter. Mais au final, c’est lui qui a perdu ce type, c’est lui qui lui a tourné le dos alors qu’il le pensait suicidaire. E s’il meurt, ce sera de sa faute. Il a essayé de le respecter, mais maintenant c’est fini, il en a marre. A ce moment, un bruit de verre brisé leur fait lever la tête. Ils aperçoivent Mr Meloy qui se jette contre une vitre, à plusieurs reprises, pour pouvoir la casser. Lorsqu’il y parvient, il se jette dans le vide et atterrit sur le toit d’une voiture. Les deux hommes le ramènent, miraculeusement vivant, à l’intérieur. Owen les voit arriver et se tourne vers Alex pour avoir des explications Mais seul George parvient à lui décrire ce dont souffre le patient et les soins qu’il lui a déjà apportés. C’est la raison pour laquelle le chef de trauma le choisit pour l’assister au bloc, laissant Alex à l’écart.

    Derek et Mark sont en train d’opérer Mr Gates. Lorsque Derek envisage de pratiquer une craniotomie, Mark réplique qu’il l’a déjà prévue au programme. Il est peut-être irresponsable et indigne de confiance, mais pas dans un bloc. Derek rétorque qu’il n’a jamais dit ça. Mark lui reproche d’avoir élevé le Mur de Berlin autour de Lexie. Derek l’admet, mais c’est parce que Meredith le lui avait demandé. Lorsqu’on tient à une personne, on fait ce qu’elle vous demande. C’est ce que Mark aurait dû faire aussi lorsqu’il lui a demandé de ne pas s’approcher de Lexie… ou d’Addison d’ailleurs. Ah Addison, s’exclame Mark. Il n’en a pas marre de toujours ressortir cette vieille histoire ? Derek le regarde avec ironie. Il comptait s’excuser de l’avoir frappé, parce qu’il se sentait mal de l’avoir fait, mais finalement il va se repasser la scène dans la tête et l’apprécier. Le patient fait une hémorragie et les deux hommes s’affairent pour le sauver, ce qui n’empêche pas Mark de dire à Derek qu’il en a assez, il abandonne. Il a compris que, même s’il n’était pas tombé amoureux de Lexie, Derek aurait trouvé un autre prétexte pour ne pas le respecter, comme il l’a toujours fait. Pour lui, il restera à jamais le petit orphelin que la famille Shepherd a recueilli. Lorsqu’il annonce que l’hémorragie est stoppée, Derek s’étonne qu’il ait déjà terminé les sutures.

    C’est une Izzie faible qui demande à un infirmier s’il a vu Meredith. Lorsqu’il lui demande s’il doit la biper, elle refuse. Lorsqu’il sort de la pièce, il fait tomber une robe de son support. Izzie renonce à le rappeler et se lève pour aller la ramasser elle-même. Elle s’évanouit sur le tissu blanc. Une infirmière accourt à son secours.

    Au bloc, Owen félicite George parce qu’il est capable de prévoir les évènements, de les anticiper même, et surtout il parvient à rester calme, lorsque les choses autour de lui deviennent chaotiques. Il lui demande s’il a déjà choisi sa spécialité et est heureux d’apprendre que non. Parce qu’il ferait un excellent chirurgien en traumatologie.

    Mr Torres a informé Richard qu’il comptait ramener sa fille à la maison. Pour compenser la perte qu’il va faire et aussi le décider à autoriser le transfert de Callie à l’hôpital St Mary de Miami, il sort son carnet de chèques pour faire une donation au Seattle Grace. Richard l’arrête. Il apprécie la proposition mais, avec tout le respect qu’il lui doit, il lui fait remarquer que sa fille est une adulte. D’ailleurs, sait-elle qu’il est là ? Mr Torres réplique en lui demandant s’il a des enfants. Non, évidemment, parce que s’il en avait, il saurait que, adulte ou pas, elle reste son enfant. C’est le même sang qui coule dans leurs veines. Est-ce que le fait qu’elle soit devenue une adulte signifie que lui doit cesser de l’aimer et de la protéger, y compris d’elle-même ? Les enfants grandissent, partent, changent, prennent des décisions et pensent qu’on ne les aime plus parce qu’on ne les comprend pas. Mais c’est tout le contraire. On ne cesse jamais de se battre pour ses enfants, c’est la seule chose pour laquelle on ne renonce jamais.

    Le père de Jessica entre catastrophé dans la chambre de sa fille. Il dit à Bailey que toutes les organisations qu’il a contactées pour trouver des fonds ne peuvent pas l’aider, les listes d’attente sont trop longues. Il ne sait plus que faire. Elle lui répond qu’il est temps d’arrêter maintenant. Il la conjure de le pas lui demander cela. Comme il commence à crier, elle lui rappelle que sa fille vit ses derniers instants. Quoiqu’ils fassent, elle va mourir. Ce serait dommage que la dernière personne qui la tienne dans ses bras  ne soit pas son père. Voilà ce qu’il peut faire pour elle. Mr. Smithson vient s’allonger de l’autre côté et prend Jessica dans ses bras, libérant ainsi Miranda. La petite demande à son père s’ils partent pour Mexico. Assise dans le rocking-chair, Bailey écoute le père décrire la ville en pleurant. Le moniteur sonne, leur apprenant que l’enfant est décédée. Bailey l’éteint pendant que Mr. Smithson continue de parler à sa fille.

    Pleine d’optimisme, Cristina dit à Izzie que tout va bien. Ill est normal qu’elle se sente mal, ce sont les effets de la chimio. Mais son amie laisse tomber le masque et lui demande de ne pas chercher à la berner. Elle est malade. Elle pensait que ça serait amusant d’organiser ce mariage et de faire essayer toutes ces robes à Meredith. Elle pensait que ça ferait d’elle une personne différente. Mais non, elle n’est toujours qu’une patiente parmi tant d’autres, malade et avec un cancer qui la mine.

    Arizona observe Callie et son père qui se disputent en espagnol. Lorsque Mr Torres est parti, elle vient aux nouvelles. Callie lui apprend qu’elle a reçu un ultimatum : si elle ne rentre pas à la maison, il lui retirera ses fonds en fidéicommis. Alors comme il l’a reniée, elle le renie aussi. Lorsqu’elle réalise ce qu’elle vient de faire, elle s’effondre en pleurs dans les bras de son amie.

    Dans le bureau du Dr Wyatt, Owen fait un parallèle entre sa propre expérience et celle de Mr Meloy. Utilisant des allégories, il dit qu’il s’est jeté sur la voiture de Cristina, alors qu’elle conduisait sagement en direction de sa banque. Il savait qu’il ne lui convenait pas, qu’il n’était pas bon pour elle ou qui que ce soit d’autre, et il l’a détruite. Et ça, c’est impardonnable. En tout cas, il ne peut pas se le pardonner. Voilà ce qu’il a ressenti aujourd’hui. De la honte. La psy le félicite, c’est un bon début. Il a mis un nom sur ce qu’il éprouvait. Il doit savoir ce que c’est avant d’entamer son chemin vers la guérison.

    Derek et Mark rassurent Mme Gates sur le sort de son mari. La convalescence sera longue en raison de la gravité des blessures, mais tout ira bien pour lui. Elle les remercie chaleureusement. Derek lui dit de remercier surtout Mark, tous les chirurgiens ne savent pas stopper les hémorragies comme lui l’a fait. C’est lui qui a sauvé la vie de son mari. Mark se tourne avec étonnement vers son ami. Une fois que la femme est partie retrouver son mari, il lui fait remarquer que c’est le premier compliment auquel il a droit. Derek rétorque que ce n’est pas un compliment mais une simple constatation des faits. Les deux hommes commencent à se chamailler sur le sens du mot compliment mais ils sont tout sourire.

    Bailey demande à Arizona si elle a encore besoin d’elle avant qu’elle ne s’en aille. Lorsque sa collègue l’invite à s’asseoir, elle s’énerve. C’est ce qu’elle fait toute la journée : rester assise avec un enfant dans les bras. Si c’est ce qu’elle avait voulu faire, elle serait restée à la maison, à tenir son propre enfant. Comme elle va partir, Arizona lui conseille de dire à son mari quelles sont ses intentions, de lui expliquer que la chirurgie pédiatrique, c’est bien plus qu’inciser et que ce qu’elle a fait aujourd’hui était héroïque.

    Cristina éponge le front d’Izzie. Elles s’arrêtent pour regarder Meredith dans une autre robe. La jeune femme les regarde avec appréhension. Izzie retire son masque à oxygène pour lui dire qu’elle fera une mariée superbe. Meredith est ravie, cela serait donc la robe de son choix. Cristina ne dit rien mais fait un signe à son amie pour qu’elle tourne sur elle-même. Richard passe dans le couloir et observe un instant, avec un sourire attendri, la jeune femme dans sa robe blanche.

    George est assis au comptoir, chez Joe, devant une bière. Alex vient s’asseoir à côté de lui. Il lui avoue qu’il a été bluffé par lui aujourd’hui, il a assuré. Comme George objecte qu’il n’a fait que son boulot, Alex l’assure qu’il a fait plus que ça. Il reconnaît qu’il lui est supérieur, lui n’est jamais bon sous la pression. Tout à coup, il lâche que Izzie est vraiment malade et qu’il ne sait pas comment il va faire face à cela. George ne dit rien mais fait glisser son verre devant son ami, avant de se recommander une bière.

    Meredith retrouve Lexie dans la cuisine, en train de manger du maïs. Elle lui dit que finalement elle s’est habituée à l’idée qu’elle aurait un grand mariage. Lexie répond qu’elle aurait aimé la voir dans sa robe, ce jour-là. Meredith rétorque que c’est ce qui va se passer. Lexie ne voit pas comment cela serait possible, si Mark et Derek ne font pas la paix. Meredith n’en a rien à faire, Lexie est sa sœur, elle participera au mariage. Lexie est enchantée et demande si elle sera demoiselle d’honneur. Bien sûr, même si selon Meredith, elle devrait attendre de voir les robes que Izzie à choisies avant de se réjouir. Elles se renfrognent lorsque leurs hommes rentrent dans la pièce mais sont toutes étonnées de les entendre se parler, comme si de rien n’était. Ils ressortent aussitôt après avoir pris une bière, pour aller voir la seconde partie d’un match à la télévision. Derek adresse un grand sourire à Meredith qui met la main sur celle de sa sœur : elle peut cesser de manger maintenant.

     

    Voix off : Pour faire notre travail, nous devons croire que l’échec n’est pas une option, que peu importe à quel point nos patients sont malades, il a de l’espoir pour eux. Mais même lorsque nos espoirs se frottent à la réalité, et que finalement nous devons admettre la vérité, ça signifie seulement que nous avons perdu la bataille du jour. Pas la guerre de demain. Il y a une chose concernant l’abandon. Une fois qu’on le fait, quand on le fait réellement, on en oublie pour quelle raison on se battait.


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