• Episode 5.23 : Here's To The Future

    Titre français : Projets d'Avenir

    Scénariste : Allen Heinberg

    Réalisateur : Bill D’Elia.

    Diffusion États-Unis : 14 mai 2009 sur ABC

    Diffusion France : 17 décembre 2009 sur TF1

    Référence titre : chanson " Here's to Future Days” interprétée par Thompson Twins

     

    Voix off : Quand quelque chose commence, on n’a généralement aucune idée du moment où elle va se terminer. La maison qu’on désirait vendre devient notre foyer. Les colocataires qu’on est contraint de prendre deviennent notre famille. Et l’aventure d’un soir qu’on est déterminé à oublier par tous les moyens, devient l’amour de notre vie.

    Meredith et Derek ont dormi devant le feu ouvert. Derek caresse doucement le visage de la jeune femme qui se réveille. Il avoue n’avoir pas dormi, essayant de trouver la façon dont il pourrait retirer la tumeur qui s’est logée dans le cerveau d’Izzie. Et il est heureux parce qu’il a trouvé. Quand ils seront certains que Izzie est tirée d’affaire, ils partiront aux Bahamas, pour se marier sur la plage. Elle pourra même boire pendant la cérémonie. Cette idée les fait rire et ils s’embrassent.

    Alex et Izzie déambulent dans les couloirs du Seattle Grace Hospital. Il aimerait être sûr que cela ne la fatigue pas. La jeune femme est fataliste : elle a ses bons et ses mauvais jours. De toute façon, elle ne veut pas passer sa lune de miel dans un lit d’hôpital. De plus, elle veut le présenter à ses amis. Il rétorque qu’il les connait déjà tous. Elle précise qu’elle parle de ses amis patients, maintenant elle est passée de l’autre côté de la barrière. Elle veut que ses nouveaux amis fassent la connaissance de son mari. Comme d’habitude, Alex joue au gros dur, ce n’est pas si important. Elle entre dans la salle de chimiothérapie, la main en avant pour montrer sa bague, en claironnant qu’elle s’est mariée. En réalité, il s’agit d’un bijou en plastique, comme on en achète pour les enfants dans les distributeurs. Alex se justifie immédiatement en disant qu’il va en acheter une vraie. Les patients les applaudissent. Izzie fait les présentations. Une des patientes, Allison, demande à Alex s’il veut bien se tourner afin qu’elle puisse admirer ses fesses. Comme il ne veut pas, Izzie use d’un subterfuge pour le faire se retourner. Allison félicite Izzie d’avoir trouver un aussi beau mari. Izzie éclate de rie. Alex est heureux du bonheur de sa femme.

    Owen dit à Cristina qu’il a eu une bonne séance avec sa psy ce matin. Avec un brin d’ironie, elle lui demande s’il a déjà parlé à sa mère. Elle trouve ça aberrant qu’il n’ait pas encore rassuré celle-ci qui le croit en danger en Irak, alors qu’il ne vit qu’à quelques kilomètres d’elle. Owen rétorque qu’il envisage d’aller la voir. Mais lorsque Cristina lui demande quand, il ne répond pas.

    George le rejoint et ils entrent dans une salle d’examen où se trouve déjà Callie, ne compagnie d’un jeune militaire, Charlie, qui a entendu parler d’Owen et de ses exploits par l’intermédiaire de son officier. Owen le conjure de n’en rien croire. Callie avoue que l’examen des radios ne lui a rien révélé d’anormal au niveau de sa jambes Charlie objecte que pourtant, il est incapable de faire le moindre mouvement sans avoir d’horribles douleurs. Il a essayé bon nombre de traitements et rien n’a marché. Owen pense qu’il s’agit de dommages au niveau des nerfs. Callie insiste : ils vont peut-être pouvoir l’aider à gérer ses douleurs mais chirurgicalement parlant, ils ne peuvent rien faire pour lui. Le jeune homme lui demande alors de l’amputer. Lorsque sa jambe sera coupée et remplacée par ne prothèse, il n’aura plus mal et il pourra repartir pour l’Irak où on a besoin de lui. En dehors de la chambre, les médecins discutent de son cas. Callie est scandalisée. Owen trouve que la demande du jeune homme n’est pas si déraisonnable : il a été fait lieutenant à 19 ans et son rêve est de faire carrière dans l’armée. Callie doute que l’armée le reprenne avec une seule jambe. Owen lui apprend que cela arrive parfois. Elle aimerait savoir si ces soldats ont également été mutilés à leur demande. Owen n’en sait rien. Tout ce qu’il sait c’est que son ami lui a envoyé ce garçon pour qu’il l’aide et parce qu’il lui fait confiance. George suggère qu’on fasse passer des examens complémentaires à Charlie afin d’essayer de trouver ce qui provoque ses douleurs. Callie accepte mais elle est catégorique, si la jambe est saine, il est hors de question qu’elle la coupe.

    Arizona demande à Bailey si elle est libre aujourd’hui. Bailey répond que cela dépend. A-t-elle un enfant agonisant à veiller ? Arizona dément. Elle doit effectuer une intervention sur un enfant de 8 ans qui va vivre et elle veut que sa collègue puisse assister à ce moment heureux. Il faut qu’elle sache que la chirurgie pédiatrique peut être aussi associée à la joie i. Richard surgit et demande à sa chef des résidents de le suivre. Il a joué au Père Noël en achetant un robot hyper perfectionné capable de réaliser des interventions chirurgicales. Bailey n’en revient pas qu’il ait fait cet achat. Elle râle un peu que ça se soit fait après qu’elle ait quitté le service de chirurgie générale. Mais elle fond lorsqu’il lui propose d’étrenner la machine.

    Mark explique à Lexie que, maintenant que Meredith et Derek vont se marier, ils ne vont sans doute plus vouloir les voir traîner dans le grenier. Voilà pourquoi il a pensé à louer un appartement. La jeune femme le félicite qu'il songe enfin à se trouver un logement bien à lui. Mais lorsqu’il lui dit avec maladresse, presque timidement, qu’il espère qu’elle va venir avec lui, elle ne comprend pas et croit qu’il l’invite à aller visiter l’endroit. Elle accepte avec enthousiasme et se déclare très heureuse pour lui. Mark réalise alors qu’elle n’a pas compris ce qu’il a essayé de lui dire. Lorsque Derek toussote pour signaler sa présence, Mark suppose que son ami a tout entendu. Derek confirme, non seulement il a entendu la partie où Mark propose à Lexie de vivre avec lui, mais aussi la partie où il s’est fait jeter. Il trouve que c’est trop tôt pour eux d’emménager ensemble et ajoute que Mark n’est pas obligé de tout faire comme lui : ce n’est pas parce qu’il a proposé à Meredith de vivre avec lui que Mark doit en faire autant avec Lexie. Mark proteste : cela n’a rien à avoir avec lui. Il pense à sa propre existence. La vie est courte, il suffit de voir ce qui arrive à Izzie Stevens. Derek le rassure : il a un plan en ce qui concerne la jeune femme.

    Peu après, en présence de l’intéressée, Alex, Cristina et Meredith, il dévoile ce plan au Dr Swender, qui est de retirer l’hippocampe. L’oncologiste objecte que cette procédure peut avoir des répercussions au niveau de la mémoire et de la parole. Izzie pourrait ne plus jamais pouvoir pratiquer la médecine après cela. Il réplique qu’il a déjà pratiqué cette intervention des centaines de fois, même s’il admet qu’il ne l’a jamais fait sur des patients atteints du cancer. Izzie interrompt le débat pour poser une question à Derek : est-ce que cette opération pourrait lui faire perdre la mémoire ? Il répond que c’est improbable mais que cela pourrait arriver. Lorsqu’elle demande ce qui se passera si on ne retire pas la tumeur, le Dr Swender affirme qu’elle obtient de très bons résultats avec un traitement médicamenteux. Elle propose en outre de faire un test de simulation pour évaluer les risques de l’intervention. Derek estime que ce ne sera pas probant. Les deux médecins commencent à débattre avec hargne tandis qu’Izzie s’évade dans ses pensées. Elle se retrouve allongée en maillot, sur un transatlantique, sur une plage, avec à ses côtés Denny qui admire sa bague (une vraie cette fois). Elle parle d’Alex avec qui elle envisage d’avoir quatre enfants, deux filles et deux garçons de préférence. Si elle ne peut plus pratiquer la médecine… Denny répond qu’elle ne le voudra plus de toute façon. Lorsqu’il lui retourne la question, elle lui demande comment il se fait qu’il est toujours d’accord avec tout ce qu’elle dit. Il lui rappelle qu’il est le fruit de son imagination. Elle ne fait que se parler à elle-même. Il finit par lui demander ce qu’elle a décidé au sujet de l’intervention. Elle ne répond pas.

    On la retrouve, marchant dans les couloirs, avec son mari, Meredith et Cristina. Elle hésite sur ce qu’elle doit faire. Si Derek retire la tumeur, elle peut se retrouver amnésique. S’il ne la retire pas, elle va mourir. Le choix est cornélien. Elle conjure Alex de lui dire quoi faire. Il refuse. Elle insiste. C’est ce que les maris font, dire à leurs femmes ce qu’elles doivent faire. C’est son rôle de mari. Il réplique que son rôle consiste à la soutenir, quel que soit le choix qu’elle voudra faire. Le problème, justement, c’est qu’elle ne le sait pas. Soudain elle a une idée. Elle se tourne vers ses amies et suggère de procéder à un vote. Qui est en faveur de l’intervention ? Meredith refuse. Personne ne votera quoi que ce soit. Mais Izzie insiste. Qui vote contre ? Cristina répond, elle vote contre… le vote. Izzie supplie ses amies de décider pour elle. Alex lui dit qu’elle n’a pas besoin de donner sa réponse directement. Elle doit prendre le temps d’y réfléchir. Elle réplique qu’elle n’a plus le temps.

    Pendant ses examens, Charlie apprend à Owen que son officier lui a raconté de quelle manière il avait été sauvé à plusieurs reprises par son courage. Owen répond qu’il espère qu’il ne lui a pas parlé des sauvetages effectués à la cantine. Le jeune homme lui demande s’il pense qu’il a raison de vouloir repartir en Irak. Owen ne répond pas. George aimerait être sûr que Charlie veut vraiment faire cela. Pourquoi se faire amputer pour retourner à la guerre ? Qu’en pense sa famille ? Charlie lui explique que sa famille ne le comprend pas. Il a des frères de sang avec lesquels il n’a rien en commun. Sa vraie famille, ce sont ses frères d’armes qui sont restés en Irak. Ils se comprennent, ils ont partagé les mêmes épreuves. Ici, il est seul, il n’est personne. Il a essayé de se faire une vie ici, de devenir une personne normale, de se trouver un travail, en vain. Il y a tant de choses dans sa vie qu’il veut faire. Mais rien de ce qu’il veut faire ne se trouve ici.

    Le Dr Swender montre à Cristina les résultats des scanners passés par Allison, la patiente qui suit la chimiothérapie en même temps qu’Izzie. Elle la soigne depuis deux ans pour un cancer du cerveau, du foie et des reins. Elle a subi cinq interventions chirurgicales et une première chimiothérapie avait bien marché mais les métastases sont revenues. Elle lui a alors appliqué une nouvelle thérapie et, maintenant, en quelques mois, les métastases ont disparu. Cristina ne cache pas son étonnement. Le Dr Swender estime qu’Izzie devrait se montrer patiente. Cette thérapie pourrait être sa chance. Evidemment les chirurgiens veulent toujours inciser et couper mais, parfois, il y a de meilleurs moyens d’arriver à la guérison.

    Richard et Bailey expérimentent le nouveau robot. Bailey l’a surnommé Leo, en hommage à Leonardo da Vinci, ce nom étant aussi celui de la marque du robot. La jeune femme est enthousiasmée par toutes les possibilités que leur offre cette machine, bien plus précise que l’être humain, même assisté des meilleures machines. Avec les manettes, elle s’imagine être aux commandes d’un engin spatial dont elle imite d’ailleurs le bruit. Richard lui propose de faire un autre essai plus tard, du moins si ça l’intéresse. Elle est enchantée.

    Cristina montre les résultats de la méthode préconisée par le Dr Swender à Meredith. Celle-ci se montre impressionnée mais rappelle à son amie que le temps joue contre elles. Il a fallu des années pour obtenir un tel résultat et Izzie n’a pas des années devant elle. Cristina objecte que les métastases ont disparu en trois mois. Meredith réplique que c’est trop long. La tumeur peut déclencher une hémorragie en trois jours, ou même en trois secondes. Elle est étonnée que son amie dédaigne soudain la solution chirurgicale. Lorsque Cristina riposte qu’elle ne fait que songer à l’intérêt d’Izzie, Meredith répond qu’on ne peut pas soupçonner Derek de ne pas en faire autant. Justement le chirurgien entre dans la pièce pour que Meredith l’accompagne en radiologie. Les deux femmes se regardent comme des enfants pris en faute. Meredith suit Derek.

    Izzie est allongée, avec des électrodes placées sur son crâne. Meredith lui explique qu’elle va lui montrer une série d’images… Izzie termine la phrase : dont elle va devoir essayer de se souvenir lorsque Derek aura mis son cerveau en sommeil. La première image est celle d’un chien. Izzie demande au chirurgien si elle doit être précise au point d’en donner la race. Il répond que "chien" suffira. A chaque image, elle fait des commentaires que Derek résume par un seul mot : avion, maison. La jeune femme se répète ces mots en litanie tandis qu’on lui injecte un produit destiné à ralentir l’activité cérébrale. Il s’agit d’une simulation de l’état dans lequel Izzie pourrait se retrouver après l’intervention. Peu à peu, la jeune femme arrête de parler. Sur un signe de Derek, Meredith remontre les images et demande à son amie ce qu’elle voit. Izzie est incapable de répondre. Paniquée, Meredith lui souffle les réponses. Il s’agit d’un chien, peut-elle dire ce mot ? Izzie essaie de répéter mais n’arrive qu’à émettre quelques sons quasiment incompréhensibles. Lorsque Meredith lui demande quel est son nom, Derek l’enjoint à en revenir aux images. Mais elle n’écoute pas et souffle son prénom à Izzie. Elle le connait, elle peut le dire. Izzie essaie mais n’y arrive pas. Le Dr Swender murmure que c’est bien ce qu’elle craignait. Meredith poursuit son interrogatoire : qui est Alex ? Elle ne veut pas que son amie prononce son nom, elle veut seulement qu’elle hoche la tête pour lui dire qu’elle sait qui est Alex Karev. Izzie a de grands yeux apeurés d’où s’échappent des larmes. Sa tête ne bouge pas.

    Les médecins communiquent à Izzie les résultats de l’examen. Le Dr Swender se montre catégoriquement opposée à l’intervention qui menace la mémoire de sa patiente, ce test l’a prouvé. Evidemment, Derek n’est pas d’accord. Ce test représente le pire des scénarii et son résultat n’a rien à voir avec l’intervention chirurgicale. Le Dr Swender proteste : il ne peut pas en être sûr. Il réplique que ce dont il est sûr, c’est que ne pas opérer comporte bien plus de risques que l’intervention en elle-même. A Izzie de décider maintenant. Celle-ci demande l’avis d’Alex. Il répète que c’est à elle de choisir. Derek propose de les laisser seuls pour qu’ils puissent en discuter. Alex annonce qu’il le suit, il a quelques questions à lui poser. Comme sa femme essaie de le retenir, il lui demande de réfléchir à ce qu’elle veut, le temps qu’il revienne. Meredith referme la porte derrière eux et dit à son amie qu’elle ne doit pas accepter l’intervention.

    A l’extérieur de la chambre, Alex supplie Derek de ne plus lui parler en tant que médecin mais en tant qu’ami. Que doit-il faire ? Derek refuse, il ne peut pas faire ça. Alex lui demande alors ce qu’il ferait s’il s’agissait de Meredith. Que déciderait-il s’il avait le choix entre passer quelques mois avec elle en sachant qu’elle va mourir, en la regardant souffrir, ou passer sa vie avec une femme qui ressemblerait à Meredith mais qui ne serait plus elle ? Izzie est la seule bonne chose qu’il ait jamais eue dans la vie. Il a besoin qu’il lui dise ce qu’il ferait s’il s’agissait de Meredith. Derek cède et, avec beaucoup d’émotion, affirme qu’il lui demanderait de subir l’intervention.

    Dans la chambre, Meredith s’explique. Pendant le test, Izzie avait tout oublié. Elle n’a même pas su lui dire comment elle s’appelait. Elle ne savait plus qui était Derek, ni Alex. Elle ne savait même plus comment faire pour parler. Izzie ne comprend pas comment cela est possible. Meredith répond que c’est parce que la tumeur est située en plein milieu de la zone qui fait d’elle ce qu’elle est. Elle était là, à lui parler, exactement comme elle le fait maintenant. Mais elle, elle n’était pas là. Elle n’était pas elle. Elle était partie. Lorsqu’Izzie lui demande ce qu’elle doit faire, Meredith l’encourage à suivre les recommandations du Dr Swender qui a obtenu de très bons résultats avec un de ses patientes, de 23 ans qui a aussi un mélanome avec métastases. Izzie comprend immédiatement qu’il s’agit d’Allison. Meredith confirme : après trois mois de traitement, ses métastases ont disparu, totalement ! Puis elle répète qu’il faut abandonner l’idée de l’intervention.

    Cette opinion est répercutée par Allison avec qui Izzie est venue discuter. Elle-même l’a refusée et elle s’en félicite. Izzie hésite encore. Sa tumeur lui apporte des hallucinations qui la perturbent. Par exemple, pour le moment, elle voit des oiseaux voler au-dessus de leurs têtes. L’intervention aurait au moins l’avantage de supprimer ces visions. Allison réplique qu’elle-même a subi quinze interventions et après, elle a dit stop. Puis il y a eu ce traitement et ça fonctionne. Elle vient à l’hôpital toutes les trois semaines, elle prend les médicaments et elle n’a plus de tumeur cérébrale.

    Callie tente de convaincre Charlie de ne pas se faire amputer. Rien ne dit que cela fera disparaitre sa douleur. Mais cela pourrait, intervient Owen. Comme Charlie insiste, Callie précise que cela prendra des mois avant qu’elle ne puisse envisager de lui placer une prothèse. Elle commence à s’énerver. La prothèse va l’handicaper, ça pèse lourd et la rééducation est longue. Et que se passera-t-il si l’armée refuse de le réincorporer ? Il répond qu’il existe une chance. Elle l’interrompt : une chance ? Vraiment ? Est-ce qu’il se rend compte qu’il exige d’elle qu’elle lui retire un membre ? Il réplique qu’il en est conscient. S’il pensait qu’il y avait une autre solution, il le ferait parce que ce n’est pas de gaité de cœur qu’il envisage l’amputation. Il a l’impression d’être en enfer. Il a perdu tout ce qu’il avait, tout ce qu’il s’est battu pour avoir. Il est inutile qu’elle essaie de lui faire peur parce que, après ce qu’il a traversé, plus rien ne lui fait peur. Alors fera-elle l’intervention, oui ou non ? Elle ne répond pas.

    Richard apprend, tout guilleret, à Arizona que le Dr Bailey a pratiqué la première intervention en compagnie du robot. Bailey raconte avec enthousiasme les résultats de cet essai : pas de saignement, pas de cicatrices… Richard lui propose de remettre ça après le déjeuner. Bailey est tentée. Arizona lui rappelle qu’elle doit assister à son intervention. Comme Bailey se montre désolée, elle la rassure. Elle peut bien aller s’amuser un peu avec Richard, elle aura toute sa vie pour encore faire des interventions de chirurgie pédiatrique. Bailey est enchantée et accepte la proposition de Richard. Restée seule avec ce dernier, Arizona lui dit qu’elle a compris ce qu’il essaie de faire. Elle va pleurer parce que c’est ce qu’elle fait toujours quand elle est en conflit avec l’autorité. Il est le patron, et tout le monde le respecte et elle trouve ça mal de sa part d’utiliser un robot pour essayer de faire changer d’avis Bailey et de la ramener à la chirurgie générale. Elle, elle n’a pas de robot, juste des petits enfants, ce qui n’est pas aussi amusant. Mais elle va se battre et elle va gagner. Amusé par cette idée, Richard lui souhaite bonne chance. Il est déjà parti que Arizona lui crie qu’elle a quelque chose qu’il n’a pas : la joie.

    Alex retrouve Izzie en train de discuter avec l’oncologiste et Cristina. Il est désarçonné lorsqu’elle lui apprend qu’elle a décidé de refuser l’intervention. Les deux docteurs décident de les laisser seuls pour s’expliquer. Elles sont à peine dehors que la colère d’Alex éclate. Il est hors de question qu’Izzie ne se fasse pas opérer. Derek a dit que c’était sa dernière chance. Il est son mari et il exige qu’elle se fasse opérer. Jusqu’à présent, il lui a dit de faire comme elle l’entendait parce qu’il pensait qu’elle ferait le bon choix. Mais ce n’est pas le cas et donc il ne va pas la laisser faire, parce qu’ils sont mariés. Il ne s’agit plus de sa vie à elle maintenant mais de la sienne aussi, de sa vie avec elle. Elle peut dire ce qu’elle veut à Swender mais lui dira à Derek, et il le lui dit aussi, qu’elle subira l’intervention. Il sort, fou de rage, en claquant la porte.

    Derek reproche avec véhémence à Cristina d’avoir dissuadé Izzie de subir l’intervention. Elle est peut-être son amie mais ça ne lui donne pas le droit de parler d’une intervention dont elle ne sait rien. Elle n’est pas son médecin, juste la résidente de Swender. Il estime que son comportement a été non seulement inapproprié mais également peu professionnel. Elle a franchi les limites. Meredith intervient en avouant que c’est elle qui a convaincu Izzie de refuser l’opération. Cristina préfère laisser les fiancés face à face. En sortant, elle regrette toutefois que Derek ne juge pas utile de lui présenter ses excuses pour l’avoir accusée à tort. Meredith se justifie auprès de Derek: elle a vu sa mère disparaitre petit à petit sous ses yeux : tout ce qu’elle avait, tout ce qu’elle était, sa dignité, sa mémoire, et à la fin ce n’était même plus sa mère. Derek objecte qu’Izzie n’est pas dans la même situation que sa mère. Elle, sa tumeur peut être traitée. Il la conjure de ne pas en faire une affaire personnelle. Il sait qu’elle est l’amie d’Izzie et qu’elle a donné son avis en tant que telle. Mais, maintenant, il veut qu’elle redevienne sa résidente, et qu’elle retourne auprès de la patiente pour la faire changer d’avis, parce que si ce n’est pas le cas, la tumeur la tuera.

    Owen entraîne Cristina dans la salle de pharmacie pour lui parler. Il a réalisé que s’il n’avait pas encore trouvé la force de dire à sa mère qu’il était revenu, c’est parce qu’une partie de lui était restée en Irak. Il s’est engagé à l’armée et il estime avoir failli à cet engagement. Si son bataillon n’avait pas été décimé, il serait encore là-bas. Voilà pourquoi il éprouve tant de difficultés à dormir la nuit ou à regarder sa mère dans les yeux. Voilà pourquoi leur relation stagne. Il n’a plus rien à faire Seattle Grace. C’est à une Cristina atterrée qu’il apprend qu’il a décidé de repartir en Irak. Elle préfère couper court à la discussion. Mais il la retient. Elle lui demande ce qu’elle est sensée lui dire. Il aimerait savoir qu’elle le soutient. Elle ne lui fera pas ce plaisir.

    Charlie vient présenter ses excuses à Callie et George pour la façon dont il leur a parlé. George l’interrompt, il n’y a pas de problèmes. Callie confirme mais Charlie insiste. Ils n’ont fait que leur travail qui consiste à garder les gens en bonne santé, et pas de les mutiler. Or c’est ce qu’il veut. Il sait que cela n’a aucun sens pour eux, de voir des gens souhaiter aller là où on est blessé et où on meurt. Mais lui aussi, à sa façon, essaie d’aider les gens. Il veut les sauver et en cela, ils se ressemblent. C’est son boulot, c’est ce qu’il est. Que ferait Callie si quelqu’un lui disait qu’elle ne peut plus être un médecin ? Est-ce qu’elle ne ferait pas tout ce qui est possible pour le redevenir ? 

    Izzie se confie à Allison. Alex et elle ne sont pas mariés depuis 24h et ils ont déjà eu leur première dispute. Allison trouve que c’est bon signe : les disputes se résolvent sur l’oreiller. Izzie est songeuse. Elle cherche seulement à ne pas faire du mal à son mari. Allison la rassure. Alex reviendra vers elle. Ça peut prendre un moment mais, lorsqu’il verra que la tumeur a disparu, quand elle recommencera à pratiquer la chirurgie, il reviendra vers elle.

    Meredith veut parler d’Izzie avec Cristina mais celle-ci refuse. Il est hors de question qu’elle l’aide à convaincre la jeune femme de subir l’intervention parce que son futur mari lui en veut. Meredith comprend la colère de Derek. Elles n’ont pas parlé en tant que médecins mais en tant qu’amies. Cristina n’est pas d’accord. En tant que médecins, elles doivent informer les patients de toutes les options qui s’offrent à eux, répondre aux questions et les laisser décider. C’est ce qu’elles ont fait avec Izzie. Meredith lui avoue qu’elle a outrepassé ses droits et dit clairement à Izzie qu’il faudrait lui passer sur le corps pour que l’intervention ait lieu. Voilà pourquoi Derek lui en veut. Cristina est bipée. Elle part en courant en demandant à Meredith de la suivre. Elle trouve Izzie en train de pratiquer un massage cardiaque à Allison. Elle prend la relève.

    Au bloc, Callie s’apprête à sectionner la jambe de Charlie. Elle demande que quelqu’un lui rappelle pourquoi elle a accepté de le faire. Owen lui dit qu’elle ne peut pas préjuger de ce qui va arriver à ce garçon. Combien de batailles va-t-il gagner, combien de vies pourra-t-il sauver s’il retourne à l’armée ? Si elle ne pratique pas cette intervention, il ne pourra jamais saisir sa chance. Elle doit se dire qu’ils ne vont pas le mutiler, ils ne vont pas lui faire de mal. Ils vont le sauver. George renchérit. Ils font ce que Charlie veut. Callie commence l’amputation.

    Le Dr Swender opère Allison avec Cristina. Mais elles ne parviennent pas à trouver la cause du problème. Cristina ne peut s’empêcher de dire que tout ça est dû au traitement. Swender lui demande si elle pense qu’elle est fautive. Comme Cristina nie, elle précise qu’elles sont là pour se battre contre le cancer de la façon la plus agressive possible. Parfois cela implique qu’il faille administrer au patient des toxines et parfois, ces toxines tuent le patient. Quand Allison est venue la trouver, elle s’est battue pour lui donner de la vie en plus. Il est hors de question qu’elle abandonne maintenant.

    Mark rejoint Lexie pour lui dire qu’il ne voulait pas lui demander de visiter l’appartement. Il veut qu’elle vienne vivre avec lui. Comme elle ne répond pas directement, il ajoute qu’elle doit en avoir envie bien sûr. Elle dit que oui. Il est soulagé. Cependant, sa joie est de courte durée car elle précise qu’elle vivra avec lui mais dans dix ans. Elle en a encore pour six ans de résidence après elle devra pratiquer un peu. Que pense-t-il de sept ans ? Il négocie : cinq ! Elle lui rappelle qu’elle sera encore résidente. Il ne voit pas où est le problème. Izzie et Alex le sont aussi. Meredith, Bailey… Ils sont tous mariés ou près de l’être. Elle est interloquée à l’idée qu’il est en train de la demander en mariage. Il proteste avant de lui demander si elle serait d’accord. Ils en arrivent à la conclusion qu’ils ne devraient pas avoir cette conversation et s’en vont chacun de leur côté.

    Richard félicite Bailey pour son travail. Elle le remercie. Elle s’est bien amusée. Arizona, qui a tout entendu, rejoint Bailey et lui apprend que son intervention a superbement bien réussi. C’est pour ça qu’elle aurait aimé qu’elle soit là, pour qu’elle sache qu’on pouvait aussi sauver des enfants. Richard et elle se sourient avec hypocrisie.

    Izzie entend le Dr Swender annoncer à la famille de Allison qu’elle n’a pas été en mesure de mener l’intervention jusqu’au bout en raison de l’état instable de la patiente. Il a fallu placer cette dernière sous respirateur artificiel car elle est incapable de la faire par elle-même. Swender est tellement éprouvée que Cristina doit prendre le relais. Elle apprend aux parents d’Allison que le cœur de leur fille s’est arrêté de battre pendant l’intervention, ce qui a impliqué un manque d’oxygénation du cerveau. Leur fille ne sera plus jamais capable de respirer par elle-même. Izzie est atterrée.

    Elle a une brève hallucination où elle se retrouve sur la plage avec Denny. Elle est interrompue par George qu’elle a bipé. Elle ne sait que décider. Elle pense que, quelle que soit l’option qu’elle prendra, elle va en mourir. Elle aimerait qu’il lui dise ce qu’elle doit faire. Il répond qu’elle le sait. Elle a seulement peur. Mais elle a déjà pris sa décision. Elle l’a prise à la seconde même où elle a décidé de se battre contre la maladie. Il faut qu’elle pense à ce qu’elle était au début et ce qu’elle est maintenant. Elle est devenue cette incroyable chirurgienne qui enseigne si magnifiquement son savoir. Elle est une femme d’action. Il la prend contre lui et répète qu’elle sait exactement ce qu’elle doit faire.

    On frappe à la porte du bureau de Derek. C’est Meredith qui accompagne Izzie. Celle-ci est venue lui annoncer qu’il va pouvoir procéder à l’intervention. Cependant elle le met en garde. Elle ne veut pas finir comme un légume. Si quelque chose tourne mal, elle ne veut pas être mise sous assistance. Alors elle va signer un refus de réanimation. Meredith et Derek sont interloqués.

    Alex tente de la faire changer d’avis alors qu’on l’emmène au bloc. Quand Denny a signé ce document, elle est devenue folle. Est-ce que c’est ça qu’elle veut ? Qu’il devienne fou aussi et coupe les fils de son appareillage ? Qu’il foute sa carrière en l’air ? Parce que c’est ce qu’il fera ! Il demande qu’on cesse de pousser la civière pour lui parler. Il refuse qu’elle abandonne. Il ne veut pas qu’elle le laisse. Les yeux noyés de larmes, il la supplie de signer l’autorisation de réanimation. Elle lui répond qu’elle voit une plage dans ses yeux et un océan derrière sa tête. Des fantômes se promènent autour d’eux. Elle en a assez de vivre comme ça. Si l’intervention se passe mal, elle ne veut pas que des mesures extraordinaires soient prises pour la garder en vie. C’est vrai, elle est devenue folle lorsque Denny a signé ce document, mais c’est parce qu’elle ne comprenait pas. Maintenant elle comprend et elle a besoin qu’il comprenne aussi. Elle ne veut pas qu’il devienne fou. Elle veut qu’il ait une brillante carrière et elle espère être là pour le voir. Mais si ce n’est pas le cas, elle veut mourir. Ce sera toujours mieux que de végéter dans un lit d’hôpital, entubée. Si son heure est venue, il doit la laisser partir. Alex pleure. Elle lui demande de l’embrasser et de surtout fermer les yeux, parce qu’elle ne veut plus voir cette plage. Ils s’embrassent et la civière repart. Meredith et Derek, émus, les regardent s’éloigner. Elle lui avoue qu’elle a toujours pensé que c’est à elle que ça arriverait, qu’elle aurait la même maladie que sa mère et qu’elle oublierait tout. Tout à coup, elle le regarde et, avec un petit sourire, lui propose d’aller à la mairie le lendemain. Elle ne veut plus passer une journée sans être sa femme. Il accepte et la prend dans ses bras.

    Cristina est assise sur un banc, à l’extérieur de l’hôpital. Owen la rejoint. Elle lui dit que peu importe le travail fourni, les recherches effectuées, la maîtrise des dernières technologies. On peut être le meilleur chirurgien au monde, cela n’empêche pas les patients de mourir. Parce qu’à tout moment, après qu’on les ait sauvés, ils peuvent être heurtés par une voiture. Elle se tourne vers lui pour lui avouer qu’elle ne veut pas qu’il meurt.

    Bailey trouve Callie et Swender en train de déprimer dans une salle de repos. Calie lui apprend qu’elle a amputé une jambe qui était saine. Elle a l’impression d’être un boucher. Swender prend le relais. Son miracle médical ne vit plus que grâce aux machines. Elle déteste ce travail parfois. Callie est d’accord, elle ne sait pas pourquoi elles le font. Bailey leur demande de la suivre. Elle les emmène voir le petit patient d’Arizona autour duquel ses parents, heureux, se pressent. Voilà ce qu’elle veut leur faire voir. La joie ! C’est si rare qu’elles en oublient que ça peut arriver. Mais voilà pourquoi elles font ce métier. Pour la joie.

    Cristina a accompagné Owen jusque chez sa mère. Ils sont dans la voiture en train de regarder la maison. Elle ne répond pas lorsqu’il lui demande de l’accompagner.

    Dans un bureau de recrutement de l’armée, un jeune homme informe son supérieur qu’il y a un candidat supplémentaire, un médecin qui dit vouloir s’engager immédiatement.

    Owen frappe à la porte de sa mère. Cristina est à ses côtés. Il prend sa mère dans ses bras et lui annonce qu’il est de retour.

    Le militaire félicite le médecin de s’être enrôlé dans l’armée. Il lui serre la main. On découvre qu’il s’agit de George.

     Voix off : Nous passons toute notre vie à nous soucier de notre avenir, à le planifier, essayant de le prédire, comme si le prévoir amortira le choc d’une façon ou d’une autre. Mais le futur est toujours en train de changer. Le futur est porteur de nos peurs les plus profondes et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est certaine, lorsqu’il se réalise, le futur, n’est jamais comme on l’avait imaginé.


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