• Episode 6.01 : Good Mourning

    Titre français : L’un part…

    Scénariste : Krista Vernoff

    Réalisateur : Ed Ornelas

    Diffusion États-Unis : 24 septembre 2009 sur ABC

    Diffusion France : 5 janvier 2010 sur TF1

    Référence titre : chanson interprétée par Black Friday

     

    Voix off : Selon Elisabeth Kübler-Ross, quand on meurt ou qu’on subit une perte catastrophique, on passe tous par les cinq étapes du deuil. On commence par le déni parce que la perte est inimaginable. On ne peut pas croire que cela soit vrai. On est en colère contre tout le monde. En colère contre les survivants. En colère contre nous-mêmes. Ensuite on marchande. On implore. On supplie. On offre tout ce qu’on a. On offre nos âmes en échange d’un jour de plus. Lorsque le marchandage a échoué et que la colère est trop dure à supporter, on tombe en dépression, on désespère… jusqu’à ce que finalement l’on accepte que l’on a fait tout ce que l’on pouvait. On laisse filer. On laisse filer et on arrive à l’acceptation.

    Les chirurgiens sont dans le bloc, en train d’essayer de sauver la vie de George, tandis que, dans une chambre, Richard, Bailey et Cristina s’évertuent à réanimer Izzie, sous les yeux d’Alex éploré. De part et d’autre, les mines sont sombres. L’heure n’est pas à l’optimisme. Derek supplie George de tenir le coup. Tout à coup il annonce qu’il y a un œdème cérébral. Callie ouvre de grands yeux épouvantés. Tout à coup, contre toute attente, Izzie ouvre les yeux. Richard lui parle aussitôt. L’entend-elle ? La jeune femme se demande ce qui lui arrive et ses yeux tournent dans tous les sens. Au bloc, Derek comprend qu’il a perdu la partie. Il échange un regard avec Meredith. Tout le monde se recueille dans la salle lorsqu’Owen demande si George comptait faire don de ses organes, officialisant ainsi le décès. C’en est trop pour Callie qui s’effondre.

    Dans la chambre, Izzie essaie de retirer le tube qui se trouve dans sa bouche. Alex l’en empêche mais Richard le rassure, on peut la libérer. Bailey s’apprête à le faire lorsque Meredith apparaît à la porte. Un seul regard et Miranda et Cristina savent qu’un drame s’est produit.

    Callie fait de l’hyperventilation. Owen vient à son aide en lui enlevant son masque pour tenter de la faire respirer plus calmement. Richard et Bailey entrent et regardent la scène, complètement désarçonnés. Derek est toujours auprès de Georges et les infirmières pleurent. Richard et Bailey ne semblent pas réaliser ce qui se passe. Derek leur annonce qu’ils ont fait tout ce qui était possible pour sauver le jeune homme. Owen remet le sujet des organes sur le tapis. George était-il inscrit comme donneur. Si oui, il n’y a plus de temps à perdre. Choquée, Bailey lui jette un regard furibond. Richard ne sait que répondre. Il préfère attendre l’arrivée de Mme O’Malley. Il l’a fait prévenir, elle est sur la route. Il demande à ses médecins de recoudre George et de l’amener aux soins intensifs au cas où sa mère voudrait le voir. Derek hoche la tête. Callie s’est enfin calmée. Richard sort tandis que Bailey reste plantée là, totalement incrédule face au drame qui est en train de se passer. Elle secoue imperceptiblement la tête.

    Amanda s’adresse à Mark et Lexie pour avoir des nouvelles de George. Lexie ne comprend pas. Amanda lui explique que c’est le nom de l’inconnu que l’on a amené aux urgences quelques heures plus tôt, celui qui a été renversé par le bus pour avoir voulu la sauver. Elle voit tout le monde pleurer et elle a entendu dire que son inconnu s’appelait George. Les deux médecins comprennent ce qu’il en est et s’en vont en courant.

    Alex refuse que Meredith annonce la mort de George à Izzie. Elle a failli mourir dans ses bras. Il lui dira la vérité mais au moment qu’il jugera le plus propice, quand elle sera plus forte. Izzie appelle son mari. Elle a rêvé de son ami, il était dans un uniforme de l’armée. Si on ne l’arrête pas, il va mourir au combat. Elle réclame son portable.

    Derek est en train de recoudre les plaies de George lorsque Mark et Lexie entrent dans la salle attenante où Callie laisse couler ses larmes tandis que Bailey est totalement figée. Lexie ne veut pas y croire. Qu’est-ce qui leur prouve que cet homme totalement défiguré est George ? Qui a dit cela ? Callie lui apprend que c’est Meredith. Lexie regarde l’infirmière retirer les bas de contention et proteste. Il ne s’agit pas de George. Elle le voit à la grandeur des pieds du cadavre. Ce n’est pas son ami qui est là, étendu. Callie et Bailey sont ébranlées par sa conviction.

    Tout le monde se rend auprès de Meredith pour savoir ce qui lui permet d’assurer avec autant de certitude que l’inconnu défiguré est George. Elle leur raconte qu’il a écrit 007 dans sa main, avec son doigt. Bailey lui saisit sa main et fait des traits avec son doigt, avant de lui demander ce qu’elle a écrit. Joe, répond Meredith. Non, s’exclame Bailey. Tout le monde s’en prend à Meredith. Richard demande alors à ses médecins d’essayer d’appeler George au téléphone. Ils prennent tous leur portable tandis que Meredith s’acharne à les convaincre qu’elle a raison : George a écrit son nom dans sa main. Bailey la somme de se taire. Evidemment les autres font chou blanc, George ne répond pas, ils arrivent tous sur sa boite vocale. Callie se souvient d’un point de beauté que George a à la main droite, elle va aller vérifier sur l’inconnu. Ils la regardent tous, avec appréhension, entrer dans la chambre où repose le corps. Callie ouvre la main droite de George et glisse la sienne dedans avant de s’effondrer en pleurs. Tous comprennent alors que Meredith ne s’est pas trompée. Ils sont anéantis et ne réagissent même pas lorsque leurs bipeurs sonnent. Richard les rappelle à leurs obligations. Comme il n’obtient toujours aucune réaction, il leur parle de George qui n’a pas eu peur d’affronter un bus. Il savait ce qu’il faisait et pourtant il n’a pas hésité. Il l’a fait pour sauver une vie. Alors il ne va pas les laisser rester là à ne rien faire. Ils ont des vies à sauver. Si George a eu le cran de se jeter sur un bus, ils vont avoir celui de répondre à leurs bipeurs. Owen est le premier à s’en aller, suivi de Meredith, Derek et ensuite les autres. Seuls restent devant la chambre le chef et Bailey, au visage complètement fermé. "Bon sang, O’Malley", murmure Richard avant de s’en aller. Bailey, elle, ne bouge pas.

    Dans les salles, tout le personnel pleure la mort de leur collègue et ami. Arizona est la seule qui a le courage de travailler. Elle reçoit une mère, Pam, et son fils, Andy, qui souffre de douleurs chroniques et intenses. Leur médecin leur a expliqué que ces douleurs étaient liées à la croissance et qu’elles disparaîtraient une fois celle-ci terminée. Mais Pam n’y croit pas. Elle aussi a grandi et elle n’a jamais eu de telles douleurs. Andy confirme qu’il a mal partout et tout le temps. Arizona annonce qu’elle va procéder à un rapide examen. Pendant ce temps, Pam remarque que tout le monde autour d’eux pleure et cela l’intrigue.

    Callie regarde Richard qui accueille la mère de George et lui apprend la triste nouvelle. Bailey regarde le plafond, comme si la scène était trop dure à supporter pour elle. Callie lui demande si tout ce qu’elles sont en train de vivre est bien réel. Au bord des larmes, Bailey peine à répondre qu’elle ne sait pas. La mère de George aperçoit Callie et se dirige sur elle. Callie marmonne qu’elle ne peut pas lui parler. Bailey l’incite à faire face. Callie présente ses regrets à son ancienne belle-mère qui lui annonce à brûle-pourpoint qu’aux yeux de Dieu, elle est toujours l’épouse de George et à ce titre, c’est à elle de décider ce qu’il faut faire des organes du défunt. Elle, elle n’est pas capable de le faire. Ses deux autres fils sont partis à la pêche en Alaska. Quand ils rentreront, elle aura la lourde tâche de leur annoncer le décès de leur frère. C’est tout ce qu’elle peut faire. Elle ne se sent même pas capable de voir ce qui reste de son fils. Callie doit décider pour elle. La jeune femme n’ose pas refuser.

    Cristina et Owen attendent devant l’entrée des urgences. Tout à coup, Owen prend la main de la jeune femme, sans que l’un ou l’autre ne dise un mot. Ils ne se lâchent que lorsqu’une ambulance arrive. Il s’agit d’une jeune femme, victime d’un accident nautique, dont les deux bras ont dû être amputés sur place. La jambe droite est quasiment détachée. Pour répondre à Owen, l’ambulancier dit qu’il n’a pas ramené les membres amputés, ils doivent être au fond de l’eau. Ils vont rentrer dans l’hôpital lorsqu’une voiture arrive dans la cour avec, à son bord, deux jeunes filles en bikini dont l’une d’elles tient les restes des bras enveloppés dans une couverture. Elle les remet à Cristina en expliquant qu’ils flottaient dans l’eau. L’autre jeune fille demande s’ils vont pouvoir en faire quelque chose. Cristina les assure qu’ils feront tout ce qui est possible. Les deux jeunes femmes se congratulent. Elles viennent de sauver une vie. Elles suivent la résidente.

    Arizona laisse un instant son patient pour présenter ses condoléances à Callie. A nouveau, Pam est intriguée par l’interne qui s’occupe de son fils tout en pleurant à chaudes larmes. Arizona conseille à Callie de rentrer chez elle. Elle a besoin de pleurer et de crier. Elle, quand son frère est mort, elle a mangé des donuts. Ça ne l’a pas tellement aidée mais bon... Callie refuse. Elle apprend à son amie que c’est à elle qu’il appartient de décider si on doit prélever les organes de George ou pas. On n’a pas retrouvé le portefeuille du jeune homme, donc on se connait pas ses intentions. Mais Callie a un dilemme : elle n’a pas pu refuser cette faveur à son ex belle-mère mais elle ne peut pas non plus prendre une telle décision. Ils ont seulement été mariés quelques mois. Arizona lui fait remarquer que, même si cela n’a duré que quelques mois, elle a été la personne la plus importante dans la vie de George. Callie réplique que non, ce n’était pas elle. Elle s’en va.

    Arizona revient auprès de Pam qui lui demande si elle devrait faire transférer son fils dans un autre hôpital. Arizona ne comprend pas. Pam se demande ce qui se passe. L’interne qui doit faire une prise de sang à son fils ne peut empêcher ses mains de trembler et n’arrête pas de pleurer, comme tout le monde ici d’ailleurs. Puis il y a eu cette scène avec Callie. Arizona lui explique qu’il y a eu un accident et qu’un des leurs est décédé. En entendant ses mots, l’interne se fige. Pam répond que son fils est tout ce qu’elle a. Quelque chose ne va pas avec lui. Elle aimerait savoir si elle doit l’amener ailleurs pour qu’il soit bien soigné. Arizona lui assure que non. Elle va s’occuper d’Andy personnellement, comme s’il était un de ses proches. 

    Callie a expliqué sa situation à Alex mais celui-ci n’en a que faire. Izzie a failli mourir. Elle n’est pas assez forte pour supporter la terrible nouvelle de la mort de son meilleur ami. Callie lui demande quelles sont les constantes de la jeune femme. Une fois qu’elle a eu ses réponses, elle décrète qu’Izzie est assez forte et qu’il doit lui dire la vérité sans attendre. Les organes de George ne resteront pas utilisables longtemps et c’est à elle qu’il appartient de décider qu’on peut les prélever. Elle a besoin de l’aide d’Izzie. C’est elle qui doit prendre la décision. Voilà pourquoi elle doit savoir et aussi parce qu’il faut qu’elle ait la possibilité de faire ses adieux à George. S’il empêche cela, Izzie ne le lui pardonnera jamais.

    Owen et Cristina sont occupés avec leur patiente. Ils essaient de sauver sa jambe qui est presque détachée du corps. Mark leur prête main-forte. Il annonce qu’il va pouvoir rattacher les bras. La jeune femme qui les a apportés, et qui se tient avec son amie dans un coin de la pièce, est heureuse. Elle rappelle que c’est elle qui les a trouvés. Cristina leur demande quelques renseignements sur leur amie. Elles ne savent pas répondre, elles l’ont rencontrée il y a peu dans un avion. Elles savent seulement qu’elle s’appelle Clara Ferguson et qu’elle vient de Londres. Owen demande à Clara, toujours inconsciente, de tenir le coup. Ils vont l’emmener au bloc.

    Dans un couloir, Derek se fait apostropher par Larry Jennings, le président du Conseil d’administration de l’hôpital. Celui-ci commence par lui présenter ses condoléances pour le jeune résident qui est décédé, avant de lui demander sans ambages s’il aimerait devenir le prochain chef du service de chirurgie. Derek est interloqué et ne répond pas.

    Izzie laisse un message sur la boite vocale de George. Elle a failli mourir, alors elle a besoin de lui. Avant de raccrocher, elle le supplie de la rappeler. Elle voit alors les mines défaites d’Alex et Callie qui viennent de rentrer dans sa chambre et pense qu’ils désapprouvent les arguments qu’elle a employés pour que George la rappelle. Alex se lance : il a quelque chose à lui dire mais il veut être sûr qu’elle ne paniquera pas. Il a besoin d’elle, besoin qu’elle continue de respirer. Il a besoin qu’elle reste en vie parce que… Il s’arrête, ému, avant de poursuivre : O’Malley, il a eu un accident. Son cerveau est mort. Izzie ne comprend pas où il veut en venir.

    Alex est assis sur son lit tandis que Callie énumère les organes que l’on pourrait prélever. A chaque fois, Izzie fait un léger signe de tête pour marquer son accord. Lorsqu’elle doit se prononcer pour les yeux, elle marque une hésitation. Callie la comprend, personne n’imagine George sans ses yeux. Izzie saisit la main de son mari qu’elle serre fortement avant de dire que George aurait voulu tout donner. Sa peau, ses yeux, il aurait tout donné.

    Bailey est assise sur un banc, devant la grande entrée de l’hôpital. Elle est murée dans sa douleur. Arizona la rejoint. Elle lui parle directement de son patient, un adolescent de 15 ans qui a des douleurs au dos tellement insupportables qu’elles le font vomir. Elle se demande si Bailey peut l’aider parce qu’elle n’arrive pas trouver ce qu’il a et qu’elle réfléchit mieux à voix haute. Bailey lui demande sur un ton excédé si elle n’a pas entendu parler de ce qui était arrivé à George. Evidement que oui. Arizona trouve ça incroyablement triste. Bailey refuse d’en parler avec elle directement. Elle ne peut même plus travailler. Arizona tient cependant à s’expliquer. Elle ne veut pas qu’on pense qu’elle est insensible mais son patient, ce jeune garçon, est encore en vie. Elle a besoin de l’aide de sa collègue. Elle a besoin de lui parler de ce patient vivant. La voix chargée de sanglots, Bailey lui demande ce qu’il en est de l’examen neurologique. Arizona lui répond et la conversation se poursuit.

    Derek vient prendre des nouvelles de Meredith. Fidèle à elle-même, elle garde son sang-froid. Lorsqu’il lui demande si elle veut rentrer à la maison, elle refuse, ainsi que lorsqu’il lui propose de manger quelque chose. Il insiste est-elle capable d’avaler quelque chose. Elle avoue que non. Il lui suggère de pleurer, peut-être que ça lui ferait du bien… Elle l’interrompt. S’il pouvait juste rester là sans rien dire, ce serait bien. Puis tout de suite après, elle lui demande comment il va mais il n’a pas le temps de lui répondre car Alex vient chercher son amie. Il a besoin d’elle.

    Les deux jeunes gens amènent Izzie dans la chambre de George où se trouve déjà Amanda. Izzie est horrifiée de l’état de son meilleur ami. Meredith demande à Amanda de sortir. Ils ont besoin de rester dans la pièce. Amanda dit en pleurant combien elle regrette. Meredith le sait. La jeune femme sort en sanglotant. Peu à peu, les larmes envahissent les yeux d’Izzie. Elle s’approche du lit et pose sa main sur celle du défunt avant d’éclater en sanglots. Emu, Alex se détourne. Meredith reste calme.

    Arizona explique à Pam et Andy que celui-ci souffre d’une scoliose qui couplée à une poussée de croissance, lui provoque ses douleurs. Maintenant il doit se reposer et si cela ne va pas mieux, revenir dans quelques semaines pour faire plus de tests. Pam ne comprend pas pourquoi on ne peut pas les lui faire immédiatement. Parce que les prochains examens impliquent que l’on enfonce une aiguille dans la colonne vertébrale du jeune homme. Evidemment celui-ci préfère léviter. Arizona lui donne une prescription pour des décontractants musculaires.

    Derek retrouve Richard dans la galerie. Richard lui demande s’il sait ce que Callie a décidé à propos des organes de George. Derek ne sait pas. Richard veut sortir pour avoir des nouvelles lorsque Derek le retient. Il sait que c’est sans doute le pire moment pour cela mais ils doivent parler. Il a appris que le Conseil d’administration veut faire une sorte de coup d’Etat. Les membres ont jugé que Richard s’était planté, que l’hôpital ne récupérera pas sa place dans le classement, et ils veulent donc le congédier. Derek ajoute qu’ils lui ont proposé sa place. Richard est interloqué. Prendre sa place ? Derek confirme. Il a promis à Larry d’y réfléchir. En fait, il a voulu gagner un peu de temps pour que Richard mette son plan de défense au point. Richard est bipé et sort en annonçant que Callie a pris sa décision.

    Cristina arrive dans la salle d’attente pour parler aux amies de Clara mais elle ne trouve personne. Lexie lui apprend qu’elles sont parties en laissant les affaires de leur amie. Elles ne voulaient pas manquer un concert à Las Vegas. Cristina est révoltée. Clara va devoir subir une série d’interventions, si elle sort vivante de celle-ci. Elle aura besoin de soutien. Qu’à cela ne tienne, tant qu’on n’aura pas retrouvé la famille, Lexie jouera ce rôle. L’intéressée ne comprend pas, va-t-elle devoir devenir l’amie de la patiente ? Cristina confirme : Clara va se réveiller avec une énorme douleur, elle a perdu une jambe et elle ne pourra pas se servir de ses bras. Alors oui, elle devra être son amie. Tout à coup, elle aperçoit ses amis qui suivent la dépouille de George. Elle échange un bref regard avec Meredith avant de repartir en salle d’op’.

    Richard et Bailey sont présents pour assister au prélèvement des organes. Bailey s’adresse à un des médecins qui vont emporter les organes. Elle veut savoir à qui ils sont destinés. La femme est interloquée. Cela ne se fait pas habituellement mais Bailey insiste. Le médecin lui répond que les reins iront à une petite file de 8 ans, Molly. Un autre médecin continue. Les poumons sont destinés à un jeune de 22 ans qui a la mucoviscidose.

    Sept jours plus tard. Dans une salle de repos, Cristina et Owen s’embrassent fougueusement. La jeune femme pousse son compagnon sur le lit et ouvre brutalement sa blouse, révélant son corps seulement vêtu de lingerie noire. Owen la traite de diablesse et lui demande de se rappeler les règles édictées par le psychiatre. Cristina s’en moque, ces règles sont stupides et la psy est prude et de mauvais conseil. Owen tente de la raisonner. La psy veut qu’ils apprennent à se connaître et qu’il règle ses problèmes. Elle ne veut pas qu’il les élude à cause de Cristina. Il demande à cette dernière si elle veut qu’il arrête sa thérapie. Elle répond que non et se relève pour se rhabiller. Owen lui rappelle qu’ils doivent assister à l’enterrement de George. Elle refuse, les funérailles, ce n’est pas son truc. A la place ils pourraient s’occuper de la patiente handicapée qu’elle surnomme "ceviche" (ndlr ; marinade de poissons émincés, spécialité du Pérou). Owen est amusé par la remarque mais il ne s’en laisse pas conter et la prend par le bras, ils iront à l’enterrement.

    Dans une chambre, Lexie, en robe noire, lit à Clara une carte postale que ses amies lui ont envoyée. Clara déclare qu’elle les déteste. Lexie l’encourage à les oublier et à penser plutôt à la journée qui s’annonce. Elle va bientôt pouvoir commencer la rééducation pour faire bouger ses bras et ses mains. Pour cela, elle lui conserve un bout de la carte postale qu’elle vient de déchirer, pour s’entraîner. Ensuite, elle lui demande, encore une fois, la permission d’appeler sa mère, avant sa prochaine intervention. Clara refuse. Pas encore. Elle préférerait que Lexie lui envoie un E-mail, mais cela risque de la mettre en retard pour l’enterrement de son ami. Lexie assure que non et commence à tapoter sur le PC portable qui se trouve dans la chambre. Clara commence à lui dicter le texte où elle ne lui dit pas la vérité sur son état.

    Au cimetière, il y a beaucoup de monde pour rendre un dernier hommage à George. Quelques roses rouges sont déposées sur le cercueil. Mme O’Malley est éplorée mais digne. Amanda sanglote. Elle est la seule. Tous les amis de George sont recueillis. Tout à coup, Izzie se plie en deux, la main devant la bouche. Elle s’éloigne. Alex, inquiet, la suit, ainsi que Meredith et Cristina. Ils la retrouvent, assise devant un mausolée, le visage caché dans ses mains. Alex et Cristina s’asseyent de part et d’autre. Ils s’aperçoivent alors que la jeune femme ne pleure pas, bien au contraire, elle rit. Elle s’en excuse d’ailleurs mais ses amis s’en amusent aussi. Elle tente de leur expliquer que ce qui provoque son hilarité, c’est le discours digne d’un classique du rock qu’a fait le prête. C’est aussi l’attitude d’Amanda qui pleure à chaudes larmes, alors qu’elle ne connaissait même pas George. Puis il y a le mariage post-it de Meredith. Les quatre amis éclatent de rire et plaisantent sur le vrai mariage d’Izzie et Alex, le cancer de la jeune femme, et George qui s’est battu contre un bus. La cérémonie est terminée et ils voient passer Amanda, toujours aussi effondrée, ce qui les fait hurler de rire. Ils se calment aussi vite qu’ils s’étaient mis à rire.

    Quelques personnes se retrouvent chez Joe pour prendre un verre, à la mémoire de leur camarade. Derek voit que Richard est seul à une table et le rejoint. Richard lui dit qu’il ne veut pas lui parler, pas maintenant. Derek réplique que cela fait une semaine qu’il l’évite. Richard insiste, pas maintenant mais Derek ne l’écoute pas. Il rappelle qu’il n’a fait que vouloir lui donner plus de temps. Richard s’énerve. Il n’a aucune idée de tout ce qu’il a fait, de tout ce qu’il a sacrifié. Pour chaque mauvais calcul que l’on pense qu’il a fait, il y a eu des centaines de choses qu’il a réussies et personne n’en a conscience. Derek lui jure qu’il est de son côté. Il n’a rien à voir avec le conseil d’administration, il n’est pas Jennings. Richard lui demande de le laisser tranquille, un instant, rien qu’une minute. O’Malley était son interne. Il veut avoir une minute pour penser à lui. Il supplie son titulaire de le laisser seul. Derek se lève et quitte le bar.

    Mark entre dans les vestiaires et trouve Lexie prostrée devant le casier de George. Elle est là pour le vider, et pouvoir rendre ses affaires à sa mère. Elle s’en veut d’avoir été une si mauvaise amie. Elle est consciente qu’elle l’a complètement abandonné. Elle a quitté leur appartement et cessé de lui parler. Et pourquoi ? Parce qu’elle était vexée qu’il ne la trouve pas sexy et ne l’aime pas comme elle l’aimait ? Mark sait que le moment est inapproprié mais il y a quelque chose qu’il aimerait savoir. Qu’est-ce que les femmes pouvaient bien trouver à George ? Elle, Izzie, Callie ! Il aimerait qu’elle lui dise la vérité. Il était bien monté ? Parce que franchement, il avait plutôt l’air d’être un peu ringard. D’abord interloquée, Lexie se met à rire et lui demande d’arrêter. George est mort. De prononcer ces mots la met face à la réalité. Elle se met à pleurer. Mark la prend dans ses bras.

    Dix jours après la mort de George. Bailey fait passer un bref examen à Izzie. Ensuite elle lui annonce qu’elle va pouvoir rentrer chez elle. Elle devra revenir dans 12 jours pour des examens complémentaires. Elle peut mener une vie normale du moment qu’elle se ménage. Elle reste une malade du cancer mais plus une patiente du service de chirurgie. Izzie la serre dans ses bras en la remerciant. Bailey reste raide, comme si elle était insensible à cette marque d’affection. Mais lorsqu’Izzie se détache, elle a du mal à retenir ses larmes. Elle s’enfuit presque hors de la pièce après avoir invité sa résidente à ne pas oublier de signer les papiers de sortie.

    Arizona a été appelée par Alex. Andy est de retour avec une très sérieuse douleur au niveau de l’aine, qui s’étend jusque dans les jambes et le dos. Il a de la fièvre. Pam est énervée, elle ne veut plus qu’on lui parle de douleurs liées à la croissance. 

    Owen et Lexie sont au chevet de Clara qui, visiblement, a beaucoup de mal à faire bouger ses doigts. Ils tentent pourtant de la rassurer du mieux qu’ils peuvent. Cela ne fait que trois jours qu’elle a été opérée. C’est normal, elle doit persévérer. Elle se débrouille très bien. Owen sort de la pièce pour remplir quelques papiers et entend que la jeune patiente dicte un mail, toujours aussi mensonger, à Lexie à l’attention de sa mère. Owen les interrompt. Il estime que sa mère a le droit de savoir. Elle voudrait être mise au courant de ce qui arrive à sa fille, pour pouvoir l’aider. Clara refuse. Sa mère a toujours eu peur pour elle et l’a surprotégée. Elle reprend la dictée de son message.

    Callie entre dans le bureau de Richard pour lui demander ce qu’il en est de sa nomination en tant que titulaire. Il lui apprend que le médecin qui devait prendre sa retraite, le Dr Chang, a décidé de rester une ou deux années supplémentaires. Alors il n’y a pas de place libre. Pas cette année. Callie ne peut s’empêcher de faire connaitre son point de vue. Elle sait que le Dr Chang est une figure de l’hôpital mais, lorsque les patients demandent le meilleur, c’est elle que l’on bipe. Elle a remplacé le Dr Chang toute l’année. Ce n’est qu’un dinosaure. Richard la faire taire en en criant qu’il en est un aussi. Callie lui promet qu’il va le regretter. Richard la rappelle alors qu’elle va sortir. Elle s’emporte. Elle est une excellente chirurgienne et tout le monde dans cet hôpital se bat pour l’avoir.

    Au même moment, juste à côté du bureau de Richard, Derek fait savoir à Larry Jennings qu’il est flatté de l’offre qui lui a été faite. Il y réfléchit très sérieusement mais c’est compliqué et il a besoin de plus de temps. Larry refuse. Il peut lui donner plus d’argent, plus de bénéfices, plus d’articles dans la presse, c’est tout. Derek est embêté mais il n’a pas le temps de s’appesantir sur la situation car Callie sort du bureau de son chef, en criant qu’elle est la superstar du scalpel. Richard la suit en prononçant son nom. Elle le lui interdit. Elle est une trop grande star pour qu’on l’appelle par son nom. Elle crée des bras et des jambes, tout comme Dieu. Et lorsqu’elle aura gagné le Harper Avery et bien d’autres prix, il s’en mordra les doigts. Larry fait une remarque désobligeante sur ce qu’il vient de voir. Derek est gêné.

    Callie entre d’un pas déterminé dans l’ascenseur où se trouve déjà Bailey. Les portes se sont à peine refermées qu’elle se met à pleurer. Bailey n’a aucune réaction.

    Le lendemain, Meredith retrouve Amanda dans une salle d’examen. La jeune femme lui confie ne plus pouvoir dormir. A chaque fois qu’elle s’endort, elle revoit le visage de George, tout le temps. Elle le revoit à l’arrêt de bus, en train de sourire. Il semblait si doux. Et puis elle repense à la façon dont il a terminé, tellement défiguré que même sa meilleure amie n’a pas pu le reconnaitre et tout cela fait qu’elle ne peut plus dormir. Lorsqu’elle demande à Meredith si elle peut dormir, la jeune femme prend une grande respiration avant de répondre qu’elle va lui faire une prescription de somnifères.

    Richard rejoint Arizona en salle de scanner et lui demande s’il est vrai qu’elle a demandé une IRM en 3D pour son patient. Elle se rend compte qu’il est en colère et lui explique qu’avec l’assurance de la mère d’Andy cela prendrait des semaines avant qu’elle obtienne la permission de faire l’examen dont elle a besoin. Richard l’interrompt. Alors elle espère que l’hôpital va payer pour ca ! Avec quel argent ? Il lui ordonne de renvoyer immédiatement le patient chez son médecin traitant. Arizona est choquée mais ne peut que demander à Alex d’arrêter l’examen.

    Au treizième jour, Mark frappe à la porte de Callie, lui ordonnant de lui ouvrir. Comme elle ne le fait pas, il lui annonce qu’il va continuer de frapper au risque d’endommager sa main qui coûte quelques millions de dollars. En attendant qu’elle lui ouvre, il jette un coup d’œil à l’appartement voisin, dont la porte est ouverte, et qui est en cours de rénovation. Tout à coup, Callie surgit, en pleurs. Son ex-mari est mort. George a été renversé par un bus et il est mort. Et maintenant elle va devoir se trouver un nouveau travail, elle ne reverra plus jamais ses amis et Arizona continue à lui apporter des donuts. Mark semble surpris par cette scène de désespoir à laquelle il ne comprend pas grand-chose. Il la serre contre lui lorsqu’elle se jette dans ses bras, ce qui ne l’empêche pas de se pencher légèrement pour regarder encore l’appartement. Il lâche soudain que l’endroit a l’air d’être sympa. Est-il à vendre ? Elle lui demande de quoi il parle, il répond que ce n’est rien en tapotant sa tête comme on le fait avec un enfant, pour le calmer.

    Izzie et Alex arrivent à la maison en riant. Ils ont à peine poussé la porte qu’ils se cachent les yeux avec leurs mains en poussant des cris amusés. Ils viennent de surprendre Meredith et Derek en délicate position dans l’escalier. Meredith remonte à l’étage à toute vitesse tandis que Derek camoufle sa nudité derrière le chemisier de sa compagne. Alex ne peut que leur conseiller de faire ça dans leur chambre. Meredith rouspète, elle rappelle à ses amis qu’elle et Derek sont des jeunes mariés. Izzie proteste gentiment : un post-it n’est pas un vrai mariage. Derek met fin au débat en jetant un trousseau de clés à Alex qui lui demande ce qu’il s’agit. Derek estime qu’en tant que jeune couple eux aussi, ils ont droit à un endroit qui leur soit propre. Voilà pourquoi il leur donne sa caravane. C’est sans hésiter qu’Izzie et Alex rebroussent chemin.

    Louise O’Malley est revenue au Seattle Grace pour voir Owen. Elle s’excuse de le déranger, elle sait que les chirurgiens sont des personnes très occupées. Mais elle aimerait comprendre comment il se fait que George, son George, le petit garçon qu’elle a élevé, ait voulu s’enrôler dans l’armée. Pourquoi, ce jour-là, a-t-il voulu prendre le bus pour annoncer à sa mère qu’il s’était engagé en temps de guerre ? Elle ne comprend pas. C’est Richard qui lui a dit de s’adresser à Owen. Celui-ci commence par lui avouer qu’il ne connaissait pas vraiment son fils. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il avait un énorme potentiel en tant que chirurgien en traumatologie. Il réagissait vite. Il ne craquait pas sous la pression. Il voulait devenir meilleur. Il voulait sauver plus de vies. Il était vraiment bon. Il était prévenant et généreux Ce qu’il a fait était héroïque et noble. Owen ajoute qu’il l’appréciait énormément. Il estime que George a donné à sa mère une raison d’être très fière de lui.

    Lexie va saluer Clara avant de rentrer chez elle. Elle aperçoit alors que la jeune femme arrive à remuer un doigt et le lui fait remarquer. Elle trouve ça énorme. Clara n’est pas d’accord. Ne peut-elle rien espérer de mieux dans la vie que de faire bouger ses doigts ? Lexie attire son attention sur Mme O’Malley qui parle avec Owen dans le couloir. Cette femme a enterré son fils cette semaine. Il a eu un accident, comme Clara, mais il n’a pas eu la même chance qu’elle. Elle sait que c’est difficile pour elle de s’en rendre compte mais c’est un vrai miracle qu’elle soit encore vivante. Alors, elle devrait appeler sa mère. Elle a le droit de savoir la vérité. Clara réplique que Lexie est stupide, elle aurait mieux fait de s’occuper de ses affaires et de la laisser mourir. Sa main bouge peut-être mais elle ne marchera plus jamais. Son ami qui est décédé est bien là où il est. Elle ne voit pas ce qu’il y a de miraculeux à vivre dans son état. Elle crie qu’il faut la laisser mourir. Elle se débat tellement dans son lit que ses plaies au bras se rouvrent. Owen accourt.

    Dans le couloir, Bailey reste prostrée.

    Voix off : A l’école de médecine, on a des centaines de cours qui nous apprennent comment repousser la mort, mais aucun sur la façon dont on peut continuer à vivre.


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