• Episode 6.14 : Valentine’s Day Massacre

    Titre français : Les histoires d'amour finissent mal

    Scénariste : William Harper

    Réalisateur : Stephen Cragg

    Diffusion États-Unis : 11 février 2010 sur ABC

    Diffusion France : 2 février 2011 sur TF1

     

    Voix off : Le scalpel chirurgical est fait d’un acier stérilisé, carbonisé et inoxydable. C'est une importante amélioration par rapport au premier scalpel, qui était une espère de bâton aiguisé. La médecine se réinvente constamment. Cela signifie que les chirurgiens doivent continuer à se réinventer, aussi.  Il y a une pression constante pour s'adapter aux changements. Cela peut être un processus douloureux. Mais sans cela, on se retrouve en train de reculer plutôt que d’avancer.

     

    Derek, Meredith, Cristina et Owen sont dans une voiture, habillés sur leur trente et un. Meredith n’en revient pas de ce qu’ils vont faire. Derek réplique que c’est la Saint Valentin. Les deux jeunes femmes répondent en chœur qu’elles ne célèbrent pas cette fête. Owen estime qu’il y a autre chose que le travail dans la vie. Cristina n’est pas d’accord. Derek ajoute que c’est une fête romantique. Meredith ne trouve pas mais elle a un large sourire. Ils croisent une ambulance qui roule toutes sirènes hurlantes, ce qui met Cristina en émoi. Owen ordonne aux deux jeunes femmes de regarder droit devant elles. Mais quelques secondes plus tard, ce sont deux autres ambulances qui passent. Derek fronce les sourcils. Cristina fait remarquer qu’il doit y avoir eu un important accident. Il rétorque que, si c’est le cas, ils seront prévenus. C’est alors que son bipeur sonne, en même temps que celui d’Owen. Owen confirme l’impression de Cristina. Les deux femmes poussent un cri de victoire. Un peu déçu, Derek fait demi-tour.

    Au Seattle Grace, Callie efface énergiquement le tableau du planning. Bailey et Arizona viennent lui demander ce qui se passe. Le toit du restaurant Grandinetti s’est effondré. Plus d’une douzaine de blessés vont être amenés à l’hôpital. Arizona avance que le soir de Saint Valentin, le restaurant devait être bondé. Callie est quelque peu dépitée, leur soirée est foutue maintenant, elle savait que quelque chose se passerait. Voilà pourquoi elles ont diné à 16 heures, renchérit Arizona. Les deux femmes montrent à Bailey le cadeau qu’elles se sont mutuellement offert, un pendentif. Bailey se montre ironique : c’est spécial, original, magique, de quoi pousser des cris de joie. Elles sont rejointes par l’anesthésiste, Ben, qui s’adresse aussitôt à Bailey. Il déplore que son intervention ait été repoussée, il se faisait une joie d’y assister. Peut-être pourraient-ils rattraper cela en dinant ensemble le lendemain ? Troublée, elle bafouille un peu : non, elle va être très occupée par de nombreuses interventions quasiment tous les soirs. Un brin dépité, Ben lui dit qu’il espère la revoir au bloc alors. La scène a éveillé la curiosité d’Arizona et de Callie qui, une fois dans l’ascenseur, se moquent gentiment de leur consœur. Ce garçon lui plait. Callie l’encourage vivement à sortir avec lui. Oui, insiste Arizona, c’est la Saint Valentin, elle doit accepter son invitation. Pas vraiment fâchée, Bailey leur demande d’arrêter, elle est occupée.

    Mark rejoint Callie et lui demande si elle sait comment il faut faire pour monter un lit-cage. Il en a acheté un, il l’a monté mais le résultat est chancelant. Comme Sloan rentre à la maison le soir même, il aimerait que son amie y jette un coup d’œil. Callie est amusée, elle ne le reconnait plus dans son rôle de père un peu gâteux. En arrivant dans le grand hall du service, Mark repère immédiatement une jeune femme blonde qui lui tourne le dos. Elle est vêtue d’une tenue de médecin et est en train de remplir des papiers. Il demande à son amie si elle sait de qui il s’agit. Elle l’ignore. Mark est peut être un père mais il est aussi un père célibataire. Il regarde Callie avec un grand sourire et part rejoindre la blonde. Maintenant, Callie le reconnait ! Il arrive près de la jeune femme et lui dit que c’est moche de devoir travailler à la Saint Valentin. Il pousse un cri de surprise en découvrant qu’il s’agit de Lexie. Mais qu’a-t-elle fait à ses cheveux ? Elle les a teints, lui apprend-t-elle avant de s’emporter. Elle vient de réaliser qu’il lui a adressé la parole parce qu’il ne savait pas que c’était elle. Voilà pourquoi il s’apprêtait à la draguer. De mauvaise foi, il nie. Ils commencent à s’invectiver. Elle le trouve pathétique, hypocrite et débauché. Et elle, elle n’est pas blonde, renchérit-il. Elle ne peut pas prétendre l’être. Les blondes sont des dures à cuire et elles sont amusantes. Elle, elle n’est qu’une brunette. Ils partent chacun de leur côté. Lexie passe à côté de Jackson et lui dit de la fermer, alors qu’il s’apprête à faire un commentaire sur la scène à laquelle il a assisté.

    Elle retrouve Alex qui la regarde d’un air perplexe. Inutile de la fixer des yeux, lui dit-elle, elle va surement revenir à sa couleur initiale, il répond que ce n’est pas nécessaire. Il comprend ce qu’elle a voulu faire. Elle a été plaquée par son copain et elle a voulu faire une sorte de Extrême Makeover (allusion à une émission américaine : les maçons du cœur en français). Les filles font toujours ça. Elle proteste : elle n’a pas été plaquée et, pour info, elle n’a pas teint ses cheveux pour Mark. Mais c’est la Saint Valentin et elle voulait que quelque chose change. Elle a fait ça seulement pour elle. Il ne voit pas en quoi c’est différent de ce qu’il vient de dire. Il s’en va. Lexie se dit à elle-même qu’elle doit revenir à sa couleur d’origine.

    Derek et Owen entrent en courant au service des urgences. Callie les met immédiatement au courant de ce qui est arrivé. Owen prend aussitôt en charge une des victimes tandis que Callie continue à décrire à Derek les différentes blessures qu’ils vont devoir traiter. April les rejoint pour prévenir Derek qu’un enquêteur de l’OSHA (l’Agence pour la sécurité et la santé au Travail) l’attend dans un bureau. Il y a également deux équipes de télévision qui espèrent qu’il fasse un communiqué sur l’accident survenu au restaurant. Derek ne sait plus où donner de la tête, d’autant plus que Callie continue de lui donner des informations, elle aussi. Elle a prévenu certains chirurgiens mais elle pourrait en appeler plus si elle avait leurs numéros. Derek fait taire les deux femmes. De quoi doit-il s’occuper en premier lieu ? April estime qu’il devrait parler à l’enquêteur de l’administration mais il préfère suivre le conseil de Callie en entrant dans une salle d’examen pour voir un patient. C’est le chaos dans le service où les malades continuent d’affluer. Une patiente demande à Meredith où l’on emmène son mari. Meredith tente de la rassurer, il va subit une intervention mais elles seront tenues au courant par les médecins. Teddy la rejoint et lui demande de quoi souffre la patiente. Meredith pense à un pneumothorax. Après lui avoir donné quelques consignes, Teddy s’apprête à s’en aller mais elle heurte Owen. Ils se dévisagent quelques secondes, mal à l’aise, puis s’en vont.

    Alex examine un vieux monsieur qui semble souffrir d’une vilaine fracture. Le patient lui demande s’il serait possible de l’installer à côté de la dame qui passe sur une civière. Alex répond que ça ne se passe pas comme ça. Le vieil homme s’excuse. Bien sûr, il a été maître d’hôtel pendant 25 ans alors il sait comment ça se passe. Il glisse sa main dans la poche de son pantalon et en sort une liasse de billets. Il en tend un à Alex qui le prend en disant qu’il va voir ce qu’il peut faire.

    Derek annonce que son patient a une fracture du crâne avec hématome subdural. Il doit être opéré. Il sort de la salle et est aussitôt apostrophé par Arizona qui attend qu’il joue les Cupidon pour Bailey en changeant le planning d’un anesthésiste. Il refuse. Il a voulu se mêler un jour de la vie privée de Bailey et elle le lui a reproché. Pas de souci, répond Arizona. Elle se charge de tout, il n’a qu’à signer. April rappelle à Derek que les journalistes attendent qu’il fasse son communiqué. Il n’a pas le temps, il doit aller au bloc. Eh bien, en réalité, Jim Nelson veut bien s’en charger, lui apprend la jeune femme, parce qu’en plus il doit rencontrer les actionnaires pour le petit-déjeuner et que lorsque ceux-ci vont regarder les infos de 23 heures, c’est lui qu’ils voudront voir sur leur écran. Derek soupire. Il se retourne et regarde l’effervescence qui règne dans le service. Jackson qui escorte un patient dont on a retrouvé le bras, Owen qui se démène auprès d’un autre… il enfile la veste que lui tend April et sort à la rencontre des journalistes et des photographes.

    Alex a installé le vieil homme, Emile, auprès de la dame, comme il le lui avait demandé. Cette dame, Madame Banks, qui est la patiente de Meredith, explique à celle-ci qu’elle et son mari vont manger au Grandinetti, tous les vendredis soirs depuis 15 ans. Et parfois le mardi, ajoute Emile. La dame le remercie d’avoir toujours pris grand soin d’eux mais maintenant il est temps qu’il prenne soin de lui. Il répond qu’il a seulement pensé qu’elle aimerait avoir quelqu’un auprès de lui, jusqu’à ce qu’on vienne lui dire que son mari allait bien.

    Les deux médecins se retirent dans une salle. Alex dit à Meredith que son patient craque pour sa patiente. Elle est plus modérée. Apparemment Emile est un bon serveur. Alex doute qu’il ne s’agisse que de cela. Emile lui a donné 50$ pour être installé à côté d’elle. Meredith proteste : cette femme est mariée, son mari est en train de se faire opérer. Il réplique qu’elle dit ça parce qu’elle pense qu’elle-même est mariée. Il sort le billet de 50$. Il est prêt à les parier qu’Emile drague Mme Banks. Meredith tient le pari. Puis elle insiste que le fait qu’elle est mariée. A ce moment, April entre dans la salle en l’appelant Madame Shepherd. Voilà qui amuse beaucoup Meredith. Elle n’est pas Madame Shepherd. Elle est le Dr Grey. Exact, reconnait April qui lui apprend que Derek l’a chargée de lui demander de participer au petit-déjeuner avec les actionnaires de l’hôpital. Alex l’interrompt. Est-ce que Derek l’a réintégrée parce qu’il avait besoin d’une domestique ? Légèrement vexée, April leur apprend qu’elle est au service de Derek cette semaine, et que, durant la transition, il a besoin d’aide pour la partie administrative de son travail. Ça ne veut pas dire qu’elle soit sa domestique. Elle en revient à Meredith. Ira-t-elle avec Derek au petit-déjeuner des administrateurs ou le retrouvera-t-elle là-bas ? Meredith répond qu’elle n’est pas certaine d’y aller. April est choquée. Elle doit le faire, puisqu’elle est la femme du chef. Meredith ne sait plus que dire et sourit, tandis qu’Alex ricane. 

    Callie remarque la fille de Mark à l’accueil. Elle lui demande si son père sait qu’elle est là. Sloan lui apprend que son avion a atterri plus tôt que prévu et qu’elle a pris un taxi pour venir jusqu’ici. Elle n’a pas voulu déranger son père. Ensuite, elle demande à Callie où se trouve le dispensaire. Comme Callie se montre inquiète, elle la rassure, tout va bien, elle aimerait simplement que quelqu’un l’examine, vu qu’elle a subi une intervention, pour faire une échographie par exemple. Callie lui apprend que le dispensaire est fermé depuis une heure. Alors, elle va se charger elle-même de l’examen.

    Lexie et Owen s’occupent du patient, Frankie, qui a perdu son bras. Owen craint qu’on ne puisse récupérer le membre qui semble être infecté. Il ne comprend pas pourquoi on ne leur a pas apporté directement. Jackson lui explique que le bras a macéré dans l’eau sale de la vaisselle pendant une heure avant qu’on ne le trouve. Frankie pense que les autres avaient oublié qu’il était là et que donc ils ne l’ont pas signalé aux sauveteurs. Il n’est pas le genre de gars qui parle beaucoup, et donc forcément on ne lui parle pas non plus. On se contentait de lui apporter la vaisselle à laver. Il refuse l’idée de n’avoir plus qu’un bras. Il ne veut pas être l’objet de la curiosité des gens. Lexie le rassure, ils feront tout leur possible pour lui. Owen leur annonce qu’ils vont directement en salle d’op’ pour essayer de lui greffer son bras. Il donne quelques consignes à Jackson et Lexie avant de partir avec le patient. Resté seul avec elle, Jackson se moque de Lexie en la surnomment la Barbie du service de trauma. Elle lui lance un regard noir.

    Bailey est en salle d’op’ avec Arizona qui épilogue sur la triste fin du Grandinetti, une institution de la ville de Seattle. Elle demande à ben s’il y avait déjà été. Quelquefois répond-t-il. Les scampis y étaient bons. Arizona continue. L’endroit était si romantique, parfaitement éclairé pour créer une ambiance intime, avec ces boxes tellement confortables. Peut-être trop sérieux pour un premier rendez-vous. Elle se tourne vers sa consœur et lui demande où elle aimerait aller pour un premier rendez-vous. Bailey lui demande s’il n’y a pas quelque part un enfant agonisant qui aurait besoin d’elle. Non, répond Arizona, et elle va rester là pour l’observer.

    Callie termine l’échographie et assure à Sloan que tout va bien : son bébé est parfait. Lorsque la jeune fille lui qu’elle aimerait que cela soit consigné sur papier, elle répond qu’elle a bien mieux et lui tend un cliché. Voilà qui fera un joli souvenir. Mais Sloan préférerait un document plus officiel. Elle refuse de donner sa motivation, ça ne regarde qu’elle. Mais comme Callie insiste, elle lui apprend qu’elle veut faire adopter son bébé. L’avocat auquel elle s’est adressée exige qu’elle fournisse une attestation de son bon état de santé. Un couple de San Francisco souhaite adopter son enfant. Ils ont deux gros chiens et… Callie l’interrompt. Elle veut faire adopter son bébé ? Oui, elle ne se sent pas prête à être mère. Quant à son père, il n’est pas au courant et, comme Callie est médecin, elle sait qu’elle est liée par le secret professionnel. Donc Mark ne doit pas être mis au courant de ses intentions.

    Emile dit aux médecins qu’il pense que Madame Banks a besoin d’une couverture supplémentaire. Elle frissonne facilement. Alex persifle. Il comprend pourquoi Madame Banks venait au restaurant toutes les semaines. Parce qu’Emile prenait plus soin d’elle que ne le faisait son propre époux. Emile raconte alors leur histoire. Madame Banks a commencé à venir au restaurant, avant de rencontrer son mari. Ils avaient un petit jeu. Elle devait goûter tout ce qu’on lui servait. Une fois qu’elle a fait le tour du menu, il a encouragé les chefs à trouver autre chose. Très vite, la venue de Madame Banks au restaurant est devenue le meilleur moment de la semaine d’Emile. Et puis, un soir, elle est arrivée avec celui qui allait devenir son époux, parce que pour elle le Grandinetti représentait un endroit sûr pour avoir un premier rendez-vous. C’est lui a placé la bague de fiançailles dans la crème brûlée, le soir de la demande en mariage. Il a regardé la jeune femme dire oui par la fenêtre de la cuisine. Par après, le couple n’a jamais cessé de venir au restaurant. Mais maintenant, c’est le mari qui commande pour sa femme, toujours la même chose. Cela fait 15 ans qu’Emile voit que leurs conversations deviennent de plus en plus courtes. Maintenant, ils ne font plus que manger. Ils n’ont pas eu d’enfants. Si son mari meurt, elle va se retrouver toute seule. Il sait qu’elle a peur de ce qui va lui arriver. Tout ce qu’il veut c’est être là, pour pendre sa main dans la sienne et lui dire que tout ira bien pour elle, qu’elle ne sera jamais seule si elle ne veut pas l’être. Il se retient pour ne pas pleurer avant de se retourner avec Alex. Il peut compter sur lui pour lui dire si ça va pour Mr Banks, n’est-ce pas ? Le chirurgien le lui promet. Meredith remarque alors que Mme Banks a les yeux ouverts et qu’elle a tout entendu. Elle lui fait un discret sourire.

    Callie essaie d’empêcher Sloan de quitter l’hôpital sans avoir parlé à son père. La jeune femme court dans les escaliers et au bas de ceux-ci tombe nez à nez avec Mark, tout heureux de la revoir. Il pensait qu’elle l’appellerait avant de venir. Comme elle ne sait que lui dire, elle lui tend le cliché de l’échographie. Mark est ému de découvrir son petit-fils dans lequel il croit reconnaitre le nez des Sloan. Il place la photo à côté de son visage, pour faciliter la comparaison. C’est le nez de son père. Il ne peut pas cacher sa fierté. Il prend Callie à témoin. Elle lui sourit mais on voit bien qu’elle fulmine. Mark est bipé. Il demande à sa fille si elle accepte de l’attendre pour rentrer à la maison. Il a une surprise pour elle. Avant de partir, il demande à regarder une fois encore le cliché de l’échographie. Oui c’est bien le nez des Sloan.

    Alex admet que Meredith a gagné le pari. Il lui donne les 50$. Cela fait 15 ans qu’Emile regarde Mme Banks depuis sa cuisine mais jamais il ne lui avouera ses sentiments. Elle lui apprend qu’en fait il l’a fait puisque Mme Banks était éveillée et qu’elle a tout entendu. C’est à elle maintenant de dire quelque chose. Alex doute qu’elle le fasse. Son mari est en train de se faire opérer et… Meredith ne voit pas que cela change. Ce couple est malheureux. Elle pense que Mme Banks va avouer à Emile qu’elle l’aime en retour. Elle est prête à reparier les 50 $. April arrive pour lui annoncer que Derek lui a remis les clefs de leur maison, pour qu’elle puisse aller prendre ce dont elle aura besoin pour assister au petit déjeuner des actionnaires. Meredith est ulcérée. Il est hors de question que la jeune femme aille mettre son nez dans ses affaires. April insiste. Derek a vraiment besoin que sa femme soit à ses côtés pendant ce petit-déjeuner. Meredith réplique qu’elle est chirurgienne et charge April de dire à Derek qu’elle sera au bloc au moment où il assistera au petit-déjeuner. Mais April n’en démord pas. Elle va tout de même ramener quelques vêtements pour elle.

    Jackson et Lexie s’entraînent sur un mannequin en prévision de leur prochaine intervention. Le jeune homme évoque les différents couples du service : Cristina et Owen, Meredith et Derek, Callie et Arizona, et elle avec Mark jusqu’à ce que celui-ci la plaque… C’est un miracle s’ils arrivent encore à faire leur travail. Lexie le reprend : Mark ne l’a pas plaquée. Il l’a oubliée. Il a décidé qu’ils allaient fonder une famille sans lui demander son avis, comme s’il avait oublié qu’elle était là, comme s’il l’avait laissée en train de croupir dans une eau sale de vaisselle. Jackson se laisse aller aux confidences lui aussi. Dans sa famille, il est le beau garçon. Ses yeux, son sourire, son corps… Elle devrait le voir sans chemise ! Dans sa famille, tout le monde est intelligent, déterminé, perfectionniste. Ils ressemblent tous à ce qu’ils sont, au contraire de lui, qui a les mêmes qualités, mais que l’on ne voit que comme un beau mec. Sa famille n’attend rien de plus de lui. On ne l’a jamais encouragé, on ne l’a jamais poussé à faire quoi que ce soit, on en l’en a jamais cru capable. Alors, il a dû se pousser tout seul. Il ne leur a pas dit qu’il passait les examens d’admission à la fac de médecin jusqu’à ce qu’il les ait brillamment réussis. A son avis, elle ne peut pas juste changer ses cheveux. Si elle veut être inoubliable, ce n’est pas ses cheveux qu’elle doit changer, mais elle.

    En salle d’op’, Bailey retire le morceau de vitre qui était enfoncée dans le corps du patient. Arizona la félicite avant de signaler à Ben que la chirurgienne a failli abandonner la chirurgie générale pour la pédiatrie. Elle avait dit non à la chirurgie générale, mais elle y a quand même réfléchi et a changé d’avis. Elle n’a pas eu peur de reconsidérer sa décision. Il a suffit qu’on lui repose la question. L’allusion à la scène du matin est claire et Ben la comprend tout à fait.

    Callie revient près de Sloan avec le document tant espéré. Pourtant elle refuse de le lui donner. Elle estime que parce que Mark a accueilli sa fille chez lui, qu’il lui a donné de l’argent, qu’il l’a accompagnée à Los Angeles., il mérite bien qu’elle lui parle de ses intentions. Alors, si Sloan ne parle pas, elle le fera. Mark arrive et demande à Callie pourquoi elle l’a bipé. Sloan est ulcérée. Mark aimerait savoir où se situe le problème. Comment Sloan ne se décide pas à parler, Callie commence. Sa fille a l’intention de… C’est l’intéressée qui termine la phrase : de faire adopter son bébé. Devant un Mark abasourdi, elle explique qu’elle ne se sent pas mère. Elle n’est pas prête. Elle veut donner à son enfant de bons parents et une bonne maison. Il la conjure de n’en rien faire. Elle n’en démord pas : ces gens aimeront l’enfant bien mieux qu’elle ne pourra le faire. Il propose alors d’adopter l’enfant. Elle n’est pas prête, il le comprend, mais lui l’est. Il sait qu’il n’a pas de bons antécédents, qu’il aurait dû être là pour elle. Mais il sera là pour le bébé. Sloan refuse. Elle veut que son bébé ait une famille. Mark a été super sympa avec elle ces derniers mois mais il n’est pas une famille. Il est juste un mec. Il la supplie. Callie vole à son secours en assurant qu’elle l’aidera. Elle habite juste de l’autre côté du couloir. Et ils forment une sorte de famille. Ils sont médecins, meilleurs amis qui plus est. Ils sont de braves gens. Ils prendront soin du bébé, ensemble. Ils l’aimeront. Mark passe de sa fille à Callie, avec des yeux débordants de détresse mêlée à de l’espoir. Il demande à Sloan de réfléchir à tout cela. Ils en reparleront quand ils se retrouveront à l’appartement. Elle accepte.

    Alex et Meredith se partagent les chocolats qui ont été déposés dans la chambre d’un patient comateux, tout en observant Mme Banks et Emile. Meredith explique à son ami que ce dernier dort encore mais qu’il est manifeste que la dame a envie de lui parler. Cristina arrive et plonge sur la boite de chocolats, elle meurt de faim. Ses amis lui dressent rapidement le topo. Meredith en vient à dire que ce ne serait pas plus mal que Mr Banks meurt. Pour elle, le mariage, ce n’est pas ne plus rien avoir à se dire, ni devenir une autre personne. Elle n’a pas épousé Derek pour devenir la potiche du chef. Elle est chirurgienne. Vrai, approuve Cristina. Si elle a épousé Derek, c’est pour avoir des interventions géniales. Non plus, répond Meredith en riant. Ils voient Mme Banks faire un geste en direction d’Emile. Ah elle va lui parler ! Meredith se rapproche pour essayer d’entendre ce qui se dit. Elle remarque alors que la patiente éprouve des difficultés à respirer et elle se précipite pour la secourir.

    Teddy a été appelée pour la consultation. Elle constate qu’il y a une importante fuite d’air au niveau du tube qui a été placé dans la poitrine de Mme Banks. Elle demande à Meredith de lui faire passer une bronchoscopie et de réserver un bloc à tout hasard. Avant de partir Meredith, promet à Emile, très inquiet, de le tenir au courant.

    Lexie et Jackson entrent dans la salle d’opération pour prévenir Owen qu’ils ont pu sauver le bras de Frankie mais le chirurgien leur apprend qu’on ne peut envisager la greffe. Les tissus ont été trop abîmes et infectés aussi. Mark ajoute qu’ils pourraient aussi donner de fortes doses d’antibiotiques en attendant que le moignon guérisse mais, alors, c’est le bras qui serait perdu. Lexie refuse de baisser les bras. Elle tente de convaincre Jackson qu’il reste quelque chose à faire. Il rétorque que ce n’est pas à lui qu’elle doit le dire. Il la pousse en direction des deux chirurgiens qui sont en train de se laver les mains tout en papotant. Revascularisation ectopique temporaire, leur lâche-t-elle. Elle s’explique : ils doivent faire en sorte de garder le bras vivant le temps que les antibiotiques fassent leur effet et que l’infection disparaisse des moignons. Owen estime que, étant donné que la blessure se situe au-dessus du coude, c’est une solution extrême, pleine de risques pour le patient : il peut perdre toute une gamme de mouvements, ne plus pouvoir saisir quelque chose… Mais il gardera son bras, insiste-t-elle. Cet homme mérite qu’on prenne des mesures extrêmes. Owen demande à Mark si cette procédure a déjà été appliquée au-dessus du coude. Il ne sait pas mais il pense que ça vaut la peine d’être tenté. Les deux médecins discutent un peu des possibilités qui s’offrent à eux. Ils hésitent, ils n’ont jamais mené telle intervention. Et alors, s’exclame Lexie. Demain, ils ne pourront plus dire la même chose. Elle a promis au patient que tout serait fait pour sauver son bras. Les deux médecins s’inclinent. Owen annonce aux deux résidents qu’ils participeront à l’intervention. Il sort pour prévenir Derek, suivi de Mark. Jackson félicite Lexie.

    Derek jette un coup d’œil au planning puis rejoint Meredith. Est-ce qu’elle doit aller au bloc maintenant parce qu’il y a ce petit-déjeuner et… Elle est au courant parce qu’une résidente qu’elle ne connait pas est en ce moment même en train de fouiller sa garde-robe. Il s’excuse pour cela et reconnait qu’April se montre parfois un peu trop enthousiaste. Elle lui confirme qu’elle n’assistera pas à ce petit-déjeuner. Elle a une intervention qu’elle ne veut pas laisser tomber, juste pour rester sur une estrade, à sourire. Derek se montre compréhensif. Il lui sourit et lui dit qu’elle n’est pas obligée de venir. Elle est embêtée et tente de se justifier. Sa patiente est aussi une épouse et comme elle est son médecin… D’accord ? Bien sûr, lui répond Derek en souriant. Pleine de remords, Meredith s’éloigne. Derek est pensif.

    Teddy entre dans la salle où Owen est en train de se préparer pour opérer Frankie. Mal à l’aise, Teddy parle de l’intervention qu’elle va réaliser sur Mme Banks. Il lui dit aussi ce qu’il va faire. Elle le félicite. Elle remarque qu’il évite de la regarder et en est malheureuse. Pour tenter de renouer le dialogue, elle lui apprend qu’elle a loué une maison, un petit cottage, le long du fleuve. Et il y a des biches comme dans Bambi, et des oiseaux qui chantent. C’est incroyable. Il ne répond rien. Elle ne se décourage pas, lui racontant qu’elle a déniché un café sympa en bas de la rue, et aussi qu’elle pense prendre un petit chien. Mais elle hésite parce qu’i vaut mieux être à la maison avec un chiot et qu’elle, elle est toujours à l’hôpital. Mais elle a été à la fourrière et il y avait tous ces merveilleux petits chiens. Pourtant elle n’en a pris aucun. Elle est certaine qu’il est fier d’elle. Toujours pas de réaction. Elle s’entête. Alors, elle est sortie et elle a pris un poisson à la place. Enervée par le silence de son camarade, elle lâche qu’elle s’est fait faire une épilation du maillot aussi. Il l’interrompt. Que veut-elle ? Elle crie qu’il est son meilleur ami à qui elle pouvait tout raconter et maintenant il ne la regarde même plus. C’est vrai, reconnait-il, et ce depuis qu’elle lui a avoué qu’elle l’aimait. Elle lui rappelle qu’il lui a fait le même aveu. Et après ? Il a choisi Cristina. Tout comme elle, réplique-t-il avant d’ajouter qu’il a l’impression de tromper Cristina quand il parle avec elle. Voilà pourquoi il se conduit ainsi ce qui n’empêche pas que sa meilleure amie lui manque aussi.

    Mark trouve Derek, seul, dans la galerie, en train d’observer une intervention. N’a-t-il rien d’autre à faire. Son ami lui répond que c’est le seul moment où il a pu être plus ou moins proche d’une salle d’opération, depuis une semaine. La semaine passée, il aurait été bipé pour apporter son aide. Maintenant il est attendu pour assister à des brunches en vue de récolter des fonds. Mark lui apprend alors qu’il va adopter le bébé de sa fille. C’est la seule bonne chose à faire et il pense qu’il peut être à la hauteur. En tout cas c’est ce qu’il veut. Callie a promis de l’aider. Il a un grand sourire. Il va avoir un bébé. Derek le félicite, il est heureux pour lui. Mark le félicite à son tour. Etre chef, c’est ce qu’il a toujours voulu, n’est-ce pas. Ouais, répond Derek, nettement moins enthousiaste que ce que l’on aurait attendre, c’est ce qu’il a toujours voulu.

    Bailey termine son intervention. Arizona trouve que ça tombe bien. Il va être l’heure d’aller manger et peut-être de danser un peu, aussi. Si le patient va bien… Bailey l’interrompt : le patient ira bien. Il n’est pas près de danser. Mais quand le temps sera venu et s’il en a envie d’aller danser, il sera tout à fait capable de se débrouiller seul, sans l’aide de personne. D’ailleurs, elle non plus n’a pas besoin d’aide. Donc Arizona a l’intention de continuer à l’aider, elle ferait mieux de s’en aller. Arizona sort de la salle. Ben la trouve sympa, très bavarde. Bailey lui demande de se taire mais il n’en fait rien. A vrai dire, il n’a jamais parlé d’aller danser bien que… Bailey lui coupe la parole. D’où vient tout ce sang ? Elle décèle rapidement une déchirure de l’artère splénique. Le patient risque de perdre sa rate.

    Alex demande à Tyler où se trouve Emile dont le lit est vide. L’infirmier n’en sait rien, il suppose que le patient a dû s’en aller. Alex s’approche du lit. Le billet de 50$ tombe malencontreusement sous le lit et Alex se met à quatre pattes pour le ramasser. C’est alors qu’il comprend qu’Emile n’est pas parti. Il est tombé de son lit et est en train de convulser par terre. Alex appelle à l’aide.

    Derek est débordé. Il croise April qui revient avec une tenue pour Meredith. De plus elle lui a préparé des fiches qu’il pourra utiliser lors de son discours aux administrateurs. Il la remercie et l’invite à rentrer chez elle. Elle refuse. Tant qu’il restera là, elle y sera aussi. Elle est heureuse de pouvoir lui apporter son aide avec tout ce qui se passe. Vraiment ? ironise-t-il. Elle n’a pas d’autre ambition que d’être une adjointe de direction ? Elle devrait avoir envie de pratiquer la chirurgie. Lui, il n’a envie que de ça. Elle réplique ne pas être sûre de pouvoir le faire. Elle lui est reconnaissante de l’avoir réintégrée. Mais c’est plus facile pour elle de revenir en tant qu’assistante qu’en tant que la chirurgienne qui a commis une faute et a tué quelqu’un, une maman. Elle n’est pas sûre de pouvoir assumer ça. Alors s’il pense qu’il n’a pas besoin d’elle, sans doute ne devrait-elle pas être là. Alex interrompt la conversation. Il a besoin de Derek pour un patient qui souffre d’une hémorragie cérébrale. Derek demande à April de le suivre.

    Frankie constate que son bras n’est pas à sa place. Il pense que les médecins ont échoué. Lexie lui annonce qu’il doit se préparer à vivre un grand moment. Ils ont dû prendre des mesures extrêmes. Owen enchaine : pour permettre au bras de rester vivant le temps que son moignon ne guérisse, ils ont dû le greffer à un autre endroit. Lexie soulève la couverture et l’on voit que le bras est attaché à sa cuisse. Frankie s’effondre en pleurs. Pourquoi lui ont-ils fait cela ? Lexie lui explique que ce n’est que temporaire, l’histoire de quelques jours. C’est ce qu’il voulait, récupérer son bras. Oui mais à la bonne place, crie-t-il. Il lui a bien dit qu’il ne voulait pas être un monstre. Ils auraient dû le laisser comme il était.

    Callie va entrer chez elle lorsqu’elle entend du bruit dans son dos. Sloan sort de l’appartement de son père, ses bagages à la main. Callie n’en croit pas ses yeux. a-t-elle au moins prévenu Mark qu’elle partait ? Sloan se justifie : elle cherchait seulement un endroit où rester et avoir un peu d’argent. Elle n’avait pas envisagé que Mark s’impliquerait autant. Il a même acheté un lit pour le bébé ! Callie essaie de la retenir. Mark est un homme bon et il s’occupera très bien du bébé. De plus, elle pourrait garder le contact avec son enfant si c’est Mark qui l’élève. Elle pourrait revenir et leur rendre visite. Sloan ne veut pas savoir où grandira son bébé. Si elle le confie à son père, il sera toujours son enfant. Elle a besoin qu’il soit l’enfant de quelqu’un d’autre. Elle se réfère à son père qui a refusé de la connaitre et qui, malgré, a bien réussi dans la vie. Alors pourquoi est-ce qu’elle ne mériterait pas la même chose ? Callie n’insiste plus. Tout en fouillant dans son sac, elle lui demande de ne pas oublier de prendre ses vitamines, pas plus que d’aller régulièrement chez le médecin. Elle s’avance vers elle, plusieurs billets à la main. S’il y a quelque problème que ce soit, elle doit les appeler. Sloan la remercie avant de prendre l’ascenseur.

    Meredith vient informer Mme Banks de l’état de santé de son mari. Il y a eu quelques complications mais le Dr Bailey s’efforce ardemment de le soigner. Elle la tiendra au courant. Elle va s’en aller lorsque Mme Banks la retient pour lui demander des nouvelles d’Emile. Elle est bouleversée d’apprendre qu’il est en salle d’op’. Elle avoue à Meredith qu’elle partageait ses sentiments. C’est la raison pour laquelle elle retournait sans cesse au Grandinetti. Mais quand elle a rencontré son mari, Bob, comme Emile ne lui avait jamais rien dit, elle a fait un choix. Si elle a continué de fréquenter le restaurant, c’est parce que son mari l’appréciait et qu’elle aimait son mari. Le restaurant est devenu leur endroit. C’est vrai qu’il a pris l’habitude de commander pour elle, mais c’est parce qu’il sait ce qu’elle aime manger. Et c’est vrai qu’il peut sembler qu’ils n’aient plus rien à se dire, mais parfois c’est agréable de ne pas parler. Il y a 15 ans, elle a fait un choix et elle le refait chaque jour. Voilà ce que c’est, le mariage.  

    Au bloc, Bailey se démène pour sauver la vie de Bob mais elle n’arrive pas à endiguer l’hémorragie. Il y a trop de dégâts au pancréas. Le moniteur sonne.

    Dans une autre salle, Derek constate que l’artère méningée moyenne d’Emile est totalement sectionnée. Alex s’en veut d’être passé à côté de ça. Il a quasiment passé toute la nuit aux côtés du patient. Derek le rasure. Il n’a rien raté. Le premier scanner n’avait rien révélé. Il n’y avait aucun symptôme neurologique. C’est le genre d’hémorragie dont on ne s’aperçoit pas tant qu’il n’est pas trop tard. April lui demande si c’est le cas. Il ne sait pas encore.

    Bob et Emile s’enfoncent chacun de leur côté. Derek supplie Emile de rester avec lui.

    Emile est mort. April regarde, les larmes aux yeux, l’équipe médicale refermer le sac dans lequel il va être transporté à la morgue. Alex prononce l’éloge funèbre à sa manière : ce mec a passé sa vie à servir des clients et a regardé sa vie se passer sans lui. Il est probablement mieux là où il est. Il s’en va. Derek sort de la salle d’opération et trouve April qui sanglote maintenant. Elle lui avoue qu’elle n’aurait jamais dû revenir. Elle n’y arrive pas. Elle ne peut pas regarder les gens mourir. Pour la réconforter, il lui raconte que lui-même a commis une erreur l’année dernière. Il a même pensé à tout quitter lui aussi. Il estime que si on ne ressent rien quand on perd un patient, si cela ne fait pas de mal, si on n’éprouve pas de la honte, c’est alors qu’on sait qu’on n’est pas fait pour ce métier. Il est certain qu’elle peut être un bon chirurgien. C’est la raison pour laquelle il l’a fait revenir. Elle le remercie d’un signe de tête.

    Ben félicite Bailey. Il a vraiment pensé qu’ils allaient perdre Bob mais elle a réussi à… Elle l’arrête. Elle ne peut pas lui parler. Il veut s’excuser, il a cru qu’elle et lui pourraient… Elle l’interrompt une fois encore. Elle ne peut pas lui parler parce qu’il lui fait perdre ses moyens. Elle est nerveuse et elle n’arrive plus à dire ce qu’elle aimerait dire. Alors, elle se sent stupide. Mais elle l’aime bien. Voilà, c’est tout. Alors s’il veut l’inviter à dîner, elle est d’accord. Elle viendra et essaiera de discuter. Il lui propose de se retrouver le lendemain soir. OK sauf si elle a une intervention. Pas de problèmes, réplique-t-il, il l’assistera. Arizona qui a assisté à la scène de loin est très contente d’avoir réussi son coup.

    Meredith rejoint Alex qui lui annonce qu’elle va pouvoir rassurer sa patiente. Son mari va se rétablir. Par contre, c’est fini pour Emile. Derek lui a assuré qu’il n’y avait aucun moyen de savoir si le problème était détectable avant qu’il ne soit trop tard. Il lui tend le billet de 50$ qu’elle refuse. C’est lui qui a gagné. Peu importe, il ne veut pas garder cet argent. Elle n’en veut pas non plus. Il mérite son argent. Il avait vu juste. Mme Banks n’aurait jamais parlé à Emile puisque c’est son mari qu’elle aime. Teddy demande à la jeune femme si elle veut participer à son intervention. Meredith hésite, puis regarde sa montre. Elle préfère que ce soit Cristina qui s’en charge. Teddy est surprise.

    Mme Banks regarde son mari qui se repose dans le lit voisin. Alex vient lui apprendre la mort d’Emile. Elle est émue. Il s’éloigne un peu avant de se retourner. Il constate qu’elle pleure à chaudes larmes.

    Frankie se plaint auprès de Lexie parce qu’une bande de médecins l’observent de l’autre côté de la vitre. Elle le rassure, c’est normal. Ces médecins ne veulent que lui poser des questions parce que son cas est très rare et spécial. Il y a des journalistes aussi, de même qu’un avocat qui pense que la chute du toit du restaurant va sans doute lui rapporter beaucoup d’argent. Il aimerait savoir combien. Elle lui sourit. Parfois, le changement a du bon.

    Mark rentre à son appartement où il trouve Callie en train de démonter le lit cage. Il est heureux de la trouver là, même s’il pense qu’elle n’a pas à faire ça. Elle répond qu’elle espérait avoir terminé avant son retour. Il ne réagit pas à ce qu’elle dit, préférant la remercier pour l’aide qu’elle a promis de lui apporter, même si elle n’avait pas à faire ça non plus. Ça va être génial, non ? Il est très ému. Il parle à mi-voix, sans doute pour ne pas réveiller Sloan. Il voit soudain que son amie retire un des montants du lit et lui demande ce qu’elle fait. Elle l’invite à s’asseoir. Il devine alors ce qu’elle va lui dire et ses yeux s’emplissent de larmes.

    Lexie annonce à Alex qu’elle a finalement décidé de rester blonde. Il trouve qu’elle a raison. Elle va de l’avant. Elle déteste la Saint Valentin. Lui aussi. Ils se regardent et se sourient. Leur sourire devient rapidement coquin. Ils se retrouvent dans une salle où ils se déshabillent avec ardeur.

    Teddy rattrape Owen au moment où il quitte l’hôpital, tendrement enlacé avec Cristina. Elle doit lui parler. Elle retient Cristina qui veut attendre dans la voiture. Cela ne la gêne pas qu’elle entende ce qu’elle a à lui dire. Elle sait qu’elle a avoué à Owen qu’elle l’aimait et maintenant elle ne peut plus prétendre qu’elle ne l’a pas dit. Pourtant c’est ce qu’elle va faire. Elle retire ce qu’elle a dit. Gênée, Cristina veut s’en aller mais Teddy la supplie de rester. Ce qu’elle veut qu’Owen comprenne, c’est qu’il lui manque en tant qu’ami. Le reste, elle peut le gérer. Elle a un boulot qu’elle adore, et – elle se tourne vers Cristina - une étonnante étudiante à laquelle elle peut communiquer son savoir. Et maintenant, il y a son cottage avec les biches, le poisson et certaines parties de son corps qui sont épilées. Tout va bien pour elle. Owen et elle vont pouvoir être des amis. Quant à Cristina, elle l’attend pour remplacer une valve dans 10 minutes. Cristina n’en espérait pas autant. Elle part immédiatement se préparer. Resté seul avec Teddy, Owen lui dit qu’elle ne peut pas revenir en arrière et prétendre qu’elle n’a rien dit. Elle le sait mais elle va essayer pourtant, de toutes ses forces.

    Meredith arrive dans un hôtel, élégamment vêtue. Derek, qui n’arrête pas de saluer ses invités, s’illumine lorsqu’il l’aperçoit. Il l’embrasse sur la joue, en lui disant qu’elle n’était pas obligée de venir. Elle le sait, mais elle a choisi de le faire. Il la regarde tendrement, caresse furtivement sa nuque avant de la prendre par la main pour l’entraîner dans la salle. C’est alors qu’elle aperçoit une affiche annonçant que les administrateurs ont décidé d’honorer le Dr Shepherd et madame Shepherd. Son large sourire s’efface.

    Au retour, elle s’en prend à Derek, tout en enfilant sa blouse bleue, à l’arrière de la voiture. Madame Shepherd ? Il reste calme. Oui, il sait. Enervée, elle lui dit qu’elle ne veut pas participer à des brunches, ni rater des interventions, ni fêter la Saint Valentin. Il la regarde dans son rétroviseur en souriant. Elle lui sourit en retour. Pour se rattraper, il va devoir lui faire beaucoup l’amour. Oui, promet-il. Ils poursuivent leur chemin sans cesser de regarder par le rétroviseur, en souriant.

     

    Voix off : On doit continuer à se réinventer. Presque à chaque minute, parce que le monde peut changer en un instant et qu'on n’a plus le temps de revenir en arrière. Quelquefois les changements nous sont imposés. Quelquefois, ils surviennent par accident. Et on en tire le meilleur parti. On doit constamment trouver de nouvelles façons de nous tirer d’affaire. Donc on change. On s’adapte. On crée de nouvelles versions de nous. On doit simplement être certain que c'est une amélioration de la dernière.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :