• Episode 6.15 : The Time Warp

    Titre français : Souvenirs, souvenirs

    Scénariste : Zoanne Clack

    Réalisateur : Rob Corn

    Diffusion États-Unis : 18 février 2010 sur ABC

    Diffusion France : 2 février 2011 sur TF1

     

    Voix off (Richard) : J’ai vu passer beaucoup de résidents en chirurgie au cours de ma carrière. Et ils sont tous accros à la chirurgie. Ça passe avant la nourriture, avant le sommeil, ça devient la chose la plus importante. La seule chose. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que vivre à ce rythme peut les dévorer tout crus. Certains y arrivent. Ils passent de l'autre côté. Ils survivent avec leur équilibre mental intact. Ils deviennent de meilleurs docteurs et des personnes plus fortes.

     

    Ben apparaît à la porte d’une salle dans laquelle Bailey est en train de se préparer. Il sourit. Elle lui demande ce qu’il y a. Rien, il la trouve juste jolie. Elle lui demande de s’en aller mais, une fois qu’il a le dos tourné, elle se regarde avec satisfaction dans le miroir et sourit à son reflet.

    Callie est assise sur le carrelage de sa salle de bain, devant son w-c. Elle pleure. Arizona lui brosse méthodiquement les cheveux pour en éliminer toute trace de vomissure. Soudain, Callie prévient qu’elle va encore être malade. En réalité, elle est morte de peur parce qu’elle va devoir parler en public. Elle déteste Derek de l’obliger à faire ça. Arizona la rassure : tout ce qu’elle aura à faire, c’est de parler de ce que c’est qu’être un grand chirurgien. Cela n’a aucun effet sur Callie. L’idée de s’adresser, sur une estrade, via un micro, à une multitude de gens, l’épouvante.

    Le discours de Richard en voix off est en fait celui qu’il a tenu auprès des participants à une réunion des alcooliques anonymes. Lui n’a pas réussi à conserver son équilibre mental. Heureusement il n’a tué personne et il remercie le ciel chaque jour pour cela. Mais il a fait du mal autour de lui. Aujourd’hui, cela fait 45 jours qu’il est redevenu sobre. "Je m’appelle Richard" dit-il pour terminer. "Et je suis un alcoolique reconnaissant et en voie de guérison." L’assemblée l’applaudit.

    On le retrouve dans le bureau de Derek où il rappelle à ce dernier qu’on lui avait assuré que, s’il allait en cure de désintoxication, il retrouverait son poste. Oui, pour autant que le Conseil d’Administration marque son accord, et ce n’est pas encore le cas, lui apprend Derek, désolé. Peut-être reconsidéreront-ils leur point de vue dans quelques mois. En attendant, il a été autorisé à lui offrir un poste de titulaire en chirurgie générale. Richard se lève. En fait, ce que Derek lui propose, c’est de travailler sous ses ordres, et ça, il ne peut s’y résoudre. Il va essayer de trouver autre chose. Il est déjà sur la passerelle lorsque Derek le rattrape. Aujourd’hui c’est le jour des conférences et il reste un créneau disponible. Richard est étonné d’apprendre qu’il a réinstauré cette ancienne coutume. Derek l’assure qu’il comprend son point de vue, le fait qu’il ne veuille pas revenir travailler dans ces conditions. Mais s’il est décidé à s’en aller, il ne doit pas partir en laissant une mauvaise image, comme celle que les gens ont eue de lui dans les derniers temps. Il faut qu’il donne une dernière conférence.

    C’est un Derek très enthousiaste qui se présente dans la salle de conférences. Malheureusement, il ne rencontre pas le même écho auprès des personnes qui sont dans la salle. Il tente de justifier les raisons pour lesquelles il a ressuscité la coutume des conférences. Ils sont dans un hôpital universitaire, où ils apprennent beaucoup par la pratique. Mais il est persuadé qu’ils peuvent en apprendre beaucoup aussi en écoutant leurs confrères parler de leurs expériences. Les patients qu’ils ont perdus permettront de ne pas en perdre d’autres. Les erreurs commises en éviteront d’autres. Il appelle Miranda Bailey sur la scène. Très peu intéressées, Cristina et Meredith s’entraînent à faire des points de suture. Cela n’échappe pas à la titulaire qui envoie un haricot à la tête de Cristina. Puisqu’elle est obligée de discourir, les autres sont priés de l’écouter. Elle annonce que ceux qui répondront correctement à ses questions recevront un chocolat. Ceux qui ne seront pas attentifs subiront le même traitement que Cristina. Elle commence. En 2003, trois jours après le début de son internat…

    Flashback : Richard fait la tournée des patients avec le Dr Nicole Baylow et ses internes. Elle lui explique le cas d’Alicia Tatum qui a subi une ophorectomie, trois mois plus tôt, et qui présente maintenant encore de la fièvre et des douleurs abdominales. Lorsque Richard demande ce que les analyses ont montré, il entend un murmure lui répondre. Il cherche la personne des yeux et lui demande de répéter ce qu’elle a dit. Mais c’est Nicole qui parle, se contentant de reprendre à son compte les propos de la personne invisible : les analyses ont montré qu’il y avait des calculs biliaires et un épaississement de la paroi de l’organe. Elle va répondre à une autre question de Richard quand à nouveau, c’est la petite voix qui se fait entendre, au grand déplaisir de sa supérieure : il faut pratiquer une laparoscopie. Cette fois, Richard demande à voir la mystérieuse interne. Evidemment, il s’agit de la jeune Miranda Bailey, lunettes roses et dreadlocks. Richard rassure Alicia qui se plaint que personne, parmi les nombreux docteurs qu’elle a consultés, n’ait pu soulager sa douleur : avec un peu de chance, ils seront les derniers. Il sort de la chambre après avoir donné l’ordre à Nicole de faire préparer la patiente pour l’opération. Nicole retient la jeune interne qui se méprend sur ses intentions et lui tend la main, tout en se présentant, elle s’appelle Mandy. Nicole se moque d’elle puis lui donne sèchement quelques consignes. Comme Mandy veut lui poser une question, Nicole lui demande si elle n’est pas capable de faire de prises de sang. Mandy proteste, elle voulait juste savoir… Nicole lui coupe la parole. En tant qu’interne, elle n’a pas le droit ni de poser des questions ni d’exprimer des besoins. Elle est au bas de l’échelle. Cela ne fait que trois jours qu’elle est là, alors qu’elle, la résidente, elle travaille au Seattle Grace depuis trois ans. Son job, c’est de faire les prises de sang.

    Retour à la conférence. Meredith fait remarquer à Cristina que Callie est tremblante. Son amie lève les yeux vers la scène et constate que Callie, qui tapote sur le clavier de son écran, danse d’un pied sur l’autre. C’est la petite danse qu’elle fait habituellement quand elle doit uriner. Meredith s’inquiète : va-t-elle uriner, là, tout de suite ? Eclat de rire général quand apparait sur l’écran de la salle une photo de Callie et Arizona. Callie panique mais arrive finalement à afficher la photo qu’elle désirait : celle d’un patient aux jambes affreusement déformées. Elle commence à lire des notes consignées sur une fiche. Quelqu’un lui demande de parler plus fort, on ne l’entend pas. Elle recommence, la voix toujours aussi peu assurée. Elle était dans sa troisième année de résidence quand elle a été confrontée au cas d’un patient prénommé Sunder, étudiant indien de 28 ans.

    Flashback : Callie se présente à un bureau parce qu’on l’a bipée. Alex se précipite. Oui c’est lui qui l’a fait appeler. Il se présente à elle et lui dit qu’elle doit le prendre sur le cas dont il va lui parler. Elle le trouve un brin trop enthousiaste et présomptueux : il ne peut l’obliger à rien. Il insiste, elle a l’air d’être une personne tellement cool et lui, il a besoin de cas intéressants, surtout après l’affaire de l’ascenseur. Callie se montre impressionnée. C’est lui qui a pratiqué l’opération à cœur ouvert dans l’ascenseur ? Alex ne dément pas. C’est étrange, Callie ne voyait pas comme ça le héros dont tout l’hôpital parle. Elle avait entendu dire que le gars était un ringard qui avait bien fait les choses et Alex n’est pas ringard. Il est même plutôt sexy. Alex réplique qu’il était un ringard avant d’avoir sauvé la vie du flic dans l’ascenseur. Cette histoire a fait de lui un autre homme. Alors, est-elle intéressée, lui demande-t-il avec un sourire conquérant. Callie écarte le rideau qui cache le lit du patient et a un large sourire en découvrant ses jambes déformées du patient. Intéressée par Alex, non mais par ça, tout à fait !

    Cristina s’est endormie sur son siège. Meredith la réveille d’un coup de coude. Surprise : Richard est en train de monter sur la scène. Tout le monde est soudain attentif. Il y a très longtemps, commence Richard, bien avant qu’il ne soit le chef su service chirurgie, avant même qu’il ne devienne titulaire, il était résident au Seattle Grace Hospital, tout comme eux. Quand on est un résident, on apprend énormément des autres : les patients, les infirmières, les titulaires, mais surtout – et ça on ne le réalise pas – de ses camarades. 1982. Ils n’étaient encore tous que des enfants en couches-culottes…

    Flashback : un titulaire demande à un de ses résidents, le Dr Russell, le résultat des analyses d’un patient. C’est le jeune Richard qui répond. Elles n’ont rien révélé. Il est allé en personne au labo le matin même. Le titulaire l’ignore et demande à son protégé si le patient est toujours fébrile. Il pousse la porte. Une jeune femme blonde demande en criant qu’on lui apporte au plus vite le matériel de réanimation. Elle examinait le patient lorsqu’il a fait un arrêt. Elle va lui poser les électrochocs. Une autre jeune femme, sans doute l’épouse du patient, ne comprend pas ce qui se passe, son mari a été hospitalisé pour une hernie. Le Dr Russel, plein de morgue, veut écarter la jeune résidente. Ce n’est pas le travail d’une infirmière, il va s’en charger. Elle le repousse sèchement, il sait très bien qu’elle n’est pas une infirmière, alors qu’il dégage. Elle pose les électrochocs, fait envoyer la charge et sourit lorsqu’elle entend le cœur qui redémarre.

    Cette femme, c’était Ellis Grey. C’est avec elle que Richard a travaillé sur le cas dont il va parler, cas qui a changé sa vie. Meredith est mal à l’aise. Richard demande aux personnes présentes de regarder autour d’elles. Les plus grandes influences qu’ils auront à subir dans leurs existences sont là, assises juste à côté d’eux. Voilà qui commence à être plus intéressant, fait remarquer Cristina à son amie qui sourit en direction de Richard.

    Feue Dr Elis Grey, poursuit Richard, est connue pour être une chirurgienne d’avant-garde, une lionne. Elle était la meilleure dans cet hôpital, et même de tous ceux que Richard a fréquentés. Mais à l’époque, on ne la considérait pas comme telle. A l’époque, elle était traitée familièrement, comme une infirmière et moins que ça parfois.

    Flashback : le titulaire s’en prend à son équipe. Au lieu de se rétablir, l’état du patient empire. Ils ont intérêt à découvrir pourquoi, et vite ! Une fois qu’il est parti, les résidentes se regroupent pour parler entre eux, laissant à l’écart Richard et Ellis.

    Callie est toujours aussi déboussolée. Ses fiches sont tombées par terre et l’assistance ricane. Jackson s’est endormi sur l’épaule de Lexie. Voyant que sa compagne va se mettre à pleurer, Arizona lui crie de ne plus s’occuper de ses fiches. Elle n’a qu’à leur raconter ce qui s’est passé. Callie s’exécute, non sans mal. Son patient, Sunder, voulait seulement qu’on arrange son pied déformé. Mais elle avait d’autres ambitions.

    Flashback : Richard reproche à Callie d’avoir assuré à son patient qu’il allait pouvoir marcher. Elle confirme : elle a déjà vu plusieurs cas semblables de polio. Elle a étudié les procédures. Richard fait alors référence à son dossier dont il se souvient bien : elle a grandi dans un milieu privilégié et ça l’a rendue arrogante. L’arrogance chez un chirurgien inexpérimenté représente un véritable danger. Elle n’est pas d’accord. Elle sait de quoi elle parle. Il aimerait savoir si elle a promis au patient d’essayer de le faire marcher ou si elle lui a promis qu’il marcherait. Comme elle ne répond pas, il comprend qu’il s’agit de la seconde option. C’est bien ce qu’il pensait. Elle est arrogante. Pourtant, il marque son accord, insistant toutefois sur le fait que de l’issue de l’affaire, dépend l’avenir de sa carrière au sein de cet hôpital.

    Autre flashback : même si leur titulaire, le Dr Gracie, n’aime pas l’idée d’un processus infectieux, Richard pense qu’Ellis a raison en affirmant que c’est de cela que souffre leur patient. Tout en marchant, les deux médecins échangent leurs points de vue, cherchant à savoir ce que pourrait être la mystérieuse maladie de leur patient. Richard ouvre la porte d’une salle de repos, s’efface pour laisser passer Ellis avant d’y entrer à son tour, non sans avoir jeté un regard autour de lui, pour s’assurer que personne ne les observe. Ils se jettent l’un sur l’autre et commencent à s’embrasser, tout en se déshabillant, ce qui ne les empêche de continuer à parler boulot. Ellis est persuadée que le fait que les globules rouges du patient se détruisent les met sur une fausse piste. Elle sent qu’ils vont dans une même direction. Il la jette sur le lit mais il en faudrait plus à la jeune femme pour qu’elle cesse de penser à son métier. Quelles pourraient être les causes de cette infection postopératoire ? L’air, une blessure, l’eau… L’eau, oui, voilà la solution, s’exclame Richard qui sort aussitôt de la salle, laissant Ellis toute dépitée. 

    Bailey demande à l’assistante quelle est l’étape la plus importante dans le processus de traitement d’un patient. Jackson répond qu’il s’agit de l’examen physique. Faux, il n’aura pas de chocolat. Les analyses et l’évaluation radiologique, affirme Cristina. Pas bon non plus. Le chocolat revient à Lexie qui a répondu qu’il s’agissait des antécédents médicaux du patient.

    Flashback : Richard est au bloc avec le Dr Nicole Baylow. Il lui demande ce qui provoque des calculs biliaires. Une nourriture trop grasse. La jeune Mandy intervient. La patiente est végétalienne. Richard se retourne pour voir qui a parlé. Offusquée, Nicole demande à Mandy de se taire ou de quitter son bloc. Mais la jeune femme insiste : Alicia est végétalienne. Elle a souffert de reflux gastrique tout au long de sa vie jusqu’à ce qu’elle découvre, à 15 ans, qu’une alimentation végétalienne la soulageait. Son ex petit ami qui, d’ailleurs, l’a quittée après la dernière intervention, était un cuisinier végétalien. Richard fait remarquer à sa résidente quel excellent travail a fait son étudiante. Mais il ne voit pas le regard haineux que Nicole jette à Mandy qui ne comprend pas la faute qu’elle a commise. Les comptes se règlent par après. Parce qu’elle estime avoir été humiliée devant le chef, Nicole promet à Mandy que, si elle recommence, elle va réduire sa carrière, son avenir, sa vie à néant. Si cela ne tenait qu’à elle, elle lui donnerait du travail de routine jusqu’à ce qu’elle ait des cheveux gris. Oh mais au fait, cela ne tient qu’à elle. Elle lui jette dans les bras une pile de classeurs et s’en va.

    A la conférence, Richard explique à l’assistance que parce que les titulaires ne peuvent pas frapper leurs résidents, ils les punissent en leur donnant du travail de routine. Tout le monde rit. Cela a toujours été le cas, affirme-t-il. Lui et Ellis ont été enfouis sous des montagnes de travaux de ce genre. Faire des tests sur des échantillons de tissu, c’était ennuyeux, mais c’est ce qui leur a permis de découvrir que leur patient souffrait d’un champignon appelé cryptocoque.

    Flashback : en présence d’Ellis, Richard interroge le patient : a-t-il récemment effectué un voyage dans un pays tropical, comme Taiwan ou l’Argentine ? Non, pas du tout. Vit-il près d’une volière, ou y a-t-il beaucoup de pigeons dans son quartier, s’inquiète Ellis. Non plus. Le patient et son épouse ne comprennent pas l’utilité de cet interrogatoire.

    Richard explique à son public qu’Ellis et lui ont alors demandé à la jeune femme de sortir de la chambre parce qu’ils savaient qu’ils allaient devoir poser au patient une série de questions qui risquaient de le mettre mal à l’aise devant elle. A ce moment-là, ils le suspectaient d’avoir contracté une maladie appelée GRID. Richard demande si quelqu’un sait ce que c’est. C’est encore Lexie qui répond : il s’agit du SIDA. Exact mais en 1982, c’était connu sous le nom de GRID (Gay-related immune deficiency – parce qu'on croyait que ça ne concernait que les homosexuels).

    Flashback : le patient est choqué que ses médecins le soupçonne d’être gay. Il s’emporte. Richard l’assure qu’ils ne sont pas là pour le juger. Mais rien n’y fait et le jeune homme sort de son lit. Ellis lui demande d’y retourner. Il doit encore subir des traitements. Il refuse, il ira chercher des soins ailleurs, auprès de vrais médecins. Il refuse de se laisser encore insulter. Il les menace aussi : il compte bien parler de ce qui vient de se passer à leurs supérieurs. Ellis et Richard, se taisent, mal à l’aise.

    Richard rappelle aux chirurgiens que cela se passait en 1982. Aucun autre cas de ce genre n’avait déjà été vu dans tout l’Etat de Washington. Il n’y avait encore que cinq cas à San Francisco. On ne savait pas ce que c’était, et parce que la maladie ne touchait que la communauté gay, le gouvernement ne jugeait pas utile de financer la recherche. Quelqu’un parmi eux sait-il quand le virus HIV a été découvert ? Cette fois, c’est Cristina qui répond. En 1983, mais il n’y a eu aucun test de dépistage avant 1985. Exact, déclare Richard. C’était tellement nouveau qu’aucun titulaire ne savait comment faire face au problème.

    Flashback : le Dr Gracie reproche à ses résidents d’avoir accusé un patient d’être atteint d’une maladie dont personne n’a pu prouver l’existence. A quoi ont-ils pensé ? Ce patient n’est même pas homosexuel ! Maintenant il menace de poursuivre l’hôpital en justice pour diffamation. Bien joué ! Le Dr Gracie s’en va après avoir annoncé à Ellis et Richard qu’ils sont désormais en période probatoire.

    Toute la salle se moque de Callie qui se désaltère à une bouteille d’eau de l’hôpital, avec de grands bruits de succion. Arizona ne sait plus où se mettre.

    Flashback : au bloc, l’anesthésiste prévient Callie qu’il est de plus en plus dur de ventiler Sunder. Elle lui demande de se taire. Ils se chamaillent. Il lui dit qu’il serait temps qu’elle termine son boulot. Elle réplique qu’elle vient seulement de commencer. Alex lui rappelle alors que cela fait déjà 8 heures qu’ils sont là. Exact, parce qu’elle essaie d’être méticuleuse. Elle pense que ça va marcher. Alex tique : elle pense ? Le moniteur sonne. L’anesthésiste annonce que le patient a des problèmes respiratoires. Alex s’étonne de voir que Callie continue calmement à fixer ses broches. Qu’est-ce qui est le plus important pour elle ? Que le patient soit capable de marcher ou qu’il continue à respire ?

    Bailey continue son interrogation. Apprend-t-on plus de ses réussites ou de ses échecs ? De ses échecs, clame Jackson au grand dam de Cristina qui levait la main pour répondre. Bailey demande au jeune homme de ne pas trop se la péter. La réponse était évidente. Elle continue son récit. Alicia a pu sortir, mais un mois plus tard, elle était de retour aux urgences, en pleine nuit, avec des douleurs abdominales, de la fièvre et des vomissements, l’ensemble étant un symptôme de… ? L’appendicite, répond Meredith. Bailey lui envoie un chocolat, parce qu’elle aussi, à l’époque, avait pensé à cela. Mais elle lui demande d’attendre avant de le manger. Il vaut mieux qu’elle reste attentive. En effet, c’est le diagnostic qui avait été posé et Richard avait décidé que ce serait la première intervention en solo de la jeune Mandy. 

    Flashback : Mandy pratique sa première appendicectomie, sous la férule de Richard. Il la félicite. Il est heureux qu’elle fasse partie du programme du Seattle Grace parce qu’elle est une excellente candidate. Tout le monde est enthousiaste à l’idée de travailler avec elle. Mandy ne répond pas. Elle lève la tête vers la galerie d’où l’observe Nicole, avec un regard de tueuse. Richard le remarque aussi. La chirurgie est un vivier de requins, lui apprend-t-il. Les requins ont des dents. Elle doit devenir un requin, elle aussi, pas un vairon (petit poisson de 4 à 10 cm de long). Elle pense qu’il fait une allusion à sa petite taille. Pas du tout. Dieu l’a faite petite. Qui l’a faite calme ? Elle comprend ce qu’il veut dire. Il lui fait remarquer alors que l’appendice d’Alicia est tout ce qu’il y a de plus sain. L’ayant entendu via le haut-parleur de la galerie, Nicole se redresse, déjà victorieuse. Mortifiée, Bailey s’excuse. Richard l’arrête. Elle n’a pas à être désolée. Si un médecin n’a jamais fait une appendicectomie à tort, cela signifie qu’il n’en a pas fait assez. Cela fait partie du processus d’apprentissage. Bailey relève encore la tête vers la galerie et voit que Nicole se réjouit de son erreur. Richard lui demande de terminer l’intervention.

    On revient à Callie. Elle explique qu’elle a dû mettre fin à son opération même si elle n’en avait pas envie. Sa façon de parler rend son intervention très ennuyeuse. Nombreux sont ceux qui ont décrochés. En plus, comme elle perd le fil de ses idées, elle se replonge dans ses fiches. Arizona se tourne vers Alex. Il était sur le cas lui aussi, il doit venir en aide à Callie. Il prend la parole pour rappeler à cette dernière qu’ils ont compris quel était le problème quand ils ont vu le patient faire un mouvement avec son pied.

    Flashback : Callie tente de justifier son échec auprès de Sunder. La procédure était bien plus dure qu’elle ne l’avait imaginée. Elle a pu libérer le tendon mais à cause de ses problèmes cardiaques et respiratoires, ils n’ont pas pu le laisser plus longtemps sous anesthésie. Sunder comprend très bien. Il veut juste savoir quand elle va le réopérer. Il se montre moins compréhensif quand elle lui dit que ça ne sera pas possible. Il lui demande de regarder son pied dont les orteils bougent. Voilà ce qu’elle a réussi. Il n’a pu en faire autant depuis ses 7 ans. Il a toujours été différent, celui que l’on fixait des yeux. Maintenant, il veut marcher, il veut se tenir droit. Il la croit capable de réussir. Il la supplie d’au moins essayer.

    Aucun chirurgien n’aime abandonner un patient, reconnait Richard. Ellis et lui, moins que tout autre. Mais lorsqu’un patient refuse le traitement, il n’y a rien à faire. Ellis et lui étaient finis. C’est du moins ce qu’ils ont cru.

    Flashback : Ellis retrouve Richard qui la complimente sur sa beauté. Elle lui donne cinq minutes pour la retrouver dans une salle de garde. Ses projets tombent à l’eau lorsque la petite Meredith accourt vers elle, suivie de son père. L’enfant veut montrer à sa mère la poupée qu’elle vient de recevoir, Anatomy Jane. Ellis regarde son mari, Meredith était censée recevoir ce cadeau pour son anniversaire, fait-elle remarquer avec sécheresse. Il se justifie par le fait que la petite pleurait, sa mère lui manquait. Comme il était désespéré, il lui a offert le jouet. Thatcher et Richard se saluent sans chaleur. Ellis accepte que sa fille lui montre sa poupée, à condition que ça ne dure que quelques secondes. Malheureusement, elle est appelée ainsi que Richard, aux urgences. Meredith s’accroche à sa mère pour l’empêcher de partir. Ellis pousse durement l’enfant dans les jambes de son père. Il faut qu’il l’emmène. Elle part sans se retourner, au contraire de Richard qui semble ennuyé. Ils arrivent devant une chambre où le Dr Gracie les accueille, un masque sur le nez. Le patient chez lequel ils avaient diagnostiqué le GRID, quelques mois plus tôt, est revenu. Il a développé le sarcome de Kaposi (tumeurs cutanées liées à l’infection par le HIV). Il se dépêche de quitter la chambre après les avoir chargés du cas. Les deux médecins entrent dans la salle où le patient leur présente aussitôt ses excuses. Ils avaient raison, à propos de tout. Il les supplie de l’aider. Richard et Ellis échangent un regard angoissé.

    Bailey continue de poser des questions. Alors un appendice en bonne santé, trois interventions pour Alicia mais toujours les mêmes symptômes. Qu’est-ce que cela peut bien être ? Une maladie rare, répond Cristina. Un lupus, renchérit Meredith. Un empoisonnement au plomb, ajoute Jackson. Les chocolats volent dans tous les sens. Parfois, ce n’est pas facile, admet Bailey. Parfois, il faut se faire l’avocat des patients et provoquer les choses.

    Flashback : Mandy s’étonne avec circonspection, auprès de Nicole, qu’Alicia ait pu sortir de l’hôpital, avec seulement une prescription pour une consultation chez un psy. Nicole est persuadée qu’elle n’a besoin de rien d’autre. Elle est simplement accro aux antidouleurs. La dépression, voilà quel est son problème. Forcément, répond Mandy, des mois de sévères douleurs ne peuvent que vous rendre dépressif. Elle estime qu’on aurait peut-être pu faire un test pour le lupus. Ou un empoisonnement au plomb, ou encore une maladie génétique… Nicole l’interrompt : hors de question de prescrire des examens très onéreux pour quelque chose qui peut être soigné avec une bonne dose de Prozac. Richard surgit derrière elle et lui demande ce qu’elle a décidé pour Alicia. Elle prend sa voix la plus douce pour lui répondre qu’ils ont opté pour une thérapie contre la dépression. Il trouve ça léger. Ils ont opéré cette femme trois fois et, malgré cela, ils n’ont pas réussi à faire disparaître ses douleurs. Qui ne serait pas dépressif après ça ? Bien sûr, répond Nicole. Se rendant compte qu’elle a fait une erreur, elle annonce qu’avant que la patiente ne s’en aille, ils ont pensé lui faire passer des examens. Elle reprend à son compte toutes les suggestions de Mandy. Richard la félicite. Mandy est choquée.

    Ellis, Richard et le Dr Gracie examinent les résultats des examens de leur patient, qui révèlent qu’il a développé une intussusception (accroissement d'un organisme par la pénétration et l'incorporation de matériaux et d'éléments nutritifs empruntés au monde extérieur). Ellis est très impressionnée, elle n’en avait jamais vu chez un adulte. Richard pense qu’ils doivent traiter ça de la même manière qu’ils le feraient pour un enfant. Il demande l’avis de son supérieur qui déclare tout de go qu’il ne fera rien. Il ne pratiquera pas d’intervention. Ce patient est une cause perdue. Il est atteint du GRID. Cela s’appelle le SIDA maintenant, lui fait remarquer Ellis. Peu importe, réplique le chirurgien. Nul ne sait ce qui provoque cette maladie, ni comment elle se propage. Il est hors de question qu’il risque la santé de son équipe, sa propre vie, pour un patient qui est de toute façon condamné. Il ne le fera pas et il ne les autorisera pas à le faire. Richard proteste. Ils ont prêté un serment. Ils sont là pour soigner les gens. La moue dédaigneuse, le Dr Gracie lui rappelle que, dix ans plus tôt, il n’aurait même pas été autorisé à faire partie de ce programme (en raison de sa couleur de peau). Alors, il n’a pas à lui rappeler le serment qu’ils ont prêté.

    Callie est toujours aussi paumée. C’est Alex qui termine chacune de ses phrases. Ils ont planifié des examens complémentaires puis il lui a tenu ce discours de motivation qui l’a galvanisée. La salle éclate de rire. Callie se détend un peu. Il a tout à fait raison.

    Flashback : et s’il avait laissé tomber les bras dans l’ascenseur, demande Alex à Callie. S’il avait paniqué ? Après tout, il aurait eu toutes les raisons de le faire. Il n’est qu’un interne qui n’avait jamais tenu de cœur dans ses mains. Il aurait très bien pu se dire qu’il allait tuer ce policier. Mais il ne l’a pas fait, répond-t-elle. Non bien sûr, certifie Alex. Il a incisé la poitrine du policier, il a clampé l’aorte, il a mis son doigt dans le trou et a stoppé l’hémorragie. C’était sans accroc, parfait. Alors, elle n’a qu’à se mettre dans la tête qu’elle est dans un ascenseur avec un patient qui fait une hémorragie. Que ferait-elle ? Elle le laisserait tomber ? Elle lui répond par un sourire.

    Meredith demande à Bailey ce qui s’est passé. A-t-on trouvé une maladie génétique chez Alicia ? Pas du tout. Tous les tests que la jeune femme a passés se sont révélés négatifs. Alors elle a fait ce qu’elle leur recommande de faire quand ils sont coincés. Elle est allée à la bibliothèque et a consulté les manuels.

    Flashback : Mandy est au Emerald City Bar où elle a vidé quelques cocktails. Légèrement éméchée, elle confie ses malheurs à un Joe très chevelu. On lui a appris à rester polie, à ne pas élever la voix, à respecter la hiérarchie, à être généreuse avec ceux qui lui sont inférieurs… Elle n’a pas été élevée pour être un requin. Est-ce que ça fait d’elle un vairon ? Joe ne sait pas. Elle est au bord des larmes. Oui, elle est un vairon, pas parce qu’elle est petite physiquement, mais parce qu’elle est petite à l’intérieur. Voilà qui est bien triste.

    Richard estime qu’Ellis et lui n’étaient pas plus nobles que leurs confrères. Ils étaient seulement plus arrogants et ils devaient surtout faire leurs preuves plus que les autres.

    Flashback : Richard apprend au patient que ses intestins se sont emmêlés, vraisemblablement à cause des lésions du Kaposi dans l’abdomen. Ellis enchaine : c’est assez rare mais ça peut se résoudre par la chirurgie. Lorsque le patient leur demande si c’est le Dr Gracie qui s’en chargera, ils échangent un regard avant que Richard ne lui apprenne qu’il va devoir se contenter de leurs services. Le jeune homme comprend que le Dr Gracie l’a abandonné à son triste sort. Il a peur comme tous ceux qui préfèrent rester en dehors de la chambre, le pointant du doigt en marmonnant, le fixant des yeux. Qu’ils aillent se faire foutre, déclare Ellis tandis que Richard tire le rideau devant la vitre. Mais le jeune homme ne blâme pas les autres d’avoir peur parce qu’il éprouve le même sentiment. Il a toujours craint que les gens ne découvrent qu’il était homosexuel et maintenant il ne peut même plus le cacher. Il est un lépreux, un paria, un intouchable. Plus personne ne le regardera, ne le touchera. Il aimerait haïr ceux qui le traitent comme ça mais comment pourrait-il leur en vouloir d’avoir peur quand il est le seul qui a vécu dans le mensonge. Selon Ellis, il peut changer cela en acceptant de subir l’intervention. Il ne voit pas ce que cela va changer. Personne n’a encore survécu à cette maladie. Oui, mais on pourrait trouver un remède demain ou la semaine prochaine, avance Richard. C’est pour cela qu’il doit les laisser l’opérer.

    Calie a enfin trouvé réussi à captiver son auditoire. Assise au bord de la scène, elle explique que les chirurgiens passent leur temps à essayer de faire les choses correctement, à comprendre quelles sont les meilleures stratégies, alors, ils font des recherchent mais surtout ils pratiquent, encore et encore. Et un jour, ils sont enfin prêts.

    Flashback : Callie et Alex opèrent Sunder lorsqu’il fait une tamponnade péricardiaque. Mais cette fois, la jeune femme sait ce qu’il faut faire. Elle demande que l’on bipe le chirurgien en cardio et annonce à Alex qu’il va devoir pratiquer une péricardiotomie pour drainer le sang qui inonde le cœur. Le jeune homme refuse. Elle ne comprend pas pourquoi puisqu’il l’a déjà fait dans l’ascenseur. Il lui avoue alors qu’il lui a menti. Ce n’était pas lui. C’était O’Malley. Elle le regarde avec effroi. Mais ce n’est pas grave. Ce n’est pas parce qu’il ne l’a pas fait que cela signifie qu’il n’en soit pas capable. Alors maintenant il va prendre le scalpel et faire ce qu’il faut. Tous les yeux sont fixés sur le jeune interne qui ne peut que s’exécuter. Il pratique l’incision en se remémorant ce que George a fait.

    Richard reconnait que ce qu’Ellis et lui ont fait était risqué et ils en étaient conscients. Maintenant on sait comment le SIDA se transmet mais, en 1982, on n’en avait aucune idée. Suffisait-il d’un simple contact ? Cela se propageait-il dans l’air ou lors d’une intervention chirurgicale ? Nul ne le savait.

    Flashback : Ellis et Richard se préparent pour l’intervention. Richard plaint le patient qui a dû vivre dans le mensonge pendant si longtemps. Oui, c’est une honte, estime-t-elle. Mais ils sont dans le même cas, réplique-t-il. Ils ne peuvent plus continuer comme ça. Ils doivent arrêter. Elle n’est pas d’accord avec lui. Ce qui est un mensonge, ce n’est pas leur couple, mais leur mariage respectif. Ils devraient quitter leurs conjoints. Il quitte Adèle et elle quittera Thatcher. Il refuse même de l’envisager. Elle a une petite fille. Il ne peut pas faire ça et elle non plus. Elle ne répond pas. Comme elle va entrer dans la salle, il l’arrête. Elle n’est pas obligée de faire ça, il peut très bien s’en charger tout seul. Elle doit d’abord penser à Meredith. Elle l’accuse alors d’être comme tous les autres. Sa couleur est différente mais à l’intérieur, il leur ressemble. Oui, elle a donné naissance à un enfant. Cela fait d’elle une mère, pas une incompétente. Ça n’empêche pas qu’elle soit une femme et une chirurgienne, même si certains aimeraient que ça ne soit pas le cas.

    Bailey avoue que toutes ses recherches n’ont eu aucun effet. Le Dr Baylow a renvoyé Alicia chez elle. Alors évidemment, la jeune Mandy a pensé que sa chef avait gagné, que peut-être elle-même n’était pas faite pour ce métier. Mais quelques mois plus tard…

    Flashback : en passant devant une chambre, Mandy reconnait Alicia qui est heureuse de voir un visage familier. Ses douleurs ont redoublé. Les médecins ont pensé que peut-être il y avait une sorte d’obstruction ou un problème qui subsistait d’une ancienne intervention. Alors ils ont décidé de la réopérer. Elle se met à pleurer et supplie la jeune interne de lui promettre que cette fois l’opération va l’aider, qu’on va trouver ce dont elle souffre. Elle n’en peut plus. Mandy remarque alors que l’urine qui s’écoule dans une poche est anormalement foncée. Deux médecins entrent dans la pièce, pour emmener Alicia au bloc. Mandy leur demande de ne pas la toucher.

    Lexie demande à Bailey si elle ne trouve pas un peu effronté d’avoir annulé l’intervention de sa résidente. Cristina croit avoir trouvé la solution et réclame son chocolat. En riant, Bailey refuse, elle n’a pas résolu l’énigme. Elle répond ensuite à Lexie, elle n’était pas effrontée mais stupide. Mais dans ce cas, c’était nécessaire.

    Flashback : Nicole bondit sur Mandy. Qu’est-ce qui lui a pris d’annuler son intervention ? Elle n’a pas encore compris qu’elle travaillait pour elle ? Elle n’a qu’à obéir aux ordres. Est-ce qu’elle sait à quoi servent les chirurgiens ? Ils coupent. Comme elle demande à ce qu’on reprogramme l’intervention d’Alicia, Mandy intervient. Elle a bien compris qu’elle voulait ouvrir la patiente et explorer cette fameuse obstruction. Mais elle pense qu’elle fait fausse route. Cette pseudo obstruction peut se résoudre avec un tube nasogastrique. Si elle écoutait un peu plus ce que la patiente a à lui dire, Nicole découvrirait qu’en plus de la douleur abdominale, elle souffre de faiblesse, de palpitations, d’engourdissement, de changements cutanés, et que son urine fonce par intermittence. Mais Nicole ne voit toujours pas où elle veut en venir. Richard arrive au moment où Mandy lui dit que la patiente souffre de porphyrie (surproduction de porphyrines). Si elle avait été capable de faire un bon diagnostic plus tôt, Alicia aurait pu éviter qu’on lui retirer ses ovaires, sa vésicule biliaire et son appendice. Elle reconnait être responsable de cette dernière erreur mais la différence entre elle et Nicole, c’est qu’elle est capable d’en tirer une leçon. Elle a appris qu’il n’était pas toujours nécessaire d’inciser. Elle sait maintenant qu’il faut écouter le patient. Comment Nicole a-t-elle pu ne pas apprendre ça en trois ans alors qu’à elle il ne lui a fallu que trois mois ? Elle lui reproche aussi de ne pas avoir répondu à ses appels alors que la patiente avait besoin qu’on la soigne le plus rapidement possible. Elle lui explique tout ce qu’il faut faire. Elle est tellement énervée qu’elle ne réalise même pas que Richard l’a appelée à plusieurs reprises. Nicole n’apprécie pas du tout de se faire sermonner ainsi par une subalterne devant le chef mais, comme elle est dans son tort, elle ne dit rien. Richard hausse le ton. Il veut que Mandy vienne directement dans son bureau. La jeune femme réalise alors ce qu’elle vient de faire et réprime un sanglot.

    Callie explique qu’elle et Alex ont pratiqué une série de petites interventions qui ont permis au patient de supporter l’anesthésie. Alex lui conseille de montrer les clichés de radiographie. Très bonne idée. Elle se relève et court à son PC, affichant sur l’écran les radios du patient avant et après. Un murmure admiratif parcourt la salle avant que les applaudissements éclatent. Oui, c’était étonnant, avoue Callie, et après la dernière intervention, ils ont fait la fête toute la nuit.

    Flashback : Alex et Callie se sont retrouvés dans les sous-sols de l’hôpital où la jeune femme s’est aménagé un coin bien à elle. D’un revers de la main, Alex envoie par terre ce qui se trouve sur un meuble et installe Callie dessus, avant de l’embrasser. Il la jette ensuite sur son lit. Elle lui fait promettre le silence. Il commence à se déshabiller.

    Pendant que toute la salle applaudit et siffle, Arizona regarde Alex d’un air étrange. Elle a compris de quelle façon Callie et lui avaient célébré leur succès. Lorsqu’elles se regardent, Callie devine que son amie n’est pas dupe.

    Flashback : tandis que, de l’autre côté de la vitre, Nicole savoure déjà son triomphe en compagnie d’autres médecins à qui elle rapporte l’insolence de son interne, Mandy s’excuse auprès de Richard pour son comportement. Il lui dit que cela fait partie de son boulot de s’assurer que ses résidents soient soutenus et traités avec respect. Comme elle veut encore s’excuser, il la fait taire. Elle en a assez dit pour la journée. Il a décidé qu’elle allait rester là, avec sur son visage cette expression d’effroi, pendant un temps assez long pour que le Dr Baylow et ses amis supposent qu’elle a eu le sermon qu’elle méritait. Il pense qu’elle est une sacrément bonne chirurgienne. Comme elle commence à sourire, il lui dit d’arrêter ça directement. Elle fronce les sourcils pour reprendre son air soi-disant terrorisé.

    Le patient d’Ellis et Richard a survécu à leur intervention mais 8 mois plus tard, il est revenu à l’hôpital avec une pneumonie. Il est mort une semaine plus tard. Le Dr Grey et lui… Richard s’arrête. Il ne peut pas parler pour le Dr Grey mais, en ce qui le concerne, c’est à ce moment-là qu’il a perdu la sensation d’être un super héros. Il a commencé à réellement réfléchir au danger que tout cela représentait. Ce travail change la personne que l’on est. Les patients, les collègues, les uns changent au contact des autres. Jamais on ne pense qu’on va s’égarer. Mais ce qu’ils ne doivent jamais perdre de vue, c’est ce qui les a amenés dans cet hôpital. C’est ce serment qu’ils prêtent le jour où ils reçoivent leur diplôme de médecine. Ils doivent toujours se le rappeler. Il leur conseille de le coller dans leur casier, ou sur le miroir de leur salle de bains, parce que c’est très facile de s’égarer. Il lève la main droite et commence à réciter le serment par lequel tous les médecins américains jurent de mettre leur vie au service de l’humanité, de pratiquer leur métier avec dignité et conscience, de n’avoir aucune autre considération que la santé de leurs patients, de respecter le secret professionnel, de maintenir l’honneur et les traditions de la profession, de ne pas prendre en considération l’âge, la maladie, l’infirmité, les croyances, l’origine ethnique, le sexe, la race, la nationalité, l’orientation sexuelle, le statut social ou tout autre facteur qui pourrait intervenir dans l’exercice de la fonction, de placer au-dessus de tout le respect de la vie humaine, de ne pas utiliser les connaissances médecins pour violer les droits de l’homme et les libertés civiles, même sous la menace. 

    Flashback durant le discours de Richard : émue, Callie regarde son patient faire ses premiers pas, appuyé sur des béquilles. Richard la remercie d’une légère pression de sa main sur son épaule.

    Entourée de ses médecins, Alicia est heureuse parce que ses douleurs ont disparu. Richard regarde la scène de l’autre côté de la vitre.

    Ellis et Richard prennent chacun une main de leur patient agonisant. Au dessus de son lit, ce sont leurs mains libres qui se rejoignent. Le moniteur sonne, annonçant la mort du patient. Richard ferme les yeux.

    L’assistance écoute avec recueillement le serment prononcé par Richard et réfléchit au sens de ces paroles. A la fin du discours, tout le monde se lève pour une standing ovation. Bailey est au bord des larmes.

    Richard est assis dans le hall, à regarder la pluie tomber à l’extérieur, lorsque Derek et Meredith le rejoignent. Derek lui dit que son offre d’emploi tient toujours. Il lui demande d’y réfléchir. Il n’aura qu’à lui faire connaitre sa décision. Après lui avoir souri, le couple échange un regard et quitte l’hôpital, main dans la main. On verra, répond Richard, une fois qu’ils sont partis.

    Flashback : au bar, Ellis et Richard portent un toast à Philip. Qu’il repose en paix. Elle lui fait remarquer qu’il ne peut pas porter un toast avec un alcopop. Elle demande au barman de lui servir une vodka. Richard proteste, elle sait pertinemment qu’il déteste le goût de ce machin. Il est temps qu’il apprenne à aimer, selon elle. Il est un adulte maintenant, il serait temps qu’il agisse comme tel. Richard regarde la vodka qu’on vient de déposer devant lui. Il ne peut pas quitter Adèle. On verra, lui répond-t-elle. Il boit une gorgée de son verre en faisant la grimace.


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