• Episode 7.13 : Don't Deceive Me (Please Don't Go)

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    Titre français : Ne me quitte pas

    Scénariste : Mark F. Wilding

    Réalisateur : Kevin McKidd

    Diffusion États-Unis : 3 février 2011 sur ABC

    Diffusion France : 1er février 2012 sur TF1

     

    Voix off : Les médecins pratiquent la supercherie tout le temps. On donne des réponses floues à des questions difficiles. On ne parle pas des douleurs postopératoires. On dit "Vous allez ressentir une certaine gêne". Si vous n’êtes pas mort, on vous dit "L’intervention s’est bien passée". Mais la plus grande supercherie médicale, c’est le placebo. Nous disons la vérité à la moitié de nos patients. Pour l’autre moitié, nous prions pour que l’effet du placebo soit réel. Et nous nous disons qu’ils vont se sentir mieux de toute façon, qu’y croire aide le processus alors qu’en fait on les laisse mourir.

     

    Meredith frappe sur son réveil pour qu’il cesse de sonner.

    Au Seattle Grace, Derek est déjà à pied d’œuvre pour préparer son essai clinique dont c’est le premier jour.

    Meredith bondit hors de son lit. Elle va entrer dans la salle de bains quand elle réalise que Derek n’est plus dans leur lit

    Effectivement, il est déjà en train de faire passer des examens à son premier patient. Il enregistre ses constations sur un dictaphone : John, homme blanc de 62 ans, chez qui la maladie d’Alzheimer a été diagnostiquée huit mois plus tôt. Un peu plus tard, il analyse les résultats des examens tandis qu’Alex, qu’il a choisi comme assistant, colle une affiche sur la porte du laboratoire : le patient est lucide.

    Ils sont au bloc. Derek a placé une sorte de casque en métal sur la tête de John. Il prévient ce dernier qu’il va entendre un bruit de foreuse. En effet, il commence à forer un trou dans la calotte crânienne, ce qui va lui permettre de positionner correctement le casque. Une infirmière tend une enveloppe cachetée à Alex qui en sort une seringue et une feuille de papier. Le jeune médecin ouvre la feuille pour y lire que le patient a été désigné pour recevoir un traitement placebo (mesure thérapeutique d'efficacité nulle ou faible, sans rapport logique avec la maladie, mais agissant, si le sujet pense recevoir un traitement actif, par un mécanisme psychologique). Derek injecte donc une simple solution saline dans le cerveau de John.

    Meredith le regarde faire depuis la galerie. Elle semble très contrariée.

    Mark et Callie sont allongés sur le lit de Mark. Elle vient de lui annoncer qu’elle était enceinte. Il en est muet. Elle lui demande de dire quelque chose. Elle a besoin d’entendre des mots. Merde alors, c’est tout ce qu’il peut dire. Il peine à croire qu’ils vont avoir un bébé. Elle confirme, un bébé qui est en train de croître dans son ventre, tel une mauvaise herbe. L’image ne plait pas à Mark qui préfère penser à un chêne vigoureux. Il exulte. Ils vont être des parents géniaux. Elle le tempère. Il ne doit pas se sentir obligé de… Il l’interrompt. Est-ce qu’elle plaisante ? Il pose sa main sur le ventre de son amie. C’est son bébé qu’elle attend. Il est papa. Ils vont être des parents. D’un bébé ! Callie se met à rire. Très bien, il sera de la partie. Tout à coup, il s’interroge. Est-ce qu’ils vont devoir se marier ? Callie refuse illico. Si elle est pleinement d’accord d’élever cet enfant avec lui, il y a des limites qu’elle ne franchira pas. Ça arrange Mark puisqu’il est amoureux de Lexie. Prononcer le prénom de cette dernière le ramène à la réalité qui n’a rien d’agréable. Que va-t-il dire à Lexie ? Ça, c’est un problème dont Callie ne veut pas se charger. Elle va le laisser seul pour qu’il puisse y réfléchir à son aise. Mark prend sa tête dans ses mains.

    Callie rentre dans son appartement où Arizona a passé la nuit, assise sur le canapé, à pleurer, comme en attestent ses yeux rouges. Callie lui demande si elle est prête à discuter. Arizona soupire. Elle aimerait pouvoir dire ce qu’elle pense et qui n’a rien d’agréable, et que Callie écoute sans clamer que leur relation est finie et qu’elle s’en va. Callie accepte. Arizona commence par dire qu’elle lui en veut parce qu’elle a couché avec quelqu’un d’autre. Elle sait qu’elles avaient rompu mais ça n’en rend pas moins les choses difficiles à admettre. Et en plus cette tierce personne a un pénis. Oh bien sûr, Arizona savait que Callie était bisexuelle mais… Callie l’interrompt. Est-ce qu’elle aurait préféré qu’elle couche avec une rousse plantureuse ? Arizona élève la voix. Callie doit lui donner la chance d’avancer dans son processus d’acceptation. Callie réplique qu’elle n’avait rien planifié. Mais le fait est qu’un chêne, ou peu importe comment on l’appelle, va pointer le bout de son nez dans environ sept mois. Donc maintenant, elle est obligée de planifier. Elle ne sait pas de combien de temps son amie a besoin pour s’y faire. Toutefois, elle compte sur elle. Elle la veut dans son plan. Alors, est-ce qu’Arizona veut en être ou pas ? Après quelques secondes de réflexion, l’intéressée lui dit qu’elle en sera mais elle est tellement en colère qu’elle a encore besoin de temps.

    Dans une salle d’opération, Richard est en train de pratiquer une intervention avec l’assistance de Lexie. Il est tellement concentré sur ses explications qu’il ne voit pas que l’escouade de résidents qui les entourent, tapotent sur le clavier de leurs téléphones portables. Le bruit que fait l’un d’eux attire enfin son attention. Il donne sèchement l’ordre de ranger ces engins. Interdiction d’envoyer des textos dans son bloc ! April lui explique que ce n’est pas ce qu’ils font. Bailey est en train d’opérer dans une autre salle et, comme celle-ci était trop petite pour les accueillir, ils suivent l’intervention sur Twitter. Richard ne sait pas du tout ce dont il s’agit.

    Teddy descend les escaliers, entourée de Cristina et Jackson. Chacun tente de se mettre en valeur. Jackson a réservé une salle d’opération et revu la procédure. Il connait tout ça par cœur. Cristina, elle, a vu la patiente et lui a fait faire tous les examens préopératoires. Teddy ironise sur le fait que leur enthousiasme est sans nul doute dû au fait que l’intervention, un quadruple pontage, est terriblement excitante. De plus, les premiers assistants ont toujours la possibilité de faire les sutures. En fait, Teddy n’est pas dupe. Elle sait que les deux résidents pensent que cela serait un avantage pour eux dans la compétition pour la place de chef des résidents. Mais leur façon de faire est également le meilleur moyen de l’énerver. Jackson s’excuse. Il va continuer à s’entrainer et assure Teddy qu’il est là si elle a besoin de lui. Cristina en profite pour lui voler le dossier médical du patient. Elle part en courant. Il part à sa poursuite. Teddy hoche la tête avec un petit sourire.

    Callie et Mark arrivent à l’hôpital. Elle lui explique qu’Arizona a décidé de faire partie de l’aventure mais elle n’est pas certaine qu’elle ne va pas fuir encore une fois. Il est hors de question qu’elle réemménage avec elle tant qu’elle ne sera pas certaine de sa détermination. Ils ont à peine franchi la porte que Lexie saute sur son petit ami pour lui annoncer qu’elle a prévu de s’inviter chez lui, le soir même, pour lui préparer un bon petit repas. Et pour info, elle a tout cassé en pratiquant l’ablation d’une vésicule biliaire par laparoscopie. Il lui fait un grand sourire. Ils s’embrassent. La jeune femme est à peine partie que le sourire de Mark s’efface. Callie lui demande quand il a l’intention de lui annoncer la nouvelle. Il ne le fera pas avant la fin du diner. Elle lui fait remarquer qu’il n’y est pas obligé. Elle le libère de toute obligation. Il pourrait se contenter d’être le gentil tonton du bébé qui s’occuperait de lui les dimanches. Mais Mark ne veut pas se contenter de ce rôle. Il est le père ! Elle lui rappelle qu’il aime Lexie et que la dernière fois qu’un rejeton Sloan est venu à Seattle, elle l’a plaqué. Par contre, s’il n’était que le gentil tonton… Il l’interrompt en criant. Il ne sera pas le gentil tonton ! Il ne veut plus jamais en entendre parler. Il s’agit de son enfant. Il le veut ! Très bien, affirme Callie. Mais dans ce cas, il doit dire la vérité à Lexie. Il est hors de question qu’il attende que cet enfant arriveavec des airs de Sloan !

    Meredith retrouve Derek devant le tableau du planning. Elle lui reproche très gentiment de ne pas lui avoir dit au revoir quand il a quitté la maison, ce matin. Un peu embarrassé et en lui faisant une vague caresse sur la joue, il prétend qu’il avait une intervention et qu’il n’a pas voulu la réveiller. Avec un grand sourire, elle réplique qu’en fait il s’est senti coupable de ne pas l’avoir prise dans l’essai clinique qui commence ce jour-là et que donc il a filé à l’anglaise. Il reconnait qu’elle a raison, sauf en ce qui concerne le sentiment de culpabilité et la fuite. Leur conversation est interrompue par Alex qui vient avertir Derek que le patient numéro 2 de l’essai est installé dans sa chambre et que l’épouse aimerait lui poser quelques questions. Derek jette un nouveau regard gêné vers Meredith qui n’en revient pas qu’il ait osé choisir Alex comme assistant plutôt qu’elle. Elle ne se prive pas de le faire savoir. Alex lui dit que le Dr Shepherd a voulu mettre toutes les chances de son côté. Meredith leur souhaite à tous deux d’aller en enfer. Derek tente encore de se défendre en argumentant avec mauvaise foi que la place était ouverte à tous les résidents et qu’Alex est juste celui qui a fait le meilleur travail. Il commence à s’éloigner quand Meredith lui crie que la place était ouverte à tous les résidents sauf à un, sous-entendu elle. Il se retourne et lui envoie un baiser du bout des doigts. Elle grogne de rage.

    Les deux médecins arrivent dans la chambre du patient n°2, Daniel. Celui-ci affirme aller bien mais ça ira encore mieux lorsque Derek lui aura donné son médicament miracle. Derek plaisante sur le fait que s’il pouvait agir à sa guise, Daniel serait le grand vainqueur à coup sûr. L’épouse aimerait savoir quand l’état de Daniel s’améliorera, une fois qu’il aura reçu le traitement. Derek lui répond qu’à ce stade de l’essai, il n’en sait pas plus qu’elle. C’est la raison pour laquelle ils ont prévu un suivi durant deux années. Elle insiste pourtant. Est-ce qu’il y a une possibilité pour que l’état de santé de son mari soit totalement inversé ? Elle a lu quelque part que le traitement avait été appliqué à des rats et à des singes et que cela avait eu pour effet que de guérir certaines lésions au niveau des tissus. Alex intervient, sans laisser à Derek le temps de répondre, pour dire que l’effet sur les animaux pourrait être totalement différent sur des humains. Derek réplique qu’il ne veut pas totalement écarter une telle option mais, pour le moment, il s’agit juste d’essayer de stopper la progression de la maladie. Il informe Daniel qu’un peu plus tard dans la journée, Alex va l’emmener pour passer un IRM. S’ils ont encore des questions à poser, c’est à lui qu’ils devront s’adresser. Daniel éclate de rire. Il se sent déjà beaucoup mieux.

    En dehors de la chambre, Derek rappelle à Alex que les règles ne sont pas les mêmes dans le cadre d’un essai clinique que lorsqu’ils opèrent. Il est permis d’enjoliver un peu les choses. Alex proteste. Il n’a pas voulu de donner de faux espoirs. Derek estime qu’il n’en a même donné aucun. Si la femme de Daniel a l’espoir que l’essai clinique va donner une chance à son mari, elle pourra mieux l’aider à traverser cette épreuve, ce qui est une meilleure garantie de succès. Alex promet de faire un effort.

    Richard entre à la cafétéria. Il repère immédiatement Bailey à une table. Elle est en train de regarder son GSM. En se dirigeant vers elle, il remarque des médecins qui pianotent sur leur PC ou leur téléphone portable. Son air agacé alerte Bailey qui lui fait remarquer qu’elle est en pause milkshake. Il n’en a rien à faire. Il lui reproche de ne pas avoir pris de temps pour lui faire part de son projet de diffuser les interventions. Elle ne voit pas ce qu’il y a de répréhensible. Ça l’est pour lui. Que se passera-t-il si un jour les choses tournent mal ? Elle l’informe que les patients signent tous une autorisation. Et ce qui est bien, c’est que la plupart sont partants pour faire partie de cette expérience d’avant-garde. Jusqu’à ce qu’ils meurent sur la table, au vu et au su du monde entier, fait remarquer sèchement Richard. Bailey assure que dans ce cas-là, elle cesserait de tweeter. Ce qui est intéressant dans ce processus, c’est que les résidents de tout le pays peuvent suivre en temps réel tout ce que font les chirurgiens. Ils peuvent poser leurs questions en direct. Twitter est vraiment un excellent outil d’enseignement. Pas d’accord du tout, Richard lui intime l’ordre de mettre fin à l’expérience. Elle réplique que s’il comprenait le fonctionnement, il approuverait. Vexé, il assure être tout à fait au courant. Elle ne cache pas qu’elle en doute. Il finit par reconnaitre qu’elle a raison. Il va se renseigner sur ce fameux Twitter mais il ne promet rien. En attendant, il ne veut plus qu’elle continue.

    Arizona demande à Teddy comment se passe sa journée. Teddy commence à parler de la rivalité entre Cristina et Jackson mais il est évident que son amie ne l’écoute pas. Elle l’entraine rapidement à l’écart pour lui annoncer qu’elle va avoir le bébé de Mark. Evidemment, dit comme ça, cela fait croire à Teddy que le chirurgien a réussi à séduire Arizona. Celle-ci rectifie le tir. C’est Callie qui est enceinte. Arizona qu’elle est amoureuse d’elle et il faut reconnaitre qu’il y aurait pire comme père que Mark. Il a de bons gènes. Il est plutôt pas mal et il est intelligent. Et c’est vrai qu’elle voulait un enfant, mais avec Callie, et là ce sera l’enfant de Callie et de Mark. Alors elle aimerait que Teddy lui dise quelque chose qui lui donne envie d’avoir cet enfant. Mais Teddy est tellement interdite par ce qu’elle vient d’apprendre qu’elle en reste muette. Arizona est bipée et doit partir.

    Elle arrive dans une salle d’examen où se trouvent déjà Callie, Mark et la gynécologue. Lorsqu’elle demande ce qui se passe, Callie lui répond qu’elle pourrait faire une fausse-couche, information aussitôt démentie par la spécialiste. Arizona envisage une grossesse extra-utérine. Mark, lui, pense à une grossesse molaire. En entendant ces commentaires, la gynécologue comprend qu’elle a affaire à des médecins. Elle s’en étonne. Mark lui demande aussitôt de préciser son curriculum vitae. Elle se présente donc. Dr Lucy Field. Après des études à Harvard, elle a fait son internat à Duke et elle est en train de se spécialiser en médecine fœtale au Seattle Grace. Elle finit en affirmant qu’elle est sacrément bonne dans son domaine. Et eux, que font-ils là ? Mark commence à bafouiller. Ils sont liés à… Lui et Arizona sont les… C’est Callie qui lâche le morceau. La blonde est son amoureuse. Le gars est le père du bébé. Lucy comprend mieux maintenant pourquoi ils semblent tous un peu déboussolés. Elle leur montre l’image du bébé à l’échographie. Le petit point noir qui apparait sur l’écran ne semble pas émouvoir Callie. Tout ce qu’elle voit, c’est qu’elle saigne. Cela n’a rien d’anormal, selon la gynécologue. Cela arrive dans 35% des grossesses. Ça ne veut probablement rien dire. L’argument ne convainc pas Callie qui panique parce qu’elle n’aperçoit pas le cœur du bébé. Lucy rétorque qu’il est trop tôt pour ça. Pour tranquilliser, Callie, elle accepte de faire une prise de sang mais elle est certaine que tout va bien. Elle conseille à sa patiente de rester calme dans les jours à venir, ainsi que de boire beaucoup d’eau. Ne pas utiliser de tampons, pas de rapports sexuels. Evidemment, crie Arizona à qui Mark lance un regard noir. Lucy conclut en disant que Callie pourra l’appeler si le saignement s’aggrave ou si elle a mal. Sans cela, elle n’a qu’à vivre sa vie comme avant. Qu’ils le fassent tous, tant qu’ils le peuvent encore. 

    Teddy et ses deux assistants rentrent dans la chambre d’une dame âgée, Martha, qui doit subir un quadruple pontage. Evidemment, Cristina emploie un terme plus scientifique que Jackson s’empresse de traduire en langage courant à la patiente. Celle-ci aimerait pouvoir dire à son époux combien de temps elle va rester endormie, après l’intervention. Cristina s’apprête à lui répondre lorsque Jackson lâche que c’est difficile à dire. Chaque patient réagit différemment. Mais on tiendra son mari au courant. Cristina prend sa voix la plus suave pour rassurer Martha. En général, les patients se réveillent après 90 minutes. Enchantée de la précision de cette réponse, Martha remercie la jeune femme d’un grand sourire. Son mari sera ravi. Ils sont tellement nerveux tous les deux. Cristina comprend leur angoisse bien légitime mais elle veut se montrer très rassurante – elle serre la main de la patiente dans les siennes – le Dr Altman est une chirurgienne incroyablement douée et Martha ne pouvait pas tomber en de meilleures mains. Voulant reprendre l’avantage, Jackson s’assied de l’autre côté du lit. Il veut que Martha prenne son numéro de portable. Ainsi, si elle ou son mari ont une question à poser, si son mari est inquiet ou qu’il veut une information, il n’aura qu’à l’appeler et il fera en sorte qu’une infirmière lui réponde si jamais ils sont en salle d’op’ à ce moment là. Evidemment, Marthe le trouve merveilleux. Cristina l’est aussi d’ailleurs. Martha estime que cet hôpital est le meilleur endroit où se faire soigner. Elle a l’impression d’être une VIP. C’est notre travail, réplique Jackson avec un sourire hypocrite à l’intention de Cristina, tout aussi fausse que lui. Teddy n’en peut plus de cette ambiance.

    Meredith demande à Alex, qui vient de sortir de la chambre de Daniel, combien de temps il va s’occuper du patient. Au moins une heure, lui dit-il avec un air très satisfait. Elle semble impressionnée. Il lui fait remarquer que le Dr Shepherd attend de lui des résultats aussi minutieux que possible. Tout à coup, Daniel se met à crier. Il refuse de continuer sans sa femme. Alex se précipite. Daniel répète qu’il refuse de passer l’examen sans sa femme. Lorsque le médecin lui fait remarquer que sa femme, Allison, est là, il proteste. Cette femme n’est pas son épouse. Alex invite Allison à entrer dans la chambre mais rien n’y fait. Daniel ne la reconnait pas et continue de réclamer avec véhémence son épouse, qu’il appelle Victoria. Allison tente de le calmer mais l’homme s’emporte. Elle n’est pas sa femme, elle n’est pas Victoria. Comme il devient plus violent, Meredith décide d’intervenir. Elle écarte Allison et demande à Daniel où se trouve sa femme. Il lui répond sèchement qu’il le lui a déjà dit. Elle s’appelle Victoria et il veut la voir. Est-elle dans la pièce, l’interroge Meredith. Daniel regarde autour de lui et répond par la négative. Alors sait-il où elle est ? Comme il semble inquiet, Meredith le rassure. Pas de souci. Elle va chercher Victoria pour lui. Elle va la chercher, la trouver et la lui amener. Elle s’adresse discrètement à Allison qui est accablée. Sait-elle qui est cette Victoria ? Au bord des larmes, Allison avoue que Victoria est la femme dont son mari est amoureux.

    Un peu plus tard, Victoria est au chevet de Daniel. De l’autre coté de la vitre de la chambre, Allison explique à Derek et Alex que son mari et cette femme se sont rencontrés l’année dernière, au centre d’accueil. Un jour, Daniel a demandé à sa femme de la lui présenter et ça y était. Elle les a regardés tomber amoureux l’un de l’autre. Ben et elle, précise-t-elle en désignant l’homme qui se trouve derrière elle. Alex lui demande s’il est l’époux de Victoria. Oui, jusqu’à ce qu’elle le quitte, répond Ben. Allison le corrige. Ça ne va pas arriver. Ben n’en est pas aussi sûr qu’elle. Il explique aux médecins que sa femme souffre de démence vasculaire (syndrome démentiel qui résulte d'accidents cérébraux-vasculaires répétés). Ce n’est pas comme Alzheimer mais le résultat est le même. Dans ses moments de lucidité, elle sait qu’il est son mari. Quand elle ne l’est pas, il devient celui à qui elle parle de Daniel tout le temps. Allison demande à Derek si ces révélations vont empêcher Daniel de poursuivre l’essai clinique. Il la rassure. Les règles pour participer à cette étude est que le patient donne son consentement. Ce n’est pas grave si, après cela, il n’est plus lucide en permanence. Ben voudrait que Victoria puisse suivre le même programme. Derek est au regret de le décevoir. La démence vasculaire n’est pas concernée par son essai. Dans la chambre, les amoureux s’embrassent. C’est débile de ne pas pouvoir accepter Victoria, fait discrètement remarquer Alex à Derek

    Lexie informe Bailey que des messages d’encouragement sont postés pour elle sur Twitter, alors qu’elle va commencer une intervention. Il y a même un étudiant de Sidney. Bailey lui demande d’éteindre son portable. Ordre du chef ! April est dépitée. Il y a tant d’étudiants qui attendent de savoir comment cette opération va se dérouler. Bailey préfère attendre le feu-vert de Richard. April ne comprend pas pourquoi. Après tout, ce n’était pas comme si Richard lisait les messages sur Twitter. Il n’en saura rien. Bailey lui demande de se taire. Lexie prend le relais. Elle la comprend. C’est vrai, Richard est le patron et il a sûrement ses raisons. Mais dehors, il y a aussi 3.000 résidents qui ont soutenu Bailey, durant les deux précédentes opérations qu’a subies le patient. Et maintenant, elle veut leur dire stop ? On arrête tout ! C’est comme si, pendant qu’on regardait "Le silence des agneaux", on éteignait la télévision quand le personnage principal, Clarice, frappe à la porte de la maison. C’est forcer les agneaux au silence mais les agneaux veulent hurler, dit-elle pour convaincre Bailey. Celle-ci échange un regard avec ses deux résidentes. Richard ne devra pas être mis au courant, finit par elle par lâcher. April promet. Lexie a un regard suppliant.  

    Mark passe dans le couloir quand il aperçoit Derek qui travaille sur son essai il entre dans la pièce. Derek demande à son ami s’il sait ce qui est terriblement amusant et pas du tout déprimant. Les recherches sur Alzheimer. Mark ne prend pas de gants pour lui annoncer que Callie est enceinte de lui. Derek n’en croit pas ses oreilles. C’est avec un sourire ravi que Mark confirme. C’est la meilleure nouvelle de sa vie. Du moins, ça devrait l’être parce qu’il y a toujours Lexie qui a autant envie d’un bébé que de se faire arracher une dent. Derek est sous le choc. C’est abasourdi qu’il entend Mark envisager de dire à Lexie qu’il ne sera que l’oncle sympa de cet enfant avant de repousser cette hypothèse. Il ne veut pas être l’oncle. On ne reste l’oncle sympa que jusqu’à ce que les enfants aient environ 9 ans. Après, on n’est plus que déplaisant. Derek ricane. Mark lui dit qu’il veut être le père de cet enfant mais qu’il veut aussi Lexie. Que lui conseille-t-il, lui qui a toujours toutes les réponses à tout ? Celle de Derek est sans appel. Comment se fait-il que lui et Meredith essaient depuis tant de mois sans résultats alors qu’il suffit que Mark regarde quelqu’un pour que le bébé apparaisse ? Mark répond sèchement qu’en général les Sloan n’ont aucun problème de fertilité. Derek réplique qu’il est le parfait exemple du raté qui réussit. Mark est dépité. Ce n’est pas exactement le conseil qu’il attendait. Mais tu l’as eu, conclut sèchement Derek avant de quitter la pièce. Mark consulte son bip qui sonne et part en courant.

    Il arrive en même temps qu’Arizona dans la salle d’examen où sont déjà Callie et Lucy. Inquiète, Arizona demande à son amie si elle va bien. Peut-être, répond l’intéressée, aussitôt contredite par la gynécologue qui assure qu’il n’y a aucun problème. En fait, c’est elle qui les a bipés parce que Callie n’a pas quitté la table d’examen depuis qu’ils sont partis deux heures plus tôt. Callie se défend. Et si c’était une grossesse molaire, ou une mort fœtale, ou une infection ou n’importe quoi qui expliquerait son saignement ? Elle ne veut courir aucun risque. Dans le but de l’apaiser, Mark propose à la gynécologue de pratiquer un prélèvement. Lucy accepte. Ça ne peut pas faire de tort. Arizona et Mark regardent Callie avec un sourire béat.

    Tout en continuant de regarder son mari qui se repose aux côtés de Victoria, Allison confie à Alex que Daniel a bravé une tempête pour elle. Il ne comprend pas ce qu’elle veut lui dire. Elle lui explique que son mari l’a repérée alors qu’elle était à l’association des étudiants, à l’université. Il l’a suivie jusqu’à sa classe, sous une tempête de neige. Le cours était sur l’introduction à la poésie française. Cela se passait dans un grand auditoire et il est resté assis pendant une heure et demie, deux fois par semaine, pendant 5 mois, espérant avoir le courage de l’aborder. C’était il y a 40 ans. Elle supplie le médecin de donner à son mari le traitement médical prévu dans l’essai clinique. Il pourrait le faire s’il le voulait. Il n’est pas d’accord. C’est le hasard qui gère les soins. C’est l’ordinateur qui décide qui reçoit ou pas le traitement. Ils ne sont au courant de rien jusqu’au moment où ils font l’injection. Allison estime que cela pourrait changer s’il en avait envie. Elle veut retrouver son mari. Elle a besoin que Daniel revienne. Alex la comprend mais il ne peut lui donner satisfaction. Même si le médicament fonctionne, il ne va pas inverser le cours des choses. Allison assure qu’elle peut y faire face. Elle arrive bien à vivre avec ce qui se passe pour le moment. Elle peut vivre avec le fait d’être une femme à temps partiel mais pas de perdre son mari tout à fait. Alors, pour l’amour de dieu, elle supplie Alex de lui donner le médicament. 

    Le jeune homme se confie Meredith. Cela ne fait qu’un jour que cet essai a commencé et ça foire déjà. Ils ont eu un gars qui les a suppliés d’admettre sa femme et la femme d’un patient aimerait qu’il vole ses médicaments. Meredith lui rappelle que c’est lui qui voulait faire partie de l’essai clinique du siècle. Alex trouve que la pédiatrie est bien plus simple. Les problèmes sont plus évidents. Les enfants sont malades et les parents sont inquiets. Ici, les parents sont malades mais ils ne le savent même pas. Meredith sourit. Il y a environ cinq ans, elle avait rendu visite à sa mère. Celle-ci lui a dit qu’elle pensait avoir de l’herpès et qu’elle ne voulait pas aller se faire soigner à l’hôpital, parce qu’elle avait peur que tout le monde soit au courant de son état. Ce jour-là, Meredith a réalisé que sa mère la prenait pour sa meilleure amie à la fac de médecine, il y a 35 ans. Alors elle a décidé de jouer le jeu. Elle est restée assise près d’elle, à l’écouter parler de son éventuel herpès pendant deux très longues heures. Elle ne pouvait rien faire pour la guérir mais elle pouvait au moins lui donner ce dont elle avait besoin à ce moment-là. Des conseils sur l’herpès.

    Cristina retrouve Martha en train de regarder les photos de sa famille. Elle lui recommande de tout ranger. On va l’emmener en salle d’opération d’une minute à l’autre. Martha lui confie ses doutes. Elle ne pense plus que l’intervention soit une bonne idée. C’est très risqué. Il y a 5% d’issues mortelles. Cristina ne le nie pas. Mais cela veut dire qu’il y a 95% de réussite. C’est une bonne cote. Martha hésite encore cependant. Elle a eu une si belle vie. Son amie Donna a subi une intervention du même genre. Elle n’a plus jamais été la même après. Elle avait besoin de soins à domicile. Elle ne pouvait même plus se nourrir toute seule. Ça a dû être tellement dur pour ses enfants de la voir dans cet état. Martha ne veut pas être un fardeau pour les siens. Cristina sait que ça fait peur et que parfois les interventions peuvent tourner mal. Mais il faut se dire que cette opération peut lui faire gagner vingt ans de plus. Elle prend la photo d’un bébé. Martha pourrait assister à son mariage. Est-elle sûre de vouloir renoncer à ça ? Si elle quitte l’hôpital maintenant, il ne lui restera que quelques mois à vivre, peut-être une année. Et elle se demandera sans cesse quand viendra la fin. Sa famille aussi, et ils vont la regarder avec de la terreur dans les yeux. Il ne faut pas qu’elle abandonne. Elle doit laisser les médecins l’aider. Marthe demande à la jeune femme si elle assistera à l’intervention. A chaque étape, répond Cristina avec un sourire. Martha accepte de courir le risque. En se retournant pour quitter la pièce, Cristina découvre Jackson appuyé contre le chambranle de la porte. Ils sortent ensemble. Il la trouve incroyable. Elle croit qu’elle va pouvoir faire les sutures juste parce que la patiente exigera qu’elle soit là ? Elle réplique que, qu’il le croit ou non, tout ce qu’elle fait n’est pas motivé par l’esprit de compétition. Il ne semble pas y croire.

    Mark marche sur la passerelle lorsque son bip sonne. Il grogne avant de lire le message. Il rebrousse chemin en courant à toute allure. Evidemment c’est encore Callie qui a des angoisses. Cette fois, il s’énerve. Elle a fait le code 911 qui signifie qu’elle est en train de mourir. Mais il faut que ça soit vraiment le cas. La voix chargée de sanglots, elle lui demande ce qu’il faut faire si c’est le cas avec le bébé. Il hurle que ce bébé va très bien, tout comme elle. Elle ne peut pas le biper à chaque fois qu’elle panique. Elle s’énerve aussi. Il ne doit pas lui crier dessus. Elle n’est plus qu’une cocotte minute pleine d’hormones. Ce corps n’est plus le sien et elle a le sentiment que quelque chose ne va pas. Lucy, qui assiste à la discussion, lui tend un paquet de mouchoirs en papier. Callie avoue à son ami que son angoisse concerne Arizona. Certes, celle-ci lui a dit qu’elle resterait avec elle mais elle avait dit ça aussi avant et pourtant elle est partie. Mark la tranquillise. Il est certain qu’Arizona n’ira nulle part, parce qu’elle est amoureuse. Callie lui parle alors de Lexie. Que va-t-il faire avec elle ? Elle est son âme sœur ou un truc de ce genre mais quand elle va savoir, elle va paniquer. Callie se remet à crier que toute sa vie n’est qu’un désastre. Ce n’est pas ce qu’elle voulait. Elle ne veut même plus ni bouger ni respirer. Elle ne veut plus rien faire. Et si ce qu’elle faisait allait compromettre la vie du bébé ? Mark la prend dans ses bras et la serre contre lui. Lucy est émue. 

    Cristina informe Teddy de l’état de Martha quand Jackson les rejoint. Il aimerait savoir qui Teddy a choisi en tant que premier assistant. Teddy ne voit pas pourquoi elle se déciderait maintenant. Leur petite rivalité est tout bénéfice pour la patiente. De plus, celui qui sera laissé sur le carreau va certainement se conduire comme un adolescent rebelle. Pour Jackson, le choix est simple. Il a pratiqué ce genre d’intervention tous les jours depuis des mois. Cristina réplique que certaines personnes n’ont pas besoin de s’entrainer. Il persifle que s’il est vrai qu’elle a beaucoup plus d’expérience dans l’ensemble, elle n’a pas passé beaucoup d’heures en salle d’op’ ces derniers mois. Cette méchante allusion à ce qu’elle a vécu stupéfie Cristina. Se rendant compte qu’il a été trop loin, Jackson s’apprête à s’excuser lorsqu’elle s’en va. Teddy demande au jeune homme si c’est vraiment ça qu’il veut faire. Est-il à ce point si peu sûr de lui ? Non, proteste-t-il alors qu’elle est déjà montée dans l’ascenseur. Juste un imbécile.

    Owen voit Richard se débattre avec un ordinateur. Il lui propose son aide. Richard lui apprend qu’il essaie de trouver les teets (mot d’argot américain signifiant tétons) de Bailey sur Internet. Owen le reprend. On dit tweet, pas teet. Peu importe pour Richard. Owen insiste sur la nécessité d’employer le bon terme. Il demande à Richard de le laisser faire et lance la recherche. Pendant ce temps, Richard lui explique que Bailey a décidé de porter ses interventions sur le Net afin que le monde entier en profite. Il lui a promis d’y jeter un coup d’œil mais cette idée ne l’emballe pas du tout. Owen est moins catégorique. Cela peut être un bon moyen d’atteindre des étudiants. Ou bien pour Bailey de fanfaronner, riposte Richard qui estime qu’Internet n’est pas fait pour la médecine mais pour les commérages. A nouveau, Owen tente de le convaincre du contraire. Le GPS a été créé pour permettre à l’armée américaine de toujours garder un œil sur les mouvements des armées étrangères, et maintenant tout le monde en a un dans sa voiture. Quand on va quelque part, plus moyen de se perdre. L’argument laisse Richard indifférent. Il ne va jamais nulle part de toute façon. Comprenant qu’il n’aura pas gain de cause, Owen laisse tomber. Il vient de trouver le compte Twitter de Bailey. Ah on dirait bien qu’elle est en train de tweeter. Quoi ? s’écrie Richard.

    Il ne perd pas une seconde pour se rendre dans la salle d’opération où, effectivement, Lexie poste sur Twitter tout ce que Bailey lui dit. Il rappelle à cette dernière qu’il lui avait ordonné de mettre fin à cette activité jusqu’à ce qu’il lui ait donné son accord. Elle prétend avoir compris exactement le contraire. Richard ne laisse pas avoir. Il n’a jamais dit ça et elle le sait, alors qu’elle cesse de jouer l’imbécile. Il ordonne à Lexie de ranger son jouet. Elle va le faire lorsque le moniteur résonne. April annonce que le patient fait une hémorragie mais elle n’en connait pas la cause. Profitant du fait que le chef est inattentif à ce qu’elle fait, Lexie reprend ses tweets, surtout lorsque Bailey décrète qu’ils ont affaire à un anévrisme de l’artère splénique. Les vaisseaux sanguins se sont dissous sous l’action des enzymes pancréatiques qui ont coulé dans l’abdomen. Avec l’aide de Richard, elle arrive à stopper l’hémorragie. Par contre, le pancréas continue de laisser fuir ses enzymes dévastateurs. Richard pense qu’il faut l’enlever totalement. Bailey hésite. Vivre avec une moitié de pancréas est tout à fait possible mais sans pancréas du tout, c’est l’enfer. C’est à ce moment que Richard s’aperçoit que Lexie est toujours en train de tweeter. Il s’énerve. Voila exactement ce qu’il craignait. Lexie lui fait part d’une suggestion d’un médecin : une autogreffe de cellules pancréatiques. Richard refuse. Ça marche pour des pancréatites, pas pour des personnes ayant subi des traumas. Bailey explique aux deux filles en quoi cela consiste : on injecte des cellules du pancréas dans le foie de façon à ce que celui-ci se comporte comme le pancréas et secrète de l’insuline. Elle estime que ce n’est pas parce que ça n’a jamais été fait pour un cas de trauma que ça ne peut pas se faire. Richard le sait mais, même s’ils voulaient le faire, ils n’ont pas l’appareillage nécessaire pour extraire les cellules. Lexie lui apprend que l’hôpital Northwestern en a un. Comme il lui demande comment elle est au courant, elle brandit son portable, en précisant que l’équipement peut leur parvenir en avion dans six heures. Le délai est trop long pour le patient qui n’est pas suffisamment stable. Deux secondes plus tard, Lexie claironne que Tacoma en met un à leur disposition. Bailey est enthousiaste. Le temps de retirer le pancréas, d’en extraire les cellules, elle peut être de retour dans 90 minutes. A Richard de faire en sorte de maintenir le patient jusque là. Il marque son accord et Lexie prévient Tacoma.

    Jackson est allé chercher Meredith. Il est inquiet pour Cristina qui est prostrée depuis un moment. Il pense que c’est de sa faute. Meredith veut savoir ce qu’il a fait. Il répond que lui et Cristina se sont juste cherché des noises parce qu’ils étaient tous les deux sur la même intervention et, à un moment, il a évoqué ce qu’elle avait vécu. Il ouvre la porte du vestiaire des résidents et l’on voit Cristina qui balance son corps d’avant en arrière, en pleurant. Meredith se précipite. La voix pleine de sanglots, Cristina dit qu’elle a besoin de son mari. Meredith ordonne à Jackson de le trouver. Le jeune homme part en courant. Cristina enlève les mains qui recouvraient son visage et Meredith constate avec stupeur qu’elle ne pleurait pas du tout. Son amie se lève et mord dans une pomme avec un bel appétit. Meredith aimerait comprendre ce qui se passe. Tout en enfilant sa blouse, Cristina lui explique avec un grand sourire que Jackson va passer la prochaine heure à courir après Owen pendant qu’elle s’occupera d’un quadruple pontage. Owen est chez le dentiste. Il devrait être difficile à trouver. Elle quitte les vestiaires d’un pas sautillant. Meredith la traite de diablesse. C’est lui qui a commencé, réplique Cristina. Meredith a un grand sourire exprimant sa joie de retrouver sa Cristina.

    Callie est encore en salle d’examen. Elle boude en compagnie de ses deux partenaires. Lucy les rejoint avec une machine hyper perfectionnée qui permet de déceler le cœur d’un bébé qui n’a pas encore 8 semaines. En fait, il n’y a aucune mère qui passe cet examen avant ce délai, parce qu’elles savent qu’elles n’entendront pas le cœur du bébé et qu’alors elles paniqueront et camperont toute la journée sur la table d’examen. Mais comme c’est ce que fait déjà Callie, ça ne pourra pas faire de mal d’essayer.

    Richard attend le retour de Bailey. Lexie reçoit un tweet d’un étudiant de Hopkins qui aimerait savoir pourquoi on ne pratique pas d’autogreffe de cellules pancréatiques sur une victime de trauma. Il lui répond presqu’à contrecœur que dans ces cas là, le pancréas est en général trop endommagé. On ne peut plus en retirer suffisamment de cellules. Lexie tweete sa réponse. Quelques secondes après, elle a une autre question d’un autre établissement. Cette fois, Richard l’encourage à la poser. Peut-on utiliser la veine porte pour injecter les cellules dans le foie ? Richard donne à nouveau la bonne réponse, ce pour quoi April le félicite. Lexie a un message pour lui, de la part du Dr Neil Lefkoff de l’Université de Miami. Huit ans plus tôt, il a exercé sa résidence au Seattle Grace et c’est un réel plaisir pour lui de participer une fois encore à une intervention du Dr Webber. Celui-ci a peine à croire qu’il s’agit bien de Neil. Lexie lui montre le message sur son portable. Richard est ému.

    Derek et Alex se préparent à faire une autre injection à Daniel.

    Lucy arrive enfin à repérer le bébé de Callie avec son appareil perfectionné.

    Teddy et Cristina poursuivent leur intervention lorsque Jackson arrive dans la salle. Teddy ironise sur sa présence tardive.

    Maintenant totalement conquis par Twitter, Richard n’en finit plus de décrire les interventions qu’il a jadis pratiquées avec Ellis Grey. Son débit est tellement rapide que Lexie n’arrive pas à le suivre. Elle l’enjoint à parler plus lentement. Elle n’arrive à taper que 140 caractères à la fois. Mais il l’écoute à peine, sautillant sur sa chaise parce qu’il enrage de ne pas se souvenir du nom d’une procédure qu’Ellis pratiquait 20 ans plus tôt. Les deux jeunes femmes sont mortes de rire devant cet enthousiasme presque adolescent.

    Derek finit de régler le casque sur la tête de Daniel.

    Cristina termine les sutures de Martha sous le regard noir de Jackson.

    Derek fore un nouveau trou dans le crâne de Daniel.

    Bailey arrive enfin avec ses cellules pancréatiques. Richard l’informe que leur patient va bien. Avec combien de cellules est-elle revenue ? Environ 300.000 alors que d’habitude on en retire 1.000.000. Elle espère que cela suffira. C’est mieux que rien en tout cas.

    Callie s’impatiente parce que Lucy n’arrive pas à déceler les battements de cœur du bébé. Elle reconnait qu’elle a abusé. Lucy a raison. C’est beaucoup trop tôt. Elle n’arrive pas encore à entendre le cœur. Ça ne veut pas dire que le bébé est mort. Ça veut juste dire que tout est ça est ridicule. Mark lui demande de se taire. Lucy a un grand sourire. On entend enfin les battements de cœur. Arizona esquisse un sourire. Callie se met à pleurer.

    Alex ouvre l’enveloppe qui contient l’ordre de traitement et la seringue. A nouveau, Daniel est condamné à ne recevoir qu’un placebo. Alex est dépité.

    Lorsque Daniel se réveille, Allison est à son chevet. Il se plaint de maux de tête. A nouveau, il ne reconnait pas sa femme et réclame Victoria. Résignée, Allison se lève de sa chaise. Alex se précipite vers elle pour la rassurer. Son mari vient juste de sortir de la salle d’opération. Son état confus ne signifie pas que cela n’a pas fonctionné. Ils n’en sauront rien avant un moment. Lorsque Daniel se comporte de cette façon, elle n’a qu’à se dire qu’il n’est pas son mari, mais quelqu’un qui a besoin de son aide. Elle revient près de Daniel en lui promettant d’appeler Victoria et de la ramener aussi vite qu’elle le pourra. Il la remercie. Derek montre à Alex qu’il a apprécié son initiative. Il le lui dit de vive voix une fois qu’ils sont sortis de la chambre. Il n’aurait pas fait mieux lui-même. Alex a réussi à rassurer Allison et à faire en sorte qu’elle se focalise sur ce qui était important. Le jeune homme lui annonce tout de go qu’il se retire de l’expérience. C’est bien trop déprimant et il n’est pas certain de pouvoir gérer ça pendant deux ans. Ce beau coup qu’il vient de réussir, c’est grâce à une conversation qu’il a eue avec Meredith. C’est elle qui lui a dit quoi dire aux patients. C’est elle qui a assuré ses arrières toute la journée. Il estime que Derek doit dépasser l’a priori qu’il a au sujet de sa femme parce que justement, sa femme est la seule personne assez tordue pour pouvoir faire face à cette merde. Ceci dit, il est toujours dans la course au poste de chef de résidents et donc il apprécierait que Derek signale au chef qu’il a accordé la priorité aux besoins du patient plutôt qu’à ses intérêts personnels. Derek est interpellé par ce qu’il vient d’entendre. 

    Jackson se morfond tandis que Cristina souhaite bonne chance à Martha qui vient de se réveiller. Il ne peut s’empêcher de sourire quand il la voit exécuter une petite danse victorieuse.

    Richard est en train de compulser les vieux journaux d’Ellis Grey quand Bailey entre dans son bureau pour lui donner des nouvelles de leur patient. Il lui dit qu’il cherche la réponse à la question qu’il s’est posée plus tôt au bloc. Elle lui apprend que la greffe de cellules a fonctionné. Le foie a commencé à produire de l’insuline. Plongé dans ses recherches, il la félicite distraitement pour son travail. Elle en profite pour lui parler d’une intervention qu’elle a prévue le lendemain, une gastrectomie assistée par un robot. Elle sait qu’il lui a demandé du temps pour réfléchir mais… Il ne la laisse pas terminer sa phrase. Pas de souci. Elle pourra tweeter. Tout à coup il pousse des cris. Voila, il a trouvé. Ellis ajoutait de l’héparine et de l’aprotinine. Il compte sur Bailey pour tweeter ça demain. Il faut que tout le monde le sache. Elle sort du bureau, ravie d’avoir initié Richard à Twitter.

    Callie lit un bouquin dans son canapé lorsqu’elle voit Arizona entrer avec une caisse. Elle lui demande si elle ramène ses caisses de chez Mark. Arizona lu dit de rester assise. Interdiction de porter des trucs lourds. Mais Callie insiste. Est-ce que ce sont ses affaires ? Elle n’a jamais dit qu’elle allait réemménager avec elle. Elles ne sont plus ensemble. Il faudrait ramener tout ça chez Mark. Arizona lui demande de se taire. Elle refuse d’entendre qu’elles ne sont plus ensemble parce que ce n’est pas le cas. Elles s’aiment et en dehors de ça, rien ne compte. Elles sont ensemble. Et si Callie couche encore une fois avec quelqu’un d’autre, homme ou femme, ça va barder. Et maintenant, elle veut qu’elle aille s’asseoir parce que c’est son bébé qu’elle porte et elle ne veut pas qu’il arrive quoique que ce soit à son bébé ! Callie est ravie de l’entendre dire ça, bien évidemment. Quant à Arizona, c’est comme si elle réalisait seulement ce qu’elle venait de dire. C’est leur bébé. Elles ont entendu son cœur. Elles vont avoir un bébé. Elles s’embrassent. Callie demande si elle doit toujours aller s’asseoir parce qu’elle a plutôt envie d’arracher les vêtements de son amie. Arizona réplique qu’elle s’occupe de tout. Callie n’a qu’à se reposer pendant ce temps là. Elles commencent à se déshabiller mutuellement.

    Dans l’appartement d’en face, Lexie explique les secrets de sa recette à Mark. Elle a utilisé de l’estragon. Elle n’a aucune idée du goût que ça a mais elle croit que les gens en mettent dans leurs plats. Ça donne l’impression qu’ils savent ce qu’ils font. Le basilic n’a pas le même effet. Mark a un sourire crispé. Il laisse tomber tout à coup que Callie est enceinte. Lexie se réjouit pour elle. C’est génial ! Callie aime tellement les bébés. Est-ce qu’elle et Arizona ont utilisé une poire à jus pour l’insémination ? Soudain, elle réalise qu’Arizona vient à peine de revenir d’Afrique. Elles ont fait ce truc avant de… Elle croise alors le regard fuyant et plus que gêné de Mark. Elle comprend tout et se décompose. Il n’arrange rien en disant qu’il a entendu les battements du cœur. Cet enfant est le sien. C’est une partie de lui. Lexie jette son tablier sur la table de travail. Il la supplie. N’y a-t-il aucun arrangement à trouver ? Au bord des larmes, elle lui demande comment il a pu la mettre dans cette situation. Deux fois ! Elle tape du poing sur la table. C’est incroyable. Elle ramasse ses affaires et part en claquant la porte, en criant qu’il est incroyable.

    Avant de quitter l’hôpital, Derek avertit sa femme que sa prochaine intervention dans le cadre de l’essai clinique aura lieu le lendemain à 7h. Elle se renfrogne. Il se penche vers elle pour lui donner un baiser sur la joue. Qu’elle mette donc son nom sur le planning. Elle le regarde s’éloigner avec un sourire radieux.

     

    Voix off : Les médecins pratiquent la supercherie tous les jours, avec leurs patients, avec leurs familles. Mais la pire des supercheries est celle que nous exerçons sur nous-mêmes. C’est pourquoi ça nous prend parfois un moment pour réaliser que la vérité était devant nous tout le temps.


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