• Episode 7.17 : This Is How We Do It

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    Titre français : Inventer de nouvelles règles

    Scénariste : Peter Nowalk

    Réalisateur : Ed Ornelas

    Diffusion États-Unis : 24 mars 2011 sur ABC

    Diffusion France : 8 février 2012 sur TF1

     

    Voix off : Rebelles. Hors-la-loi. Gangsters avec des scalpels. Voila comment on aime penser à nous. Ça nous donne l’impression d’être des super durs à cuire. Le problème, c’est que ce n’est pas exactement vrai. Au fond, on suit le règlement comme des moutons. On n’enfreint pas le protocole. On le suit à la lettre. Parce que si on ne le fait pas, nos patients meurent. Et alors on n’est plus des durs à cuire. On est juste mauvais.

     

    Lexie est dans la buanderie de la maison de Meredith. Elle prépare sa lessive. Jackson entre dans la pièce et ne perd pas de temps pour enlever son tee-shirt, sous le prétexte de le faire laver. Lexie l’accueille avec un grand sourire. Il se jette sur elle pour l’embrasser et lui retirer son haut. Ils sont interrompus par l’arrivée d’April qui râle. Est-ce qu’il y a un seul endroit où on peut ne pas les trouver en train de faire ça ? Elle sort de la buanderie. Lexie propose à Jackson de regagner l’étage, pour avoir un peu d’intimité. Il accepte mais plutôt que de partir, il recommence à l’embrasser et la hisse sur la machine à laver.

    Bailey est surprise de trouver sur le parking de l’hôpital, à l’emplacement de sa voiture, la caravane de Derek. En sort Alex qui se brosse les dents. Il ne savait pas qu’il empiétait sur sa place de parking. Il est à fond dans la compétition pour la place de chef des résidents. Il ne veut pas perdre de temps. En vivant là, il est le premier sur les interventions et il est déjà là quand Richard arrive. Excédée, Bailey lui ordonne de retirer sa caravane de sa place. Elle lance les clefs de sa voiture pour qu’il la gare.

    Sous l’œil attentif de Richard, Derek et Meredith font passer un examen à Adèle. Celle-ci voudrait savoir quand le couple va enfin se décider à se marier. Richard lui rappelle qu’ils le sont déjà. Adèle rectifie le tir. Ils ont griffonné quelques mots sur un post-it. Elle, elle veut parler d’un vrai mariage, dans une église, avec une robe blanche. Sautant du cos à l’âne, elle affirme ne pas être atteinte de la maladie d’Alzheimer. Derek intervient pour lui dire que les tests qu’ils lui ont fait faire un mois plus tôt ont montré des signes certains de la forme précoce de la maladie. Elle lui rappelle qu’elle a été infirmière pendant 30 ans. Elle sait à quoi ressemble Alzheimer. Elle sait aussi que 20% des personnes à qui on a diagnostiqué cette maladie souffrent en réalité d’autre chose. Elle n’a pas Alzheimer. Pas du tout, s’écrie-t-elle avec force.

    A l’extérieur de la chambre, Meredith explique à Richard que la plupart des patients ont besoin de temps pour admettre le diagnostic. Sa mère a eu la même réaction qu’Adèle. Mais ils n’ont pas le temps, estime Richard. Il prie Derek d’intégrer immédiatement son épouse dans l’essai clinique. Derek lui rappelle qu’ils ont besoin de son consentement avant même d’envisager son admission. Richard promet de s’en charger. Ce ne sera pas un problème. Derek reste réticent. Rien ne dit qu’Adèle réponde aux critères. En outre, l’essai est déjà complet. Il n’y a même plus de place sur la liste d’attente. Richard est au courant de tout ça. Cependant, il considère que Derek doit faire tout son possible pour aider sa femme. 

    Lucy Fields fait passer une échographie à Callie, bien évidemment en présence des coparents. Callie en est à 23 semaines et demi de grossesse et tout va bien. Mark veut être rassuré sur la taille. Arizona soupire. Lucy la rassure. Elle a l’habitude de ce genre de traquenard. Pas de souci, la taille est tout à fait normale. Mark proteste. C’est normal qu’il veuille connaitre le sexe de l’enfant. Ils sont là pour ça aussi. Arizona n’est pas d’accord. Elle et Callie préfèrent avoir la surprise. Mark tente de faire fléchir son amie mais celle-ci lui rappelle qu’ils ont voté, deux contre un. Donc ils devront attendre la naissance. Lucy attire son attention sur le fait que sa tension est trop forte. Callie la rassure. C’est parce qu’elle est nerveuse à cause de la fête prénatale. C’est comme si c’était un matin de Noël. Arizona estime qu’elle est un peu trop exaltée. Callie trouve ça normal. Elle a acheté tant de cadeaux onéreux et joué à tous ces stupides jeux, à chaque fois qu’une infirmière était enceinte. A son tour maintenant !  Elle compte d’ailleurs sur la présence de Lucy. A voir la tête de cette dernière, elle comprend qu’Arizona ne l’a pas invitée. C’est une erreur stratégique compte tenu que le sort de son vagin dépend d’elle. Arizona répare son erreur sur le champ. La fête aura lieu cet après-midi, à 13h, au 4e étage, dans le lounge des médecins. Lucy promet d’essayer de venir. Suite au regard que lui lance Callie, elle se corrige. Elle y sera.

    Bailey découvre April, Cristina, Alex et Jackson devant la porte des toilettes. Elle demande à Teddy et Owen ce qu’ils font là. Teddy lui apprend qu’ils attendent le chef. Celui-ci a reçu les fonds pour son essai clinique et ils veulent tous en être, ajoute Owen. Richard a à peine mis le nez dehors qu’il est assailli par les résidents. Ils crient tous en même temps. Assourdi, Richard met les mains sur ses oreilles avant de crier qu’il n’a pas encore pris sa décision. Il part sans cacher son mécontentement. Bailey gourmande ses résidents. Harceler un homme pendant qu’il est aux toilettes ? Jackson rétorque qu’il est prêt à nettoyer les WC si cela incite Richard à le prendre comme assistant dans son essai clinique. Cristina surenchérit bien sûr. Elle, elle vivra dans les toilettes, s’il le faut. Bailey estime qu’en tant que chirurgiens, s’ils veulent impressionner le chef, ils doivent le faire de par leurs compétences. Elle demande à Jackson de la suivre.   

    Restée seule, Cristina rejoint son mari. Avec un sourire charmeur, elle lui rappelle qu’il est plutôt copain-copain avec Richard. Il comprend où elle veut en venir et annonce directement qu’il préfère rester en dehors de ça. Mais elle est très jolie, ajoute-t-il avant de s’en aller. Elle prend mal le compliment. Elle n’est pas belle mais brillante. S’il veut la calmer, qu’il la complimente sur son cerveau.

    Derek entre dans la chambre d’une patiente de l’essai clinique, Sonya, en lui demandant si elle est prête pour le grand jour. Elle confirme. Elle a cependant une requête à faire. Elle aimerait que Derek lui rase la tête le moins possible. C’est déjà assez dur de se trouver quelqu’un quand on a Alzheimer. Elle ne veut pas être chauve en plus. Derek le lui promet. Il serre la main d’un homme qui l’accompagne, en le félicitant pour sa participation au marathon. Il s’agit de Tarik, le fils de Sonya. Il est étonné que Derek soit au courant. Sonya lui explique que Derek est différent des autres médecins. Il s’intéresse à ses patients. Comme pour le prouver, Derek interroge Tarik. Il parait qu’il vient d’arriver de Londres ? Tarik répond que oui. Il est venu dès qu’il a su que sa mère avait été acceptée dans l’essai. Il ne sait d’ailleurs pas comment remercier le chirurgien. Celui-ci sort de la chambre après avoir annoncé que Meredith allait procéder à quelques tests. Meredith demande à Sonya d’essayer de retenir les trois mots qu’elle va lui donner, afin de pouvoir les restituer par la suite : camion, cabine, cuiller. Sonia les répète sans problèmes. Meredith l’interroge ensuite sur le dernier Thanksgiving. Qu’a-t-elle fait pour cette fête ? Oh Elle était à Londres pour rendre visite à Tarik. Meredith regarde l’intéressé qui fait un discret signe de dénégation. Sonia le remarque. Quoi ? S’est-elle trompée ? Tarik lui rappelle que l’année passée elle a passé Thanksgiving chez les Simmons. Mais pas du tout, assure Sonia. Elle était avec lui et Gavin, à Londres. Elle a même cette photo devant le palais. Oui mais c’était il y a trois ans, rectifie Tarik, avant que Gavin et lui ne rompent. Sonia estime qu’il devrait rappeler son ami. Tarik refuse. C’est Gavin qui a rompu. Ils ne ressortiront plus jamais ensemble. Tarik s’excuse auprès de Meredith. Sa mère oublie tant de choses mais il faut toujours qu’elle se souvienne de son ex. Meredith demande à Sonya de faire un compte à rebours à partir de 100, en retirant à chaque fois 7. Sonya commence à compter : 100, 93…

    Bailey et Jackson entrent dans la chambre d’une patiente, Clara, dont est en train de s’occuper Eli. C’est Jackson qui présente le cas. Clara, 42 ans, diabétique de type 1, a été opérée il y a huit semaines d’une tumeur. Le mari de Clara, Sean, qui était assis à côte de son lit, se lève d’un bond. Désolé mais aujourd’hui il n’est pas d’humeur à écouter le gamin. Il veut entendre Bailey. Gêné, sa femme lui demande de se taire. Il se met à crier qu’il n’écoutera plus le stupide gamin. Il veut avoir des réponses à ses questions. Bailey comprend qu’il soit frustré. Il lui coupe la parole. Elle ne peut pas comprendre. Leurs enfants sont partis vivre en Iowa chez ses parents. Il a eu beaucoup de mal à vivre avec ces derniers et maintenant il doit les infliger à ses propres enfants ? Bailey tente de lui faire comprendre que le diabète est une terrible maladie. L’ablation de la tumeur est une réussite mais ils ont toujours su qu’après il serait difficile de réguler le taux d’insuline. Et effectivement, c’est compliqué. Elle insiste sur le fait qu’ils font tout ce qu’ils peuvent. Tout à coup, Eli lui coupe la parole pour s’adresser à Sean. Clara va mieux qu’ils pouvaient espérer. Elle a survécu à l’intervention. Sean souvient-il quand ils ont évoqué la possibilité que l’opération pourrait échouer ? Bailey avait dit qu’elle était prête à tenter le tout pour le tout mais c’était un pari. Clara a surmonté ça. Si elle a pu faire ça, elle peut faire n’importe quoi. Ce discours a calmé Sean mais a irrité Bailey.

    Alex vient proposer son aide à Stark, vu qu’Arizona a fort à faire avec la préparation de la fête prénatale. Stark réplique qu’il ne l’apprécie pas plus qu’avant. Alors salut. Dépité, Alex s’éloigne de quelques pas et assiste, médusé, à la conversation du pédiatre avec April. Après avoir écouté celle-ci lui expliquer tout ce qu’elle a fait, Stark lui propose de l’assister sur une intervention intéressante. La jeune femme est ravie. Il lui rappelle qu’ils ont rendez-vous pour diner à 19h. Une fois le pédiatre parti, Alex rejoint sa camarade pour lui dire sa façon de penser. Promotion canapé ? Il est impressionné. Elle proteste. Elle ne couche pas avec Stark. Ils ne sortent même pas ensemble. Elle a cru au départ que c’est ce qu’il voulait mais ce n’est pas le cas. Ils ne font que trainer ensemble. Ils sont amis. Ouais, c’est ça, des amis qui se foutent à poil, persifle Alex avant de s’en aller.

    Teddy a été appelée pour examiner un homme qui s’est évanoui dans la rue, en faisant son jogging. Elle entre dans la chambre au moment où Cristina s’apprête à utiliser le défibrillateur. Teddy réalise alors qu’Henry est le patient. Heureusement il revient à lui. Peu après, pendant que Cristina soigne une blessure à l’épaule, Terry le gourmande. Il a des douleurs à la poitrine et pourtant il décide de faire du jogging ? Elle s’en prend ensuite à Cristina à qui elle reproche de ne pas avoir donné assez de morphine. Henry ne devrait pas souffrir autant. Lui aimerait savoir ce qu’il a eu. Un infarctus ? Teddy n’en sait rien. Les examens qu’il va faire le leur apprendront. Un jogging ? s’écrie-t-elle encore une fois. Il se défend en disant que ce n’est pas comme s’il était sorti pour manger un cheese burger.

    Bailey explique le cas de Clara à Richard. Elle sait que c’est prématuré mais elle croit qu’elle pourrait être une parfaite candidate pour son essai clinique. Il lui fait remarquer que sa demande n’a pas encore été acceptée par l’Agence Fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Elle le sait mais Clara et son mari sont tellement désespérés. Si Clara était mise en tête de liste, ça leur donnerait un peu d’espoir. Jackson émet l’idée qu’on pourrait opérer la patiente le jour même. Bailey estime que ce n’est pas parce que le mari l’a traité de gamin stupide qu’il doit agir comme tel. Il insiste. La tumeur pourrait revenir malgré les immunosuppresseurs. La patiente s’affaiblit d’heure en heure. Alors pourquoi ne pas demander une dérogation ? Parce que si quelque chose se passe mal durant l’opération, cela ruinera toutes les chances de Richard de recevoir le feu vert pour son essai, lui rappelle Bailey. Pourtant Jackson tente tout de même de convaincre Richard, en lui parlant des enfants de Clara qui ont été exilés en Iowa, avec de méchants grands-parents. Un infirmier les interrompt pour annoncer au chef que Teddy a besoin de son aide. Richard s’en va après avoir annoncé qu’il va téléphoner à l’Agence pour recevoir leur autorisation de procéder à l’intervention. Que l’on programme l’intervention. Jackson ne cache pas sa satisfaction.

    Meredith et Cristina portent une table jusque dans la salle où Arizona et Mark sont en train de tout mettre en place pour la fête de Callie. Mark invite les deux femmes à l’installer près de la boite qui contient les stylosà bille fluo. Ça servira pour le scrapbooking. Evidemment Arizona n’est pas d’accord avec lui. Pas besoin de ça. Est-ce qu’elle a entendu ce que Callie a dit ce matin ? Elle veut la totale. Il indique à nouveau où mettre la table. Arizona proteste. Ce n’est pas le genre de fête où il y a du scrapbooking. Excédées, Meredith et Cristina déposent leur table. Mark demande à Cristina de confirmer à Arizona que. Callie adore tous ces trucs de fille, les jeux, la décoration des bodies de bébé. Cristina lui rappelle qu’elle a du travail. Meredith, quant à elle, doute qu’il s’y connaisse en décoration de body. Il affirme avoir potassé la matière. C’est ce qu’on fait pour les gens qu’on aime, ajoute-t-il avec un regard entendu en direction d’Arizona. Celle-ci lui répond d’aller se faire voir. Callie entre et devine que l’ambiance n’est pas à la fête. Arizona lui demande sèchement si elle a envie de scrapbooking. Bien sûr ! Ce ne serait pas une vraie fête prénatale sans ça. Elle espère qu’il y aura des stylos à bille fluo. Mark regarde Arizona avec un sourire victorieux.

    Meredith surprend une conversation téléphonique entre Tarik et son ami, resté à Londres. Tarik tente de dissuader son compagnon de démissionner de son travail pour le rejoindre, parce que s’il le fait, il finira par faire une dépression et le détester. Il raccroche après avoir demandé de ne plus l’appeler. Il se justifie auprès de Meredith. Ses histoires avec son petit ami sont un peu trop compliquées pour qu’il en parle devant sa mère. Meredith aimerait savoir si l’homme avec qui il parlait est toujours son petit ami. Il répond que non. Pourquoi demande-t-elle ça ? Parce que l’acceptation dans l’essai clinique requiert que la personne responsable du patient réside en permanence dans l’Etat de Washington. Elle veut qu’il soit conscient que l’engagement qu’il a pris est important. Maintenant ça va mais dans 6 mois ou un an, il pourrait le regretter. Alors, s’il penser repartir pour Londres, même s’il n’y a qu’un tout petit risque pour que cela se fasse, il doit le dire aux médecins. Il lui explique que lorsqu’il a révélé son homosexualité à sa famille, sa mère l’a soutenu. Elle n’a pas cessé de l’aimer. Il sait qu’aux Etats-Unis l’homosexualité n’est pas si grave mais, pour sa famille, pour le pays d’où il est originaire, ce n’est pas quelque chose qui est accepté, même après un certain temps. C’est considéré comme un crime. Il y a des gens qui y meurent parce qu’ils sont gay. Son père a refusé d’accepter, alors il est parti. Il a pris une nouvelle femme et Sonya a tout perdu. Tarik estime que c’est la moindre des choses qu’il puisse faire pour elle. Il assure être complètement impliqué dans cet essai.

    Bailey explique à Clara en quoi consisterait l’opération que pourrait pratiquer Richard, s’il reçoit l’accord de la fédération. Ils lui placeraient un dispositif qui injecterait des cellules productrices d’insuline, lesquelles qui agiraient comme un pancréas flambant neuf. Jackson ajoute qu’ils n’attendent plus que l’autorisation de l’Agence pour lancer la procédure. Sean supplie son épouse d’accepter. Il sait que ce matin, il s’en est pris à Jackson mais maintenant, il s’en veut de s’être conduit comme un imbécile. A nouveau Eli intervient dans la conversation. Et qu’en est-il des risques ? Ils sont sérieux n’est-ce pas ? Car si ce n’était pas le cas, l’Agence aurait déjà donné son approbation. La remarque interpelle Sean qui demande à Bailey de s’exprimer. Troublée, elle commence par balbutier qu’évidemment il y a des risques. Elle allait y venir. Il y a un danger d’hémorragie, une baisse du nombre de plaquettes sanguines, des complications au foie aussi, mais compte tenu de l’état de santé de Clara et du fait qu’ils ont déjà fait tout ce qui leur était possible, cette intervention est leur meilleure option. Clara demande aux médecins de lui accorder un temps de réflexion. Bailey marque son accord. En sortant de la chambre, elle demande sèchement à Eli de la suivre. Comme Jackson les rejoint, elle lui ordonne de se trouver une occupation. Ensuite, elle reproche à Eli de l’avoir interrompue pour parler des risques. Elle allait le faire mais la façon dont il s’st conduit a laissé supposer qu’elle voulait les cacher. Il réplique que son expérience lui a appris que c’est ce que font les médecins. Il n’a fait que poser la question à la place de la patiente. Elle estime qu’il s’est mêlé de ce qui ne le regardait pas. Il pense tout le contraire. Elle ne voit pas en quoi remettre en cause les chirurgiens et faire peur aux patients fait partie de son travail. Il rétorque que son travail, c’est de prendre soin des patients. Il veut s’assurer qu’ils comprennent à quoi ils s’engagent quand ils acceptent de subir des procédures expérimentales. Elle n’apprécie pas la remarque, estimant qu’elle est la seule des deux qui sache vraiment en quoi consistent ces procédures expérimentales. Il le prend mal. Ainsi donc, elle est le médecin et lui n’est que l’infirmier. Il aurait dû savoir où était sa place. Elle s’énerve. Il y a dans cet hôpital un protocole qui règle les attributions des médecins et du personnel infirmier. Ils le savent tous les deux et ils n’ont qu’à l’accepter. Hors de question si les patients en pâtissent, répond sèchement Eli avant de partir.

    Stark vient rappeler leur diner à April. Elle ne pense pas qu’elle pourra être à l’heure parce que les soins post-op d’une patiente ont pris plus de temps qu’elle ne pensait. Pas de soucis, déclare Stark. On annule le resto. Par contre, le film "Tant qu'il y aura des hommes" passe à la télévision. Ils pourraient le regarder chez lui en mangeant un petit quelque chose. Alex, qui est dans la même pièce qu’eux et qui n’a pas perdu une miette de la conversation, se retourne vers April avec un sourire moqueur. Cela n’empêche pas la jeune femme d’accepter l’invitation. Ça pourrait être amusant. Mais elle ne sait pas dire à quelle heure elle aura terminé son travail. Stark demande alors à Alex d’aider sa camarade. Tiens maintenant, vous avez besoin de mon aide ? ironise Alex. Stark lui recommande de ne pas abuser de la situation. Après qu’il soit parti, April tend quelques dossiers à Alex. Il les prend en ricanant. Elle lui demande à quoi il pense. Il répond qu’elle ne pourra regarder le film que s’il est projeté sur le plafond de la chambre à coucher. Il s’en va en riant. Elle reste figée.

    Henry va passer au scanner. Cristina explique à Teddy et Richard que les résultats des premiers examens tendent à prouver que l’infarctus est peu probable. Ils doivent maintenant vérifier qu’il n’y a pas de déchirure ou d’anévrisme. Richard demande à Teddy si elle ne préférerait pas être déchargée de ce cas, étant donné sa relation personnelle avec le patient. Elle lui rappelle qu’il ne s’agit que d’un arrangement administratif, rien d’autre. Elle rejoint Henry dans la salle. Lorsqu’elle lui demande comment il se sent, il répond qu’il se sent super bien. Il le répète plusieurs fois avec un grand sourire. Elle devine que cet enthousiasme est dû à l’effet des antidouleurs. Alors qu’elle lui pose les électrodes, il lui dit qu’il a compris la raison pour laquelle tous les rendez-vous qu’elle avait eus s’étaient révélés si désastreux. Il est le seul fautif. Il devrait être celui avec qui elle sort. Teddy, qui pense qu’il délire, veut partir mais il la retient en lui prenant la main. Elle est sa femme. Il est son mari. C’est abasourdis que Cristina et Richard l’entendent demander à la jeune femme de sortir avec lui. Elle a de si beaux yeux. Il pourrait les regarder toute sa vie. Gênée, Teddy se tourne vers la salle où se trouvent ses deux confrères. Cristina a caché son visage dans ses mains et Richard a le regard sombre. Quelques instants plus tard, ils ont une explication. C’est ça qu’elle appelle un arrangement administratif ? Pour elle, ce n’est que l’effet des antidouleurs. Richard n’est pas dupe. Ces médicaments ne font que réduire les inhibitions. Teddy proteste. Même si Henry a des sentiments pour elle, ce n’est pas réciproque. Ennuyée par cette conversation, Cristina est heureuse d’annoncer que les clichés du scanner sont disponibles. Teddy remarque immédiatement une tumeur près du cœur. Elle ne doit pas perdre de temps pour l’enlever. Ruchard émet une réserve. Il n’est pas certain de pouvoir autoriser qu’elle se charge de cette intervention. Cristina en profite pour proposer de le faire à sa place. Teddy n’est pas du tout d’accord. Cette opération est extrêmement délicate. Cristina rappelle qu’elle en pratiqué une du même type, en solo, le mois passé. Elle a cassé la baraque. C’est Teddy elle-même qui l’a dit. Voila la solution, claironne Richard. Cristina pratiquera l’intervention sous la supervision de Teddy. Et pas question de discuter sa décision, dit-il à Teddy qui s’apprêtait à se rebeller. Une fois qu’il est parti, Cristina se justifie auprès de sa supérieure. Richard allait lui interdire d’aller au bloc. Au moins, de cette façon, elle pourra y être. Tout le monde y trouve son compte.

    La fête prénatale bat son plein. Callie est toute heureuse d’être entourée et de recevoir des cadeaux. Arizona regarde tout ça de loin. Mark lui dit de ne pas se sentir mal. C’est normal qu’il sache mieux qu’elle ce dont Callie a envie. Il la connait depuis plus longtemps. Il sait qu’elle aime les traditions. Elle est catholique. Toute cette histoire d’enfant né hors des liens du mariage, avec trois parents, c’est beaucoup à encaisser pour elle. Voila pourquoi il a voulu qu’elle ait la plus grande, la plus belle fête. Exaspérée, Arizona lui demande de la fermer. Qu’il cesse de faire comme s’il était celui qui connait le mieux Callie. Et qu’il arrête de la regarder comme un monstre parce qu’elle trouve que ce genre de fête est rasoir. Toutes les femmes qui ont eu une amie enceinte pensent comme elle. C’est comme les cérémonies de mariage. Les demoiselles d’honneur ont toujours envie d’étrangler la mariée. C’est presque une règle. La seule personne qui n’agit pas normalement ici, c’est lui qui fait semblant d’aimer ça. Callie demande à son amie de se joindre au groupe. Arizona décline l’invitation. Callie insiste. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas enceinte qu’elle ne peut pas jouer. Avec un grand sourire, Mark tend un ballon à Arizona. Il faut y aller. C’est ce que la mariée veut. A contrecœur, Arizona glisse le ballon sous sa blouse, pour simuler un ventre de femme enceinte, et rejoint sa compagne, sous l’œil ironique de Mark.

    Il retrouve Lexie qui est en train de coller des dessins sur une feuille de papier. Il la remercie d’être venue. Il sait que la situation est délicate. Mal à l’aise, elle prétend que non. En fait, elle est heureuse pour lui. De toute façon, elle voit quelqu’un d’autre. Mark encaisse difficilement le coup. Oh vraiment ? C’est bien pour elle. Les sourires sont forcés. Est-ce qu’il connait l’’heureux élu ? Lexie ne répond pas. Elle préfère s’en aller.

    Alex passe devant les tables où sont déposés les plateaux de friandises et de zakouskis. Il en glisse quelques-uns dans sa poche. Lucy qui a remarqué son manège, le rejoint. Elle sait que l’hôpital le paie mal mais en est-il réduit à de telles extrémités ? Il se justifie par le fait que désormais, il habite seul. Il n’a pas le temps de faire des courses. Il est surpris qu’avec tous les gens présents dans la pièce, ce soit avec lui qu’elle ait envie de parler. Il est certain que ça veut dire qu’il lui plait. Elle prétend le contraire. Si elle est venue près de lui, c’est parce qu’elle voulait manger quelque chose. Il était sur son chemin. Il ne la croit pas. Il sait qu’elle le trouve charmant et diablement sexy. Elle préfère s’en aller plutôt que de continuer cette conversation.

    Lexie est assise avec sa sœur, Cristina et April. En même temps qu’elles décorent des bodies, elles parlent de Stark. Lexie est persuadée qu’il est gay. Meredith voudrait savoir pourquoi, dans ce cas, il a demandé à April de sortir avec lui. Ça ne veut rien dire pour Lexie. Aucun homme hétéro n’accepterait d’attendre tout un mois avant de tenter quelque chose. Cristina pense que c’est peut-être parce qu’il a de l’herpès. Ce n’est pas ça qui va arrêter un mec, affirme Alex qui est venu s’asseoir à la table. Il vote pour le gay. D’ailleurs ça l’arrangerait que Stark ait le béguin pour lui. Ça lui permettrait d’assister à ses meilleures interventions, comme d’autres, ajoute-t-il en regardant April. Celle s’exprime enfin : Stark n’est pas gay, il n’a pas d’herpès et elle ne l’utilise pas pour avoir de meilleures interventions. Ils ne font que discuter. C’est quelqu’un de vraiment intéressant quand on le connait mieux. Voila pourquoi elle va enlever sa culotte pour lui ce soir, ironise Alex. Cette révélation intéresse au plus haut point ses camarades à qui il apprend que Stark a invité April à venir chez lui, pour regarder "Tant qu'il y aura des hommes" à la télévision. Cristina lui donne raison. La culotte va tomber ce soir. April dément. Meredith a des doutes. Un film chez Stark ? Ça veut dire qu’on va enlever sa culotte. Il y en a une qui va perdre sa virginité, renchérit Cristina. Et avec un homme plus âgé, précise Lexie, qui se déclare très impressionnée. April en a assez. Elle éructe qu’il est hors de question qu’elle retire sa culotte pour Stark. Elle a crié tellement fort que les occupantes des tables avoisinantes l’ont entendue et se sont retournées sur elle avec un sourire moqueur. Gênée, elle baisse la tête. Cristina remarque la façon horrible dont Meredith est en train de décorer un body. Lexie demande à sa sœur si elle est toujours aveugle. Meredith aime ce qu’elle a fait. C’est de l’art abstrait. Alex montre son œuvre : un body peinturluré en bleu, comme une blouse de chirurgien. Jackson vient se pencher sur l’épaule de Lexie pour lui parler à l’oreille. Elle se lève en disant un peu trop fort pour que ça soit naturel qu’elle est d’accord pour donner une consultation. Ils s’éloignent, Jackson tenant Lexie par la taille, tandis qu’April leur crie qu’ils ne trompent personne. Mark suit le couple du regard. Il semble en avoir perdu le souffle.

    Richard vient frapper à la porte du bureau où travaille Derek. Il a besoin d’une faveur. Il s’apprête à demander une dérogation à l’Agence Fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Il aimerait que Derek appelle la personne qui l’a aidé pour son essai clinique, pour voir s’il pourrait appuyer sa demande. Derek promet de le faire. Mais il n’est pas certain d’être plus influent que Richard, qui est le chef de la chirurgie. Il y a toujours un moyen, selon Richard. Ils le savent tous les deux. Derek comprend l’allusion. Il répète qu’il ne prendra pas Adèle dans son essai. Il a pourtant cherché une solution toute la journée. Comme Richard lui demande de continuer, il l’accuse de ne pas vouloir entendre ce qu’il lui dit. Il adore Adèle mais il refuse de retirer un patient de la liste d’attendre pour la mettre, elle. Cela pourrait compromettre tout son essai. L’Agence pourrait les mettre à l’index. Bailey, qui est entrée dans la pièce sans qu’ils s’en rendent compte, entend Richard crier qu’Adèle n’a plus d’avenir sans ça. Ne voulant pas se montrer plus indiscrète, elle signale sa présence. Elle s’excuse de les interrompre mais l’état de Clara requiert que Richard vienne au plus vite. Il la suit tandis que Derek soupire en passant sa main sur son front.

    Richard et Bailey entrent dans la chambre de Clara alors que Jackson est en train de l’ausculter. Il leur annonce que le taux de sucre s’est effondré. Clara est inconsciente. Bailey explique à Sean, très inquiet, que sa femme est tombée dans un coma hypoglycémique. Son taux de sucre est tombé trop vite. De ce fait, son cerveau n’a plus assez pour se nourrir. Le moniteur commence à sonner. Jackson déclare que les constantes sont en train de s’effondrer. Il faut intuber. Richard explique au mari qu’il n’y a plus de temps à perdre pour pratiquer l’intervention. Mais pour cela, ils ont besoin de son autorisation. Bailey le regarde avec stupéfaction. Evidemment, Sean donne son accord. Richard entraine Bailey à l’extérieur de la chambre. Il compte sur elle pour réserver une salle d’opération. A mi-voix, elle lui rappelle qu’il n’a pas obtenu l’autorisation de l’Agence. Il le sait mais il sait aussi que la patiente mourra si elle n’est pas opérée. Alors plus de temps à perdre. Il faut aller au bloc. 

    Henry ne comprend pas pourquoi c’est Cristina qui va l’opérer, et pas Teddy. Celle-ci lui explique que l’hôpital ne permet pas aux médecins d’opérer les membres de leur famille et, même s’ils ne sont pas réellement mariés, ils sont techniquement liés. Henry peut comprendre cette position. Car en effet, comment rester objectif quand les sentiments entrent en jeu ? Il lui demande s’il doit se sentir flatté qu’elle ne l’opère pas. Elle élude la question. Cristina est un excellent médecin. De toute façon, elle sera là pour superviser l’intervention. Elle part précipitamment. Avec un petit sourire, Henry demande à Cristina si, comme lui, elle pense que Teddy a le béguin pour lui. Au tour de Cristina d’éluder. Est-ce qu’il veut bien lui tendre son bras ? Henry a un petit sourire très satisfait.

    Lucy profite de la fête prénatale pour interroger Meredith sur Alex. Elle sait qu’ils sont amis. Ça la surprend d’ailleurs. Meredith ne semble pas être le genre de fille qui apprécie les hommes de Neandertal. Alors elle voudrait comprendre. Est-ce qu’elle raterait quelque chose ? Effectivement, beaucoup de choses, répond Meredith. Alex est sorti avec une fille qui est devenue cinglée. Après, sa femme a failli mourir et elle l’a quitté. Ensuite, il y a eu la fusillade et il a presque failli se vider de son sang dans un ascenseur. Il a traversé beaucoup d’épreuves. Alors, le truc de Neandertal, c’est juste une comédie… très bien jouée d’ailleurs. Elle part, laissant Lucy, songeuse et émue. 

    Bailey, Richard et Jackson sont en train d’opérer Clara. Ils sont prêts à poser l’implant avec les cellules. Richard interroge une infirmière qui a son oreille collée à un téléphone. Est-ce que l’Agence a enfin donné son consentement ? Elle secoue la tête. Bailey estime qu’ils devraient attendre. Richard refuse. Plus ils attendront plus, l’état de Clara empirera. Bailey en est consciente mais elle aimerait être certaine qu’il fait cette intervention pour les bonnes raisons, qu’il ne s’agit pas de prouver certaines choses à Derek. Richard affirme ne se soucier de rien d’autre que de la patiente. Tout en lançant des regards noirs à son assistante, il greffe l’implant.

    Tarik, Meredith et Derek marchent d’un pas vif dans les couloirs de l’hôpital. Tarik, qui semble assez énervé, explique aux médecins qu’il avait laissé son téléphone dans la chambre de sa mère pendant qu’il était allé à la cafétéria. Le téléphone a sonné et comme Sonya a lu le nom de Gavin sur l’écran, elle a décroché. Il supplie les médecins de ne pas accepter la décision qu’elle a prise. Meredith le rassure. Ils vont lui parler. Ils trouvent Sonya en train de faire sa valise. Derek lui demande ce qui se passe. Elle lui annonce qu’elle ne participera pas à l’essai clinique. Elle est désolée de lui avoir fait perdre son temps. Comme son fils la supplie d’écouter les médecins, elle répond qu’elle n’a pas à le faire. Elle va rentrer chez elle et lui va repartir à Londres. C’est fini. Derek lui fait remarquer qu’elle a été choisie parmi des centaines de candidats et, même s’il ne peut rien lui garantir, il pense que l’intervention pourrait l’aider. Si elle renonce, elle n’aura pas d’autre opportunité. Elle est désolée mais elle a pris sa décision. Elle veut être retirée de la liste. Tarik pense que ça doit être la maladie qui lui fait dire ça. Il implore Derek de ne pas en tenir compte. Pour prouver qu’elle a toute sa lucidité, Sonya décline son identité, ainsi que celle de ses parents. Elle donne aussi son adresse. Elle rappelle qu’elle a passé le dernier Thanksgiving chez les Simmons, mais trois années plus tôt, elle était à Londres, avec Gavin qui n’est pas celui qui a rompu. C’est Tarik qui a rompu, la semaine dernière, quand il a su qu’elle était admise dans l’essai. Elle est très fière du geste qu’a eu son fils. Ça veut dire qu’elle a réussi à faire de lui un bon fils. Mais maintenant, il doit repartir à Londres pour retrouver Gavin. Derek et Meredith comprennent qu’elle ne reviendra pas sur sa décision.

    Cristina annonce qu’elle est prête à retirer la tumeur d’Henry. Teddy lui conseille d’y aller lentement et prudemment, pour ne pas perturber le cœur. Cristina l’écoute d’une oreille, persuadée d’avoir la situation bien en main. La tumeur a peine retirée, le moniteur se met à sonner. Teddy demande à Cristina ce qu’elle a fait. Elle n’en sait rien. Teddy lui demande de se presser. Y a-t-il encore un morceau de tumeur ? Cristina ne répond pas, trop occupée à résoudre le problème. Paniquée, Teddy lui ordonne de répondre directement. Elle vient se mettre derrière elle. A-t-elle besoin de son aide. Cristina rétorque qu’elle a juste besoin qu’elle se taise et qu’elle cesse d’agir comme une épouse terrifiée. Enfin, elle arrive à retirer le bout de la tumeur qui restait. Le moniteur reprend un rythme normal. Cristina présente ses excuses à Teddy. Elle ne voulait pas… Teddy l’interrompt. Tout va bien. C’est juste que… Elle se tait un instant puis remercie Cristina.

    Derek rattrape Richard qui vient de sortir du bloc. Le chef lui annonce avec satisfaction qu’il vient de réaliser sa première intervention dans le cadre de son essai, et ça sans l’autorisation de l’Agence. Alors peut-être bien qu’on va lui retirer sa licence ou bien qu’il sera mis sur liste noire. Mais il s’en moque parce qu’il a sauvé une vie. Derek le retient alors qu’il va s’éloigner. Quelqu’un vient de quitter son essai Alzheimer. Le large sourire que Richard affichait s’évanouit.

    Adèle est dans le bureau de son mari. Alors c’est pour ça qu’il lui a demandé de venir ? Pour lui faire passer encore d’autres examens ? Il assure qu’il ne s’agit que de répondre à quelques questions, pour voir si elle correspond aux critères exigés par l’essai de Derek. Elle ne voit pas ce que ça va changer. Elle ne va pas laisser Derek forer des trous dans son crâne sans raison. Richard tente de la convaincre en lui expliquant qu’il vient de faire une intervention sans autorisation. S’il l’a fait, c’est parce qu’il savait qu’il n’y avait plus de temps à perdre pour la patiente. Sinon, elle aurait pu mourir. Adèle est dans le même cas. Elle a la maladie d’Alzheimer. Il ne faut plus attendre pour la soigner. Tout ce qu’il veut, c’est qu’elle passe le test. Qu’elle le fasse au moins pour lui. Elle accepte. Elle va passer ce test et le réussir. Ainsi il verra qu’elle va bien, qu’elle est en bonne santé et qu’ils vont pouvoir vieillir ensemble, comme ils l’ont toujours prévu. 

    La fête de Callie est terminée. Arizona et Mark mettent la salle en ordre. Mark tient dans ses mains le body que Meredith a décoré. Il aimerait savoir ce que ça représente : une boule d’herbe sèche comme on en voit dans le désert ou un ouragan ? Arizona n’en a que faire. Elle fouille la poubelle pour retrouver la liste des cadeaux afin de savoir qui a offert quoi. Elle ne veut pas que les gens puissent penser qu’ils sont le genre de personnes qui écrivent des remerciements vagues et impersonnels. Callie arrive et demande ce qui se passe. Mark lui répond qu’Arizona recherche les listes des cadeaux. L’intéressée le prend très mal. Oui, elle sait, elle a perdu la liste. Bravo ! Il est une meilleure femme qu’elle ne l’est. Callie leur suggère de se calmer. Cette liste n’est pas si importante. Elle demande à Mark de les laisser seules quelques instants. Il est contrarié. C’est Arizona qui a perdu la liste, pas lui. Il sort néanmoins, permettant ainsi à Callie d’offrir un cadeau à Arizona. Celle-ci est embêtée. Elle n’a pas prévu aucun cadeau. Callie ne s’en formalise pas. Elle a déjà eu sa fête. Elle tend une enveloppe à son amie. Elle contient un bon pour un week-end à deux dans une auberge de la région. Arizona lui rappelle qu’elles ont toutes deux des patients. Callie lui fait remarquer qu’elle est en train de faire un geste vers elle, pour ramener la paix dans leur couple, parce qu’elle est consciente qu’elle peut se montrer agaçante. Mais elle veut avoir un enfant depuis qu’elle a 4 ans, quand ses parents lui avaient offert pour la Noël une poupée qui chiait dans sa culotte. Ce bébé qu’elle porte, c’est son rêve qui se réalise et elle en éprouve un bonheur incommensurable. Alors elle veut remercier son amie de lui permettre un tel bonheur en l’emmenant pour le week-end dans cette auberge. Arizona accepte avec un baiser.

    Meredith fait passer le test à Adèle. Qu’a-t-elle fait pour Thanksgiving l’année dernière ? Rien, répond Adèle. Avec Richard, ils sont restés chez eux. Ils ont commandé des plats chinois et c’était une soirée adorable. Derrière elle, Richard approuve d’un signe de tête. Meredith invite ensuite Adèle à compter à rebours, à partir de 100 en soustrayant à chaque fois 7. 100, 93, 86…

    April informe Stark des soins qu’elle et Alex ont apportés à leurs jeunes patients. Il se montre impressionné par tout ce qu’elle a fait. April a l’honnêteté de préciser que c’est Alex qui a effectué le plus de travail. Oh c’est bon à savoir, réplique Stark. Maintenant, il va devoir vérifier que tout a été fait correctement. En l’appelant par son prénom, April l’invite à se contenter de dire merci. Stark le fait du bout des lèvres, avant de demander à Alex de s’en aller. April réalise ce quelle vient de faire. Elle s’en excuse. Il estime que ce n’est pas nécessaire. Elle reste mortifiée. Elle s’est comportée de façon très peu professionnelle. Elle ne le fera plus jamais, c’est promis. Il l’arrête. Ce n’est pas un problème. Il a aimé qu’elle l’appelle par son prénom. Gênée, April bafouille qu’elle ne va pas pouvoir diner avec lui. Le nouveau chef des résidents va bientôt être choisi et tout le monde est aux taquets. Elle ferait mieux de rester et de travailler jusqu’à pas d’heure. Stark devine que ce n’est que faux prétexte. Mais il comprend. Il y a la différence d’âge et le fait qu’ils travaillent ensemble, sans parler du fait qu’elle est très belle. Mais il espérait qu’elle n’éprouverait pas le besoin d’utiliser le travail comme excuse pour refuser de passer du temps avec lui. Elle proteste. Ce n’était pas le cas. Elle aime passer du temps avec lui, vraiment beaucoup. Elle veut juste être sûre qu’il ne croit pas qu’elle voit en lui plus qu’un ami, parce que ce n’est pas le cas. Stark ne cache pas qu’il est désappointé. Il n’a jamais voulu qu’elle ne soit qu’une amie. Il s’en va après lui avoir souhaité de passer une bonne nuit.

    Derek annonce à Adèle les résultats du test que lui a fait passer Meredith. Elle ne devait pas dépasser un score de 26 points pour répondre aux critères de l’essai. Or elle est au-dessus. Adèle sourit de soulagement. Richard se rend compte en voyant la mine sombre de Derek et Meredith qu’il y a quelque chose d’autre. Il interroge son titulaire. Celui-ci commence par dire que ce n’est pas très important. Richard le presse de parler. Derek finit par révéler que le score est de 27 points. Richard s’insurge. Envisage-t-il de refuser l’admission de sa femme pour un seul point ? Derek est désolé. Adèle ne voit pas pourquoi. C’est très bien. Ça veut dire qu’elle a réussi le test, qu’elle n’est pas malade. Elle le savait. Richard est bien obligé de la ramener à la triste réalité. Ce score de 27 points ne veut pas dire qu’elle n’a pas Alzheimer. Cela veut seulement dire que la maladie n’est pas à un stade suffisamment avancé pour lui permettre de faire partie du programme de Derek. Adèle ne comprend pas. Puisque Derek a dit qu’elle avait réussi le test ! Elle a réussi. Elle prend Meredith à témoin. Ça veut dire qu’elle va bien, n’est-ce pas ? La jeune femme lui fait remarquer tristement que lorsqu’elle lui a demandé de répéter les trois mots, elle a dit piscine au lieu de cuiller. Adèle lève les yeux au ciel avec un petit sourire. Meredith continue. Quand elle lui a montré son stéthoscope et qu’elle lui a demandé comment ça s’appelait, il lui a fallu un bon moment avant de trouver le mot. Et quand elle lui a demandé où elle avait passé sa lune de miel, elle a répondu à Hawaï. Mais en fait, elle est restée à Seattle, parce qu’à l’époque Richard était étudiant en médecine et qu’il devait travailler. Totalement dans le déni, Adèle hoche la tête. Meredith n’est qu’une résidente après tout. Elle ne sait rien. Et Richard, et Derek, que peuvent-ils savoir ? Ils passent leur vie dans cet hôpital, cernés par la maladie, au milieu de gens malades. Ils voient des malades partout en fait. Bon, d’accord, elle a mal répondu à quelques questions. Et alors ? C’est normal d’oublier des choses à son âge. Elle se tourne vers son mari pour lui faire remarquer que parfois, il n’arrive même pas à se souvenir de l’endroit où il a garé sa voiture, quand ils vont au cinéma, et pourtant personne ne lui dit qu’il a… Elle se met à pleurer. Ce n’est pas juste. Ils ont enfin réussi à être heureux ensemble. Ils s’‘aiment enfin de la façon dont ils auraient dû s’aimer depuis le début. Et maintenant ! Ce n’est pas juste. Emu par ce discours, Derek regarde Meredith qui reste imperturbable, bien qu’émue elle aussi. Richard est au bord des larmes. Adèle lui demande de ne pas la regarder comme il le fait, comme si elle était une épave. Elle est toujours là. C’est bien elle. Peut-être que ce ne sera plus le cas très longtemps mais là, elle est toujours elle. Elle sanglote maintenant pour avouer qu’elle est terrifiée. Richard la prend dans ses bras. Il tente de la rassurer. Il est là. Il ne la laissera pas tomber.

    Un peu plus tard, Bailey vient dans son bureau pour lui annoncer qu’ils ont pu retirer l’intubation de Clara. Ses constantes sont bonnes et son taux de glucose est stable. Aucun organe n’a été endommagé. L’opération est une réussite. Tant mieux, dit Richard, parce qu’il vient juste de recevoir l’approbation de l’Agence. Bailey pousse un soupir de soulagement. Jackson arrive en courant. Il passe sa tête dans l’entrebâillement de la porte. Il vient d’apprendre la bonne nouvelle. C’est vrai, n’est-ce pas. Un bon chef des résidents devrait… Bailey lui claque la porte au nez. Elle dit à Richard qu’il est temps qu’il fasse son choix. Alex vit dans une caravane installée sur le parking de l’hôpital. Les résidents font le pied de grue devant les toilettes dans l’espoir de lui parler. Richard n’était pas au courant pour Alex. Ça le sidère. Bailey estime que, maintenant que son essai est lancé et qu’il a des problèmes personnels à régler, il devrait confier à quelqu’un d’autre le soin de choisir le nouveau chef des résidents. Il doit déléguer. Richard est d’accord. Comme il suggère qu’elle pourrait s’en charger, elle refuse. C’est elle qui a élevé ces bébés. Richard doit déléguer à quelqu’un d’autre. Elle sort du bureau après l’avoir félicité pour l’intervention.

    Teddy explique à Henry ce qui s’est passé durant son intervention. Elle lui assure que tout va bien aller pour lui maintenant. Il aimerait revenir à ce qu’il lui a dit plus tôt dans la journée, à propos de ses yeux. Ce n’était pas juste l’effet des antidouleurs. Elle lui demande de se taire. Il faut arrêter de flirter avec elle devant ses collègues. Il lui donne raison et il est désolé pour ce qu’il a fait. Quelques secondes plus tard, il se corrige. Non c’est faux. Il n’est pas désolé. Il pensait ce qu’il lui a dit, tout ce qu’il a dit et même plus. Elle comprend. Il veut vivre une belle histoire. Ils se marient pour qu’il ait la vie sauve et ensuite, ils tombent amoureux. Elle trouve ça très romantique, sans parler du fait qu’Henry est intelligent, drôle et beau garçon. Ce serait mentir que de dire que l’idée ne lui a jamais traversé l’esprit. Mais elle ne ressent pas la même chose que lui. Cette histoire, ce n’est pas la réalité. C’est juste une belle histoire. Il ne voit pas ce qu’il y a de mal à vouloir une belle histoire. A nouveau, elle évite la conversation et sort précipitamment.

    Meredith retrouve Derek dans son bureau. Elle voudrait savoir s’il a déjà eu des nouvelles du patient qui était sur liste d’attente. Il avoue ne pas l’avoir encore appelé. Peut-être que Richard a raison. Il ne s’agit que d’un seul point. Oui mais c’est un point qui pourrait ruiner l’essai pour une autre personne qu’ils tentent de sauver, lui fait remarquer Meredith. Elle l’encourage à appeler le patient de la liste. Il s’exécute.

    Eli attend Bailey devant l’hôpital. Il a appris que Carla se portait bien. C’est une bonne nouvelle. Comme il lui donne son tire, Bailey soupire. Pas de ça. Elle est trop fatiguée pour discuter. Il veut seulement qu’elle admette qu’il avait raison pour qu’ils puissent se réconcilier. Elle n’est pas fatiguée à ce point, lui dit-elle. Comme elle veut s’en aller, il lui dit qu’ils ne sont plus dans l’hôpital. À l’intérieur, c’est elle qui est l’homme. C’est ce que veut le protocole. Mais à l’extérieur, l’homme, c’est lui. Il se moque bien qu’elle le traite de Cro-Magnon ou de vieux machin, il ne va pas se priver pour autant de la ramener chez lui, jusque dans son lit pour lui montrer quel genre d’homme il est. Est-ce que ce protocole lui convient ? Elle admet avec réticence que oui. Ils s’embrassent. Il lui donne rendez-vous chez lui dans quinze minutes. Ils partent chacun de leur côté.

    Lucy découvre Alex qui est assis dans l’entrée de sa caravane. Elle se met à rire. Voila donc son nouveau logement. Il lui demande si elle a faim. Il peut lui proposer des cakes au crabe et des sandwiches au concombre. Il n’y avait plus de feuilletés au porc. Elle les a tous mangés pendant la fête. Elle lui demande une bière. Il lui tend une bouteille. Elle vient s’installer en face de lui. Alors voila quel était son plan. Attendre sur le perron de sa caravane qu’elle vienne ? Il feint de ne pas comprendre. Elle sourit. Inutile de nier qu’il attendait qu’elle passe par là. Parce qu’il la trouve charmante et sexy. Il proteste. Quoi ? Pas du tout ! Elle rit. Ph que si ! Et s’il bafouille, c’est parce qu’il est intimidé. Ce qui explique d’ailleurs, selon elle, pourquoi il n’a rien tenté depuis tout ce temps. Ce qui va l’obliger à faire ça. Elle vient s’asseoir à côté de lui pour l’embrasser. Alors est-ce qu’elle avait raison ? Pour toute réponse Alex lui donne un autre baiser.

    April arrive dans le salon avec un grand bol de popcorn pour s’installer devant la télévision. Malheureusement le divan est déjà occupé par Jackson et Lexie qui s’embrassent fougueusement. Enervée, elle les bouscule pour se faire un peu de place. Jackson lu demande si elle est folle. Pas du tout. Mais si elle était à leur place et qu’elle avait une personne à aimer, elle voudrait le faire en privé, dans une chambre par exemple, là où il y a une porte qui se ferme à clef. Elle allume la télévision. Comme ses deux camarades font mine de recommencer à s’embrasser, elle augmente le son. Lexie propose alors à son ami d’aller en haut. Ils laissent le canapé à April qui va regarder "Tant qu’il y aura des hommes".

    Owen rentre chez lui. Cristina a commandé une pizza pour leur diner. C’est pour fêter l’intervention qu’elle a réussie d’une main de maitre. Si le chef ne la choisit pas comme chef des résidents, c’est qu’il est idiot. C’est le moment qu’Owen choisit pour lui annoncer que Richard vient juste de lui demander de choisir pour lui le chef des résidents. Cristina ne se sent plus de joie. Mais c’est génial ! Il va pouvoir… Tout à coup, elle change d’expression. Merde, ça craint ! Il ne va pas pouvoir la choisir. Sinon tout le monde dira qu’il l’a prise parce qu’elle est sa femme. Elle se met à crier de désespoir. Mais comment peut-il manger après ça ? Ce n’est pas juste. Non, non, non….

    Le matin se lève sur Seattle. Derek et Meredith se réveillent. Il roule sur elle pour l’embrasser

    Callie et Arizona sont dans la voiture, en route pour leur week-end. C’est Arizona qui conduit. Le portable de Calie sonne. Elles devinent que c’est un message de Mark. Arizona fait remarquer qu’elles en sont parties que depuis dix minutes. Qu’est-ce qu’il peut bien vouloir déjà ? Callie lit le texto. Aie. Ce n’est pas bon. Vraiment pas. Il vient de découvrir que Lexie sortait avec Jackson et il panique. Comme elle s’apprête à composer son numéro, Arizona lui arrache le portable des mains pour le jeter sur la banquette arrière. Ça suffit maintenant. Ce week-end leur appartient. Il ne s’agit que d’elles. Mais la première chose que Callie veut faire, c’est de parler à Mark. Puisqu’elle le prend comme ça… Callie défait sa ceinture de sécurité pour aller récupérer son portable à l’arrière. Elle va parler à Mark, qu’Arizona soit d’accord ou pas. Arizona qui ne fait plus du tout attention à la route, lui interdit de prendre ce téléphone. Callie le fait pourtant. Tout ça n’est que pure jalousie. Arizona est jalouse de Mark ! Arizona estime qu’on ne peut pas le lui reprocher. C’est lui qui est le plus proche de Callie, de sa partie hétéro, de sa partie catholique, de la fille qui aime les fêtes prénatales. Elle, elle ne connait que la partie gay de sa personnalité, ce qui doit faire environ vingt minutes par nuit, et encore plus maintenant, depuis que Callie a décrété qu’elle était trop grosse pour qu’elle puisse la toucher. Calie s’emporte. Elle fait tout ce qu’elle peut pour rendre son amie heureuse, et pour que Mark le soit aussi, et de même que le petit être humain qu’elle porte. Pour être honnête, elle ne voit pas ce qu’elle pourrait faire de plus. Si Arizona peut lui donner la solution, qu’elle n’hésite pas. Quoi que ce soit, elle le fera, si ça peut la rendre heureuse. Après quelques secondes de silence, Arizona se tourne vers Callie. Epouse-moi, lâche-t-elle. Callie se met à rire. Quoi ? Arizona affirme être sincère. Elle aime vraiment son amie, plus que tout. Mais elle veut plus que ça. Elle veut s’engager. Elle veut des alliances. Sans plus du tout regarder la route, elle reste les yeux fixés sur Callie et répète sa question. Callie est abasourdie. Hébétée, elle tourne la tête vers la route et retient son souffle. Arizona l’imite. C’est l’accident.

     

    Voix off : C’est le dilemme de tous les médecins. Faut-il jouer la sécurité et suivre le protocole ? Ou prendre des risques et inventer un nouveau protocole ? Le risque peut être récompensé. Il peut aussi y avoir des conséquences. Il faut se rebeller contre le système de temps à autre. Miser gros. Et quand on obtient les résultats qu’on voulait ? Il n’y a pas de meilleure sensation au monde. Mais quand on ne les obtient pas ?


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