• Episode 7.19 : It's a Long Way Back

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    Titre français : Guérir, ensemble

    Scénariste : William Harper

    Réalisateur : Steve Robin

    Diffusion États-Unis : 28 avril 2011 sur ABC

    Diffusion France : 15 février 2012 sur TF1

     

    Voix off : Après un traumatisme, votre corps est ce qu’il y a de plus vulnérable. Le délai d’intervention est décisif. Alors, vous êtes soudain entouré par des gens. Docteurs, infirmières, spécialistes, techniciens. La chirurgie est une équipe de sport. Tout le monde pousse vers la ligne d'arrivée, pour vous remettre sur pied. Mais la chirurgie est un traumatisme physique et moral. Et une fois que c'est fini, la vraie guérison commence. On appelle cela le rétablissement. La convalescence n'est pas un sport d’équipe. C'est une course de fond en solitaire. C'est long, éreintant et incroyablement solitaire.

     

    La première image nous montre la petite Sofia Robbin Sloan Torres, âgée d’une semaine et pesant à peine plus de 500 gr. Elle se trouve dans l’unité de néonatalité et est reliée à toutes sortes d’appareils qui l’aident à survivre. On la voit bouger légèrement la main.

    Au même moment, sa mère fait des efforts surhumains pour récupérer l’usage de sa main gauche. Elle est encouragée par Cristina, Bailey et bien entendu Arizona. Les trois femmes sont enchantées des résultats obtenus au contraire de l’intéressée pour qui cela n’est pas suffisant. Arizona lui fait remarquer qu’ouvrir la main pour étirer ses doigts était le but du jour. Il est atteint. Quant à Bailey, elle lui rappelle qu’elles se sont fixé de petits objectifs. Mark entre comme une flèche dans la chambre. Il est là pour faire un rapport sur Sofia. Arizona comptait justement aller lui rendre visite. Elle sort de la chambre. Mark tient dans la main un petit écran qui permet à Callie de voir sa fille. L’heureux papa lui décrit tous les progrès faits par le bébé. Elle bouge le bras comme si elle voulait faire un signe de la main. Elle n’arrive pas encore à ouvrir les yeux mais par contre, elle n’a fait qu’une apnée cette nuit. Et grande nouvelle, son hémorragie cérébrale est toujours au stade 1. Callie s’extasie. On dirait bien que Sofia a pris un peu de poids. N’est-ce pas ? demande-t-elle aussitôt avec inquiétude. Bailey invite à Mark de s’en aller pour qu’elle puise examiner la cicatrice de Callie. Avant de sortir, il demande à son amie comment elle se sent. Il est impressionné d’apprendre qu’elle a déjà réussi à ouvrir complètement sa main. Callie regarde Bailey avec un grand sourire et lui demande si elle pourra voir sa fille aujourd’hui. Bailey, qui vient de découvrir le ventre de son amie, lequel est barré d’une grande cicatrice rouge, est au regret de devoir refuser. Tant que Callie ne pourra pas se déplacer et que l’infection ne sera pas complètement guérie, elle ne pourra pas rendre visite à sa fille. Par ailleurs, celle-ci ne peut pas encore quitter l’unité néonat. Bailey insiste sur le fait que si elle le pouvait, elle ferait tout pour réunir mère et fille. Callie tourne la tête. Bailey sort de la chambre en demandant à Cristina de convaincre Callie de la sincérité de ses dires. Cristina répète donc ce que leur supérieure vient de dire. Callie lève son bras et montre sa main à Cristina. Celle-ci lui demande si elle est en train de lui faire un doigt d’honneur. Comme Callie le confirme, Cristina la félicite avec le sourire. Bon travail ! Callie sourit.  

    Owen et Alex sont au chevet d’une vieille dame, Mme Pulcher, à qui Owen demande avec insistance d’arrêter de fumer. Alex fait remarquer à la patiente que son infection a empiré. Elle s’emporte. Cette infection est de leur seule faute. Elle n’en avait pas avant qu’ils ne l’opèrent. En plus, ils n’ont même pas réussi leur coup. Owen s’excuse mais le cancer des poumons dont elle souffre en est arrivé à un tel point qu’ils n’auraient pas pu… Elle lui coupe la parole. Quand elle pense qu’elle a les moyens d’aller dans n’importe quel hôpital du monde et qu’il a fallu qu’elle vienne dans cette merdique usine de troisième ordre ! Elle aimerait savoir quand elle va pouvoir partir. Cela fait trois semaines qu’elle est là. On n’est pas à Guantanamo ! Alex se penche à l’oreille d’Owen pour le supplier de laisser sortir cette patiente. Il est prêt à le payer pour ça. Owen annonce à Mme Pulcher qu’il n’y a plus rien qu’ils puissent faire pour elle, puisqu’elle ne se montre pas disposée à faire des efforts. Continuer à fumer… A nouveau, elle l’interrompt. S’il elle voulait quelqu’un pour lui faire la leçon à ce sujet, elle irait déterrer son mari. Elle veut s’en aller, un point c’est tout. Sinon, elle les poursuivra en justice. Owen accepte, à condition que les quelques examens qu’elle doit encore passer prouvent que son taux de globules blancs est remonté à un niveau acceptable. Elle veut qu’il lui donne un chiffre. Pour le moment, elle est à 0,8. Il aimerait qu’elle atteigne un peu plus de 2. Elle commence à marchander. Non, 1. Il lui fait remarquer qu’il n’est pas question de négocier. Elle n’est pas d’accord. Tout se négocie dans la vie. Elle lui met le marché en main. Si elle atteint le niveau de 1,5, il la laissera sortir. Et qu’il lui apporte donc un fauteuil roulant ! Parce que si elle doit attendre dans ce trou, il faut qu’elle fume ! Elle prend son paquet de cigarettes sur la tablette et défie les deux médecins du regard. Owen sort après avoir donné une tape d’encouragement sur l’épaule d’Alex.

    April veut remettre au Dr Stark un document reprenant quelques modifications qu’elle a apportées au protocole concernant les interventions chirurgicales en unité néonat. Il part sans lui avoir répondu. Elle est dépitée de le voir agir comme un enfant. Meredith se moque gentiment d’elle. Elle a brisé le cœur du pédiatre alors que tout le monde croyait qu’il n’en avait pas. C’est très impressionnant. April estime que c’est plutôt gênant parce qu’elle a absolument besoin de la signature de Stark. Elle part le rejoindre.

    Richard vient saluer Meredith. En voyant les dossiers qu’elle tient en main, il devine qu’il s’agit d’un nouveau patient pour l’essai Alzheimer. Elle confirme. Mal à l’aise, elle lui demande où il en est dans son essai sur le diabète. A-t-il trouvé le résident qui va l’assister ? En effet, il s’agit de Jackson. Elle se décide enfin à lui demander des nouvelles d’Adèle. Tout en retirant son manteau, il assure que sa femme va bien, avant de partir précipitamment. Meredith remarque alors qu’un post-it est tombé de sa poche. Elle court pour le ramasser mais lorsqu’elle veut le rendre, Richard est déjà trop loin. Elle ne peut s’empêcher de lire ce qui est indiqué sur le papier et soupire en regardant avec désolation dans la direction qu’a prise le Chef.

    Alex trouve Arizona en train d’examiner les clichés de scanner d’un enfant. Il comprend directement que son état est désastreux. La pédiatre confirme. Ce patient souffre de cinq problèmes différents au cœur et à l’abdomen. Elle est supposée l’opérer la semaine prochaine. Lorsqu’Alex lui demande s’il peut participer à l’intervention, elle lui répond que pour cela, ils devraient partir en Afrique. Elle est censée y aller mais maintenant elle a elle-même une petite fille en piteux état et une fiancée aux soins intensifs. Alex lui suggère de faire venir le patient. Elle a essayé mais il ne peut pas imaginer toute la paperasserie qu’il faut faire et l’argent à rassembler. De plus, il y a beaucoup d’enfants dans le même cas et ce qu’elle ferait pour lui, elle voudrait le faire aussi pour les autres. Alors elle essaie de trouver quelqu’un qui va aider ces petits patients sur place, parce qu’elle a fait une promesse. 

    Cristina examine la cicatrice de Callie. Elle trouve qu’elle guérit plutôt bien. Peut-être que dans quelques jours, Callie pourra essayer de s’asseoir. Son amie veut essayer directement. Cristina ne veut pas en entendre parler. Cela ne sert à rien de précipiter les choses. Callie lui demande ce qu’elle fait là. N’y a-t-il donc pas un cœur qu’elle pourrait découper ? Cristina lui apprend qu’elle a eu un différent avec Teddy au sujet de son intervention. Alors elles ont pris un peu leurs distances. Lorsque Cristina lui demande si elle a besoin de quelque chose, Callie lui répond qu’elle a besoin de voir son bébé. Devant le regard triste de son amie, Cristina soupire. La petite est pleine de tubes et de fils. Elle ressemble plus à un poulet sans plumes ni bec qu’à un bébé. Elle pense que Callie devrait attendre que l’enfant soit plus mignonne à regarder. Callie l’accuse d’être la pire des marraines au monde. C’est elle qui l’a voulu, réplique Cristina. April entre en courant dans la chambre. Sofia a ouvert les yeux ! Ils sont si beaux. D’ailleurs elle a les mêmes yeux que sa mère. April se désole. Elle aurait dû prendre une photo pour prouver ses dires. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ? Elle remarque alors que Callie pleure et se confond en excuses. Furieuse, Cristina la renvoie pour prendre la photo. Callie attrape la barre qui est au-dessus de son lit pour essayer de se redresser. Cristina se précipite pour l’en empêcher. Elle risque de rouvrir ses sutures. Tout en pleurant, Callie lui dit que sa fille lui manque horriblement. Et si jamais Sofia devait mourir, elle n’aurait même pas eu l’occasion de partager un moment avec elle. Elle aurait tout manqué. Cristina tente de la calmer tant bien que mal.  

    Dans une salle d’opération, Derek et Meredith s’apprêtent à intervenir sur leur patient, Ed, dans le cadre de leur essai clinique. Meredith fait remarquer à Derek que la pression sanguine est trop élevée. Le neurochirurgien demande à Ed s’il est nerveux. Le vieil homme avoue que oui. Il a l’impression d’être chez le dentiste, pire encore même. Derek le rassure. Tout sera terminé avant même qu’il ne se rende compte que ça a commencé. Le Dr Grey va forer un trou dans son crâne mais il ne va rien ressentir. Une infirmière entre avec l’enveloppe qui contient le traitement qui sera appliqué. Meredith commence à forer. Ed fait la grimace. Il s’agite. L’anesthésiste se lève en regardant le moniteur qui se met à sonner. Derek demande à Ed de se calmer. Celui-ci répond qu’il en est incapable. Derek demande à sa femme d’arrêter et il commence à enlever l’appareillage qui entoure la tête du patient. Mais il n’en a pas le temps. Ed fait un arrêt. Derek entreprend aussitôt un massage cardiaque. Meredith aimerait comprendre ce qui s’est passé. 

    Malheureusement le patient décède et son corps est emporté. Richard demande des explications à ses deux chirurgiens. Meredith ne comprend pas. Le patient ne s’était jamais plaint de douleurs à la poitrine. Elle lui avait fait passer des examens qui n’avaient rien révélé de suspect à ce niveau. Derek défend sa femme. Ce n’est pas de sa faute. Ed a fait un grave infarctus une fois qu’il aura prévenu la famille du défunt, il appellera la F.D.A. (Food and Drug Administration) et leur fera un rapport officiel. Meredith craint que cela amène l’administration à suspendre l’essai. Pour Derek, cela n’a pas d’importance. De toute façon, c’est lui qui préfère arrêter tant qu’il n’aura pas les résultats de l’autopsie. Il veut savoir pourquoi ils n’ont pas été capables de prévoir ce qui s’est passé. 

    Cristina s’est adressée au Dr Stark afin de permettre à Callie d’avoir enfin un contact avec sa fille. Le pédiatre ne comprend pas. Il lui semblait, d’après ce que Bailey avait dit, que Callie n’était pas encore capable de se déplacer. Cristina ne le nie pas mais elle se demande quand ils pourraient amener le bébé à sa mère. Quand la petite sera capable de respirer par elle-même, qu’elle aura développé un système immunitaire et qu’elle pourra résister aux infections mortelles que sa mère pourrait lui transmettre, réplique le pédiatre. Il veut bien favoriser les liens entre mère et fille mais pas si cela risque de tuer le bébé. Comment Cristina a-t-elle pu lui demander une telle chose ? Il croyait qu’elle était un médecin. Il s’en va. Jackson qui a entendu ces derniers mots, se moque gentiment de Cristina. Ça, ça doit faire mal ! Elle ne relève pas mais lui demande de l’aide. Il fronce les sourcils.

    Meredith rapporte à la pharmacie l’enveloppe qui était destinée au patient n° 122 de l’essai, c’est-à-dire Ed. Elle arrive au moment où la responsable s’apprêtait à rentrer chez elle. Elle lui explique que comme l’enveloppe n’a pas été ouverte, elle pourra servir pour une prochaine fois. La dame compose le code qui permet l’ouverture de la porte. Meredith la regarde faire avant de lui rendre l’enveloppe. Après que cette personne lui ait présenté ses regrets pour ce qui est arrivé au patient, les deux femmes partent chacune de leur côté.

    Henry met un peu d’ordre dans son living lorsque Teddy frappe vigoureusement à sa porte d’Henry en le priant instamment de lui ouvrir. C’est ce qu’il fait en s’excusant pour le désordre. Il pensait qu’elle se contenterait de lui dire par téléphone si son état – il semble grelotter - est normal ou s’il a besoin d’aller à l’hôpital. Elle le fait asseoir dans un fauteuil et lui prend la main, tout en lui demandant s’il a vérifié son taux d’insuline. Oui, il est à 56. Mais il n’a rien de sucré à boire, juste une demi-canette de soda light. Tout à coup, il grimace. S’est-elle regardée ? Elle est magnifique. Elle avait sûrement un rendez-vous et à cause de lui, elle a dû l’interrompre en plein milieu. Elle proteste. En fait, en l’appelant, il l’a sauvée d’un très long rendez-vous avec un homme très ennuyeux. Tout en parlant, elle fouille dans son sac. Le seul point positif de ce rendez-vous est que cela lui a permis de se procurer des cannolis, ce qui est exactement ce dont a besoin une personne qui fait un malaise hypoglycémique. Elle lui tend un paquet. Henry estime que, malgré tout, elle n’aurait pas dû venir chez lui. Elle lui demande de se taire et de manger la pâtisserie. Après avoir avalé une bouchée, il l’interroge sur l’homme avec qui elle sortait. Il se moque quand il apprend qu’il s’appelle Erwin.

    Alex entre dans la chambre de Mme Pulcher au moment où celle-ci allait allumer une cigarette. Il se précipite pour lui confisquer son briquet. Elle lui demande si elle peut s’en aller. Quel est son taux de globules blancs ? Il doit admettre que ce n’est pas bon. Elle se moque de son opinion. Ce qu’elle veut, c’est un chiffre. Il ne prend donc pas de gants pour lui annoncer qu’elle a un taux de 0,6. C’est encore descendu. Elle accuse le coup et se met à tousser. Il est désolé de ne pas avoir une meilleure nouvelle à lui annoncer. En l’insultant, elle lui dit que tout est de sa faute. D’ailleurs, elle n’en peut plus de voir son stupide visage. Elle veut qu’il s’en aille.

    À l’extérieur de la chambre, Owen demande à Alex comment elle a pris la nouvelle. Comme une garce qu’elle est, répond le jeune médecin. Owen lui fait remarquer qu’elle est surtout en train de mourir, toute seule qui plus est. Elle n’a reçu aucune visite. Comme Alex s’apprête à répliquer, il lui conseille de garder ses impressions pour lui. Il va s’en aller quand il se ravise pour l’interroger sur ses projets dans le cadre de la promotion au poste de chef des résidents. A part médire des patients, que compte-t-il faire ? Comme Alex ne comprend pas, il lui explique que tous les autres résidents ont prouvé qu’ils avaient un certain potentiel pour accéder au poste. Meredith et Jackson participent à un essai clinique. April, quant à elle, est en train de restructurer les protocoles chirurgicaux. Mais lui ? Qu’a-t-il à faire valoir ? Des enfants africains, s’écrie Alex. Il a l’intention d’en faire venir une douzaine d’Afrique et de leur faire subir les interventions vitales dont ils ont malheureusement besoin. Owen ne cache pas qu’il trouve ce projet un peu trop ambitieux. Alex réplique avec un petit sourire que c’est ce qu’il est, ambitieux. Owen a l’impression qu’il vient juste d’y penser. En bafouillant, Alex assure que non. C’est juste un projet qu’il a planifié. Owen s’en va après lui avoir promis son aide si besoin. Lexie qui a tout entendu de la conversation, se moque d’Alex. Elle aussi est convaincue que l’idée des enfants africains vient de germer dans son esprit. Il lui demande de la fermer. Ils n’ont pas le temps de se disputer car Cristina arrive au pas de charge. Ils sont prêts ? Très bien alors, allons-y.

    Ils arrivent dans la chambre de Callie. Celle-ci est endormie. Cristina se penche sur elle pour la réveiller. Elle se retourne ensuite vers la porte et fait signe à tous les résidents d’entrer. Ils commencent à installer du matériel sur le lit tandis que Cristina demande à Callie de rester calme. Quelques minutes plus tard, ils sont dans le couloir en train de faire rouler le lit de leur amie. Mais la présence de Bailey les empêche d’aller plus loin. Jackson se dévoue pour détourner son attention. Il va à sa rencontre et se place de façon à ce que, pour lui faire face, elle doive tourner le dos au couloir où vont passer ses amis. Elle s’étonne de ce comportement d’autant plus lorsqu’il lui demande comment s’est passée sa journée. Intriguée, elle lui répond qu’elle aurait dû avoir fini trois heures plus tôt. Elle est fatiguée, il est tard, elle a encore 6 choses à faire avant de partir, sans parler de lui qui la retient. Pendant qu’elle s’énerve, elle ne prête aucune attention au convoi qui se déplace derrière elle jusqu’à arriver dans l’unité des néonat. Le lit de Callie est placé devant la vitre tandis qu’April et Alex revêtent des tenues stériles pour pénétrer dans la chambre. Après avoir relevé les stores, ils déplacent la couveuse contre la vitre, de sorte que Callie puisse enfin découvrir sa fille. Emue, la mère rit à travers ses larmes. Meredith suggère à ses amis de lui laisser un moment d’intimité avec son bébé. Ils s’éloignent. Callie lève la main et la pose contre la vitre tout en parlant à son bébé, lui demandant de ne pas avoir peur. Elle aussi est un peu en bouillie pour le moment. Mais tout ira bien pour elles. La petite tourne légèrement la tête vers sa maman.

    Meredith retrouve Derek dans son bureau. Il lui demande des nouvelles de la veuve de leur patient. Elle lui apprend que ses enfants l’ont ramenée chez elle. Elle n’en revient pas qu’ils leur aient menti en cachant les problèmes cardiaques dont souffrait Ed. Derek estime qu’ils n’ont pas menti. Ils leur ont juste caché les antécédents médicaux du patient, parce qu’ils voulaient à tout prix qu’il soit intégré dans l’essai. Maintenant, en attendant la réponse de la F.D.A., il va réexaminer à la loupe tous les dossiers des candidats. Elle lui demande si c’est ce qu’il est en train de faire. Non, même si cela peut sembler morbide, il cherche quelqu’un qui pourra remplacer Ed, un nouveau patient n° 122. Que pense-t-il d’Adèle Webber ? Il soupire. Il aimerait autant qu’elle aider la femme de Richard mais sa maladie n’est pas à un stade suffisamment avancé que pour lui permettre d’être intégrée dans l’essai. Elle lui tend le post-il tombé de la poche de Richard. Voila qui prouve le contraire. Derek prend le papier et y lit "Je suis Richard. Richard est ton mari".   

    Sofia a maintenant 5 semaines et deux jours. Elle pèse maintenant un peu plus de 1kg. Son petit cœur semble s’emballer.

    Arizona tente de calmer la colère du kinésithérapeute qui s’occupe de Callie. En vain. Le kiné en a plus qu’assez de la façon dont le traite Callie. Non seulement elle ne coopère pas, mais en plus elle se permet de l’insulter. Arizona l’arrête. Qu’il n’oublie pas qu’il parle de sa fiancée. Cette dernière, qui se trouve dans la pièce, lui dit de laisser partir le kiné qu’elle traite de gringalet. Ulcéré, l’homme rend son tablier. Une fois qu’il est parti, Arizona reproche à Callie son attitude. C’est le troisième kiné qui les abandonne en un mois. Tout en continuant ses exercices avec une balle, Callie estime qu’elle n’a eu affaire qu’à des incompétents qui ne lui en demandaient pas assez. Arizona lui rappelle qu’elle a souffert de dommages cérébraux. Il s’agit de guérir, pas de suivre un entrainement militaire. Calie rétorque que lorsqu’elles se marieront, son amie préférera sûrement la voir marcher vers l’autel plutôt que d’y arriver en fauteuil roulant. Arizona veut surtout qu’elle guérisse. Le mariage peut attendre. Callie laisse échapper sa balle. En colère elle donne un coup de pied dedans mais s’excuse aussitôt. Elle tente de faire comprendre sa position. Le bébé n’attendra pas. Arizona peut prendre la petite fille dans ses bras. Mark aussi mais pas elle ! Alors, qu’on arrête de lui dire que tout va bien ! Arizona comprend sa douleur et s’excuse. Callie l’invite à lui donner une autre balle. 

    Alex explique son projet au Dr Stark en fouillant dans une série de documents. Il a trouvé 8 patients venant de 3 pays africains. Il y a un cas de problème cardiaque, une tumeur cérébrale, un cas de gangrène idiopathique. Owen Hunt l’a mis en contact avec un médecin militaire qui va se charger du transport sur place, et il s’est également proposé pour pratiquer gratuitement une opération. Il rejoint donc les Dr Robbins, Bailey, Sloan, Shepherd… Stark lui fait signe d’arrêter. Il vaut savoir combien Alex va payer pour tout ça. Alex lui explique que c’est la raison pour laquelle il s’est adressé à lui. Comme il est le chef du service de pédiatrie, il a pensé qu’il serait tenté par ces incroyables interventions sur des enfants. Stark comprend qu’Alex espère qu’il va tout payer avec le budget du service. Alex pense effectivement que, s’il arrive à tout mettre sur pied d’un point de vue logistique, l’hôpital pourrait financer le projet. Ça en vaut la peine. Que dalle, rétorque le pédiatre. Alex est dépité. Il aurait dû se douter de la réaction de Stark. Celui-ci estime qu’Alex n’a pas le droit de lui demander de financer un projet foireux et de le considérer comme un personne qui refuse des soins aux enfants du Tiers-Monde. Il y a dans cet hôpital quelques personnes qui pourraient mener ce genre de projet à bien mais Alex n’en fait pas partie.

    C’est énervé que celui-ci arrive dans la chambre de Mme Pulcher, dont l’état semble s’être fort dégradé, ce qui ne l’empêche pas d’être toujours aussi virulente à l’égard du médecin. Deux heures sont passées depuis la dernière fois qu’elle a vu son visage mou, mais elle a l’impression que cela ne fait qu’une minute. Alex rétorque qu’il a l’impression d’avoir vu ses vieilles fesses boutonneuses. Elle estime qu’il n’a pas le droit le lui parler comme ça. Il pense la même chose d’elle. Elle le menace de l’attaquer en justice et de lui réclamer 10.000$ pour chaque escarre qu’elle aura. Elle sait qu’elle sera morte avant d’avoir vu l’argent mais… Il termine sa phrase, mais elle mourra riche. Plus riche encore grâce à lui qui n’est qu’un crétin, riposte-t-elle. Alex a tout à coup une idée lumineuse. Il propose à la vieille dame de faire quelque chose de bien avec son argent. Le donner pour une bonne cause, pour aider quelqu’un. Elle ne lâche pas le morceau : ou pour lui acheter un diplôme de médecin. Il ignore cette dernière perfidie et prend un fauteuil pour s’asseoir au chevet de la vieille dame, à laquelle il explique qu’il a projeté de faire venir des petits Africains afin qu’ils puissent subir les interventions de la dernière chance. Pour cela, il a besoin d’au moins 100.000$, pour commencer. La vieille dame ricane. Qu’il s’adresse donc à quelqu’un d’autre !

    Meredith explique à Derek qu’Adèle a obtenu un score de 23 points, ce qui prouve que par rapport au dernier test, où elle avait obtenu 27 points, son état a décliné. Donc il est pire que ce qu’ils pensaient. Derek admet qu’elle peut participer à l’essai clinique, même s’il est parfaitement conscient que la maladie progresse rapidement chez elle. Meredith se demande pourquoi ils ne pourraient pas se contenter de lui donner le traitement, sans pour autant l’intégrer dans l’essai. Qui le saurait ? Derek refuse cette éventualité. La F.D.A va les surveiller encore plus étroitement après ce qui est arrivé à Ed. Le moindre de leurs actes qui pourrait corrompre les résultats pourrait ruiner non seulement l’essai mais aussi leurs carrières. Surtout qu’elle ne croie pas qu’il n’y a pas déjà pensé !

    Stark a été appelé pour examiner la petite Sofia chez qui il a décelé un problème cardiaque. Il informe Mark qu’elle doit subir une intervention aussi vite que possible. Arizona les rejoint pour leur dire que le médecin qu’elle a essayé de contacter a refusé d’opérer. Elle va tenter d’en joindre un autre. Stark est conscient qu’elle n’a pas une haute estime pour lui mais, compte tenu des circonstances et du fait qu’elle ne peut pas opérer elle-même le bébé, elle devrait se fier à lui. Il a déjà réalisé cette intervention. De plus, comme techniquement elle n’est pas liée au bébé, il ne voit pas d’objection à ce qu’elle vienne avec lui au bloc, si pas en tant que praticien, du moins en tant qu’observateur. Si regarder au-dessus de son épaule peut la faire se sentir mieux, il est d’accord. Touchée, Arizona le remercie. Il la fera biper dès qu’ils seront prêts pour l’intervention. Tandis qu’elle court prévenir Callie, il sort de la salle, avec April sur ses talons, qui aimerait savoir si elle doit se préparer pour l’assister. Il confirme. Pas moyen de faire autrement de toute façon.  

    Dans le cadre de sa rééducation, Callie marche dans les couloirs en poussant une civière sur laquelle est assise Cristina. Celle-ci aimerait bien mettre fin à la promenade. Encore un tour, exige Callie. Meredith les voit arriver. Elle demande à Callie si elle est en train d’exécuter un gage, après avoir perdu un pari. Callie lui répond qu’elle a engagé Cristina en tant que kiné, parce qu’elle accepte de faire tout ce qu’elle veut. Meredith demande à Cristina à qui sont les dossiers qu’elle est en train de consulter. Ce sont ceux de Teddy. Cristina trouve que la titulaire est ridicule. Cela fait un mois qu’elle lui refuse l’accès à toutes les interventions cardiaques. Alors, en guise de représailles, Cristina a volé ses dossiers et elle les lit, de façon à être prête lorsque Teddy fera marche arrière. Callie demande à Meredith de s’asseoir sur la civière. Elle veut intensifier ses efforts. Meredith s’exécute aussitôt. Elle confie à son amie qu’elle a fait repasser des tests à Adèle Webber, ce qui lui a permis de constater que son état était pire que prévu. Alors maintenant, elle va faire partie de l’essai clinique. Mais Cristina, absorbée par sa lecture, ne l’écoute pas. Elle s’écrie qu’elle aurait dû être sur ce cas. Comment peut-elle avoir sa chance en tant que chef des résidents si elle ne peut pas faire preuve de ce dont elle est capable ? Le convoi croise Alex et Lexie qui discutent dans le couloir. Lexie tente de dissuader le jeune homme de mettre son plan à exécution. Il pourrait se faire renvoyer. Il pense plutôt que ça va lui permettre de devenir le chef des résidents. Elle prend les trois femmes à témoin. Alex a demandé de l’argent à une patiente. Cristina veut savoir s’il est devenu gigolo. Non, ce sera pour les petits Africains. Lexie lève les bras au ciel. Tout cela est contraire au règlement. Il ne voit pas qui s’en soucierait. De toute façon, la vieille sorcière pourrait mourir en léguant son argent pour sauver des enfants mourants. Mais elle serait plutôt du genre à le léguer à ses chats qui la détestent probablement.

    Arizona met fin à la discussion en leur demandant de la laisser seule avec Callie. Celle-ci, essoufflée mais heureuse, lui apprend qu’elle a fait quatre tours aujourd’hui. Mais Arizona n’a pas le cœur à s’en réjouit. Elle lui annonce tout de go que Sofia a besoin d’une intervention. Immédiatement. Elle tente de rassurer Callie en lui disant qu’elle assistera à l’intervention. Tout se passera bien. Tout à coup, Callie grimace en portant la main à son ventre. Quand elle la retire, elle est pleine de sang. Arizona n’a pas le temps de comprendre ce qui se passe que sa fiancée s’évanouit dans ses bras. 

    C’est Bailey qui se charge de l’opérer, avec l’aide de Cristina qui s’en veut de n’avoir pas su prévenir l’accident en obligeant Callie à mettre fin à ses exercices forcenés. Pourtant, elle a examiné la blessure trois fois par jour. De plus, Callie ne s’est jamais plainte de douleurs. Bailey lui fait remarquer que cela fait des semaines qu’elle conseille à Callie de se modérer mais elle n’a pas voulu écouter. Alors il ne sert rien à rien de se fustiger. Maintenant, il faut seulement la remettre sur pied. Mark entre dans la salle pour voir comment ça se passe. Il reçoit un appel téléphonique. C’est Arizona qui veut le tenir au courant de ce qui se passe pour Sofia. Après quelques secondes, Stark lui demande d’arrêter. Son papotage le distrait. Elle s’apprête à raccrocher mais il lui suggère simplement de la mettre en sourdine.

    Alex tente de faire fléchir Mme Pulcher en lui montrant des photos des petits Africains, tout plus mal en point les uns que les autres. Après l’avoir encore insulté, elle crie pour faire venir l’infirmière, tandis qu’il mime la voix des petits malades implorant de les aider. Il ne désarme pas même quand elle le menace de le faire renvoyer ou de le poursuivre en justice, lui et l’hôpital. Finalement, elle hurle tellement qu’il abandonne. Il quitte la chambre alors qu’elle crie qu’elle ne veut plus jamais le revoir.

    Arizona continue de décrire à Mark tout ce que Stark fait, tandis qu’il lui explique ce que fait Bailey. Il se montre rassurant. Ils seront bientôt à la maison. Par contre, les choses ne se passent pas aussi bien pour le bébé. Le moniteur sonne. April explique à Arizona que le canal artériel s’est déchiré. Au silence d’Arizona, Mark comprend que quelque chose de grave est en train de se passer. Il sort de la salle en courant. Il retrouve Arizona dans le couloir. Elle pleure. Il lui demande ce qui se passe. Elle ne peut rien dire d’autre que présenter ses excuses. Mark entre dans la salle où se trouve sa fille. Après quelques secondes, il rouvre la porte et demande à Arizona de venir. Il faut qu’elle soit là. Toujours en pleurs, elle le rejoint. Elle est accueillie par le cynique Stark qui lui dit qu’elle a raté le meilleur moment. Sofia voulait se vider de son sang mais il ne l’a pas laissée faire. Maintenant tout est fini et tout le monde va bien.

    Lexie tente de s’occuper de Mme Pulcher mais celle-ci la repousse. Lorsqu’Alex entre dans la chambre, Lexie lui dit que c’est la patiente qui l’a réclamé. Et effectivement Mme Pulcher attend du médecin qu’il la retourne, puisque cette idiote maladroite ne sait pas le faire. Alex reste à la porte, invoquant la volonté de la vieille femme de ne plus le revoir. Elle lui dit de se taire et de rentrer avant que cette imbécile de Lexie ne lui brise la colonne vertébrale. Alex fait un pas dans la chambre avant de se raviser. 100.000$. Voila ce qu’il veut pour rentrer et l’aider. Choquée, Lexie lui demande d’arrêter tout en tentant de convaincre la patiente qu’il plaisante. Mme Pulcher lui fait signe de se taire. Elle pointe son index vers Alex. 50.000$. Il refuse de négocier. Ce sera 100.000$. Elle continue de marchander. 75.000$. Alex reste inflexible, sous les yeux médusés de Lexie. Mme Pulcher se moque de lui. Il ne sait même pas négocier. Il réplique que ce n’est pas ce qu’il est en train de faire. Elle recommence à l’insulter, estimant qu’il ne doit pas prétendre être malin alors qu’il n’est qu’un petit bâtard malhonnête. Alex ne se laisse plus faire. Et elle, la vieille salope maléfique, qu’elle ne prétende pas être pauvre. 100.000$ ! Adjugé, répond, la vieille dame devant une Lexie interloquée. Et maintenant qu’il entre et qu’il vienne la retourner ! Alex s’exécute avec un petit sourire satisfait.

    Henry parle au téléphone avec Teddy tout en guettant son arrivée par le judas de sa porte. Quoi ? Ce gars lui a fait payer le parking ? Il lui ouvre la porte. Ils raccrochent. Elle entre dans la pièce avec un plat de pâtes tout en continuant de lui relater son rendez-vous. Lui a-t-elle dit que le gars avait des cheveux plus longs qu’elle ? Elle se demande pourquoi la photo qu’il avait postée sur le site ne montrait pas sa longue, très longue queue de cheval. Henry éclate de rire. Il adore ce mec ! Ils commencent à manger le plat de pâtes.

    Alex donne rendez-vous à Meredith chez Joe. Il paie un verre. Elle lui demande ce qui se passe. 100.000$, voila ce qui se passe ! Il les a reçus du dragon qui se trouve dans la chambre 1022. Est-ce que Meredith sait ce qui se passe quand on déroge aux règles ? On reçoit 100.000$. Alors rendez-vous chez Joe. C’est lui qui régale ! Elle est désolée de devoir refuser l’invitation mais elle est de garde. Alex est bipé. Il lit le message et part en courant. Non, pas ça ! Il arrive dans la chambre au moment où Lexie prononce le décès de Mme Pulcher. Il la supplie de réanimer la vieille dame. Il a besoin d’elle. Lexie tente de le ramener au calme mais il secoue la défunte en criant qu’il doit avoir l’argent. Mais évidemment, rien n’y fait et il finit par la laisser, non sans la traiter une fois encore de salope.

    Meredith aperçoit Adèle dans la salle d’attente. Elle lui demande ce qu’elle fait encore là, si tard. Adèle répond qu’elle attend que son mari ait fini. Il n’aime pas qu’elle rentre seule à la maison. Après lui avoir demandé la permission de lui tenir compagnie, Meredith s’assied en face d’elle. Adèle est surprise de la voir encore à l’hôpital. Est-ce que cela veut dire qu’elle est de garde ? Après avoir répondu positivement, Meredith lui demande comment elle se sent. Adèle est étonnée qu’elle lui pose cette question. Meredith comprend. Elle sait que ce qu’elle est en train de vivre est pénible. Elle ne peut parler que de ce qu’elle a vécu, de son point de vue. Adèle l’interrompt avec une voix brisée. Elle ne veut pas connaitre son point de vue. Elle a cru qu’elle pourrait gérer la situation, vivre avec, que ce serait seulement temporaire, que cela passerait, mais elle avait tort. Ça ne fait que s’empirer. Meredith est désolée. Vraiment ? lui demande Adèle au bord des larmes. Alors, si c’est le cas, il faut qu’elle arrête. Est-elle amoureuse de lui ? Tout à coup, elle s’adresse à Meredith en l’appelant Ellis. Elle ne peut pas lui dire ce qu’elle doit faire mais ce dont elle est certaine, c’est que Richard est amoureux d’elle. Alors, si elle ne l’aime pas vraiment, il faut le lui rendre. Meredith comprend enfin qu’Adèle la confond avec sa mère. Elle tente de la ramener à la réalité. Elle n’est pas sa mère. Elle est Meredith. Pas Ellis. Elle est sa fille. Ellis est partie. Elle est morte. Mais Adèle reste enfermée dans son monde et continue de la supplier de lui rendre son mari. Désemparée, Meredith lui répond que Richard est tout à elle.

    Sofia a 12 semaines. Elle pèse environ 2,5 kg. Elle n’est plus reliée à aucun appareil ni fil. Sa maman est à son chevet. Elle peut la prendre enfin dans ses mains. Lorsqu’elle voit arriver Bailey, elle croit que celle-ci va lui demander de la reposer dans son lit, ce qu’elle refuse d’ores et déjà de faire. Bailey la rassure. Elle n’est venue que pour lui dire qu’elles allaient pouvoir quitter toutes les deux l’hôpital. Callie n’ayant pas bien compris, il faut qu’elle répète ce qu’elle vient de dire. Elles vont pouvoir rentrer à la maison. Tout de suite. Comme Callie semble ne pas y croire, Bailey lui explique qu’étant donné que ses constantes sont bonnes, qu’elle a retrouvé l’équilibre, et comme elle est maintenant assez forte pour porter son bébé, elle peut rentrer chez elle. Callie sourit et annonce à sa fille qu’elles rentrent à la maison. Son sourire s’efface peu à peu. Non, il n’y a qu’elle qui rentre.

    Alex sort de sa caravane qui est toujours sur le parking de l’hôpital. Un policier l’attend pour lui signaler qu’il va devoir payer 500$ pour sortir la caravane de la fourrière. Il aurait dû payer le parking. Effectivement, une dépanneuse emmène la caravane.  

    Richard pousse le fauteuil roulant d’Adèle en lui promettant qu’ils se reverront une fois que l’intervention aura été faite. Adèle aperçoit Meredith et lui demande de faire en sorte que Richard cesse d’être aux petits soins avec elle. Après que son mari l’ait embrassée, elle s’en va en compagnie d’une infirmière. Meredith explique à Richard que l’intervention aura lieu directement après l’I.R.M. Alors il ne doit pas avoir peur. Il la retient alors qu’elle s’apprête à partir. Il tient à a remercier pour tout ce qu’elle a fait. Elle proteste. Ce sont seulement les circonstances qui ont changé. Il n’est pas d’accord. C’est elle qui, la première, a compris quel était le problème d’Adèle et, dès ce moment, elle n’a pas cessé de veiller sur elle. Elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour l’aider. Il reconnait avoir fait beaucoup d’erreurs. Ça lui a pris de nombreuses années pour réaliser que finalement, tout ce qu’il voulait, c’était être avec sa femme. Il sait que Meredith va leur donner la meilleure chance qu’ils puissent avoir. Ils lui doivent tout.

    Alex remet un dossier à Jackson. Voila l’enfant africain dont il va devoir s’occuper. Le premier groupe arrive le soir même. Comme Jackson et Cristina semblent étonnés, il leur reproche de ne pas avoir écouté ce qu’il n’a cessé de leur répéter depuis une semaine. Il répète donc les règles. Chacun d’entre d’eux va devoir s’occuper d’un enfant. Certains d’entre eux seront accompagnés de leur famille. D’autres sont orphelins. Mais dans tous les cas, les médecins seront responsables. Ils seront en quelque sorte leurs ambassadeurs. Il hésite sur le dossier à donner à Cristina. Non, pas celui de cette petite fille. Elle mérite mieux. Lexie éclate de rire. Alex est en train de péter les plombs. Ce gars déraille, renchérit Jackson. Voila que le diable est devenu Mère Teresa, conclut Cristina. Alors qu’ils s’éloignent, Alex leur crie de ne pas oublier que les enfants arrivent dans la soirée. Arizona arrive sur ces entrefaites pour lui annoncer que les enfants ont atterri à Washington. Le temps qu’ils changent d’avion et qu’ils dinent, ils seront là. Elle le serre dans ses bras tandis qu’il jette un regard triomphant à Lexie. Il a réussi ! se réjouit Arizona. Elle n’aurait jamais pensé qu’il y arriverait. Bien joué. Elle est à peine partie qu’Alex se précipite sur la première poubelle pour y vomir. Il s’est vraiment mis dans les ennuis !

    Quelques minutes plus tard, Lexie a examiné les documents d’Alex. Elle ne comprend pas comment il a pu laisser faire ça. Il ne le sait pas lui-même. Il a juste demandé certaines choses et les gens ont commencé à accepter. Au débit, c’est lui qui a tout payé mais il atteint le crédit autorisé par sa carte de crédit. Le problème, c’est que le projet était lancé, les avions réservés, ainsi que le transport militaire. Alors, qu’est ce qu’il est suppose dire maintenant ? Désolé, on annule tout. On manque d’argent. Laissez mourir les gosses là où ils sont. Non, il ne pouvait pas dire ça. Alors il a dit : je paierai quand vous serez là. Gardez les reçus. Envoyez-moi les factures. Et maintenant… Il réalise que pour le moment les enfants sont en train de manger pour 8$ de hamburgers à l’aéroport et qu’il n’est plus capable de les payer. Lexie tente de lui faire comprendre qu’il a commis une escroquerie. Il comprend qu’il ne peut pas continuer. Lexie pense que c’est déjà trop tard. Est-ce qu’il se rend compte qu’il pourrait aller en prison pour ça ? Lorsqu’elle se retourne, le jeune homme a disparu. 

    Meredith arrive devant la porte de la pharmacie. Après s’être assurée qu’il n’y avait personne dans les environs, elle compose le code d’ouverture de la porte. A l’intérieur, elle ouvre l’enveloppe portant le n° 122 et en sort la prescription. Après avoir essayé en vain de lire en transparence ce qui y était écrit, elle emporte le papier et se rend dans une salle d’examen. Elle place la prescription devant un écran lumineux et découvre qu’Adèle va recevoir le placebo. Elle retourne dans la pharmacie pour tout remettre en place. Mais elle a à peine refermé la porte du frigo qu’elle la rouvre pour prendre l’enveloppe n° 123. Après l’avoir également placée sur l’écran lumineux et constaté que celle-ci prescrivait le traitement actif, elle décide d’intervertir les deux prescriptions. Malheureusement, à la sortie de la salle, elle tombe sur Alex qui veut lui remettre le dossier qui concerne son enfant africain. Ne voulant pas lâcher la prescription qu’elle tient cachée sous sa blouse, elle lui demande de le garder pour le moment. Mais Alex insiste pour qu’elle le prenne directement, tant et si bien que la prescription tombe par terre. Au comportement de son amie, il pressent immédiatement qu’elle est en train de faire quelque chose d’étrange. Mais il n’ pas le temps de s’y appesantir, car Lexie lui apporte le courrier d’un avocat. Meredith en profite pour filer dans la pharmacie et mettre la prescription dans l’enveloppe destinée à Adèle, tandis qu’elle place la prescription du placebo dans l’enveloppe destinée au patient suivant. A l’extérieur, Alex refuse d’ouvrir le courrier de l’avocat. De toute façon, les enfants ont besoin de ces interventions. Ils les auront et lui ira en prison, un point c’est tout. Il s’en fout. Comme il s’apprête à déchirer l’enveloppe, Lexie l’en empêche. Ce courrier contient un chèque de 200.000$ que lui a donné Gladys Pulcher. La dragon ! Emu, Alex retient ses larmes. Cette salope !

    Derek et Meredith vont procéder à l’intervention sur Adèle. C’est Derek qui procède au forage. Une infirmière apporte l’enveloppe qu’elle ouvre afin que Meredith puisse y prendre la prescription. C’est sans surprise évidemment qu’elle y lit qu’Adèle va recevoir le traitement actif, ce qui, manifestement réjouit Derek. Il annonce à Adèle qu’il va faire l’injection et qu’elle ne devrait rien sentir. Meredith le regarde faire. 

    Callie, Arizona et Mark sont au chevet de Sofia, avec le Dr Stark. Callie dit à ce dernier qu’elle ne tient pas à rentrer chez elle sans sa fille. Et il est évident que celle-ci n’est pas encore prête à quitter l’hôpital. Stark n’est pas d’accord. Pour lui, la petite fille peut partir. Il est vrai qu’il ne dirait pas la même chose à d’autres parents mais cet enfant aura trois médecins auprès d’elle en permanence. Donc, si elle réussit encore le test du porte-bébé, elle pourra s’en aller. Comme Mark demande des explications sur ce test, Arizona lui explique que Sofia devrai rester une heure assise dans un porte-bébé sans faire d’apnée ou de bradycardie. Mark est très confiant. Arizona quant à elle fait claquer un gros baiser sur la joue de Stark en le remerciant. Touché, il répète que si Sofia passe ce test, elle pourra partir.

    Il s’éloigne un peu et rejoint April. Celle-ci veut qu’il sache que les gens pensent du bien de lui. Ils disent qu’il est gentil, amusant et plein de compassion. Arizona notamment a dit des choses très sympathiques à son sujet. April est contente que les gens aient eu l’occasion de connaitre le Robert qu’elle connait et apprécie. Il mérite que les gens l’apprécient. Il opine vaguement de la tête. Pour elle, ce sera le Dr Stark.

    Henry est en train d’allumer les chandelles sur sa table lorsque Teddy frappe à sa porte. Il court lui ouvrir. Alors ce rendez-vous ? Comment s’est-il passé ? Teddy rayonne. Ah cette fois, ça pourrait bien marcher. Il s’agit de ce gars qu’elle avait rencontré avant et qui avait dû partir. Mais là, il est de retour en ville et c’est plutôt génial. Sans se rendre compte du mal qu’elle lui fait, elle lui remet une portion de pâtes, celles qu’il aime tant. Elle s’excuse de ne pas pouvoir rester. Henry joue parfaitement la comédie, lui assurant qu’il n’y a aucun problème. Elle part en lui promettant de l’appeler plus tard. Il referme la porte de son appartement et souffle longuement.

    Devant l’immeuble, Teddy entre dans une voiture conduite par le Dr Andrew Perkins. Il lui demande des nouvelles de son ami. Très bien. Elle le remercie d’ailleurs d’avoir bien voulu s’arrêter chez lui. Il veut savoir ce qu’ils vont faire maintenant. Accepte-t-elle de venir chez lui ? Pour toute réponse, elle se penche vers lui et l’embrasse. Ou bien ils pourraient aller chez elle, dit-elle enfin.

    April, Mark, Arizona, Callie et Bailey sont devant Sofia qui n’a plus que 5 secondes à rester dans son porte-bébé pour réussir son test. Cristina et Owen sont là aussi, légèrement sur le côté. Tout le monde se réjouit sauf la maman que Cristina ne quitte pas des yeux. Elle ne peut se résoudre à l’idée qu’elle va s’en aller. Elle a fait sa réflexion à haute voix et Owen pense qu’elle parle de Sofia. Il la trouve tellement mignonne. A son tour, Cristina croit qu’il parle de Callie et se retourne vers lui avec un air intrigué. Elle comprend alors qu’il parle du bébé et rectifie le tir. Elle, elle parlait de Callie, qui a été sa dernière patiente en cardio. Est-ce que Teddy parle d’elle parfois ? Mais Owen n’en a que faire. Il tente de faire dire à sa femme à quel point Sofia est un beau bébé. Selon elle, le minuscule visage et les énormes yeux des bébés ne servent qu’à déclencher une réaction hormonale chez les êtres humains. . Ce n’est qu’un réflexe pour les empêcher de se jeter sur les bébés pour les dévorer. Owen comprend que la partie n’est pas gagnée.

    April prend des photos du bébé et de son papa. Lorsque celui-ci prend le porte-bébé, Callie lui ordonne de le reposer. Arizona tente de la rassurer. Elle a le moniteur pour repérer les phases d’apnée et il faudrait encore voler quelques couvertures dans l’unité néonat. Enervée, Callie demande à tout le monde d’arrêter. Il est hors de question que Sofia quitte l’hôpital. Elle n’est pas prête. Elle a été surveillée 24h sur 24 par des médecins. Elle le sera toujours, lui fait remarquer Mark. Oui, mais la bronchiolite ? Et puis, elle ne peut pas monter dans une voiture. C’est trop dangereux. La dernière fois qu’elle a été dans une voiture, elle a failli mourir. Elles ont failli mourir toutes les deux. Elle exige de Mark qu’il retire Sofia du porte-bébé et qu’il la lui donne. Elle est quasiment hystérique. Bailey se précipite sur elle au moment où elle va prendre son enfant. Oui, elle a raison, les voitures ne sont pas sûres, pas plus que les bibliothèques ou les écureuils, les vents forts, les gens qui éternuent. Tout cela entourera son bébé. Cette peur que Callie ressent pour son bébé ne résultat pas de l’accident de voiture cela vient seulement du fait qu’elle est devenue une mère. Ça passera, du moins en partie. Mais certaines de ces peurs ne disparaitront jamais.

    Meredith et Derek sont dans leur lit. Derek avoue à sa femme qu’il aimerait pouvoir dire à Richard que sa femme a reçu le médicament. Il déteste devoir garde le secret. Elle a le même sentiment que lui. Mais on devine qu’elle pense plutôt au fait qu’elle ne peut pas lui parler de ce qu’elle a fait.

    Lexie et Jackson se rendent dans la cour des urgences pour accueillir Alex qui est allé chercher les enfants à l’aéroport.

    Callie quitte l’hôpital en chaise roulante. Elle tient son bébé dans les bras. Arizona les accompagne. Callie a un grand sourire en découvrant que Mark les attend sur le parking. 

     

    Voix off : La durée de votre convalescence dépend de l'étendue de vos blessures Ce n'est pas toujours un succès. Peu importe à quel point on travaille dur pour cela. Quelques blessures peuvent ne jamais complètement guérir. Vous pourrez avoir à adopter une toute nouvelle façon de vivre. Les choses peuvent avoir changé trop radicalement pour revenir un jour ce qu’elles étaient. N ne se reconnait même pas. C'est comme si on n’avait pas tout récupéré. On est une toute nouvelle personne avec une toute nouvelle vie. 


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