• Episode 7.21: I Will Survive

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    Titre français : S'adapter ou mourir

    Scénariste : Zoanne Clack

    Réalisateur : Tom Verica

    Diffusion États-Unis : 12 mai 2011 sur ABC

    Diffusion France : 15 février 2012 sur TF1

     

    Voix off : On a tous entendu la même chose. C’est une de ces choses qu’on a apprises en classe de science, en septième année. S’adapter ou mourir. S’adapter n’est pas facile, cependant. On doit combattre ses concurrents, repousser leurs attaques et quelquefois, on doit tuer. On fait ce qu’on doit faire pour survivre.

     

    Cristina et Owen sont dans leur lit. Owen est perplexe devant l’attitude de sa femme. Celle-ci la lui explique en deux mots : pas de sexe. Owen aimerait avoir plus d’explications. Selon Cristina, puisque la lourde tâche de choisir le chef des résidents lui incombe, il se doit d’être impartial. Or, faire l’amour avec elle est tellement torride et agréable que cela pourrait obscurcir son jugement. Il lui reproche de se livrer au chantage. Elle proteste. Mais les derniers entretiens pour le poste de chef doivent avoir lieu ce jour-là et comme par hasard, elle va devoir travailler avec lui. Il jure qu’il ne s’agit que d’une coïncidence. Elle n’en démord cependant pas. Depuis que Teddy l’a exclue du service cardio, elle ne peut plus faire montre de son talent. Donc, elle va lui prouver, à lui, de quoi elle est capable et il verra en elle, non pas sa femme nue et désirable, mais une candidate concentrée, organisée, efficace et méritante. Elle se lève pour aller prendre sa douche. Il veut la suivre mais elle l’arrête, assurant qu’elle est bien plus déçue que lui de devoir faire abstinence. Il n’y croit pas. Elle reconnait qu’elle ment.

    Debout dans la cuisine de Meredith, Alex prend son petit-déjeuner tout en feuilletant un journal. Meredith entre dans la pièce en le saluant. Non seulement il reste muet mais en plus il veut sortir de la pièce. Elle fait semblant de rien et lui demande s’il est vrai qu’il a un entretien avec Owen ce matin. Il répond que oui assez agressivement. Elle espère qu’il ne va pas avoir la fâcheuse idée de parler de ce qu’elle a fait. Il réplique qu’il s’imaginait qu’elle allait lui souhaiter bonne chance ou quelque chose du genre, mais maintenant il a compris que c’était chacun pour soi. Il a un petit sourire à la fois ironique et désabusé quand il quitte la cuisine. Meredith est interloquée.

    Dans la salle de bains, Lexie et Jackson se brossent les dents. La jeune femme encourage son compagnon à rappeler à Richard qu’il a joué un rôle dans le fait que l’essai clinique est passé à la phase supérieure, à savoir les êtres humains et non plus des souris. Il refuse de faire ça. Elle insiste, assurant qu’il ne fera pas preuve de vantardise. Cet essai sur le diabète parle pour lui. Il va d’ailleurs sûrement remporter de nombreuses récompenses. Contrarié, Jackson quitte la pièce. Lexie est dépitée parce qu’elle croit qu’il n’a pas compris ce qu’elle voulait dire.

    Alex entre dans sa chambre où l’attend Lucy, assise sur le lit. Elle lui annonce immédiatement qu’elle a reçu le poste pour lequel elle avait postulé à l’université de Baylor. Elle a été choisie parmi 50 candidats. Alex se montre heureux pour elle. Elle est un peu moins enthousiaste. Baylor est au Texas et il y a beaucoup de paramètres à prendre en considération. Il ne comprend pas ses réticences. Elle voulait ce job. De plus, le programme de Baylor est génial. Lorsqu’elle lui dit envisager de rester une année de plus, il l’interrompt. Il va être en retard. Il doit encore préparer son entretien avec Owen. Elle cherche à le retenir en argumentant que, si elle est encore là lorsqu’il sera devenu chef des résidents, il aura encore au moins une amie. L’allusion à Meredith est claire. Alex réplique qu’il n’a rien contre Meredith personnellement. Ils sont juste en compétition et parfois il faut se comporter en requin. Il s’en va après l’avoir encore félicitée pour Baylor.

    Au Seattle Grace, Meredith rejoint Derek qui tient Zola dans les bras. Elle s’excuse d’être en retard. Elle était en train de potasser. Il pense qu’elle se prépare pour l’entretien avec Owen et la rassure. L’affaire est déjà dans le sac. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Elle lui avoue qu’elle s’inquiète pour l’entretien qu’elle doit avoir avec l’assistante sociale. Il se met à rire. Elle lui demande de ne pas se moquer d’elle. Rien de ce qu’elle a vécu ne l’a préparée à ce qu’elle s’apprête à faire. Elle a été élevée par une mère aussi maternelle qu’un couteau à steak. Elle ne sait rien de ce qui fait la vie d’une mère, comme préparer à manger ou faire des costumes pour Halloween. Il lui donne raison en ce qui concerne ce dernier point. Une bonne mère doit faire ce genre de choses. Elle lui jette un regard noir. Il lui rappelle qu’elle peut coudre. Elle réplique qu’elle ne coud que les peaux. S’adressant à elle autant qu’à Zola, il assure que tout se passera bien. Il faut juste suivre son instinct. Il tend la petite à Meredith et voila que l’enfant qui, alors qu’elle était souriante, se met à pleurer. Arizona arrive, ne cachant pas à quel point elle est satisfaite de l’état de santé de Zola. Elle a pris du poids et ses anciennes incisions ont guéri. Les résultats des examens sont tout à fait dans la normale. Soudain plus inquiet, Derek veut être certain qu’il ne s’agit que d’une hernie sans complications, ce qui implique qu’Arizona ne devra pas utiliser des fermetures artificielles. La pédiatre confirme que la procédure sera très simple. Pendant ce temps, Meredith semble bien mal à l’aise avec la petite fille qui ne cesse de pleurer, à un tel point qu’elle attire l’attention d’Arizona. Celle-ci lui demande si elle veut une "chupo". Elle explique à Meredith et Derek que c’est ainsi que Callie appelle une tétine. Elle suppose que Zola doit avoir faim puisqu’elle n’a rien pu manger, en prévision de l’intervention. Une tétine la calmera très certainement. Effectivement, Zola s’apaise, une fois la sucette en bouche. Arizona s’en va, après avoir promis de les appeler lorsqu’elle viendra chercher l’enfant pour l’opération. Derek tente une fois encore de remonter le moral de sa femme. Ils ont encore beaucoup de choses à découvrir. Il sort à son tour, après l’avoir embrassée sur la joue. Meredith soupire de découragement.

    Bailey pousse un fauteuil roulant sur lequel est assise une jeune Africaine, Abena. Elle lui demande si elle excitée à l’idée de rentrer chez elle après un mois d’absence. La fillette opine de la tête avec un grand sourire. Elles arrivent dans la cour des urgences, où les attend un véhicule qui va emmener Abena à l’aéroport. Alex arrive pour lui remettre un sac contenant des médicaments. Il lui offre également un petit ours en peluche. Il tient à ce qu’elle le ramène chez elle, ainsi que les antibiotiques. Ceux-ci allègeront les crises de drépanocytose dont elle souffre. Lebo, la sœur d’Abena, promet de veiller à ce qu’elles prennent les médicaments. Bailey lui rappelle que, comme elle a la même maladie que sa sœur, elle devra en prendre aussi. Alex prend Abena dans ses bras pour lui dire au revoir avant d’insister auprès des sœurs afin qu’elles se rendent régulièrement à l’hôpital pour surveiller leur numération globulaire, même si elles se sentent bien. Lebo promet de faire tout ce qu’il lui a recommandé, avant de le remercier pour ce qu’il a fait pour sa sœur. Alors qu’il lui donne une accolade pour la saluer, elle grimace en geignant. Il lui demande si elle a mal mais elle assure que non. Il est l’heure de partir maintenant. Alex la retient tandis que Bailey propose de l’examiner. Elle refuse. Il ne faut pas que sa sœur rate l’avion. Tout va bien. Elle a à peine terminé sa phrase qu’elle s’écroule dans un cri, en se tordant de douleurs. Alex demande qu’on lui apporte une civière.

    Teddy et Henry font leur jogging au parc. Ils croisent une jeune femme blonde et Teddy demande à son mari ce qu’il en pense d. Il est dérangé par le fait que cette personne ait le sourire. Qui peut sourire en faisant son jogging ? Les gens heureux, répond Teddy en riant. Il pense que le bonheur est surfait. Il l’interroge ensuite sur sa vie. Le type dont il a oublié le nom ne devrait-il pas avoir sauvé le monde bientôt ? Teddy lui apprend qu’Andrew va prendre une pause. Il s’est vu offrir un emploi permanent en Allemagne et il s’en va dans une semaine. La nouvelle ravit Henry. Mais, lorsque Teddy ajoute qu’Andrew lui a proposé de partir avec lui, le choc est immense au point qu’il en arrête de courir. Inconsciente de l’effet qu’elle vient de lui faire, Teddy lui fait part de son ressenti. Elle apprécie vraiment beaucoup Andrew avec qui elle a l’impression que cela pourrait marcher. Mais d’un autre côté, elle a beaucoup d’obligations à Seattle. Elle n’a rempli qu’une moitié de son contrat vis-à-vis de l’hôpital. Elle a des étudiants à qui elle doit enseigner la chirurgie. Et puis, il y a lui. Il n’apprécie guère d’être considéré comme une obligation et le lui fait savoir. Il ne la laisse pas s’expliquer. Il a compris qu’il n’était pour elle qu’un poids mort. Il se compare à une ancre qui l’attirerait au fond. Elle lui demande d’arrêter. Si elle quitte les Etats-Unis, cela pourrait faire des problèmes avec l’assurance maladie. Alors ils vont devoir s’arranger. Un peu déçu, il marque son accord. Elle lui désigne une autre femme. Et que pense-t-il de celle-ci ? Si une femme dont les deux sourcils se rejoignent était son type, il adorerait celle-ci. Elle se met à rire, déclarant qu’il est sans espoir. Ils reprennent leur jogging. 

    Alex a appelé Lucy en consultation pour Lebo. Les premiers examens ont révélé que la jeune fille de 17 ans était enceinte et qu’elle soufre d’une hémorragie interne au niveau de l’abdomen. Cela pourrait être la rate. Lebo réclame sa sœur. Alex la rassure. Abena va bien. Elle ne doit plus s’inquiéter pour sa sœur, mais pour elle qui va devoir être opérée. Arizona demande à la jeune fille pour quelle raison elle ne leur a pas dit qu’elle était enceinte. Lebo avoue qu’elle a caché la vérité parce que sinon, on lui aurait interdit de prendre l’avion et elle estimait que c’était son rôle d’accompagner sa sœur. Elle voudrait savoir si son bébé est en danger. Lucy la rassure. Les battements de cœur sont forts. Cependant il semble y avoir très peu de liquide amniotique et le bébé parait fort petit pour 32 semaines de grossesse. Alex n’en revient pas que Lebo en soit à son huitième mois de grossesse. Comme Lucy annonce qu’elle va mettre le bébé sous moniteur, Arizona demande à ce que la future mère passe d’abord un scanner, afin qu’ils puissent découvrir l’origine de l’hémorragie. Les deux médecins se donnent rendez-vous en salle d’opération. Mais le moniteur se met à sonner. Lebo ne respire presque plus. Ils n’ont plus le temps pour le scanner. Arizona demande qu’on lui prépare un bloc immédiatement.

    April explique à Owen la façon dont elle a remanié le protocole chirurgical, en se basant simplement sur ce qui se fait dans l’aviation, où une simple check-list a permis de diminuer considérablement le nombre d’accidents d’avion. Owen comprend le principe. Par cette check-list, elle veut réduire au minimum le nombre d’erreurs commises par l’homme. Elle confirme, ajoutant que plutôt que de lui expliquer ça durant un entretien, elle préfère lui montrer comment elle utilise cette liste sur le terrain. Cette liste se trouve en première page du dossier de chaque patient, de sorte qu’on puisse voir en un seul coup d’œil que, par exemple, Mr Aranda a été examiné parce qu’il crachait du sang, qu’il a vu un médecin, qu’il a passé une radio de la poitrine dont ils ont eu les résultats. Maintenant ils doivent encore obtenir son accord pour procéder à une bronchoscopie en vue de vérifier qu’il ne s’agit pas d’un cancer. A ce moment, le rideau qui entourait le lit du patient s’ouvre et une femme à la mine inquiète apparait. C’est Mme Aranda qui a compris que son époux pourrait avoir un cancer, tout comme son père, ce qui semble inquiéter fortement leur jeune fils. Le patient demande des explications à April. Elle explique que les radios ont montré une tache qui doit être examinée de plus près, juste pour s’assurer que tout va bien. Elle est un peu embarrassée qu’Owen ait assisté à ça. Cristina les interrompt pour annoncer à son mari que le patient du lit n°7 a été admis en observation, que le n° 5 a pu sortir, qu’elle a posé un drain sur le patient n°9 et que maintenant elle attend de plus amples instructions. Il reconnait qu’elle est parfaitement organisée. Oui, et concentrée et efficace, ajoute-t-elle en rappel de la scène du matin. Il lui propose de prendre en charge la bronchoscopie du patient d’April mais celle-ci s’y oppose. Le protocole exige qu’on demande à Teddy de prescrire l’examen. C’est écrit sur la check-list. Après avoir remis le dossier du patient à Cristina qui a la mine sombre, April suggère à Owen de passer à la check-list des urgences. Il la suit. Cristina biffe d’autorité quelques points de la check-list concernant Mr Aranda avant d’annoncer à ce dernier qu’il va passer une bronchoscopie.

    Arizona, Bailey, Lucy et Alex sont au bloc pour opérer Lebo. Bailey tente de localiser la source de l’hémorragie qui est importante. En écartant les intestins, elle découvre avec stupeur le visage du bébé. Arizona ne comprend pas ce qu’il fait là. Lucy qui se tenait un peu à l’écart, leur demande de ne plus bouger à rien. Pendant qu’elle revêt une blouse, Arizona lui demande comment il est possible que le bébé se trouve au milieu des intestins de sa mère. Quant à Alex, il ne comprend pas comment le bébé a pu survivre aussi longtemps en dehors de l’utérus. Lucy apprend à ses collègues que le phénomène est extrêmement rare. L’utérus de Lebo étant blessé, l’œuf fécondé a trouvé un endroit où il pouvait continuer à grandir. Arizona aimerait savoir comment les échographies n’ont pas révélé le problème. Selon Lucy, ce n’est pas exceptionnel puisque 50% des cas ne sont pas repérés avant la naissance. Elle sort le bébé et le remet à Alex, avant de continuer à soigner la mère. L’hémorragie abdominale est provoquée par le fait que le placenta s’est déchiré. Il faut retirer les débris autant que possible. Elle conseille à ses collègues de se préparer à faire face à une hémorragie torrentielle. Le moniteur se met à sonner. Il faut stopper l’hémorragie au plus vite ou la patiente mourra. Tandis qu’elle s’occupe de celle-ci, Lucy demande à Alex ce qui se passe avec le bébé qu’elle n’entend pas pleurer. Enfin le premier cri retentit.

    Devant le distributeur de boissons, Henry discute avec Richard. En faisant quelques recherches sur le diabète, il a appris l’existence de son essai clinique. Il aimerait en faire partie. Richard lui explique qu’il faut pour cela remplir des critères bien spécifiques. Les sujets doivent rester impartiaux. Or le fait qu’Henry soit l’époux de Teddy… Henry l’interrompt. Il sait que Richard n’a jamais approuvé ce mariage mais il veut qu’il sache qu’en réalité, il aime beaucoup Teddy, et pas seulement pour son assurance. Le problème, c’est qu’elle le voit toujours comme un patient qui pompe son assurance. C’est pour ça qu’il veut avoir sa propre assurance. Mais pour cela, il doit d’abord avoir un emploi, et pour avoir un emploi, il ne doit plus faire de choc diabétique toutes les cinq minutes. Richard le regarde avec compassion.

    Callie informe Owen que le remplacement du genou auquel elle devait procéder a été annulé. Il faudrait qu’il lui en trouve d’autres à briser. Il lui rappelle qu’elle est censée les réparer. Elle lui explique qu’il s’agit de son premier jour de travail, après son congé de maternité. C’est la première fois qu’elle quitte son bébé depuis qu’elles sont rentrées à la maison. Elle a besoin de quelque chose qui l’aide à se souvenir pourquoi elle aime autant être chirurgienne. Sinon elle a bien peur de quitter l’hôpital pour ne plus jamais revenir. Il lui faut donc un cas important comme une entorse ou une petite fracture de la cheville. On entend un pleur de bébé. Callie confie qu’à chaque fois qu’elle entend un bébé pleurer, elle pense à sa fille. Tous les bébés font les mêmes bruits. Après quelques secondes, elle réalise qu’il s’agit vraiment d’elle. Elle se retourne et aperçoit Mark qui porte leur fille sur le ventre, dans un porte-bébé. Il est entouré de quelques infirmières qui s’extasient. Callie les rejoint, enchantée qu’il ait eu l’idée de lui amener sa fille au travail. Il lui explique qu’il a donné son bain à l’enfant, qu’il a changé ses couches, qu’il l’a nourrie et qu’il lui a fait faire une sieste. Ensuite, il lui a lu un livre. Ils ont aussi un peu joué. A ce moment-là, il était 11h30 et il a ressenti le besoin de voir des adultes. Callie le supplie d’emmener Sofia loin d’elle. Ce bébé est comme une drogue. Mark lui demande de ne pas utiliser ce terme pour parler de leur fille. Owen appelle Callie. Elle a de la chance. Un motocycliste vient d’avoir un accident. Callie s’excuse auprès de Sofia d’avoir à la quitter mais le travail l’attend. Elle supplie encore une fois Mark de la prendre. Il ne comprend pas pourquoi elle ne la lui donne pas. C’est parce qu’elle est physiquement incapable de la lâcher. En passant des bras de sa mère à ceux de son père, le bébé commence à pleurer. Callie se dépêche de partir.

    L’opération de Lebo se termine. Tout semble s’être bien passé. Alex entre avec de bonnes nouvelles du bébé. Il demande comment se porte la mère. Selon Arizona, l’hémorragie est sous contrôle. Le placenta a été retiré. Ils vont pouvoir refermer la patiente. Bailey pense que tout ira bien. Pour le moment, oui, rétorque Alex. Mais elle va devoir repartir en Afrique, où elle ne recevra plus les soins nécessaires. Une fois qu’elle et sa sœur auront pris tous les médicaments qu’ils leur ont donnés, que feront-elles ? Elles feront du mieux qu’elles pourront, répond Bailey avec fatalisme. Alex s’inquiète pour le bébé, qui a vraisemblablement la même maladie que sa mère. Qui va le vacciner ? Arizona suggère qu’il pourrait s’en occuper. Il ne comprend pas ce qu’elle veut dire. Pourquoi ne part-il pas en Afrique ? L’emploi qui était vacant à la clinique Namboze n’a jamais été pourvu. Ils recherchent une personne célibataire, sans attaches, qui a fait au minimum trois ans de résidence. Il y a une subvention accordée par une fac de médecine qui est attachée à la clinique. De plus, il a déjà eu un contact avec les autorités de la clinique. Donc, on le connait. Tout cela fait de lui un candidat parfait. Lucy fait remarquer que c’est aller un peu loin uniquement pour assurer un suivi médical. Etonnée par sa réaction, Arizona fronce les sourcils avant d’échanger un regard étonné avec Bailey. Elle poursuit néanmoins, assurant à Alex que ça pourrait être génial pour lui. Elle pourrait soigner les deux sœurs par téléphone. Alors il faut qu’il y réfléchisse. Il ne dit rien.

    Richard donne le dossier d’Henry à Jackson, lui demandant de l’examiner pour voir si Henry remplit les critères. Si tel est le cas, il pourra être incorporé dans la phase 1 de l’essai. Jackson lui fait part de son regret d’avoir à se retirer. Il a apprécié l’opportunité que Richard lui a donnée et c’est pour cette raison qu’il ne veut pas le gêner. Ce n’est pas ce qui inquiète Richard qui estime que Jackson est pour beaucoup dans l’état d’avancement de l’essai. Alors, il ne comprend pas pourquoi il veut subitement abandonner. Jackson ne répond pas, se contentant de le remercier. Il affirme ressentir le besoin de se concentrer uniquement sur la chirurgie pour le moment. Après s’être assuré que c’est vraiment ce qu’il veut, Richard ne peut que s’incliner.

    Meredith attend nerveusement dans le couloir pour passer son entretien avec Owen. La porte du bureau s’ouvre pour laisser sortir Alex. Les deux amis échangent un regard. Alex soupire avant de déclarer qu’il n’a rien dit. Mais il pense que, puisqu’elle a tellement peur que le secret soit éventé, elle devrait elle-même confesser sa faute, avant que quelqu’un d’autre que lui ne soit au courant et ne révèle tout. Personne ne le saura, lui affirme-t-elle. Alex s’éloigne. Elle pousse un soupir de soulagement. Owen vient l’appeler pour l’entretien.

    Cristina est en train de pratiquer la bronchoscopie sur Mr Aranda. Ce qu’elle voit ne ressemble pas le moins du monde à un cancer. Comme elle n’arrive pas à identifier ce que la caméra lui montre, elle décide de prendre un autre angle. Sa surprise est grande lorsqu’elle découvre ce dont il s’agit. L’infirmière qui l’assiste lui demande s’il faut avertir Teddy. Evidemment, Cristina refuse.

    Un peu plus tard, elle apprend au patient que s’il a la chance de ne pas avoir le cancer, il a par contre un arbre en train de pousser dans un poumon. Elle suppose qu’il a un jour inhalé une semence qui a pris racine et qui a commencé à grandir à l’intérieur de son corps. Mme Aranda se souvient que, deux mois plus tôt, ils ont taillé leurs arbres et il y avait tous ces trucs qui volaient autour d’eux. Mr Aranda ne comprend pas comment cela a pu se développer dans son corps, alors qu’il n’y a ni lumière, ni terre. Selon Cristina, cela a pu se produire parce que la semence s’est adaptée au milieu dans lequel elle s’est retrouvée. Le jeune fils du couple se moque de toutes ces considérations jardinières. Il veut seulement être assuré que son père n’a pas le cancer. Cristina le rassure. Cependant son père va devoir subir une petite intervention mais il ira bien après cela. April se présente à la porte de la chambre et demande à parler à Cristina dans le couloir. Le jeune garçon lui apprend que son père n’a pas le cancer. Elle s’en réjouit. Mais elle tient toutefois à rappeler qu’elle n’a jamais dit qu’il l’avait. L’adolescent l’agresse. Elle avait tort. Elle est un mauvais médecin. Offusquée, April somme Cristina de la rejoindre immédiatement.

    A l’extérieur de la chambre, April reproche à sa camarade d’avoir falsifié la check-list. Cristina estime l’avoir plutôt simplifiée, ce qui lui a permis de découvrir un arbre dans un poumon. April n’en a rien à faire. Pour elle, en ne prévenant pas Teddy, Cristina a détourné le patient. Cristina comprend qu’April n’a pas bien compris ce qu’elle lui a dit. Le patient a un arbre dans son poumon, un conifère pour être plus précise. April réalise enfin ce dont il est question. Mais le fait que Teddy ne soit pas au courant la tracasse. Cristina ne voit pas pourquoi elle devrait l’avertir. Après tout, c’est elle qui a trouvé l’arbre. Mr Aranda est donc devenu son patient et elle va s’occuper de lui toute seule. Devant la stupéfaction d’April, elle compare l’intervention à une simple biopsie. Autrement connue sous le nom de thoracotomie, proteste April en lui rappelant que cette procédure ne peut être réalisée que sous la supervision d’un titulaire. Cristina ne veut rien entendre. Pour elle, il ne s’agit là que d’une légère infraction au protocole et si April veut la commettre avec elle, elle glissera un mot en sa faveur à Owen. April se méfie, ne voyant pas pourquoi Cristina ferait ce beau geste. Tout simplement parce qu’un arbre pousse à l’intérieur d’un homme. Sur ces mots, Cristina retourne dans la chambre de son patient. 

    Richard admet face à Henry que d’un point de vue purement médical, il pourrait être candidat à l’essai. Ça n’empêche qu’il éprouve toujours des réticences à l’y intégrer. Leur conversation est interrompue par Andrew Perkins qui vient saluer Richard. Celui-ci est étonné de le revoir. Il espère qu’il n’est pas là pour le travail. Andrew lui apprend qu’il a rendez-vous avec Teddy pour le déjeuner. La voila justement qui arrive. Elle est un peu embarrassée en voyant qu’Henry est présent. Elle le présente à Andrew comme un ami, celui dont elle lui a déjà parlé. Andrew lui demande s’il s’agit du gars qui souffre du diabète. Entre autres choses, répond Henry avant de lui tendre la main. Se rendant compte de son manque de tact, Andrew s’excuse. Henry le rassure, il n’y a pas de mal. Il est bien le gars au diabète. Avec de la chance, plus pour longtemps, intervient Richard, en apprenant aux deux autres médecins qu’Henry va faire partie de l’essai. Teddy, si elle trouve ça génial, s’étonne qu’Henry ne lui en ai rien dit. Il prétend ne pas aimer se vanter. Andrew rappelle à Teddy qu’il est temps d’aller déjeuner. Une fois que le couple est parti, Henry demande à Richard où sont les réserves qu’il émettait un peu avant. Richard estime qu’en étant le rival d’Andrew, Henry part déjà perdant. Il a un faible pour les perdants. Henry est conscient qu’il part avec un handicap. Andrew Perkins est bel homme. Il est surtout un des meilleurs thérapeutes en traumatisme du monde, estime Richard. Qu’il y ait un tremblement de terre, un avion qui s’écrase, n’importe quelle catastrophe, il vole au secours des victimes. Henry croit comprendre que Richard voit Andrew comme un chevalier dans son armure scintillante. Richard rétorque qu’il est seulement en train de dire qu’Henry va avoir besoin de toute l’aide possible.

    Lucy entend Alex se renseigner au téléphone sur le poste en Afrique, notamment sur la durée de l’engagement. Il raccroche après avoir demandé un délai de réflexion de quelques jours. Elle ne répond pas lorsqu’il demande des nouvelles de Lebo. Elle veut savoir si c’était bien à la clinique Namboze qu’il téléphonait. Il ne le nie aucunement, reconnaissant qu’il voulait avoir quelques renseignements sur le travail. Elle croit comprendre qu’il va partir. Il n’en sait encore rien. Il est certain que, là-bas, il aurait la possibilité de réaliser d’incroyables interventions chirurgicales en première ligne. Il serait le patron. Après avoir fait venir tous ces gosses jusqu’aux Etats-Unis, il n’imagine pas redevenir un simple résident. Par contre, ce serait sympa de devenir le chef des résidents. Ça pourrait être une bonne raison de rester. Mais d’un autre côté, s’il n’obtient pas cette promotion tant convoitée, où en sera-t-il ? Il lui demande son avis. Partir ou rester ? Elle réplique sèchement qu’elle pense qu’en ce moment son avis ne compte pas vraiment. Elle pose un classeur sur une armoire en le claquant et s’en va, laissant Alex interloqué.

    Meredith demande à Cristina ce qu’elle est en train de faire. Son amie lui apprend qu’elle s’apprête à retirer un arbre qui pousse dans le poumon d’un patient. Alors elle n’a pas le temps pour préparer Meredith à son entretien avec l’assistante sociale. Cela n’empêche pas son amie de lui demander ce qu’elle doit répondre si l’assistante sociale l’interroge sur le temps qu’elle a passé en Europe, à coucher à droite et à gauche. Très facile, selon Cristina. Elle était en train de s’imprégner d’autres cultures. Et à propos de l’Alzheimer précoce d’Ellis dont elle pourrait avoir hérité ? Ça lui permet de mieux apprécier le cadeau qu’est la vie, prétend Cristina. Meredith ne sait pas comment elle pourrait justifier le fait qu’elle a mis sa main dans un corps humain pour tenir une bombe. L’assistante sociale pourrait trouver ça… Suicidaire, envisage Cristina. Pas du tout. C’était courageux ! Oui mais Meredith lui rappelle qu’elle a tout de même dit à un gars de lui tirer dessus. Avant d’entrer dans l’ascenseur, Cristina lui conseille de changer de sujet si celui-là est évoqué.

    Dans l’ascenseur, elle se retrouve avec Alex qui se plaint que les nanas, ça craint. Elle lui demande quel est son problème. Ce n’est pas qu’elle s’en soucie mais il leur reste quatre étages à faire et elle a du temps à tuer. Il lui explique donc qu’Arizona lui a offert un emploi dans la clinique où elle a travaillé, au Malawi. Lorsqu’il a dit à Lucy qu’il allait y réfléchir, elle a pris la mouche. Cristina veut savoir s’il lui a demandé de partir avec lui, ou s’il lui a dit qu’elle lui manquerait, en la regardant profondément dans les yeux. Comme il lui répond que non, elle souffle. De toute évidence, cette fille a des sentiments pour lui. Par contre, lui n’en a plus aucun, comme s’il était mort à l’intérieur. Elle pense qu’il devrait accepter le poste en Afrique. Ça devrait être super génial. Alex n’est pas dupe. Tout ce qu’elle veut, c’est qu’il ne soit plus dans la course pour la place de chef des résidents. Elle prétend ne vouloir que l’aider.

    En sortant de l’ascenseur, elle croise Lexie. Quelques pas plus loin, les deux femmes aperçoivent Mark qui parade au milieu des infirmières, avec son bébé. Enervée, Lexie demande à Cristina pourquoi les femmes sont folles des mecs qui se promènent avec un bébé. C’est comme quand on est au parc et qu’on voit un mec avec un petit chien. Normalement, on ne l’aurait jamais remarqué mais là, le gars est marrant et le chien saute tout autour de lui, puis le gars lui chatouille le ventre et soudain, on se surprend à penser qu’on passerait bien le reste de sa vie avec ce genre de type. Cristina comprend qu’elle fait allusion à Mark. Elle pense que les infirmières sont bien plus intéressées par le bébé que par son père. À part Lexie, selon elle. Vexée d’avoir été percée à jour, Lexie s’en va. 

    Cristina demande à April si elle a pu lui trouver une salle d’opération. April confirme. Cristina croit avoir compris quelque chose à son sujet. Voila trois jours qu’elle n’a pas fait l’amour et elle a l’impression que cela lui a donné des super pouvoirs. Tout lui parait lumineux et clair. Elle arrive à résoudre les problèmes. Ce n’est pas étonnant qu’April soit si bien organisée, c’est parce qu’elle a ses super pouvoirs de vierge. Elle tient à la remercier. Cela fait des mois qu’elle a été tenue à l’écart de toute intervention en cardio et aujourd’hui, elle a enfin l’impression d’être redevenue elle-même. C’est tout ce dont elle avait besoin et c’est à April qu’elle le doit. April est étonnée que Cristina la traite comme si elle était son amie. Cristina ne voit pas ce qu’il y a de si étonnant. Elle entre dans la chambre de Mr Aranda et a la surprise de sa vie d’y voir Teddy qui annonce au patient qu’elle va procéder à l’intervention. Richard est présent aussi et la façon dont il invite Cristina à se joindre à eux fait comprendre à la jeune femme que ses supérieurs sont au courant de ses manœuvres. Elle se tourne vers April. Celle ci est désolée mais c’est tout ce dont elle avait besoin, elle aussi, sous-entendu pour obtenir la place de chef des résidents.

    Mr Aranda ne comprend pas pourquoi ce n’est pas Cristina qui va l’opérer. Richard ne conteste pas qu’elle en soit capable, mais c’est au Dr Altman de pratiquer l’intervention, en tant que chef du service de cardiothoracique. Teddy rassure le patient. Elle a souvent soigné des cas aussi complexes que le sien. Mr Aranda n’en disconvient pas. Seulement il a vu trois médecins avant d’arriver au Seattle Grace. Tous lui ont dit la même chose, d’être patient, que son mal allait disparaitre. Ce matin, il a vomi du sang à son réveil. April lui a dit qu’il avait le cancer. L’intéressée proteste. Elle n’a jamais dit ça. Mr Aranda ne la laisse pas se défendre. Après April, il a rencontré Cristina. C’est elle qui a dit qu’il ne s’agissait ni d’une toux, ni d’un cancer, mais d’un arbre qui poussait dans son poumon. C’est grâce à elle qu’il ne va pas mourir. Alors si elle est capable de pratiquer l’intervention, il veut qu’elle s’en charge. Aussi émue que lui, Cristina le remercie d’un signe de tête. Teddy et Richard se regardent.

    Owen met Jackson en situation. Imaginons qu’il est le chef des résidents et qu’un de ses collègues lui annonce qu’il laisse tomber l’essai clinique dans lequel il était impliqué. Que ferait-il ? Jackson répond qu’il lui conseillerait vivement de bien y réfléchir avant mais il respecterait sa décision. Owen voit les choses autrement. Il pense que Jackson a l’habitude de tout laisser en plan une fois que les choses se compliquent, à baisser les bras quand il y a un défi à relever. C’est peut-être dû au fait qu’il n’a pas eu l’habitude de travailler dur pour obtenir les choses, ou parce qu’il a peur du succès. Tout ce qu’il sait, c’est que Jackson a commis une erreur. Jackson n’est pas d’accord. Owen a-t-il autre chose à lui dire ? Comme le titulaire répond que non, il s’en va. 

    Teddy n’en revient pas que Richard envisage de donner satisfaction à Mr Aranda. Le chef veut juste qu’elle réponde à sa question. Est-ce qu’elle pense que Cristina est capable de pratiquer cette intervention ? Teddy n’hésite pas à dire que oui. Cristina veut se justifier. Elle n’a fait que simplifier la procédure en prenant l’initiative. Teddy lui ordonne de cesser de raconter des salades. Cristina a simplement agi dans son dos pour la contrarier. Cristina estime ne pas avoir eu le choix. Richard leur demande d’arrêter. Il est manifeste qu’elles ont des trucs à régler et il ne va pas rester là à attendre qu’elles le fassent. Un patient a besoin d’une intervention et, puisqu’il préfère que ce soit Cristina qui la pratique, il aura satisfaction. Teddy est abasourdie de constater, qu’au lieu de suspendre la jeune femme pour insubordination, il s’apprête à la récompenser. Richard n’apprécie pas la remarque. Il prendra les sanctions disciplinaires qui s’imposent, mais envers Cristina, pas envers le patient. Quant à Teddy, elle devra se contenter d’observer. Elle ne peut qu’obtempérer avant de partir, offusquée. Lorsque Richard informe April qu’elle assistera Cristina, elle lui demande, compte tenu des circonstances, d’en être dispensée. Mais Richard ne veut rien entendre. Il a pris sa décision et il entend qu’elle soit respectée. Avant de partir, il promet à Cristina d’informer son mari ce que qui s’est passé et de lui demander d’en tenir compte pour son évaluation. Il a à peine tourné le dos qu’elle sourit avec ironie et invite April à aller préparer le patient.

    Meredith est inquiète pour Zola qui est en train de se faire opérer. S’il s’agit d’une hernie par glissement, Arizona pourrait ligaturer l’ovaire de l’enfant. Il faut espérer qu’elle fera ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas. Et est-ce qu’elle s’est préparée à faire le test de Goldstein ? A-t-elle pensé qu’il lui faudrait explorer l’autre côté ? Derek lui rappelle qu’Arizona est du genre minutieux. Il aimerait que Meredith cesse de s’inquiéter. Tout ira bien. Meredith lui demande d’arrêter de toujours dire cela. Il n’en sait rien. Zola a une hernie. Elle est hydrocéphale et elle a une spina bifida. Tout peut arriver. Son intestin pourrait lâcher. Sa pression sanguine pourrait s’effondrer. Derek répète qu’Arizona ne laissera pas ça se produire. Elle l’interrompt. Que se passera-t-il si les services sociaux trouvent de meilleurs parents qu’eux pour Zola ? Et s’ils réalisaient qu’ils se sont précipités dans cette procédure d’adoption sans vraiment savoir ce qu’ils faisaient ? S’ils se disaient qu’une résidente qui travaille 80 heures par semaine n’est pas la meilleure candidate pour devenir mère ? Elle le supplie encore une fois de ne plus dire que tout ira bien. Réalisant à quel point sa femme a peur de ne pas être à la hauteur, Derek hoche la tête avec un petit sourire. Très bien. Les choses se passeront comme elles doivent se passer. Elle le remercie avant d’aller se poster devant la porte de la salle, en essayant de voir ce qui se passe à l’intérieur.

    Lexie entre dans une salle pour y examiner des clichés de radiologie. Elle sursaute en entendant la voix de Mark la suppliant de ne pas allumer les lampes. Cette salle est le seul endroit où sa fille arrive à s’endormir. C’est comme si Sofia en avait aussi marre qu’eux de la radiologie. Il se lève pour laisser le champ libre à Lexie. Elle lui demande de n’en rien faire. Après avoir déposé ses clichés, elle s’approche de lui. En fait, elle n’a jamais vraiment vu le bébé de près. Elle est ébahie par le fait que Sofia a déjà bien grandi depuis la dernière fois où elle l’a vue. C’est qu’elle mange comme une vorace, lui apprend Mark avant de lui proposer de prendre Sofia dans les bras. Lexie refuse de peur qu’elle ne se réveille et alors, il la détestera parce qu’elle a fait pleurer sa fille. En plus, la petite n’a pas vraiment l’air d’avoir envie de bouger. Mark regarde son ex amie avec intensité. Elle croise son regard et en est troublée. Elle préfère partir. Avant de sortir de la salle, elle lui dit qu’elle est vraiment heureuse pour lui. Et lui semble heureux. Il l’est effectivement. Il a tout ce qu’il a toujours voulu… ou presque. Lexie comprend qu’il parle d’elle et part sans plus attendre. 

    Cristina retire le petit arbre du poumon de Mr Aranda. April n’en croit pas ses yeux. Comment cela a-t-il pu se développer dans un corps humain ? Selon Cristina, il a tout simplement réussi à prospérer dans un milieu hostile. A ce moment, elle se tourne vers Teddy qui les observe depuis la galerie et annonce qu’elle va conserver l’arbre en souvenir. April proteste. Le protocole exige que cela soit détruit, après avoir été examiné par le service de pathologie. Cristina lui fait remarquer qu’il ne s’agit pas d’une tumeur, mais d’un sapin de Noël. Le protocole ne s’applique pas aux arbres qui poussent dans les êtres humains. April s’indigne. Le protocole s’applique à tout. C’est la raison de son existence. Il y a des règles et des étapes auxquelles ils puissent tous se fier. Elle sait que les règles semblent fastidieuses et ennuyeuses, que les gens les détestent et que ceux qui les respectent semblent ennuyeux, eux aussi. Mais les règles sont là pour une bonne raison ! Lassée de l’entendre, Cristina accepte de lui remettre l’arbre pour qu’il soit détruit. Comme April la remercie, Cristina lui coupe la parole pour lui dire qu’elle ne sera jamais le chef des résidents, peu importe tout ce qu’elle fera.  

    Arizona observe Alex qui remet le bébé à Lebo. Il la rejoint pour lui dire les soins qu’il a prescrits à la jeune mère. Quant au bébé, s’il est un peu secoué, il est stable. C’est dur de croire qu’il a passé les huit derniers mois à dormir contre un intestin. Elle voudrait savoir s’il compte partir en Afrique. Il n’en est pas certain, pour tout dire. La décision est trop importante que pour être prise en un jour. Elle lui demande soudain s’il est amoureux de Lucy. Il ne répond pas vraiment. En fait, Lucy et lui, c’est tout nouveau. Pourquoi lui demande-t-elle ça ? Parce qu’elle ne veut pas que la personne qu’elle va recommander la lâche pour venir retrouver la fille qu’il aurait quittée. Elle veut qu’il soit sûr de ce qu’il veut faire. Sinon il aura des comptes à lui rendre.

    Mark retrouve Derek qui observe Zola en train de s’ébattre dans son lit. Il plaisante sur le fait que si Derek a envie d’avoir un enfant, c’est parce qu’il a vu à quel point cela réussissait à son meilleur ami. Derek se met à rire. Avec lui, tout est compétition. Mark demande comment s’est déroulée l’intervention. Arizona assure que tout s’est bien passé. Zola recommence à se nourrir. Tant mieux, estime Mark, car Sofia est pressée d’avoir une nouvelle amie. Il commence à parler avec une voix déformée, sur un ton gâteux, comme beaucoup d’adultes en prennent lorsqu’ils s’adressent à des bébés. Voyant que Derek le regarde en souriant, il lui conseille de ne pas le prendre de trop haut. Lui aussi bientôt dira les mêmes conneries. Derek l’espère de tout cœur. Il est conscient que les choses ne seront pas simples. Ils sont aux prises avec les traités internationaux qui régissent ce type d’adoption et ils ont besoin d’une dispense que le pays d’où vient Zola ne donne pas facilement. Mark se veut rassurant. Meredith et lui sont tous les deux chirurgiens. Ils feront de bons parents. C’est le genre de critères que les autorités prennent en compte. Derek ne veut pas être naïf et se faire trop d’illusions. Mark lui rappelle qu’il est Derek Shepherd. Il y a une raison pour laquelle il l’a envié durant toute sa vie et il ne s’agit pas de ses cheveux. Tout va bien se passer pour lui. Même Sofia le sait. Il reprend son ton gâteux pour dire à la petite de dire bonjour à Oncle Derek. C’est le papa de Zola. Il part pour donner le biberon à l’enfant.

    Meredith s’entretient avec l’assistante sociale qui a lu dans son dossier que sa mère était une chirurgienne. Comment l’a-t-elle vécu ? Meredith répond qu’être élevée par un chirurgien fait de vous une personne très indépendante, sans aucun doute, ce qui ne veut pas dire qu’elle voudrait élever Zola comme sa mère l’a fait avec elle. Mal à l’aise, elle dit qu’Ellis ne savait pas faire de la pâtisserie. Elle, elle envisage d’en faire tout le temps. L’assistance sociale l’invite à lui parler de Zola. Qu’a-t-elle à lui en dire ? Meredith commence par évoquer les interventions qui ont été pratiquées sur le bébé. Petit à petit, elle se décontracte, s’illuminant même lorsqu’elle raconte qu’à un moment, durant l’intervention qui a eu lieu dans la journée, la petite a donné l’impression de réaliser ce qui se passait, parce que son cœur a ralenti juste au moment où l’anesthésiste lui a injecté un produit. Mais Meredith suppose que ce n’est pas ce genre de témoignage que l’assistante sociale attendait d’elle. Elle voulait sans doute qu’elle lui dise à quel point Zola est mignonne et gentille, ce qui est vraiment le cas. Elle a l’impression de tout gâcher. L’assistante sociale la rassure. Elle n’a pas de questions précises. Elle veut juste savoir à qui elle a affaire. Meredith lu dit qu’elle est une bonne chirurgienne et elle veut être une bonne mère. Pour être honnête, il faut dire qu’elle ne sait pas grand-chose à ce sujet. Mais elle est prête à apprendre et elle apprend vite. Elle fera tout ce qu’il faut pour devenir une bonne mère. L’assistante sociale lui sourit. Sait-elle ce que font les bonnes mères ? Elles se vantent au sujet de leur bébé et c’est ce que Meredith a fait. Il s’est avéré que la journée de Zola n’avait pas été de tout repos. Elle n’a pas joué avec d’autres enfants. Elle n’a pas suivi un cours de gym. Elle a subi une intervention chirurgicale. Meredith a su à chaque seconde où elle était. Elle a apprécié le fait qu’elle lui en parle.

    Il est l’heure pour Cristina de justifier ses actes auprès d’Owen. Il estime que vouloir montrer qu’on a l’esprit d’initiative ne signifie pas qu’elle avait le droit de se faire passer pour un titulaire. Elle nie avoir eu cette intention. Elle a seulement dit qu’elle pouvait se passer d’un titulaire pour faire l’intervention. Il est atterré. Elle assène que c’est Teddy qui lui fait du tort en ne lui donnant pas l’enseignement qu’elle mériterait d’avoir. Elle n’a pas eu d’autre choix que de prendre sa formation en main. C’est pour cela qu’elle a pris l’initiative de pratiquer la bronchoscopie et de traiter le patient, ce qui s’est conclu par un succès. Si ça, ça ne prouve pas qu’elle a les qualités pour être chef des résidents, elle ne voit pas ce qui le prouvera. Ulcéré, Owen s’écrie qu’elle ne sera pas le chef des résidents. Il est désolé de devoir le lui dire. Elle veut savoir qui l’a influencé, le chef ou Teddy ? Ni l’un ni l’autre. C’est lui qui a décidé. Elle ne comprend pas. Il sait pourtant à quel point c’est important pour elle. Être chef des résidents peut décider de la carrière qui va suivre. Ça permet de choisir son poste. Il est au regret de lui dire qu’elle n’a jamais eu les qualifications nécessaires. Etre chef des résidents, c’est plus qu’un coup de boost à un CV. Ça implique de gérer des plannings, de superviser des internes, de faire de la paperasse, de faire avec le système. Ce n’est pas pour elle et ça ne le sera jamais. Elle proteste. Il est en train de foutre sa carrière en l’air. Il prétend au contraire la sauver parce que devenir chef des résidents la tuerait. Elle est chirurgienne et tout ce qui la tiendra éloignée des salles d’opération lui fera du mal et la rendra folle. La preuve en a été faite aujourd’hui. Elle n’est pas faite pour ce job. Elle finira par le détester et ne plus le supporter. Elle se battra jusqu’à ce qu’elle échoue. Pour lui, elle doit accepter de n’être qu’une chirurgienne. C’est ce qu’elle est au plus profond d’elle-même. Alors qu’elle se contente d’être l’excellente chirurgienne qu’elle est déjà. Les larmes aux yeux, elle lui demande froidement s’il en a fini. Comme il dit que oui, elle s’en va après l’avoir remercié pour le temps qu’il lui a consacré.

    Alex annonce à Lucy qu’il ne partira pas en Afrique. Comme elle veut intervenir, il ne la laisse pas faire. Il sait qu’il a raison. Quand il aura fini sa résidence, ils pourront peut-être partir tous les deux en Afrique. Elle veut encore parler mais il l’interrompt. Elle avait raison ce matin quand elle lui a dit qu’il y avait d’autres facteurs à prendre en considération. Elle est un facteur pour lui. Il est désolé de ne pas le lui avoir dit plus tôt. Lorsqu’Arizona a dit qu’ils recherchaient une personne célibataire, il a pensé que c’était pour lui, parce qu’à chaque fois qu’il a cru avoir un avenir avec une personne, il s’est cassé la gueulé. Alors il avait même cessé d’espérer. Mais maintenant, avec elle… Elle lui demande d’arrêter. C’est lui qui avait raison ce matin, en disant que la carrière compte plus que tout. C’est pour cela qu’elle a accepté le poste. Il lu dit que dans ce cas, elle n’a qu’à appeler Baylor et leur dire qu’elle a changé d’avis. Elle lui avoue alors que le poste qu’elle a obtenu est celui-là même qu’il convoitait, à la clinique Namboze. Il n’en revient pas. Elle lui assure qu’il ne faut y voir rien de personnel. Parfois, il faut se comporter comme un requin. Elle laisse Alex complètement pantois.

    Alex débarque chez Joe. Il rejoint Cristina au comptoir. Le boulot en Afrique ? C’est la garce qui le lui a volé sous son nez. Lucy ! Il lui a dit qu’il ne partait pas pour rester avec elle. On se dévoile à quelqu’un pendant une seconde et voila ce qui arrive. Il commande un double whisky. Il vaudrait mieux que maintenant il devienne chef des résidents ! Il boit son verre cul sec. April les rejoint et constate que Cristina lui en veut toujours. Elle lui répète que les règles sont là pour une bonne raison. Quand elle est arrivée au Seattle Grace, elle a tué une femme et on l’a virée pour ça, parce qu’elle avait raté une simple petite étape. Quand on suit le protocole, on ne rate aucune étape et les gens vivent. C’est aussi simple que ça. Elle sait que Cristina a raison. Elle ne sera probablement le chef des résidents mais sa check-list fonctionne et ça, Cristina ne peut pas le nier.

    Owen dit à Jackson que laisser tomber l’essai clinique du chef était vraiment un acte stupide. Tellement stupide qu’il a commencé à penser que peut-être cet essai était peut-être faussé. Alors il a tout vérifié, pour constater que la méthodologie était parfaite. Il s’est même dit que cet essai pourrait rapporter des récompenses, comme le Harper Avery. Alors il a compris que, si Jackson s’en était retiré, c’était parce qu’il savait que le fait que son nom y apparaisse, ruinerait les chances du chef. Owen respecte le fait que Jackson ne veuille pas réussir grâce à son nom mais il pense qu’il ne doit pas laisser cela le freiner dans sa carrière.

    Henry tenait à ce que Teddy soit la première à savoir comme tout se passait bien pour lui. Il a récupéré son ancien emploi. Elle croit qu’il plaisante. Il assure que non. Il a suffi qu’il leur parle de l’essai clinique de Richard et qu’il leur dise qu’il avait un nouveau pancréas. C’est la première fois qu’il utilise ça comme un argument de vente dans un entretien d’embauche. Ça a marché, ce qui implique également qu’il récupérera son assurance maladie d’ici deux mois environ. Elle est contente pour lui. Il est heureux qu’elle dise cela. Il a beaucoup pensé à leur situation, au parcours qu’ils avaient fait ensemble et il veut lui demander… Il ne peut en dire plus car Andrew appelle Teddy pour lui signaler qu’il l’attend un peu plus loin, en donnant un coup de fil. Elle lui promet de le rejoindre très vite. Henry ironise sur le fait que ça semble sérieux entre eux, puisque non seulement ils déjeunent mais ils dinent ensemble. Teddy lui dit que le diner va servir à fêter la décision qu’ils ont prise durant le déjeuner, à savoir le fait qu’ils vont partir tous les deux pour l’Allemagne. Henry encaisse le choc tant bien que mal. C’est vraiment une bonne nouvelle. Elle lui demande s’il en est sûr. Il répond que oui. Comme il le lui a dit, tout va bien se passer pour lui, ce qui les ramène à la question qu’il voulait lui poser avant l’intervention d’Andrew. Veut-elle bien lui accorder le divorce ? Même si elle accepte, cette demande ne semble pas lui faire plaisir. Elle a l’impression que cela signifie qu’il n’a plus besoin d’elle. Il lui donne raison.  

    Callie et Arizona retrouvent Mark qui les attendait dans le hall, avec Sofia. Il leur dit qu’il a nourrit la gamine, qu’il l’a changée. Elle fait les plus beaux cacas qu’on ait jamais vus. Callie prend sa fille dans ses bras. Elle lui a tellement manqué. Mais aujourd’hui maman est redevenue une chirurgienne. Elle a réparé deux épaules disloquées. Et sauvé une jambe de l’amputation. Le trio s’en va.

    Lexie les regarde s’éloigner. Jackson arrive dans son dos et lui demande si elle regarde encore Mark Sloan. Elle prétend qu’elle regardait le bébé. L’a-t-il vue ? Et comment s’est passé son interview ? Il lui dit qu’il est hors jeu mais il s’en fout, parce qu’il l’a, elle. Alors de quoi pourrait-il avoir besoin d’autre ? Ils s’embrassent avant de partir, enlacés.

    Meredith se tient à côté du lit de Zola. Elle la prend dans ses bras en se présentant à elle. Elle s’appelle Meredith et elle espère devenir sa maman.

    Cristina et Alex sont toujours chez Joe. Il semble avoir bu plus que de raison. Elle lui demandé s’il a réalisé que ce serait Meredith qui allait devenir chef des résidents. Ça ne veut pas dire qu’il est un mauvais chirurgien ou un mauvais médecin. C’est juste qu’il y a des gens qui ne font pas l’affaire. Ils sont meilleurs dans d’autres domaines. Par exemple, lui et ces enfants ! Il a été excellent. Mais entre lui et Meredith… Celle-ci est organisée. Les gens l’apprécient, ils lui font confiance. Elle est naturelle. Cristina trouve qu’Alex devrait essayer le piquer le job à Lucy. Il doit aller en Afrique. Voila en quoi il est bon.

    Owen vient s’installer à côté d’elle. Il sait qu’elle lui en veut. Ce n’est pas une raison pour rester là toute la nuit, à boire plus que de raison. Alors il va la ramener à la maison et… Elle l’interrompt avec un fougueux baiser. Il ne s’attendait pas à ça. Elle a apprécié qu’il lui dise qu’elle était excellente et qu’elle devait continuer à l’être. C’est ce qu’elle va faire. Devenir un excellent chirurgien. Et elle sera excellente, ce soir, au lit. Owen est ravi. Il s’apprête à la suivre, quand il remarque Alex qui vide un autre verre cul sec. Il lui demande si tout va bien. Alex lâche tout de go que Meredith a faussé l’essai clinique sur Alzheimer. Owen le regarde, stupéfait, comme s’il avait du mal à croire ce qu’il venait d’entendre.

     

    Voix off : S’adapter ou mourir. Aussi souvent qu’on l’ait entendu, la leçon n’en est pas plus facile. Le problème est que nous sommes des êtres humains. On veut plus que le minimum pour survivre. On veut l'amour. On veut le succès. On veut être le meilleur possible. Donc on se bat comme un dératé pour obtenir ce que l’on veut. Tout le reste nous semble mort.


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