• Episode 7.22 : Unaccompanied Minor

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    Titre français : Seule au monde

    Scénariste : Debora Cahn

    Réalisateur : Rob Corn

    Diffusion États-Unis : 19 mai 2011 sur ABC

    Diffusion France : 15 février 2012 sur TF1

     

    Voix off : J’ai toujours dit que je serais plus heureuse toute seule. J'aurais mon travail, mes amis… Mais quelqu'un dans votre vie tout le temps ? Plus de problèmes qu’autre chose. Apparemment, j’ai changé d’avis.

     

    Meredith et Derek sont sur le chantier de leur future maison. Derek dessine sur le sol ce qui sera un jour la chambre de Zola, l’emplacement des différents meubles, le berceau, la table à langer… Meredith lui fait remarquer qu’il ne peut pas prévoir de chambre de bébé avant d’avoir le bébé. Il va leur porter la poisse. Il n’est évidemment pas d’accord. L’assistance sociale veut voir où ils vivent. Cela peut être un piège. Il essaie juste de trouver le moyen de la distraire. Voila justement l’assistance sociale, Janet, qui arrive. Malgré l’accueil chaleureux de Derek, elle semble complètement abasourdie de découvrir l’état de la maison. Lorsque Meredith lui demande si elle ne trouve pas ça parfait pour un bébé, elle ne dit rien. Les époux comprennent, en voyant son air sévère, que ce n’est pas gagné.

    Un peu plus tard, ils sont au Seattle Grace, prêts à commencer leur journée. Derek doit d’abord se rendre au labo. Il donne rendez-vous à sa femme une fois qu’elle aura admis le nouveau patient de leur essai. En apercevant ce dernier entouré de sa famille, Meredith confesse que ça lui donne à chaque fois le cafard quand les patients Alzheimer ont de jeunes enfants. Derek lui dit que si elle le veut, elle peut passer son tour cette fois-ci. Il n’y a pas de honte à avoir et il peut très bien s’occuper de l’admission lui-même. Elle lui demande de cesser de la traiter comme son épouse. Dans le cadre de l’essai clinique, elle n’est que sa collègue. Elle estime avoir le droit de lui confier son malaise sans qu’il ne soit aux petits soins pour elle. Elle veut être traitée comme un médecin. La requête amuse Derek. Comme Meredith entre dans la chambre, il est interpellé par Owen qui demande à lui parler de l’essai clinique. Comme Derek veut aller chercher Meredith – elle vient justement de le sermonner sur ses erreurs en matière de courtoisie professionnelle envers elle - Owen réplique qu’il vaut mieux la laisser à l’écart de leur conversation.

    Teddy est dans la chambre d’Henry. Même si elle sait qu’il est entre de bonnes mains, elle s’en veut parce qu’elle ne sera pas là quand il se fera opérer. Il lui fait remarquer un peu sèchement qu’il sera inconscient. Ce n’est pas pendant l’opération qu’elle va lui manquer. Elle est surprise et veut répondre mais il l’en empêche. Elle devrait plutôt s’en vouloir pour tout ce qui va suivre, quand il ne sera plus sous anesthésie générale et qu’elle ne sera pas là, parce qu’elle sera en train de parcourir le monde avec… Arnold. Elle le corrige. Il s’agit d’Andrew. Henry inspire bruyamment, en imitant le vent, sans cacher qu’il se moque du thérapeute qu’il compare à une rock star. Le bruit qu’il a fait est censé représenter le cri que pousse la foule en admiration quand elle entend son nom. Teddy ne sait pas s’il s’agit d’un compliment ou d’une insulte. Henry prétend que tout dépend de ce qu’on pense des rock stars. Elle affirme que ce n’est pas ce qu’est Andrew. A nouveau, Henry imite le vent. Amusée plus que choquée, elle lui demande d’arrêter. Ça commence à devenir agaçant. Il réplique que sa femme va le quitter. Il a donc le droit d’être agaçant. Elle lui rappelle qu’elle n’est pas sa femme dans la réalité, alors cela ne justifie pas son mauvais comportement. Il riposte qu’elle est sa meilleure amie. Ça lui donne droit à quoi ? Comprenant qu’il est blessé, elle s’excuse. Il estime qu’elle n’a pas à être désolée. Elle n’a qu’à partir et être heureuse avec Andrew. Il mime à nouveau le vent. Attendrie, elle lui dit qu’il est impossible. Elle s’assied au bord du lit et le prend dans ses bras pour une accolade. Il lui retourne le compliment.

    Dans le couloir, Derek conjure Meredith de lui expliquer précisément ce qu’elle a fait. Elle refuse, assurant ne pas pouvoir le faire. Il insiste. Si elle veut qu’il arrange les choses avant qu’elles n’empirent, il doit tout savoir. Elle pense que les choses empireront encore si elle lui avoue la vérité. Il réplique que les choses sont déjà au pire. Mais Meredith s’enferre. Après lui avoir dit qu’elle l’aimait et qu’elle était désolée, elle répète qu’elle ne peut rien lui dire. La mine de Derek s’allonge. Il est déçu. Il l’entraine dans une salle où Richard examine des clichés de scanner. Il ouvre la porte en lui annonçant, que, si elle veut qu’il la traite en collègue, elle va être servie. Cela sonne comme une menace. Et effectivement, il annonce froidement à leur chef qu’Alex Karev a informé le Dr Hunt du fait que le Dr Grey avait trafiqué l’essai clinique en échangeant les placebos et les médicaments, ce qui a très probablement compromis l’essai. Richard n’en revient pas. Il demande à Meredith si c’est vrai. Elle répond simplement que rien de ce qu’elle a fait n’a eu d’effet… Il l’interrompt. Il veut qu’elle lui dise exactement ce qu’elle a fait. Elle lui fait la même réponse qu’à Derek, elle ne peut rien lui dire. Derek lui demande sèchement si elle se rend compte de ce qu’elle a fait. Est-ce qu’elle pense que la F.D.A. accordera encore quoi que ce soit à l’hôpital ? Richard demande à sa protégée de le regarder. Si ce dont on l’accuse est faux, s’il y a un problème, si Karev a exagéré, c’est le moment de le dire. C’est le moment où elle doit nier les charges qui pèsent contre elle. L’air buté, Meredith répond qu’elle est prête à être renvoyée de l’essai mais rien de ce qu’elle a fait ne l’a compromis. Derek est exaspéré par son entêtement. Quant à Richard, il ne peut que constater qu’elle ne nie pas les faits. Comme elle se tait, il annonce qu’il va devoir mener une enquête sur ce qui s’est passé. Mais en ce qui le concerne, il pense bien qu’elle vient de perdre son travail. Le visage de Derek est fermé et le regard qu’il échange avec sa femme est noir.

    En sortant de la salle, Meredith s’adresse directement à Alex. Elle va probablement se faire virer. Est-il heureux ? Devant leurs camarades stupéfaits, Alex se défend. Elle exagère. Elle ne va pas se faire… Elle lui coupe la parole. Pour la fin de la journée, il doit avoir retiré toutes ses affaires de chez elle. Elle s’en va. Cristina demande à Alex ce qu’il y a. mais il n’a pas le temps de répondre car tous leurs bips commencent à sonner.

    Richard annonce à l’ensemble du personnel qu’un Boeing 757 s’est écrasé. On est en train de rechercher les quelque 200 passagers qui doivent être blessés. Le Seattle Grace a été désigné comme centre de crise. Les familles vont recevoir l’instruction d’y venir pour retrouver les leurs. Quant aux médecins, ils vont devoir utiliser le protocole qui est de mise dans une situation de masse. C’est Owen qui mènera les opérations. Cela risque d’être chaotique, selon Richard. Ils devront donc être attentifs, concentrés et ne pas céder à la panique.

    L’instant d’après, Owen donne ses instructions. Bailey est chargée de libérer le plus grand nombre de lits disponibles. Il faudra donc qu’elle fasse sortir des patients ou qu’elle les transfère dans d’autres hôpitaux. Bailey s’éloigne avec Meredith. Owen continue d’attribuer les tâches à chacun. Callie travaillera avec lui. April s’occupera du triage aux urgences. Lexie devra accueillir les familles à la cafétéria. Cristina devra s’occuper de la banque de sang. April fait remarquer qu’ils vont avoir besoin d’un marchand de sable (c’est-à-dire de quelqu’un qui prescrira les antidouleurs). Owen désigne Mark en demandant à tous d’être généreux envers les victimes dans l’octroi des antidouleurs et des calmants. Il charge Jackson de seconder Mark. Alors que tout le monde va rejoindre son poste, Cristina retient son mari. Elle veut savoir ce qui s’est passé avec Meredith. Après avoir hésité un moment il lui apprend que son amie a trafiqué l’essai clinique de Derek. Les résultats sont compromis. Elle a complètement ruiné l’essai. Cristina est abasourdie.

    Teddy annonce à Henry qu’en raison de l’accident d’avion, son intervention va sûrement être annulée et qu’il risque d’être renvoyé chez lui. Si c’est le cas, il devra dire aux médecins qu’il est diabétique de type 1 et que, s’il accepte de quitter le service des pré-op, il veut être placé dans une chambre normale. De cette façon, quand les interventions reprendront, il sera le premier à passer. Il lui demande si la raison de sa présence ici est la fermeture de l’aéroport. N’avait-elle pas un avion à prendre ? Elle lui rappelle qu’elle est chirurgienne et qu’Andrew est un thérapeute spécialisé dans ce genre d’accident. Ils ne partiront pas tant que la situation ne sera pas réglée. On a besoin d’eux. 

    C’est l’effervescence aux urgences où les médecins s’occupent de faire sortir ou de transférer les patients. Lorsque Mark requiert l’aide de Jackson, celui-ci qui est occupé avec un malade lui fait signe de patienter. Mark demande à Owen pour quelle raison il lui a collé ce gars. Lorsqu’Owen lui apprend que Jackson a décidé de ne plus participer à l’essai du chef, Mark ne cache pas son mépris. Seul un idiot peut faire ça. Sans doute trouvait-il que la masse de travail était trop importante ? Owen prend la défense du jeune homme. Il n’a pas abandonné parce que c’était trop dur mais parce qu’il a pensé que Richard avait une chance de gagner le Harper Avery. Il a eu peur que son nom handicape les chances du chef. Mark est estomaqué.

    En allant chercher du matériel, Cristina se retrouve face à Alex. Elle en profite pour lui dire sa façon de penser. Meredith est la seule qui prenait sa défense et lui, il a détruit sa carrière. Avec un grand sourire ironique, elle lui conseille de se trouver une interne repoussante qui l’aimera, parce que la prochaine fois qu’il sera dans un immeuble en train de brûler, il n’y aura personne pour lui tendre un verre d’eau.  

    A la cafétéria, Lexie fait face aux familles inquiètes. Elle les invite à noter leurs coordonnées sur une feuille de papier mais ce que les gens veulent, ce sont des nouvelles. Y a-t-il une liste des personnes qui vont être amenées à l’hôpital ? Lexie est au regret de leur dire qu’aucune victime n’est encore arrivée et qu’elle n’a aucune information à leur donner. Comprenant que la jeune femme est dépassée, Eli intervient pour dire que, compte tenu de la situation, cela va prendre un long moment aux services d’urgence pour déplacer et identifier les passagers. Il demande aux parents d’être patients. Mais l’inquiétude rend ces gens peu conciliants. Comme Lexie ne leur donne pas les réponses qu’ils attendent, ils insistent. Certains demandent à parler à son supérieur. Lexie réplique que ce dernier n’est pas mieux informé qu’elle. Pour le moment, il n’y a rien d’autre à faire que de donner ses coordonnées et d’attendre.

    Alex court après Owen dans le couloir. Il avait beaucoup bu quand il lui a parlé de Meredith. Il ne pensait pas que ça aurait de telles conséquences. S’il a mouchardé son amie, c’est parce qu’il estimait qu’elle ne méritait pas d’être chef des résidents, pas qu’elle devait être virée. Owen réplique que s’il n’a pas pensé que ça pourrait être la sanction, alors ça veut dire qu’il est aussi stupide que Meredith.

    Eli retrouve Bailey, pensive, devant une étagère. Elle lui apprend que l’avion venait de Baltimore où habitent ses parents. Elle a déjà pris ce vol avec son fils. Il comprend ce qu’elle ressent et lui propose de prendre une pause avec lui. Elle refuse. Il y a trop de travail. Il n’insiste pas mais décide de rester simplement à côté d’elle. Elle est touchée par l’attention.

    Cristina questionne une jeune femme venue faire un don de sang. Prend-t-elle des médicaments ? A-t-elle déjà donné du sang ? Y a-t-il une chance qu’elle soit enceinte ? La jeune femme n’en sait rien. Elle ne se souvient même pas de la date de ses dernières règles. Pour l’aider à retrouver la mémoire, Cristina lui demande ce qu’elle faisait la dernière fois qu’elle a dû utiliser des tampons. Peut-être était-ce le jour de la Saint Patrick et elle a mangé quatre donuts verts et pensé que c’était dégoutant ? La jeune femme pousse une exclamation. Oui, sauf que c’était des cookies avec un glaçage vert. Mais ça doit faire un bon moment que c’est arrivé. Elle croit se souvenir maintenant qu’elle a eu ces dernières règles aux environs de Pâques, parce qu’elle n’arrêtait pas de manger des marshmallows. Elle est enchantée que le truc de Cristina ait fonctionné. Il semble d’ailleurs qu’il ait fonctionné aussi pour l’intéressée car elle quitte soudain la chambre sans un mot.

    On la retrouve, les jambes écartées, sur la table d’examen de Lucy qui lui fait passer une échographie. Le verdit tombe sans ménagement. Elle est enceinte d’environ six semaines. Lucy a compris que cette grossesse n’était pas planifiée. Elle demande à Cristina si elle veut parler des différentes options qui s’offrent à elle. Dévastée, Cristina refuse.

    Les médecins écoutent les informations à la radio. Les autorités ont déclaré qu’il était trop tôt pour spéculer sur les causes de l’accident. Tout ce que l’on sait, c’est que l’avion a décollé de Baltimore avec à son bord 183 passagers et 18 membres d’équipage. Lexie arrive de la cafétéria pour savoir s’il y a déjà des victimes qui sont arrivées. Les familles vont devenir cinglées. Elle ne comprend pas comment cela peut prendre autant de temps. Mark répond que sortir 200 personnes de l’eau prend du temps. Il lui tend son téléphone portable. Veut-elle passer le temps en jouant à un jeu ? Elle ne répond pas, préférant accorder son attention à Owen qui lui explique que les services de sauvetage doivent trier les victimes sur place, sur le front de mer. Elle repart. Owen fait remarquer à Arizona que, si les sauveteurs prennent trop de temps, il y aura beaucoup de victimes en hypothermie. Il envoie April chercher tout le matériel nécessaire pour les soigner. Mark lui demande s’il a déjà choisi le nouveau chef des résidents. Pas encore, répond Owen. Pour Callie, il n’y a aucun suspens. Ça va être Meredith. Arizona a des doutes. Elle pense qu’Alex a toutes ses chances. Un avion rempli d’orphelins venant d’Afrique, c’est plutôt impressionnant. Elle lance un regard implorant à Owen. Callie lui conseille de ne pas se fatiguer pour rien. Owen a déjà pris sa décision. Richard traverse la salle et se dirige tout droit vers Alex à qui il demande sèchement de consigner par écrit et avec exactitude ce qu’il a vu, en n’omettant aucun détail. Alex proteste mais Richard se moque bien de ce qu’il peut penser. Il s’en va. Jackson entre dans la salle en annonçant qu’il a besoin de plus de calmants. Les familles commencent à paniquer sérieusement. Mark le rejoint. Après lui avoir dit qu’il le considère comme un brave homme, il lui annonce tout de go que Lexie est à lui. Il compte sur lui pour en prendre soin. Lui, il ne se mettra plus dans leur chemin. Légèrement interloqué, Jackson lui fait remarquer que Lexie est déjà à lui. Il ne sait trop s’il doit remercier Mark mais il le fait quand même. Mark s’éloigne après lui avoir donné une tape sur l’épaule.

    Cristina vient chercher Owen pour lui parler. Voyant qu’elle est perturbée, il la suit sans discuter. En entrant dans une salle, il lui dit qu’il pense commander des pizzas. Si elle veut, il peut… Elle l’interrompt pour lui annoncer sans ménagement qu’elle est enceinte. Elle n’arrive pas à croire que ça lui arrive. D’abord surpris, Owen s’illumine peu à peu. Néanmoins conscient du trouble de sa femme, il y va sur la pointe des pieds. Il sait que c’est compliqué et, surtout, que ce n’était pas censé leur arriver, mais cela pourrait être quelque chose de… Il s’approche d’elle pour poser une main sur son ventre. Elle le repousse violemment. Non ! Il est hors de question qu’ils fassent cela. Elle ne sera pas le bel instrument de tout ce qu’il imagine de bon pour leur avenir. Elle ne portera pas ses espoirs et ses rêves. Il objecte qu’il a son mot à dire. Ils sont deux dans ce partenariat. Alors ils doivent y réfléchir à deux. Elle opine de la tête. Il assure savoir qui elle est et ce qu’elle veut. C’est elle qu’il aime et non pas le pouvoir incubateur de son utérus. Pourquoi voudrait-il quelque chose qui la rendrait malheureuse ? Est-ce qu’elle croit qu’il est plus amoureux d’elle quand elle se sent mal ? Ce n’est pas le cas mais il pense sincèrement que cela peut marcher sans que cela ruine sa vie ou que ça fasse dérailler sa carrière. Insensible aux arguments, Cristina lui assène qu’elle ne veut pas d’enfant. Eh bien, elle va en avoir un, réplique Owen. Elle lui demande s’il est en train de lui servir son discours sur "tout pour la vie". Il veut savoir de combien de semaines elle est enceinte. Elle refuse de répondre. Ce n’est pas important. Il pense tout le contraire. Elle refuse d’encore discuter si c’est pour s’entendre dire quand la vie d’un fœtus commence. Comme il insiste en lui demandant si le bébé a déjà des mains, elle éclate d’un rire sardonique en même temps que les larmes lui montent aux yeux. Elle ne peut pas croire qu’il lui fait ça. Elle ne veut pas de ce bébé, ce qui ne veut pas dire qu’elle déteste les enfants. Elle les respecte et c’est pour ça qu’elle pense qu’ils doivent avoir des parents qui les ont désirés. C’est mon cas, réplique Owen. Il veut cet enfant et peut-être pourrait-elle le vouloir aussi. Il croit que sa vie pourrait être bien plus belle que ce qu’elle pense. Il sait qu’elle peut maitriser plus de choses que ce qu’elle croit. Il ne dit pas qu’ils doivent avoir cet enfant. Il dit seulement qu’ils doivent y réfléchir. Ils doivent penser au genre de vie auquel ils peuvent prétendre. Lui, il imagine une vie tellement magnifique pour eux. Cristina ne dit plus rien, se contentant de lui jeter un regard éperdu.

    Elle part à la recherche de Meredith et l’aperçoit dans un bureau, en compagnie de Derek et de Richard. Celui-ci essaie encore une fois de faire entendre raison à sa protégée. Les accusations qui ont été lancées contre elle sont extrêmement graves. Mais elle refuse toujours de se justifier. Richard insiste pour qu’elle lui dise au moins combien de patients sont concernés. A-t-elle trafiqué l’essai plus d’une fois ? Elle prétend ne pas pouvoir répondre à ça non plus. Derek s’énerve. Richard ne comprend pas l’entêtement de la jeune femme. De toute façon, ils finiront par savoir ce qui s’est passé. Alex est en train de chercher quels cas étaient traités quand il l’a vue. Cela va réduire les dates et alors ils sauront quels patients pourraient être concernés. Meredith répète que rien de ce qu’elle a fait n’a modifié l’essai. Richard peut la virer, faire tout ce que bon lui semble… Derek lui coupe la parole en criant. Elle n’a pas le choix. Elle n’a pas le droit de décider qui aura le placebo ou le médicament, ni quelle information sera nécessaire à l’essai. Meredith réaffirme n’avoir rien changé aux résultats de l’essai. Tant qu’ils ne savent pas ce qu’elle a fait, l’essai reste aveugle. Derek réplique que l’essai est mort. Elle l’a foutu en l’air, et aussi lui, l’hôpital et elle-même. Pendant qu’ils réglaient leurs comptes, Richard est allé ouvrir la porte à Alex qui lui apportait un dossier. Il est en train de le feuilleter lorsque Derek dit à Meredith qu’il ne comprend pas ce qui a pu lui passer par la tête. C’est la maladie dont elle risque d’être atteinte qu’ils essayaient de soigner. Il a fait ça pour elle. Richard l’interrompt. Meredith a fait ça pour Adèle.

    Les médecins attendent toujours l’arrivée des victimes de l’accident d’avion. April commence à trouver le temps long. Elle propose de s’occuper encore du matériel pour l’hypothermie mais Owen refuse. Comme elle insiste, Mark lui dit que ça ne servira rien. Aucune victime ne va venir. Si ça a pris autant de temps sans qu’il y ait d’arrivée, ça veut tout simplement dire qu’il n’y a pas de survivant. April est défaite.

    Derek demande à Richard quelles sont ses intentions. Richard avoue qu’il n’en sait rien. Derek lui rappelle que le protocole est très clair à ce sujet. Meredith a l’impression qu’il est en train d’encourager Richard à la licencier. Il ne répond pas à l’accusation. Richard tente de faire comprendre à son ami qu’il a en quelque sorte fait pression sur la jeune femme pour qu’elle échange les données. Alors, pour être équitable, il devrait être licencié aussi. Comprenant que Richard prend fait et cause pour Meredith, Derek jette les yeux au ciel. Il quitte la pièce non sans avoir lancé un énième regard noir à sa femme. Celle-ci est interloquée par la sévérité de son attitude. Resté seul avec elle, Richard annonce qu’il va devoir la suspendre, pour que ça ait l’air moins grave. En ce qui concerne l’essai, il va devoir faire un rapport à la F.D.A. et les laisser décider de ce qu’ils veulent faire. Owen vient frapper à la porte. En le voyant, Meredith lève les yeux au ciel. Avant de suivre son titulaire, Richard tient à lui dire qu’il ne sait pas comment la… Elle l’interrompt. Elle sait. 

    Dans le grand hall du service chirurgien, Richard informe ses troupes que les services d’urgence ont commencé à identifier les corps des victimes. Il vient de recevoir une première liste. Les autorités de l’aéroport vont arriver pour parler aux familles, ainsi que des assistants sociaux. Mais en attendant c’est aux médecins qu’il incombe la triste charge d’annoncer aux familles qu’ils ont perdu un être cher. Andrew Perkins, qui se tient à ses côtés, les prie de venir tous à la cafétéria dans une heure. Ils devront appeler les familles une par une et les emmener dans une pièce qui leur sera attribuée. C’est là qu’ils leur délivreront la triste nouvelle. La journée va être pénible.

    Tout le monde commence à se disperser lorsqu’Owen affiche au tableau le nom du nouveau chef des résidents. Il s’agit d’April. Elle n’en revient pas, pas plus qu’Alex ou Meredith, mais pas pour les mêmes raisons. Personne ne songe à féliciter la nouvelle chef dont la joie retombe comme un soufflé. Tandis que Meredith part de son coté après avoir levé les yeux au ciel, Alex court demander des explications à Owen. Kepner, le chef des résidents ? C’était censé être lui ou Meredith. Est-ce qu’Owen croit que quelqu’un va écouter April ? Ça va être un chaos total. Le titulaire lui demande s’il pense qu’il saura faire mieux qu’elle. Qui va l’écouter après ce qui s’est passé ? Alex vient de dénoncer une personne qui était appréciée par tous. Tout le monde va le détester. Un chef des résidents est supposé veiller sur ses pairs, leur apporter aide et soutien. Est-ce qu’Alex croit qu’après ce qu’il a fait, quelqu’un va encore venir vers lui pour quoi que ce soit ? Alex est sonné, surtout lorsqu’Owen lui avoue qu’il comptait le choisir.

    En présence de Derek, toujours aussi en colère, Meredith a annoncé au prochain patient de l’essai et à sa famille que l’essai clinique était suspendu. Voila qui ne satisfait guère l’épouse, Audrey. Elle craint que son mari ne puisse jamais recevoir le traitement et Meredith est bien obligée de reconnaitre que c’est une possibilité. Audrey est révoltée. Ce n’est pas juste. Ils étaient si près. Son mari a besoin de ce traitement. Elle essaie de comprendre. Est-ce que ce médicament a entrainé la mort de quelqu’un. Comme Meredith assure que non, Audrey exige qu’elle le donne à son mari. Meredith ne peut évidemment pas accepter. Audrey s’en prend durement à elle. Elle pourrait le faire mais elle ne veut pas. Comme son mari essaie de la calmer, Audrey lui rappelle qu’il y a dans cet hôpital une boite qui contient le médicament qu’il devait recevoir. Elle tente une fois encore de faire fléchir Meredith. Le père de ses enfants est en train de disparaitre. Sous les yeux médusés de ses enfants, elle hurle qu’il faut lui donner de foutu médicament. Meredith baisse les yeux. Derek la regarde durement.  

    Cristina et Owen sont assis sur le banc qui se trouve dans la cour des urgences. Il tente encore de la convaincre de garder le bébé. Il pourrait prendre un congé de six mois ou d’un an pour s’en occuper. Comme elle renâcle, il ajoute que l’hôpital ne va pas le licencier pour ça. Et elle ne doit pas croire qu’il se sent obligé de le faire, que du contraire. Il en a envie. Alors, elle ne doit pas en faire son problème. Ce sera le sien, à lui. Elle n’aura même pas à faire attention. Cette dernière remarque révolte Cristina. Elle n’est pas un monstre. Si elle a un bébé, elle l’aimera. Owen sourit aux anges parce qu’il croit avoir cerné le problème. Elle a peur d’aimer cet enfant. Mais c’est un problème qui est facile à régler. Cristina s’énerve de le voir sourire. Elle a l’impression qu’il n’écoute pas ce qu’elle lui dit. Il prétend le contraire. Il essaie juste de trouver un compromis. Eh bien, il n’y en aura pas pour Cristina. Il ne peut pas avoir un demi-bébé. Et elle, elle n’en veut pas du tout. Ça na rien à voir avec le travail ou avec un problème de planning. Elle ne veut pas être mère. Owen lui demande si elle l’aime. Bien entendu, affirme-t-elle. A-t-elle confiance en lui ? Oui. Alors, elle doit le croire quand il dit qu’elle pourrait être une mère géniale. Il sait qu’elle ne s’en croit pas capable mais elle a tort. Il lui demande d’y penser un moment, d’envisager l’idée qui lui semble si terrible d’aimer ce bébé. Il la supplie, pour lui, de rester assise là et de réfléchir à ce qu’il vient de lui dire. Elle s’énerve encore avant de lui demander pourquoi elle devrait faire faire ça. Parce qu’elle l’aime, lui répond-t-il. Juste pour ça. Elle ne dit plus rien et ferme les yeux. 

    Les médecins sont prêts à accueillir les familles des victimes. Lexie a reçu une liste avec trois noms. Elle dit à Jackson qu’elle ne pense pas être capable de faire trois fois ce qu’elle va devoir faire. Il lui conseille de faire les choses une à la fois et de voir comment ça se passe. Il a quelque chose qui va lui remonter le moral. Mark leur a donné sa bénédiction. Enfin pour être tout à fait exact, il a accepté de la céder à son rival, ce que ce dernier a trouvé plutôt sympa. Lexie regarde son ex avant de se retourner vers son petit ami. Est-il sérieux ? Jackson confirme. Il suppose que maintenant il va devoir donner un chameau à Mark, à titre de dot. L’image fait sourire Lexie.

    Andrew Perkins entre dans la pièce. Il vient les chercher pour se rendre à la cafétéria où les attendent les familles. Un à un, les médecins appellent les familles qui leur ont été dévolues. En remarquant la réaction des gens, April comprend qu’ils s’attendent à recevoir de bonnes nouvelles. C’est un cauchemar, reconnait Lexie.

    Teddy entre dans la chambre d’Henry avec deux pots de crème pudding. Il lui demande sèchement la raison de sa présence. Si c’est pour ça qu’elle est venue, ce n’était pas la peine. Il bénéficie des soins d’une bonne infirmière qui lui apporte autant de crème qu’il en veut. Elle lui explique qu’elle vient de passer deux heures horribles à annoncer à des gens que les membres de leur famille étaient morts. Alors elle avait besoin de le voir pour lui dire bonjour ou encore au revoir. Elle ne sait pas exactement ce qu’elle voulait. Il lui coupe la parole. Jusqu’à présent, il a essayé de se comporter en gentleman mais maintenant il la prie de foutre le camp. Des larmes plein les yeux, elle lui demande ce qu’il est en train de faire. Il lui avoue que la laisser partir est la pire des choses qu’il ait eu à faire. C’est ce qu’il a vécu de plus douloureux et pourtant il a déjà subi 82 interventions chirurgicales. La douleur, ça le connait ! Il se met à crier qu’elle doit partir. Il n’est pas son meilleur pote. Il n’est pas sa béquille. Il est l’homme qui est amoureux d’elle, qui l’a jetée dans les bras d’un chevalier. Alors qu’elle foute le camp en Allemagne et qu’elle ait avec son Andrew plein de gosses qui boufferont des spätzle (pâtes très appréciées dans les pays germanophones). Pour l’amour de Dieu, qu’elle le laisse tranquille ! Teddy est en larmes quand elle sort de sa chambre.

    Mark se plaint auprès d’April. Que la cafétéria soit devenue un véritable chaos. Il y a des gens en pleurs partout. Certains ont besoin de calmants. April décroche le téléphone qui sonne. Après quelques secondes, elle annonce à Mark qu’il y a un survivant à l’accident d’avion.

    Derek retrouve sa femme assise dans le vestiaire des résidents. Il lui demande si elle s’en va. Elle répond que non, elle n’a pas été renvoyée. Elle ajoute en persiflant qu’elle sait que la nouvelle va le décevoir. Il réplique que son essai est sur le point de disparaitre. Est-ce qu’elle veut vraiment faire comme s’il était le mauvais dans l’histoire ? Elle assure que non. Il sait que le fait qu’Adèle soit impliquée a changé la façon de voir les choses pour Richard, mais pas pour lui. Elle répond avec ironie qu’il le lui a bien fait comprendre. Il hausse le ton pour dire qu’elle n’a rien compris. Si elle était restée concentrée sur les millions de gens qui ont Alzheimer et dont la vie aurait pu être différente, meilleure grâce à ce médicament, elle n’aurait jamais pensé à faire ce qu’elle a fait. Comment peut-elle ne pas connaitre la différence entre ce qui est bien et mal ? Tout simplement parce qu’elle pense que les choses ne sont pas juste bonnes ou mauvaises. Les choses sont plus compliquées que ça. Ce qu’elle a fait est plus compliqué que ça. C’était compliqué parce qu’il s’agissait d’Adèle et de Richard. C’est compliqué parce qu’ils ont un médicament qui pouvait aider Adèle. Il n’y a rien de simple dans tout ça. Elle est vraiment désolée d’avoir tout gâché mais si c’était à refaire, elle le referait. Elle n’est pas arrivée à convaincre Derek puisqu’il lui dit qu’il ne sait pas comment il pourrait élever un enfant avec une personne qui ne comprend pas qu’il y a le bien et le mal dans ce monde. Meredith est choquée. Donc maintenant, elle serait une mauvaise mère. Est-ce que c’est ça qu’il est en train de dire ? Sans pitié, Derek lui rappelle que c’est elle qui l’a dit pendant des semaines. Peut-être avait-elle raison. Meredith est blessée. Les larmes lui montent aux yeux. Le bipeur de Derek sonne. Après avoir lu le message, il annonce à Meredith qu’il a besoin de temps pour réfléchir. Il a juste besoin d’espace. Il sort de la pièce au moment où elle reçoit un texto de l’assistance sociale qui lui demande un rendez-vous. Il faut qu’elles discutent.

    Le seul survivant de l’accident d’avion est une petite fille, Sarah, qui faisait le voyage toute seule. Tous les médecins s’empressent autour d’elle. L’abdomen est rigide, signe d’une possible hémorragie interne. Derek demande un scanner de la tête, à cause de l’important hématome que la fillette présente au niveau de l’œil gauche. La fillette ouvre les yeux. Derek la rassure. Toutes les personnes qu’elle voit autour d’elle sont des médecins. A-t-elle déjà vu autant de médecins avant ? Elle ne doit pas avoir peur. Ils sont tous là pour prendre soin d’elle. 

    A la cafétéria, les parents des victimes commencent à prendre contact avec le reste de leur famille pour leur annoncer la triste nouvelle et leur dire le peu qu’ils savent sur les circonstances de l’accident. Une femme, Gilda, s’écroule en pleurs par que la batterie de son téléphone portable est à plat, ce qui l’empêche d’appeler. Son mari n’arrive pas à la réconforter. Lexie vient leur proposer d’appeler leur famille avec le téléphone de l’hôpital. Son mari se charge de le faire. Lexie s’assied aux côtés de Gilda qui est dévastée par la mort de son fils. April entre dans la salle pour demander s’il y a quelqu’un de la famille de Sarah. Personne ne répond. April rejoint Lexie et lui montre la feuille qu’elle tient en main. Lexie est stupéfaite d’y lire que les sauveteurs ont retrouvé quelqu’un. April lui précise qu’il s’agit d’une petite fille qui voyageait seule. Les médecins sont en train de l’opérer. Le mari de Gilda revient la chercher pour partir. Toutes les familles se lèvent en même temps qu’elle. Elle annonce à son mari qu’une petite fille a réussi à survivre. Elle pense qu’ils devraient rester. Cette enfant n’a personne. Ses parents ne sont pas encore là. Elle pense à son fils. S’il avait survécu, elle aurait aimé… Les larmes l’empêchent d’en dire plus. Les autres parents, qui l’ont entendue, se rasseyent en même temps qu’elle et son mari. Lexie leur promet de les tenir au courant de l’état de santé de la petite.  

    Cristina retrouve enfin Meredith qui lui apprend que la femme des services sociaux l’a bipée. Quant à Derek, il a déserté. Il ne veut même plus lui parler. Cristina veut savoir si ce qu’elle a entendu dire était vrai. Le regard de Meredith est la meilleure des réponses. Cristina se demande à quoi son amie pensait quand elle a commis sa faute. Meredith réplique qu’elle a pensé que la femme du chef allait se faire injecter une solution saline dans le cerveau plutôt que le médicament qui allait peut-être l’empêcher de devenir un légume sur-médicamenté. Derek a explosé quand il l’a appris. Meredith ajoute qu’elle a failli être renvoyée mais que Richard est revenu sur sa décision en apprenant que c’était sa femme qui était concernée. Donc, pour le moment, elle est suspendue. Elle estime avoir fait ce qu’elle devait faire et elle ne pourrait pas se regarder en face si elle avait agi autrement. Elle aperçoit alors Alex qui est en train de parler avec Janet. Et voila l’autre qui continue de ruiner sa vie ! Elle se précipite sur lui pour lui demander ce qu’il est en train de dire sur elle. Il nie avoir dit quoi que ce soit. Ça n’a rien à voir avec leur affaire. Janet annonce à Meredith que les services sociaux ont décidé de lui octroyer la garde temporaire de Zola, en attendant qu’elle reçoive l’autorisation pour une garde permanente, ce qui ne devrait pas poser de réels problèmes. Alex ne faisait qu’expliquer que l’état de santé de Zola lui permettait de quitter l’hôpital. Dès lors, Meredith va pouvoir ramener l’enfant chez elle aujourd’hui même. Alex enchaine avec quelques recommandations. Zola ne devra pas suivre de régime particulier. Par contre, elle aura besoin d’un suivi neurologique. Elle devra également continuer à prendre des antibiotiques. Dans quelques jours, elle pourra s’en passer. Il remet à Meredith une ordonnance. A-t-elle des questions à poser ? Désarçonnée, la jeune femme reste muette.

    Andrew a demandé à Teddy de le rejoindre dans une salle. Il avait besoin de faire une pause avant de rencontrer d’autres familles en deuil. Il avait simplement envie de voir son visage. Quand quelque chose comme ça arrive, on a juste envie d’être avec la personne qu’on aime. Il la prend dans ses bras avant de lui rappeler que leur vol est prévu pour le lendemain à 9h. Ils pourraient passer la nuit dans un hôtel chic et se prélasser pendant des heures dans un bain. Elle le regarde avec des yeux hagards. Il lui demande si tout va bien.

    Tout en observant Zola à travers la vitre de sa chambre, Meredith laisse un message sur la boite vocale de Derek. Elle comprend qu’il ne veuille pas lui parler mais il faut qu’il la rappelle. C’est important. Elle doit absolument lui parler. Elle lui rappelle qu’elle est sa femme. Alors il est obligé de la rappeler.

    Une femme entre dans la cafétéria. Est-ce que quelqu’un pourrait lui dire où trouver une infirmière ou la personne chargée de l’information ? Le mari de Gilda lui répond que cette dernière ne devrait pas tarder à revenir. La jeune femme explique que sa fille était dans l’avion qui s’est écrasé. On l’a prévenue qu’elle était en salle d’opération. Gilda la rassure. Les médecins sont toujours en train d’opérer sa fille. Ils seront sûrement là d’un moment à l’autre. Elle l’a fait asseoir tandis qu’une autre personne va lui chercher une tasser de café. La mère de Sarah ne comprend pas qui sont ces gens et comment ils semblent si bien informés au sujet de sa fille. Gilda lui explique qu’elle a pensé en tant que mère que si son enfant était seul… Elle se retourne vers les autres personnes présentes. Ils ont tous pensé que quelqu’un devait rester auprès de Sarah. Emue, la maman les remercie. C’est incroyable. 

    L’infirmière remet à Meredith tout le matériel dont elle aura besoin pour Zola : des langes, de quoi l’emmailloter, du lait en poudre, des biberons. Elle demande à Meredith si elle a un sac à langer. L’infirmière promet de lui en donner un. L’unité néonat en a quelques-uns en réserve. En fait, ils ont plein de matériel laissé par les parents dont els enfants meurent à la naissance. Quand ces personnes rentrent chez elles, elles ne veulent plus reprendre ce qu’elles avaient apporté et qui leur rappelle ce qu’elles ont perdu. Elle continue de remplir le sac de Meredith, avec des tétines, en lui précisant que Zola préfère les vertes. Elle lui demande si son mari a déjà installé le siège pour bébé dans leur voiture. La jeune femme répond qu’elle n’a pas de siège-auto. Elle n’est même plus sûre d’avoir un mari. L’infirmière s’esclaffe. Elle suppose que Meredith et son mari sont tous deux chirurgiens. Ils doivent tellement travailler qu’ils ont oublié à quoi ils ressemblaient sans leurs masques. Elle s’éloigne pour aller cherche un siège-auto. Elle en profitera pour ramener un lit pliant aussi et de la lotion pour bébé.

    A la cafétéria, la mère de Sarah explique que l’enfant était en vacances avec son père chez ses grands-parents. Son père ayant dû rester sur place, il l’a mise dans un avion. Une personne de l’équipage devait s’occuper d’elle et faire en sorte qu’elle prenne une correspondance pour Vancouver. Jamais ils n’auraient pu imaginer ce qui s’est passé. Tout à coup, elle réalise qu’elle ne s’est pas inquiétée du sort des familles des gens qui l’entourent. Elle demande à Gilda si son fils est aussi en train de se faire opérer. Comme Gilda lui répond que oui, elle lui demande s’il s’en sortira. Bien sûr, répond la mère éplorée. April vient prévenir la mère de Sarh qu’elle peut aller voir son enfant. La mère court jusqu’à la prote avant de se raviser. Elle revient prendre Gilda dans ses bras. Une fois qu’elle est sortie, Gilda laisse éclater sa douleur tandis que les autres familles s’apprêtent à partir.

    Teddy revient dans la chambre d’Henry. Elle lui demande de sortir de son lit. Comme il proteste – il pensait avoir été suffisamment clair – elle lui dit de la fermer et de se lever. Elle a quelque chose à faire mais elle ne peut pas tant qu’il reste couché. Il ne veut pas d’une autre accolade d’adieu. Tant pis si elle espérait se sentir mieux après ça, parce qu’à lui ça le fait juste se sentir… Elle l’interrompt pour lui demander encore une fois de se lever. Il obéit à contrecœur. Elle se colle à lui et, après l’avoir enlacé par la taille, l’embrasse. Il la regarde sans comprendre, jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’il est son mari et qu’elle est en train de tomber amoureuse de lui. Il sourit et cette fois, c’est lui qui l’embrasse.

    Mark observe Lexie qui prend un encas dans le distributeur. Il s’approche pour lui demander comment elle va. Elle soupire. Pas maintenant. Il insiste. Il sait qu’elle a eu une dure journée. Elle l’empêche d’en dire plus. Elle veut qu’il arrête de lui parler, et de la surveiller et aussi de parler à son petit ami. Il comprend qu’elle est au courant de sa conversation avec Jackson et baisse la tête. Elle lui avoue qu’elle l’aime et qu’elle l’aimera toujours mais ce n’est pas ce qu’elle veut. Elle veut être heureuse et elle y arrive avec Jackson. Elle est consciente que si Mark continue à être aussi présent, elle reviendra vers lui. Il lui donne raison. Il s’excuse pour son comportement. Elle lui rappelle qu’il a eu tout ce qu’il désirait. Il a une famille maintenant. Alors qu’il la laisse avoir ce qu’elle veut, elle aussi. Il l’interrompt. Il a dit qu’elle avait raison et il a dit à Jackson qu’il la laissait partir. Est-ce que Jackson lui a parlé de ça ? Elle répond que oui. Elle a trouvé ça très paternaliste et bizarre aussi. Il répète qu’il la laisse partir. Ça veut dire qu’elle devrait s’en aller. Sans un mot, elle fait volte-face et s’éloigne.

    Jackson félicite April pour sa promotion. C’est incroyable ! Elle s’excuse de lui avoir soufflé le poste. Il estime qu’elle le mérite. Il est heureux pour elle. Il regarde Lexie passer devant eux. De toute façon il a tout ce qu’il veut. April trouve que cette année a été tellement merdique. Elle ne peut pas croire qu’au final ils soient heureux tous les deux. Jamais elle n’aurait pensé qu’on l’appréciait assez pour lui donner une telle promotion. On l’a détestée si longtemps. Elle n’arrive pas à croire qu’elle a des amis dans cet hôpital. Jackson se charge de tempérer son enthousiasme. Tous vont la détester à nouveau. De par son nouveau poste, elle va devoir les diriger. Elle doit savoir à quel point ils aiment ça. April réalise qu’il a raison. Elle est épouvantée. Jackson se met à rire. Il aperçoit Lexie qui le regarde avec tendresse au travers de la vitre.

    Meredith rentre chez elle avec Zola, en lui expliquant qu’il y a une autre maison où elle aura sa propre chambre mais pour le moment, cette autre maison n’a pas de murs. Elle n’est faite que de quelques planches de bois. Alors en attendant, elles vont devoir rester là un moment. Elle appelle Derek mais n’obtient aucune réponse. On dirait qu’il fait toujours la tête. Il a eu une mauvaise journée, ce qui fait qu’il est un peu énervé pour le moment, précise-t-elle au bébé. Mais tout ira bien, promet-elle en parcourant les pièces vides de la maison. Elle monte à l’étage en disant qu’après tout ça, ils lui chanteront une berceuse du Malawi, afin qu’elle se sente chez elle. Elle ajoute que, pour être honnête, en ce moment elle est incapable de penser à une berceuse américaine. Elle ouvre une porte qui mène au grenier et appelle sa sœur. Pas de réponse. Elle continue d’avancer en expliquant à Zola qu’il y a beaucoup de personnes qui habitent la maison. Parfois, c’est même la folie. Habituellement ce n’est pas si calme. Elle passe devant sa chambre et soupire en voyant que son lit est intact, ce qui signifie que Derek n’est pas là. Elle se rend dans la chambre d’Alex et est dépitée de constater qu’il lui a obéi. Il a vidé toutes ses affaires. Tout ira bien pour elles, répète-t-elle au bébé. Elles forment une équipe maintenant. Elles sont des dures. C’est leur point commun. Elle est très heureuse que Zola soit là avec elle. Elle n’avait pas pensé que le premier jour se passerait comme ça. Mais maintenant elle va mettre de l’ordre dans ses pensées et elles vont voir comment elles peuvent y arriver.  

    Cristina rentre chez elle. Elle demande à Owen de lui dire à quel point il l’aime. Il est amusé mais finit par lui dire qu’il l’aime énormément. Elle lui demande de s’en rappeler avant de lui annoncer qu’elle a pris rendez-vous pour mettre fin à sa grossesse. Elle est désolée si ça le contrarie, si ce n’est pas ce qu’il espérait mais elle ne veut plus en discuter. Elle veut juste se coucher. Comme elle se dirige vers leur chambre, il la retient. Ils sont mariés ! Il a lié sa vie à la sienne. Alors elle n’a pas à décider de ça sans lui. Dans un mariage, il faut faire des sacrifices. Lui, il en a fait beaucoup alors maintenant il lui demande d’en faire un pour lui. Peut-elle simplement l’envisager ? Après s’être tenue la tête dans les mains, elle lui face avec violence. Avoir un bébé ? Ce n’est pas choisir entre une pizza ou un plat thaïlandais. Comme il veut insister, elle hurle qu’elle refuse. Il dodeline légèrement de la tête avant de lui tourner le dos. Après quelques secondes de silence, il lui ordonne de s’en aller. Elle est interloquée. Parce qu’elle refuse d’avoir un bébé, il essaie de… Il lui coupe la parole. Parce qu’elle refuse qu’il ait son mot à dire, parce qu’elle nie leur mariage, il veut qu’elle s’en aille.

    Avant de partir, Bailey vient dire au revoir à Eli. Elle lui souhaite une bonne nuit. Il lui dit qu’il veut rentrer avec elle. Elle refuse. Son fils est à la maison. Il insiste. Il peut faire la connaissance de son fils. Il ne va pas le mordre. Elle pense que ce n’est pas encore le bon moment. Il lui fait remarquer qu’ils ont une relation amoureuse. Cette journée a été pénible. Quand c’est le cas, on se soutient. Ça ne va pas faire du mal à son fils et, si c’est le cas, alors il ne veut pas d’une telle relation. Il la rassure sur le fait qu’il peut tout à fait se contrôler chez elle. Il ne va pas la toucher. Si elle le veut, elle n’aura qu’à dire à Tuck qu’ils sont amis, lui dire qu’elle avait besoin de… Emue, elle le fait taire. D’accord. Ils se prennent par la main pour s’en aller.

    Cristina débarque chez Meredith. Celle-ci dévale les escaliers en pensant que c’est Derek. Cristina s’excuse de lui avoir donné de faux espoirs. Meredith lui apprend qu’il est toujours absent et qu’elle, elle est revenue avec Zola, qui est en train de dormir à l’étage, dans un de ces lits pliants dangereux pour les bébés. Cristina est époustouflée. A son tour d’annoncer la nouvelle. Elle va bientôt subir un avortement et Owen vient de la mettre à la porte. C’est de cette façon que Meredith apprend que son amie est enceinte. Pourquoi Cristina ne lui a-t-elle dit pas ça plus tôt ? L’intéressée lui fait remarquer qu’elle a eu une journée plutôt occupée avec Derek et Richard. Zola se met à pleurer. Meredith demande à Cristina de l’accompagner. Elle va avoir besoin de son aide. Cristina refuse. Elle a vraiment besoin de s’allonger.

    Alex est chez Joe. Il est saoul. Lucy le rejoint. Elle espère qu’il va lui demander de ne pas partir en Afrique. Il lui dit d’aller au diable avant de vider son verre cul sec. Elle s’en va.

    Owen est seul chez lui tandis que Cristina est allongée dans le canapé de Meredith.

    Assise sur son lit, Meredith tient Zola contre elle et la berce. Elle prend son téléphone pour appeler Derek.

    Celui-ci est dans leur future maison. Son téléphone portable sonne. Il refuse l’appel. Lorsqu’il se couche à même le sol, dans un duvet, son regard tombe sur els marques qu’il a faites le matin même pour indiquer où se trouverait le berceau de Zola. Il se couche sur le dos et regarde le ciel.

     

    Voix off : Il y a une raison pour laquelle j'ai dit que je serais plus heureuse toute seule. Ce n’était pas parce que je le pensais. C’était parce que je pensais que si je tombais amoureuse de quelqu’un et que ça foirait, je ne le supporterais pas. C’est plus facile d’être seule. Car si vous apprenez que vous avez besoin d’amour et que vous n’en avez plus ensuite ? Si vous aimiez et que vous en aviez besoin, si vous construisiez votre avenir autour de ça et qu’après ça foirait ? Vous pourriez survivre à tant de douleur ? Perdre l'amour, c'est comme un organe abimé. C'est comme mourir. La seule différence… la mort a une fin. Mais ça ? C’est pour toujours.


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