• Episode 8.13 : If/Then

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    Titre français : Et si...

    Scénariste : William Harper

    Réalisateur : Jeannot Szwarc

    Diffusion Etats-Unis : 2 février 2012 sur ABC

    Diffusion France : 12 juin 2013 sur TF1

    Référence titre : chanson interprétée par Ras Kass

     

    Voix off : Le bébé que vous avez est le bébé que vous étiez destiné à avoir. C’était inévitable. C’est ce que tous les gens de l’adoption vous disent. De toute façon, j’aime penser que c’est vrai. Mais dans ce monde, tout le reste semble si totalement aléatoire. Et si une seule petite chose que j’avais dite ou fait pouvait tout faire s’effondrer ? Et si j’avais choisi une autre vie ou une autre personne ? Nous aurions pu ne jamais nous trouver. Et si j’avais été élevée différemment ? Et si ma mère n’avait jamais été malade ? Et si en fait j’avais eu un bon père ? Et si… Et si…

    C’est la pleine nuit.

    Meredith fait les cent pas dans le salon afin d’endormir Zola.

    Cristina et Owen sont allongés dans leur lit, chacun à l’extrémité, en se tournant le dos. Ils ne dorment pas.

    Richard retrouve Adèle dans leur cuisine. Elle semble complètement désorientée. Il la prend par la main pour la ramener dans leur chambre.

    Callie et Arizona dorment paisiblement.

    Meredith couche Zola avant de rejoindre son lit où Derek dort déjà profondément. Elle le regarde et sourit avant de s’allonger à ses côtés, en se posant des questions sur ce que sa vie aurait été si elle avait eu une enfance différente.

    C’est ainsi que nous pénétrons dans la réalité alternative.

    Ellis Grey appelle sa fille qui dort encore. Meredith ouvre les yeux et ne perd pas une seconde pour se lever. Peu après, elle arrive, souriante et habillée en rose, dans la cuisine où sa mère prépare son thermos de café. Ellis veut savoir si Meredith compte se rendre au travail avec son père ou avec elle, parce que dans ce cas, il faut partir tout de suite. Meredith lui dit de ne pas l’attendre, elle accompagnera son père. Celui-ci entre dans la cuisine. C’est Richard Webber, vêtu d’un costume. Il embrasse sa fille. Ellis leur recommande de ne pas être en retard. Ce serait un mauvais exemple pour les autres. Richard rejoint sa femme et lui donne un baiser langoureux.

    Au Seattle Grace, la salle de réunion se remplit petit à petit. Owen Hunt et Miranda Bailey, déjà installés, regardent entrer Arizona Robbins et Richard, suivis de près par Addison et Derek Shepherd qui plaisantent ensemble. Addison est enceinte jusqu’aux yeux. Très prévenant, Derek présente une chaise à son épouse. Ils échangent de grands sourires.

    Callie Torres entre dans une pièce attenante à la salle de réunion. Elle porte une petite fille aussi brune qu’elle, tout en poussant une double poussette dans laquelle il y a des jumeaux blonds comme les blés. Callie installe sa fille, Allegra, sur un siège et lui demande d’être sage jusqu’à ce qu’elle revienne. Elle lui donne un jeu électronique pour s’occuper. Owen les rejoint et demande à Callie, qui est sa femme, si elle n’a pas pu trouver une autre solution pour leurs enfants. Elle lui fait remarquer que tant qu’Ellis programmera les réunions avant l’ouverture de la crèche, elle n’aura pas d’autre solution. Ils rejoignent la salle de réunion.

    Bailey a un regard apeuré lorsqu’Ellis y fait son entrée, en annonçant qu’elle a regardé les statistiques du Seattle Presbyterian Hospital et qu’elle pense qu’il y a une possibilité pour qu’ils absorbent cet établissement tout comme ils l’ont fait avec Mercy West. Elle demande à ses collaborateurs qu’ils lui fassent un rapport sur la façon dont ils pourraient utiliser des résidents et du matériel supplémentaires. Addison prend la parole pour la féliciter d’avoir reçu un troisième prix Harper Avery. Ellis sourit de satisfaction lorsque les applaudissements éclatent. Arizona pense que bientôt la procédure appelée Whipple sera rebaptisée Grey. Ellis la remercie avant d’informer son équipe qu’il y aura quelques membres de la presse dans l’hôpital durant toute la journée. Elle passe ensuite immédiatement aux différentes interventions qui sont programmées. En traumatologie, Owen a une intervention prévue et ensuite, il verra bien les cas qui se présenteront. En neuro, Derek prévoit de pratiquer une laminectomie. Ellis est dépitée de constater qu’il n’a pas un planning plus chargé. Elle lui demande sèchement s’il a prévu d’aller jouer au golf. Quelques petits rires fusent. Derek sourit poliment. Ellis rappelle à ses subalternes quel est son credo : si vous n’innovez pas, soyez productifs ! Elle passe ensuite à la cardio. Callie annonce que Cristina Yang va opérer en solo un anévrisme de l’aorte thoracique. Quant à elle, elle va s’occuper d’un enfant qui a un poumon artificiel dans l’attente d’une transplantation. Arizona Robbins intervient pour rappeler que cet enfant est son patient et qu’elle n’approuve pas le traitement prescrit par Callie. L’Agence fédérale américaine des produits médicamenteux ne recommande d’ailleurs pas l’usage de poumons artificiels pour des enfants. Callie réplique qu’elle a pourtant obtenu une autorisation, compte tenu de l’urgence. Cela permet à l’enfant de pouvoir attendre qu’un poumon soit disponible. Ça évite également qu’on ne doive le mettre sous sédatifs et respiration artificielle. Arizona pense au contraire que son jeune patient devrait être mis sous sédatifs pour permettre à son corps de se reposer. L’intervention prônée par Callie est trop risquée. Elle est innovante, décrète Ellis qui signale à nouveau à Derek que c’est ce qu’elle attend de lui. Quant à l’intervention de Callie, espérons que cela fonctionnera ! Elle félicite sa collaboratrice avant de se tourner vers Miranda Bailey, qui est titulaire en chirurgie générale. Bailey est presque paralysée par la peur que lui inspire son chef. C’est à peine si on l’entend expliquer qu’elle va pratiquer un Whipple étendu. Evidemment Ellis lui ordonne de parler plus fort. Callie remarque que sa fille fait des grimaces à la fenêtre. Elle attire l’attention d’Owen qui se lève aussitôt pour aller régler le problème. Bailey recommence son explication d’une voix un peu plus forte. Son patient souffre d’un cancer du pancréas à un stade avancé, qui a atteint la veine porte. Il faut remplacer celle-ci. Ellis lui demande comment elle compte procéder. Bailey bafouille qu’elle va pratiquer une greffe à partir de la veine jugulaire. Ellis annonce qu’elle se chargera personnellement de l’intervention et prie Bailey de lui remettre le dossier du patient aussi vite que possible. Choquée, Bailey veut parler mais Ellis ne l’écoute déjà plus. Elle donne la parole à Addison, chef du service néonatal. Pendant que celle-ci décrit son programme, Richard se penche vers Bailey pour lui dire que la décision d’Ellis n’a rien de personnel. C’est sans doute tout simplement que sa femme veut opérer pour ne plus penser à toute l’agitation que suscite son troisième Harper Avery. Il ne faut pas que Bailey le prenne mal. L’intéressée prétend que ce n’est pas le cas. Comme Addison a fini de parler, Ellis met fin à la réunion. Derek semble abattu.    

    Dans les vestiaires des résidents, Meredith montre à April Kepner la bague de fiançailles qui orne son doigt. April est stupéfaite. Elle veut savoir quand cela a eu lieu. Meredith répond que son fiancé a fait sa demande la veille au soir. Elle s’inquiète pour sa camarade. Elle devine que tout cela doit être dur pour elle. Mais elle est certaine qu’elle trouvera un jour l’homme qu’il lui faut. D’ailleurs, Charles Percy semble très intéressé. April le sait mais Charles… Celui-ci pénètre dans la pièce et, ayant entendu que les jeunes femmes parlaient de lui, veut savoir ce qu’elles ont dit. April élude la question en assurant à Meredith qu’elle n’a aucun souci par rapport à ses fiançailles. Elle est vraiment heureuse pour elle. Quelqu’un d’autre est-il au courant ? Meredith répond qu’à part ses parents, elle ne l’a encore dit à personne et comme April est sa meilleure amie, il était normal qu’elle soit mise au courant avant les autres. April s’extasie sur la beauté de la bague et pense que Meredith et son fiancé vont devenir très prochainement les nouveaux Shepherd de l’hôpital. La perspective n’enchante pas Meredith qui préfère penser qu’ils deviendront les nouveaux Webber. April lui demande de lui raconter dans le détail les évènements de la veille. Meredith commence donc à expliquer que son fiancé l’a emmenée au restaurant, lorsque Cristina Yang fait son entrée. Tous les regards se tournent vers elle. L’ambiance est tendue. Seul Jackson salue Cristina mais il n’en est pas récompensé puisqu’elle lui demande froidement si c’est à elle qu’il parle. Meredith recommande à son ami de laisser tomber, arguant du fait qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Cristina se retourne et la fusille du regard avant de repartir vers la porte en proférant ce qui ressemble bien à une insulte. Mais elle n’a pas le temps de terminer sa phrase car Alex, qui est le chef des résidents, vient d’arriver. Il demande d’une voix tonitruante à ses collègues comment ils vont aujourd’hui. Est-ce qu’ils sont prêts à botter quelques fesses ? Il les interroge ensuite sur ce qu’ils ont prévu de faire. Jackson s’occupera des urgences. Cristina opérera en solo un anévrisme de l’artère thoracique. Meredith suppose que par conséquent elle devra gérer les soins postopératoires des patients de Callie. Quant à April, elle doit travailler avec le Dr Shepherd, le bon Dr Shepherd. Charles sera avec le mauvais Dr Shepherd. Il lance que peut-être lui et April pourraient être les prochains Shepherd de l’hôpital. April ne semble pas tentée. Alex décide de galvaniser ses troupes. La journée sera bonne s’ils font en sorte qu’il en soit ainsi. Qu’ils aillent donc travailler pour que le Seattle Grace reste le meilleur hôpital du pays ! Alors que tout le monde sort, il demande au Dr Webber (Meredith) de rester. Il doit lui parler. En fait de discussion, il l’embrasse et nous comprenons ainsi qu’il est le fameux fiancé de la jeune femme. Celle-ci le repousse gentiment lui rappelant qu’ils ont décidé de ne pas s’afficher au sein de l’hôpital. Il s’excuse mais elle est tellement sexy avec cette bague à son doigt. Elle trouve aussi que ça lui donne une fière allure. Il veut évidemment savoir quelle a été la réaction de ses futurs beaux-parents, d’Ellis surtout. Selon Meredith, sa mère est enchantée. Elle adore la bague et elle adore son futur gendre. Ça a pris du temps, fait remarquer Alex. Meredith réplique que c’est parce qu’il n’était qu’un crétin avant de la rencontrer. Sa mère ne savait pas qu’il y a avait un brave garçon caché en lui. Heureusement, elle, elle l’a compris. Elle regarde une fois encore sa bague. Elle l’adore vraiment et elle aime son fiancé. Les jeunes gens s’embrassent à nouveau.

    Derek embrasse sagement sa femme sur la joue. Elle lui souhaite une bonne journée. En s’éloignant, il croise le couple Hunt Torres et ses enfants. Owen emmène ces derniers à la crèche. Addison rejoint Callie et lui fait part de son admiration pour la façon dont Owen s’occupe de leurs enfants. Comme elle demande des nouvelles de sa santé, Callie la rassure. Il va beaucoup mieux. Elle croit bien qu’il en a fini avec les crises. Addison s’en réjouit. Elle a entendu dire que ce n’était pas facile pour les soldats qui revenaient d’Irak. Qui sait vraiment ce qu’ils ont vécu là-bas ? Callie reconnait que son mari n’aime pas beaucoup lui parler de tout ça. Il préfère discuter sur Skype avec ses amis qui sont encore en Irak, et il y a notamment un gars appelé Teddy qui semble lui être d’un grand secours. En tout cas, il n’y a plus eu d’incident depuis le dernier. Owen se porte bien mieux et donc leur couple aussi. Addison est contente pour son amie. Elle l’admire aussi. Elle ne comprend pas comment elle s’en sort avec trois enfants. Callie plaisante sur le fait qu’Addison va apprendre très rapidement comment ça se passe. Elle est certaine que tout ira bien. Addison et Derek forment un couple parfait. Le grand sourire d’Addison s’efface dès que Callie tourne les talons.

    Richard clarifie les propos qu’Ellis a tenus à l’égard de Derek lors de la réunion. Tout ce qu’elle a voulu dire, c’est qu’elle attend de lui qu’il utilise enfin tout son potentiel. Les deux hommes retrouvent Meredith devant les ascenseurs. Après avoir salué sa fille – que Derek ignore totalement - Richard poursuit sa conversation avec le neurochirurgien. Qu’en est-il de cet essai clinique dont il a souvent parlé ? Derek lui rappelle qu’il va bientôt être père. Où trouverait-il le temps de s’occuper d’un essai clinique ? Richard lui conseille de trouver du temps. Ce serait bon pour lui. Richard s’éloigne. Restée seule avec Derek, Meredith ne sait quelle attitude adopter. Elle se tortille dans tous les sens avant de se tourner vers lui pour lui dire bonjour, avec un grand sourire. Il lui répond par un grognement. Après quelques secondes de silence embarrassant, elle tente d’orienter la conversation vers l’essai clinique dont Richard a parlé mais Derek lui coupe la parole. Cet ascenseur ne fonctionne pas. Il se dirige vers la cage d’escalier. Quel con ! Voila la réflexion que se fait Meredith.  

    Aux urgences, Owen et Jackson accueillent une jeune femme, tatouée et piercée des pieds à la tête. Les ambulanciers leur expliquent qu’il s’agit d’une jeune cocaïnomane qui a été trouvée dans une allée. Ils supposent qu’elle a fait une overdose. Elle n’a pas réagi aux médicaments qu’ils lui ont donnés et elle a fait un arrêt cardiaque dans l’ambulance. Elle en refait d’ailleurs un dans le service et Owen utilise le défibrillateur pour la ranimer. Il charge ensuite Jackson de s’en occuper.

    Meredith retrouve sa mère au moment où celle-ci annonce à la presse qu’elle va pratiquer une intervention en utilisant ce qu’elle appelle la nouvelle technique Grey. Plutôt que de donner une interview qui sera ennuyeuse, Ellis préfère que les journalistes assistent à son intervention depuis la galerie. Ils pourront ainsi prendre quelques photos pour montrer en quoi consiste sa technique. Après avoir remercié les reporters, elle rejoint sa fille qui la félicite pour sa brillante idée avant de demander la permission de participer à cette intervention hors normes. Ellis ne comprend pas l’intérêt de sa fille. Elle se destine à la cardio. Elle ne va pas décrocher une place dans cette spécialité en assistant sa mère sur un Whipple. Meredith n’ose pas insister et donne même raison à Ellis qui lui apprend que Cristina va opérer en solo un anévrisme de l’aorte thoracique. Meredith fait remarquer à sa mère que le patient est arrivé à l’hôpital durant la nuit et que si elle avait été là… Ellis lui coupe la parole. Oui, mais elle n’y était pas parce qu’elle était trop occupée à se fiancer. Maintenant que c’est fait, qu’est-ce qu’elle veut ? Est-ce qu’elle veut opérer l’anévrisme ? Meredith répond que oui. Ellis lui propose alors d’user de son influence pour que Callie retire l’intervention à Cristina au profit de Meredith. Celle-ci refuse. Elle peut s’en charger toute seule. Ellis semble fière de la détermination de sa fille. Une fois qu’elle est partie, Meredith parait moins sûre d’elle.

    Alex rejoint Bailey à qui il donne une tape sur les fesses. Il est gonflé à bloc pour l’assister sur la Whipple. C’est en bafouillant qu’elle lui annonce qu’ils ne pratiqueront pas cette intervention. Celle-ci lui a été retirée. Alex est catastrophé. Il fait la leçon à celle qu’il appelle Mandy (même si elle ne semble pas apprécier cette familiarité) en lui rappelant qu’ils ont déjà souvent abordé ce sujet. Elle ne peut pas continuer à laisser les gens lui marcher dessus. Elle doit se défendre. Bailey réplique qu’elle ne peut rien faire quand il s’agit d’Ellis Grey. Voila qui change tout pour Alex. Ce qu’il y a de mieux après pratiquer une intervention, c’est regarder Ellis Grey en faire une. Il est convaincu qu’ils vont pouvoir assister leur supérieur. Est-ce que Mandy se souvient de ce qu’il lui répète sans cesse ? C’est eux qui créent leur propre destin. Il part en courant pour créer le sien. Bailey le suit avec des pieds de plomb.

    La jeune droguée reprend conscience. Jackson la salue. Elle ne semble pas heureuse de réaliser qu’elle est dans un hôpital et demande ce qui s’est passé. Le jeune médecin lui explique qu’elle a fait un arrêt cardiaque mais que maintenant elle est stable. Lorsqu’il l’interroge sur son identité, elle refuse de répondre pour qu’il ne puisse pas la dénoncer à la police. Il la rassure. Il veut juste éviter qu’on ne confonde ses échantillons d’urine avec ceux d’un autre patient. Elle ne comprend pas comment il a pu se procurer un échantillon d’urine. Il lui fait comprendre qu’elle a uriné pendant sa période d’inconscience. Elle finit par lui donner son nom, Lucille Ball. Jackson comprend aussitôt qu’il s’agit d’une fausse identité (Lucille Ball étant une actrice américaine très célèbre dans les années ’60). Il est musé par l’attitude de la jeune femme et le lui dit. Elle réplique que c’est comme ça qu’elle gagne sa vie. Un peu échaudé par sa froideur, il lui promet qu’elle pourra retrouver sa vie une fois qu’ils l’auront remise sur pied. Elle lui demande dans quel hôpital elle se trouve et assez étrangement, se met à ricaner en apprenant qu’il s’agit du Seattle Grace. 

    April est en train d’accoucher une jeune femme, Theresa, qui hurle de douleur. April la conjure de ne plus pousser. Addison entre dans la salle et demande ce qui se passe. April lui explique que le col de l’utérus de la patiente s’est dilaté et effacé. La tête du bébé a commencé à apparaitre mais elle ne sort pas. Addison prend la place de son assistante et examine Theresa. Elle semble soucieuse. Elle demande à April de pratiquer une échographie en 3D et de préparer une salle pour pratiquer une césarienne d’urgence. Il faut biper Derek aussi.  

    Callie arrive en courant dans la chambre de son jeune patient, Riley, et demande ce qui se passe. Arizona lui apprend que le garçonnet a retiré les fils qui le rattachaient au poumon artificiel et que la blessure a saigné abondamment. Elle avait pourtant bien dit que c’était une mauvaise idée. Callie ne voit pas où est le problème. Il suffit de retourner au bloc et de tout remettre en place. Arizona n’est pas d’accord. C’est trop dangereux. Il vaudrait mieux remettre Riley sous oxygénation par membrane extracorporelle. La maman de l’enfant commence à paniquer. Elle pense que la conversation entre les deux médecins signifie que l’état de son fils a empiré. Callie remarque alors les chiffres affichés sur le moniteur et elle attire l’attention de sa consœur que le fait qu’ils semblent indiquer que la capacité respiratoire de l’enfant est bonne. Elle demande à Riley s’il a des difficultés à respirer. Il assure que non. Un rapide test le confirme. La mère ne comprend pas du tout ce qui se passe. Arizona lui apprend que son fils respire mieux qu’il ne l’a jamais fait. La mère veut savoir si cela signifie qu’il va pouvoir garder le poumon artificiel jusqu’à la transplantation. Callie répond qu’elles vont devoir faire d’autres examens mais tout semble indiquer que Riley pourra sans doute se passer de la transplantation. La mère se précipite pour prendre Callie dans ses bras. Elle crie qu’elle l’adore. Arizona est du même avis. Elle serre sa consœur contre elle. Callie semble un peu mal à l’aise et ravie en même temps.   

    Bailey a annoncé à son patient qu’elle ne pouvait pas l’opérer. L’homme et son épouse ne comprennent pas pourquoi. Elle leur explique qu’il s’agit d’une décision du chef de service. Elle assure qu’elle serait tout à fait capable de faire cette intervention mais dans un hôpital, il y a des protocoles et Ellis Grey… Exaspéré par son manque de clarté, Alex prend la parole. Selon lui, le patient devrait considérer ce qui lui arrive comme une énorme promotion. C’est comme s’il venait de recevoir les clés d’une Jaguar, alors qu’il conduisait une Honda Civic. Certes, la Civic est une bonne voiture, solide, fiable. Mais Ellis Grey… L’intéressée fait son entrée dans la chambre. Alex s’écarte en faisant des courbettes. Ellis se présente au patient et à son épouse. Elle leur annonce que, contrairement à ce qu’avait prévu Bailey, elle ne va pas utiliser la jugulaire mais qu’elle va utiliser une partie de la veine iliaque, selon une nouvelle technique qu’elle a inventée. Il n’y aura ainsi aucune cicatrice visible dans le cou. Bailey tique. Quant au patient et à son épouse, ils ne semblent pas avoir tout compris. Seule la bonne nouvelle de l’absence de cicatrice fait réagir l’épouse. Mais Ellis ne leur laisse pas le temps de poser des questions. Elle s’en va après les avoir invités à signer l’autorisation d’opérer et avoir promis qu’elle les reverrait après l’intervention. Alex la retient au moment où elle va sortir de la chambre. Il aimerait avoir la chance de l’assister sur cette intervention. Ellis accepte. Elle adore travailler avec le jeune homme. Celui-ci en profite pour faire la leçon à Bailey. Il faut oser se mettre en avant. Une fois que le jeune homme est parti, le patient demande à Bailey de lui expliquer tout ce qu’Ellis a dit. Elle sort en bafouillant des excuses, laissant le patient et son épouse complètement interloqués.  

    Après avoir examiné Lucille, Cristina lui explique que son cœur est tellement abîmé par la drogue qu’il faut envisager le placement d’un pacemaker. Elle part après avoir remis une brochure explicative à la jeune femme. Celle-ci se moque de son attitude, la comparant à un rayon de soleil. Jackson est d’accord avec elle. Il lui demande ensuite, étant donné qu’il est quasiment certain qu’elle n’est pas couverte par une assurance maladie, s’il peut prévenir quelqu’un. Des parents ? Elle répond que ses parents sont décédés. Jackson aimerait savoir s’ils sont morts d’une maladie qui pourrait avoir été transmise à leur fille. Lucille lui apprend que sa mère est morte d’un problème à l’estomac. Quant à son père, il s’est suicidé. Aussitôt dit, elle sourit, ce qui intrigue Jackson. Elle lui révèle qu’elle a une demi-sœur. Jackson veut savoir si cette personne habite dans le coin. Lucille rit de plus belle. Oh oui, sa sœur est vraiment dans le coin. C’est un médecin qui travaille au Seattle Grace. Jackson croit d’abord à une plaisanterie mais très vite, il réalise que Lucille dit la vérité et il l’interroge sur cette demi-sœur. Qui est-elle ? Lucille refuse de répondre. Elle n’a jamais rencontré cette sœur qui, c’est certain, n’a aucune envie de la connaitre.

    Derek, accompagné de Charles, entre dans la salle d’opération où son épouse va pratiquer la césarienne sur Theresa. Addison l’invite à examiner l’échographie. Il apparait très nettement que le bébé qui va naitre a une énorme tumeur au niveau du crâne. Charles l’ayant annoncé à voix haute, Theresa commence à paniquer. Après avoir réprimandé son assistant, Derek confirme que la tumeur appuie sur la nuque du bébé. Il veut savoir si tout a été fait pour assurer la respiration du bébé. Addison confirme, en précisant toutefois que tout peut changer d’un moment à l’autre. Comme Theresa l’interroge, elle se voit obligée de lui dire que le bébé a effectivement une tumeur mais que Derek va s’en occuper. Les Shepherd sont les meilleurs, assure April. Ils forment une équipe étonnante. Addison retire le bébé du ventre de sa mère et le remet aussitôt à Derek. Theresa éclate en sanglots.

    Un peu après, Addison et Derek se retrouvent devant les images de la tumeur du bébé. Derek lui demande pourquoi elle a mis tellement de temps pour le rejoindre. Elle lui fait remarquer sèchement qu’elle n’est pas restée sans rien faire. Elle s’est d’abord assuré que la mère ne se viderait pas de son sang. Il réplique que s’ils attendent plus longtemps, Theresa ne sera plus mère. La tumeur appuie contre la trachée du bébé. Addison voudrait d’abord s’assurer que les voies respiratoires sont solides mais  Derek est d’avis de ne pas perdre plus de temps. Ils vont devoir opérer ensemble, chacun s’occupant de sa partie. Ils en ont pour la journée. Addison lui présente des excuses sur un ton ironique. Elle sait qu’il n’avait pas prévu de passer la journée avec sa femme. Il secoue légèrement la tête en signe de désapprobation et s’en va après avoir dit qu’ils se retrouveraient au bloc. Elle lui crie que c’est une belle journée pour sauver des vies. Il se retourne vers elle et lâche un "super" pas du tout convaincant.  

    Richard se prépare pour une opération lorsque Meredith lui apprend qu’elle va devoir voler l’intervention de Cristina. Richard estime que ce n’est que justice. Après tout, Cristina passe son temps à voler les interventions des autres. Et puis, cette fille lui donne la chair de poule. Si Meredith est du même avis que lui, elle trouve que ça aurait pu être sympa d’assister sa mère dans son intervention. Mais voila, Ellis ne veut pas d’elle. Richard lui rappelle un moment de son enfance, quand elle apprenait à rouler à vélo et qu’elle a foncé dans l’arrière du break des voisins. Que s’est-il passé alors ? Meredith se souvient s’être assise sur le bord du trottoir, avoir pleuré et aussi avoir saigné sur Richard. Celui-ci veut qu’elle évoque surtout ce qui s’est passé après ça. Meredith répond qu’il l’a remise sur le vélo. Richard la corrige. C’est Ellis qui l’a remise et c’est comme ça que Meredith a réussi à rouler en vélo. Selon lui, Ellis ne veut rien d’autre que la réussite de sa fille. Meredith en est consciente mais ça ne semble pas la consoler. Richard lui propose alors de l’assister sur l’opération qu’il s’apprête à faire. Même si ça l’intéresse, Meredith hésite. Elle ne devrait probablement pas le faire. Probablement pas, reconnait Richard. Meredith s’approche de lui et pose la tête sur son épaule.

    A la cafétéria, Cristina s’entraine à faire des sutures sur une banane, sous l’œil critique de ses collègues qui sont assis à une autre table. Meredith demande à Alex combien d’anévrismes aortiques ont déjà été opérés par Cristina. Deux à l’hôpital, répond le jeune homme avant de dire qu’il pense qu’elle en a fait beaucoup plus, chez elle, sur des chats. L’image amuse beaucoup ses camarades. Jackson se demande si Cristina partage parfois ses repas avec quelqu’un. April répond que non, jamais. C’est ce qui arrive quand on couche avec un titulaire. On devient un paria. Jackson lui demande si c’est pour ça qu’elle a décidé de ne jamais coucher avec personne. Meredith prend aussitôt la défense de sa meilleure amie. On ne fait pas de plaisanterie sur la virginité. April la remercie. Alex en revient à Cristina. Il semble avoir du mal à l’imaginer avec Preston Burke. Jackson aussi d’ailleurs. Selon Meredith, cette relation a tellement effrayé Burke qu’il a décidé de quitter l’état. Alex estime qu’il ne faut jamais tourner autour des filles cinglées. Il pense que Cristina finira un jour comme cette folle d’Izzie et qu’elle viendra tirer sur tout le monde à l’hôpital. Jackson ne sait pas qui est Izzie. Meredith lui apprend qu’il s’agit d’une fille de leur promo qui a couché avec un patient. En plus, pour lui, elle a volé un cœur qui allait être greffé à une autre personne. Heureusement, Meredith a tout révélé à sa mère et Izzie a été renvoyée, précise Alex. April est époustouflée par le courage de son amie. Jackson se demande combien d’autres élèves de la même promo ont été éjectés. Après avoir embrassé sa fiancée, Alex répond qu’il y en a eu deux : Izzie et O’Malley, qu’on avait surnommé 007. Il a été renvoyé du programme après avoir échoué à son examen d’interne. On ne l’a plus jamais revu. Meredith regarde Cristina pendant quelques secondes avant d’annoncer qu’elle doit s’en aller. Comme Alex lui demande ce qu’elle compte faire, elle répond qu’elle va remonter sur son vélo.  

    A une autre table, Bailey rapporte à Callie qu’Ellis veut greffer une veine iliaque sur une veine porte. Le problème, c’est que le patient a fait une thrombose et donc la veine iliaque est inutilisable. Elle espère qu’Ellis va examiner le dossier avant d’opérer. Malheureusement, Callie qui est trop occupée à observer Arizona, ne l’écoute pas. Elle se demande qui est la femme qui est en train de déjeuner avec le Dr Robbins. Bailey croit qu’il s’agit d’une chirurgienne en ortho. Callie regrette de n’avoir pas choisi cette voie. Elle aimait cette discipline. Mais Ellis lui a dit qu’elle était faite pour la cardio, alors elle n’a pas vraiment eu le choix. Meredith vient lui demander la permission de pratiquer l’intervention dévolue à Cristina. Ça sera la troisième du genre pour cette dernière. Elle, elle n’en a fait qu’une. Callie lui coupe la parole. Elle est parfaitement au courant de ce que font ses résidents et elle sait aussi ce dont ils ont besoin. Comprenant qu’elle n’aura pas gain de cause, Meredith précise qu’elle ne fait qu’exprimer un souhait de sa mère. Cela change la donne pour Callie qui suggère alors que les deux jeunes femmes se partagent l’intervention. Meredith la remercie. Une fois qu’elle a quitté la table, Bailey fait une remarque acide sur le fait qu’Ellis obtient toujours tout ce qu’elle veut. Elle devine que Cristina ne va pas apprécier la décision que vient de prendre Callie. Celle-ci estime qu’elle n’aura pas à se plaindre. C’est toujours mieux que d’être totalement éjectée de l’opération. De toute façon, cette garce lui fait froid dans le dos.  

    Jackson trouve Lucille en train de rassembler ses quelques affaires. Elle s’apprête à partir. Jackson s’y oppose. Il lui rappelle que si elle ne subit pas l’intervention dont lui a parlé Cristina, elle va mourir. Il comprend que l’opération lui fasse peur. Si elle le désire, il peut lui expliquer tout ce qui va se passer. Elle l’interrompt. Elle a déjà lu la brochure. Pour le lui prouver, elle commence à lui en réciter le contenu. Comme il se montre impressionné, elle lui apprend qu’elle a une mémoire photographique. Il trouve qu’elle devrait penser à faire médecine. Elle croit qu’il se moque d’elle. Il assure que non. Il est très sérieux. Elle devrait considérer que ce qui lui arrive est une seconde chance. Des tas de gens changent de vie tout le temps. Elle, elle est intelligente, vive, belle. Elle a une sœur médecin qu’elle n’a encore jamais rencontrée. Elle pourrait avoir une toute nouvelle famille. Pour cela, il faut commencer par soigner son cœur. Lucille s’effondre en pleurs dans ses bras. 

    Cristina arrive devant le planning des interventions et découvre qu’elle va devoir partager la sienne avec Meredith. En rage, elle fait demi-tour afin de demander des explications au chef des résidents. Elle entre dans son bureau sans frapper à la porte et découvre Alex en train de se déshabiller tout en embrassant sauvagement April. La scène ne peut que réjouir Cristina qui sort en souriant. Alex la poursuit dans le couloir pour la menacer de se venger si elle révèle à Meredith ou à qui que ce soit d’autre ce qu’elle vient de voir. Cristina n’en a rien à faire. Elle estime qu’il n’avait pas le droit de mettre Meredith sur son intervention. Il continue à la menacer des pires maux. Elle n’est pas plus impressionnée. Hors de question qu’elle partage son intervention ! Elle exige qu’il corrige le planning. Il assure qu’il n’y est pour rien. L’initiative vient de Torres. Cristina décide de s’adresser à sa titulaire.

    Les Shepherd opèrent le bébé de Theresa. Addison aimerait que son mari accepte de déjeuner avec le président du comité d’administration de l’Ecole Bryson. Il aurait aimé qu’elle choisisse un autre moment pour lui parler de ça. Elle s’énerve. Quand pourrait-elle lui parler ? Il n’est jamais à la maison. Il passe ses nuits dans cette stupide caravane, à imaginer cette stupide maison qu’il ne construira jamais. L’alarme résonne. Derek accuse aussitôt sa femme d’avoir commis une erreur. Elle proteste. Elle n’a rien fait du tout. C’est juste du sang qui a envahi la trachée. C’est plutôt à lui de faire attention à ce qu’il fait. Le regard abasourdi de Charles Percy va de l’un à l’autre.

    Alex est en train de se préparer pour participer à l’intervention d’Ellis Grey. Bailey le rejoint pour lui demander de prévenir celle-ci que le patient a eu une thrombose et de ce fait, sa veine iliaque ne peut pas être utilisée pour la greffe. Evidemment, Alex n’est pas chaud à l’idée d’annoncer à Ellis Grey qu’elle ne va pas pouvoir appliquer sa nouvelle technique, devant toute la presse, parce que Bailey n’a pas eu le courage de lui dire la vérité. Mais Bailey n’a pas envie non plus de dire à sa chef qu’elle a tort. Elle suppose que de toute façon, Ellis a lu le dossier. Elle a certainement déjà repéré le problème. Alex est du même avis. Ellis sait ce qu’elle fait. Bailey insiste tout de même pour qu’il la prévienne. Il rentre dans la salle d’opération sans lui répondre.

    Jackson demande à Cristina quand elle a prévu de poser le pacemaker sur le cœur de Lucille Ball. Elle lui annonce qu’il va devoir le faire lui-même. Elle a autre chose à faire. Les deux jeunes gens arrivent devant Owen. Cristina lui demande sèchement où se trouve sa femme. Jackson informe Owen qu’elle refuse de placer le pacemaker sur la jeune toxicomane, alors qu’elle aurait déjà dû le faire. Owen ordonne à Cristina de faire son job. Elle refuse. Jackson peut s’en charger. Elle ne va pas laisser passer l’anévrisme de l’aorte pour mettre un pacemaker sur une droguée. Elle veut qu’il demande à sa femme d’écarter Meredith. Enervé, Owen lance son poing dans une vitre. Tous les regards se tournent vers lui. Se rendant compte de ce qu’il a fait, il entre dans une salle. Cristina le suit. Tandis qu’elle soigne sa main, il lui présente ses excuses. Elle le rassure. Cette fois, il n’aura pas besoin de points de suture. Elle ne cache pas qu’elle est un peu étonnée. Elle pensait qu’il allait mieux. Est-ce qu’il faut s’attendre à ce qu’il frappe sur un autre interne ? Il promet que non. Il se demande pourquoi elle accepte de l’aider. Pourquoi ne le dénonce-t-elle pas ? Elle le regarde intensément avant de répondre qu’elle est médecin. C’est son travail de le soigner. Il la supplie de ne rien dire à Callie. Elle ne répond pas. Il va devoir terminer les soins lui-même. Elle est attendue en salle d’opération.

    La galerie est pleine de journalistes qui assistent à l’intervention d’Ellis Grey. Celle-ci parle avec Alex du mariage qui est prévu pour le mois de juin. Ont-ils déjà trouvé l’endroit où se ferait la noce ? Il lui apprend que Meredith et lui ont pensé à Hawaii. Il est sûr que cela plaira aux invités. Ellis lui rappelle qu’elle dirige un hôpital. Elle ne peut pas tout lâcher pour partir à Hawaii. Le mariage aura donc lieu à Seattle. Elle va réserver le Club Rainier. Même si ce changement de programme ne plait pas à Alex, il affirme qu’il trouve ça génial. C’est à ce moment là qu’Ellis constate que les veines iliaques du patient sont complètement abimées par la thrombose et que dès lors, elle ne va pas pouvoir les utiliser pour sa greffe. Après avoir jeté un regard à la galerie où les journalistes prennent des notes et des photos, elle décide de changer de plan. Ils vont utiliser la veine rénale. Elle demande aussi qu’on fasse venir le Dr Bailey immédiatement.

    Pendant que Callie feuillette un magazine, Meredith et Cristina se chamaillent sur la façon d’opérer l’anévrisme. Meredith estime que sa méthode est moins invasive mais Cristina préfère la sienne qu’elle trouve plus intéressante d’un point de vue chirurgical. Callie les rappelle à l’ordre. Elles auraient dû discuter de tout cela avant l’intervention. Cristina fait remarquer qu’elle avait tout mis au point mais elle n’avait pas prévu de partager son opération avec une imbécile.  Meredith réplique qu’elle a seulement prévu de charcuter la patiente comme le ferait un psychopathe. Callie les menace de faire l’opération elle-même si elles ne la commencent pas immédiatement. Les deux filles s’inclinent.

    Owen demande à Jackson où il se trouvait. Le jeune homme, se méfiant des sautes d’humeur de son supérieur, recule d’un pas avant de répondre qu’il réservait une salle d’opération pour la pose du pacemaker. Owen lui apprend que quelqu’un a volé des médicaments au dispensaire. Le souci, c’est que la porte a été ouverte avec la carte de Jackson. Celui-ci constate qu’effectivement la carte a disparu de sa poche. Jackson comprend que Lucille est la voleuse. Il se précipite jusqu’à son lit. Effectivement, la jeune femme a disparu.

    Ellis demande des comptes à Miranda Bailey. Est-ce qu’elle savait que le patient avait fait une thrombose ? La timide Mandy ne nie pas. Elle ose demander à Ellis si elle a lu le dossier. Bien sûr que oui ! Mais la gravité de la thrombose n’était pas mentionnée. Bailey se justifie par le fait qu’elle avait choisi d’utiliser la jugulaire. Ellis lui reproche de ne pas l’avoir prévenue. A cause de cela, elle a dû renoncer à son idée pour adopter celle de Bailey et, en plus, le patient est resté ouvert bien trop longtemps. Elle demande sèchement à Alex si la greffe est prête. A ce moment là, un jet de sang éclabousse la blouse du jeune homme. Il craint d’avoir entaillé la carotide. Ellis lance un nouveau regard vers la galerie. Elle accuse ses deux assistants de vouloir la tuer. Elle se tourne et lance un regard assassin en direction de Mandy.

    Les Shepherd ont terminé leur intervention. Addison demande à Derek s’il a retiré toute la tumeur. Il réplique qu’il le lui a déjà dit. Elle lui fait remarquer qu’elle ne pose pas la question par curiosité mais juste pour savoir ce qu’elle doit dire à la mère. Il lui suggère de partir. Il parlera lui-même à la mère. Comme elle tente de faire dériver la conversation sur leur bébé, il lui coupe la parole. Il va rester à l’hôpital pour revoir son projet d’essai clinique. Addison est amère. Elle a compris qu’il avait trouvé une autre raison de ne pas rentrer à la maison. Elle espère qu’il se montrera plus intéressé par leur enfant une fois que celui-ci sera né. Bien sûr, ironise-t-il, tout est toujours différent quand l’enfant arrive. Elle réplique qu’elle a le droit d’espérer. Il ne voit pas ce qui pourrait changer entre eux. Elle hausse la voix pour lui demander s’il a au moins envie d’avoir cet enfant. Il répond qu’il n’a jamais dit qu’il ne voulait pas d’enfant. Bien sûr qu’il veut avoir un enfant ! Ce n’est pas la réponse qu’espérait Addison. Elle veut savoir s’il a envie d’avoir ce bébé avec elle. Cette fois, Derek garde le silence. Addison insiste. Est-ce qu’il l’aime au moins ? Il la regarde brièvement avant de baisser les yeux. Il ouvre la bouche pour parler mais aucun son ne sort. Il arrive finalement à murmurer que, oui, bien sûr, il l’aime. Elle lui demande de le répéter en la regardant elle, et non le sol. Derek ne la regarde pas et se tait. Elle a un sourire méprisant et sort de la salle. Charles Percy a tout entendu.

    Callie signale à ses deux assistantes que le temps presse. Les organes de la patiente vont mourir si la circulation sanguine n’est pas rapidement rétablie. Cristina accuse Meredith d’avoir été trop lente. Meredith estime avoir pris le temps nécessaire. Au moment où Cristina annonce qu’elle a terminé, Meredith remarque qu’il y a une petite hémorragie. Cristina annonce qu’elle va en trouver l’origine et la suturer. Meredith trouve que c’est trop risqué. La fuite se situe derrière le cœur. Il faut faire une greffe interne. Cristina lui ordonne de se taire. Meredith demande l’arbitrage de Callie qui lui donne raison. Mais Cristina refuse d’abandonner et continue à chercher la cause de l’hémorragie. Devant l’insistance de Meredith, elle finit par retirer ses mains du corps du patient mais, estimant que sa collègue agit trop lentement, elle la repousse et reprend ses recherches. Meredith crie au scandale. Cristina annonce qu’elle a trouvé l’origine de la fuite et qu’elle va la clamper. Elle réussit.

    Derek demande à Ellis si elle a vu sa femme. Ellis s’en prend à lui. Effectivement, elle a vu Addison qui a menacé de quitter l’hôpital. Elle veut que Derek lui promette de laver son linge sale en famille dorénavant, plus dans son bloc. Derek veut se défendre. Addison a donné sa version des faits. Il aimerait pouvoir en faire autant. Malheureusement, Ellis n’est pas intéressée. Richard et elle fondait de grands espoirs sur lui mais il n’a fait que les décevoir. Il n’a rien publié. Il n’enseigne pas. Son attitude est plus que mauvaise. Elle lui apprend que les résidents lui ont donné un surnom qui n’est guère flatteur. Comme il veut savoir quel est le fameux surnom, elle lui répond sèchement qu’il n’a qu’à le trouver tout seul. Elle le met en garde. Si elle doit un jour choisir entre Addison et lui, le choix sera vite fait.

    Charles entre dans les vestiaires des résidents où se trouvent déjà ses camarades. Il n’en revient pas de la scène à laquelle il a assisté entre les Shepherd. Il pense qu’Alex et Meredith ne voudraient pas leur ressembler. Mais personne ne fait attention à lui. Ils écoutent avec attention Meredith leur raconter comment s’est passée l’intervention avec Cristina. Les avis sont unanimes. Cristina n’est qu’une dangereuse maniaque. Elle entre justement dans la pièce et comprend qu’on parle d’elle. Elle annonce avec une certaine morgue que sa patiente se porte bien. Elle est même déjà réveillée, si ça intéresse Meredith. Celle-ci décide de régler ses comptes. Elle estime que Cristina n’avait pas le droit de la repousser comme elle l’a fait pour terminer l’intervention. Cristina réplique qu’e Meredith n’avait rien à faire dans ce bloc. Elle n’allait pas laisser la patiente mourir pour que Meredith puisse faire sa greffe interne. Meredith défend sa technique qui avait d’ailleurs été approuvée par le Dr Torres. Cristina lâche que Meredith a été prise dans l’intervention uniquement parce qu’elle est la petite fille du chef. Callie n’est qu’un larbin pathétique. Vexée, Meredith réplique que si Cristina ne s’en était pas mêlée, ils auraient tous le privilège de pouvoir travailler avec Preston Burke. D’ailleurs, elle aimerait savoir ce que Cristina lui a fait pour qu’il décide de quitter l’état. Alex et April échangent des regards effrayés. Cristina se tourne vers Meredith avec un grand sourire moqueur. Puisqu’elle semble vouloir placer la conversation sur un plan personnel, elle devrait demander à son prince charmant ce qu’il faisait dans son bureau avec la Vierge Marie. Meredith ne comprend pas ce dont il est question. Le regard de Cristina est suffisamment éloquent pour que Meredith se tourne vers Alex et demande des explications. Le jeune homme nie tout, bien entendu. Cristina est lunatique. Comment pourrait-on croire un seul mot de ce qu’elle dit ? Mais tout ce qu’il pourrait dire ne pourrait pas avoir plus de poids que les larmes qui inondent le visage d’April. Celle-ci présente ses excuses à Meredith qui quitte la salle en courant. Charles est dégouté. Autant lui tirer dessus maintenant ! Alex comprend qu’il vient de tout perdre. Cristina le regarde d’un air moqueur.

    Arizona et Callie regardent Riley qui joue avec sa mère. Tous les examens ont prouvé que l’enfant se porte bien. Il pourra rentrer chez lui à la fin de la semaine. Il a même été retiré de la liste des demandeurs d’organes. Arizona avoue qu’elle avait tort. Les deux semaines pendant lesquelles Riley a été relié au poumon artificiel ont suffit à améliorer sa capacité respiratoire. Les deux femmes se congratulent et se complimentent. Callie trouve qu’elles devraient célébrer l’évènement un de ces jours. Arizona est d’accord. Elles pourraient aller boire un verre. La conversation est interrompue par l’arrivée des enfants de Callie. Celle-ci s’en va après avoir promis qu’un jour elles fêteraient la guérison de leur patient.

    C’est auprès de Richard que Meredith s’est rendue pour confier ses malheurs. Mais le chagrin est tel qu’elle n’arrive même pas à parler. Elle n’arrive pas à croire ce qui lui arrive. Ellis entre dans la pièce, le visage sévère. Elle a entendu parler de ce qui s’était passé. Elle estime que Meredith a raison d’être en colère. Elle devrait se sentir humiliée. Richard tente de la faire taire mais en vain. Ellis ne comprend pas comment sa fille a pu laisser Cristina Yang prendre le dessus sur elle au bloc. Il n’est plus question que ça se reproduise, ni avec yang, ni avec personne d’autre. Comprenant que sa mère évoque l’opération commune avec Cristina plutôt que la rupture de ses fiançailles, et ulcérée par ses reproches injustifiés, Meredith l’accuse de l’avoir obligée à faire une intervention pour laquelle elle n’était pas préparée. Elle devine que ce n’est pas le fait qu’elle ait été humiliée qui met sa mère en colère. Ellis lui en veut de l’embarras qu’elle lui a causé. Une fois que Meredith a quitté la pièce, Ellis ferme la porte. Richard se met aussitôt à crier qu’il ne comprend pas son comportement. Elle lui coupe la parole pour lui ordonner de licencier immédiatement Bailey. C’est à cause de cette dernière qu’elle s’est ridiculisée aux yeux de tous. Elle ne savait pas du tout ce qui l’attendait avec cette intervention et maintenant, elle a l’impression de n’être qu’un échec. Elle éclate en sanglots. Richard la prend dans ses bras. Il tente de la calmer alors qu’elle lui dit qu’elle a été humiliée devant la presse alors qu’elle ne faisait que réparer la faute commise par Bailey. Elle pense que tout le monde la prend maintenant pour une usurpatrice. Il la rassure. Ce n’est pas le cas. Elle a fait ce qu’il fallait, comme toujours, et elle a sauvé le patient. Mais cela ne console pas Ellis qui ne voit qu’une chose : elle n’a pas pu pratiquer la technique révolutionnaire qu’elle avait annoncée. Il lui rappelle que, même si elle le veut, elle ne peut pas tout contrôler. Elle finit par se calmer un peu et demande des nouvelles de sa fille. Elle espère qu’elle va bien. Elle est consciente qu’elle n’arrive pas à établir le dialogue avec elle. Alors elle compte sur lui pour arranger les choses. Ellis reconnait qu’elle n’est pas une bonne mère mais elle veut seulement que tout se passe bien pour sa fille. Il promet d’y veiller. Tout ira bien pour Meredith. Ellis le remercie avant de se remettre à pleurer.

    Owen remercie Cristina d’avoir gardé le silence sur sa crise de colère. Elle lui conseille d’en parler à Callie et de demander de l’aide. Il ne peut pas faire ça. Si Callie apprend qu’il a encore des problèmes, elle partira en emmenant les enfants, parce qu’elle a peur qu’il leur fasse du mal. Cristina lui demande si l’idée que cela pouvait arriver ne l’avait jamais frôlé. Callie arrive et remarque immédiatement le bandage que porte Owen à la main. Elle demande ce qui s’est passé. Il prétend qu’un drogué l’a bousculé et qu’il est tombé sur un chariot. Callie compatit. Il s’approche d’elle pour l’embrasser. Elle a un petit mouvement de recul avant de lui tendre ses lèvres, sans aucun entrain. La petite famille s’éloigne sous le regard un peu dédaigneux de Cristina.

    Un homme entre aux urgences en réclamant de l’aide. Il porte une jeune femme dans les bras. C’est Lucille. L’homme explique qu’elle était allongée sur la rue. Il l’a presque écrasée. L’homme, c’est Mark Sloan.

    Mark pratique un massage cardiaque pour essayer de ranimer Lucille. Comme Jackson veut intervenir, Mark lui dit qu’il est médecin. Jackson répond que c’est ce qu’ils sont tous ici. Il pose les palettes du défibrillateur sur la poitrine de la jeune femme et envoie les décharges. Il arrive à relancer le cœur. Mark se tourne vers une infirmière et lui demande où il peut trouver le Dr Shepherd. Lequel, lui demande la jeune femme.

    Richard retrouve Meredith alors qu’elle s’apprête à quitter le service. Il tente de lui parler mais elle refuse de l’écouter. Elle ne veut plus qu’il essaie d’arranger les choses pour Ellis, comme il le fait toujours. Elle trouve ça indigne de lui et aussi inutile. Elle a compris qu’elle ne pouvait plus rien faire pour sa mère et surtout, elle a compris pourquoi. Ellis veut que tout son entourage soit composé de gens ordinaires afin qu’elle puisse paraitre comme une personne extraordinaire. Elle veut que tout le monde lui soit inférieur. Richard ordonne à sa fille de se taire mais elle refuse. Ellis a peut-être réussi à brider Richard mais elle n’y parviendra pas avec sa fille. Elle quitte le service, en rage et déterminée.

    Derek retrouve sa femme qui sèche ses larmes dans un petit bureau. Il reconnait que quelque chose cloche chez lui mais il ne sait pas ce que c’est. Tout ce qu’il sait, c’est que le bébé va arriver et qu’il veut cet enfant. Il est certain que cette naissance va changer les choses entre eux. Elle sera plus heureuse. Ils franchiront chaque étape l’une après l’autre. Il veut vraiment que ça marche entre eux. C’est le moment qu’Addison choisit pour lui annoncer froidement que ce bébé n’est pas le sien. Le regard de Derek se remplit d’incompréhension. Il entend alors une voix d’homme venir des toilettes pour se plaindre qu’il y a du sang de droguée sur sa chemise toute neuve. Derek se retourne et voit Mark apparaitre, le torse nu. Les deux anciens amis se dévisagent quelques secondes avant que Mark ne lâche que le moment est embarrassant. Derek se tourne vers sa femme avec un regard à la fois dégoûté et méprisant.

    Lucille a fait à nouveau un arrêt cardiaque. Cristina et Jackson n’arrive pas à la ranimer. Meredith qui traverse le service, s’arrête et les observe quelques secondes avant de s’emparer de la fiche de Lucille. Y trouve-t-elle le nom de la jeune fille ? Toujours est-il qu’elle se précipite sur Cristina en lui ordonnant de se bouger afin de lui permettre d’inciser la poitrine de la patiente pour masser directement son cœur. Cristina refuse. C’est contre-indiqué dans un cas d’overdose. Meredith le sait mais la fille va mourir de toute façon. Alors autant tenter le tout pour le tout. Cristina se range à son avis. Meredith pratique l’incision.

    Mandy Bailey entre dans l’ascenseur en portant dans les bras une caisse où elle a rangé ses affaires personnelles. Elle y retrouve Alex qui s’est réfugié dans le fond de la cabine pour cacher ses larmes. Il lui explique qu’il a tout fait foiré. Il avait trouvé une bonne personne en Meredith. Avec elle, il avait une chance de devenir meilleur mais il a merdé comme à chaque fois. Il se demande ce qui ne va pas chez lui. Mais Mandy n’est pas d’humeur à compatir à ses malheurs. Elle vient juste de perdre son boulot. Est-ce qu’Alex la voit pleurer ? Elle n’a aucune idée de ce qui va se passer pour elle par la suite mais ce n’est pas pour cela qu’elle se cache dans un ascenseur pour pleurnicher sur son sort. Elle rappelle au jeune homme ce qu’il s’évertuait à lui répéter sans cesse. Leur destin est entre leurs mains. C’est exactement ce qu’elle va faire, se créer un destin ! Il devrait faire comme elle.

    Jackson ne pense pas que Meredith et Cristina ont la moindre chance de sauver Lucille. Elles lui disent en chœur de la fermer. Meredith cesse son massage pour permettre à Cristina de placer les palettes du défibrillateur directement sur le cœur. Finalement le cœur redémarre. Meredith et Cristina échangent un sourire victorieux.

    Elles se retrouvent dans un bar pour célébrer l’évènement. Cristina explique à Meredith le rituel de la tequila. Meredith fait la grimace en buvant mais décrète que c’est bon. Cristina la toise. Elles ne sont pas obligées de faire ce genre de choses où l’une parlerait, l’autre répondrait et une des deux se mettrait à pleurer. Meredith est tout à fait d’accord. C’est juste que rien ne se passe comme elle le voudrait. Elle ne reconnait même plus sa propre vie. Cristina comprend ce qu’elle ressent. Elle décide de rentrer chez elle. Elle a besoin de sommeil. Elle conseille à Meredith d’en faire autant. Elle trouve que sa nouvelle complice ne ressemble à rien. Meredith riposte qu’elle a une meilleure mine qu’elle pourtant. Impossible, estime Cristina avant de s’en aller.

    Derek est assis sur le coin du comptoir, juste à côté de Meredith. Il semble déjà avoir vidé quelques verres lorsqu’il s’adresse à la jeune femme. Il a appris par Ellis que les résidents l’avaient affublé d’un surnom. Elle commence par refuser de le lui révéler mais comme Derek insiste, elle finit par lui avouer qu’on l’a surnommé Dr Maussade. Il sourit et elle s’étonne un peu qu’il puisse trouver cela amusant. Il répond qu’il trouve que le surnom lui va bien. C’est assez représentatif de sa vie. Elle lui suggère de cesser d’être Dr Maussade pour la soirée. Il n’a qu’à se dire qu’il n’est qu’un gars dans un bar. Il lui demande si elle n’est qu’une fille dans un bar. Elle sourit en opinant de la tête. Oui, elle n’est qu’une fille dans un bar et elle boit de la tequila. Il sourit aussi et son visage s’illumine. Il fait signe au barman de remplir leurs verres. Ils trinquent en se souriant.

     

    Voix off : Votre vie est un cadeau. Acceptez-le. Peu importe à quel point cela semble être perturbé ou douloureux. Certaines choses vont se produire comme si elles étaient destinées à se produire. Comme si elles étaient inévitables.


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