• Episode 9.05 : Beautiful Doom

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    Titre français : Une belle fin

    Scénariste : Jeannine Renshaw

    Réalisateur : Stephen Cragg

    Diffusion Etats-Unis : 8 novembre 2012 sur ABC

    Diffusion France : 30 avril 2014 sur TF1

     

    Voix off : Parfois, les choses vous échappent tout bonnement. Vous ne pouvez pas les changer, vous ne pouvez pas les soumettre à votre volonté. Ce n’est pas important que vous ayez déjà 45 minutes de retard, que vos cheveux ne soient pas brossés, que vous n’ayez pas préparé le petit-déjeuner, que vous faites une hémorragie cérébrale en cet instant même, alors que vous êtes ici en train de mourir… mourir à l’intérieur. Fais pipi. Détends-toi et fais pipi.

     

    Meredith est dans sa salle de bains en train de réfléchir au sens de la vie tandis que Zola est assise sur les toilettes. Meredith sort de ses pensées pour demander à sa fille si elle a déjà fait pipi dans le grand pot des grandes filles. Pour l’encourager, elle lui chante une petite chanson mais sans grand succès. Meredith soupire. Mentalement, elle conjure sa fille de ne pas la pousser à l’étrangler.

    Dans le Minnesota, Cristina est dans son lit, en train de regarder la neige qui tombe à l’extérieur, tout en pensant. Elle voudrait bouger mais elle a l’impression de ne pas en être capable et elle se demande si elle n’a pas été congelée. Parker, qui était à ses côtés, la prend dans ses bras. Il propose de rester avec elle, pour la réchauffer. Que préfère-t-elle ? Etre la grande cuiller ou la petite ? Ses caresses et ses petits baisers traduisent clairement ses intentions. Cristina ne répond pas mais ses pensées sont sans équivoques. Elle n’est pas une petite cuiller, mais un grand couteau qui va se planter dans l’œil de Parker. A voix haute et avec un petit sourire forcé, elle dit à son compagnon qu’elle préfère dormir un peu, ajoutant intérieurement qu’elle n’est même plus capable de le regarder. Pendant que Parker se lève, Cristina aperçoit son propre reflet dans un petit miroir. Elle réalise qu’elle a beaucoup de mal à se regarder aussi.

    Quelques heures plus tard, les deux amies se téléphonent. Meredith qui est en train de préparer le petit-déjeuner de sa fille, aimerait que Cristina lui dise qu’elle est aussi malheureuse qu’elle. Le motif : Zola apprend à faire pipi sur le pot et elle, elle porte un tablier. Cristina répond avec ironie qu’elle est heureuse autant que possible. Son manteau est aussi épais qu’un sac de couchage. Meredith donne à boire à sa fille et lui recommande de ne pas oublier de lui dire quand elle doit faire pipi. Cristina, qui est en train de marcher dans le couloir de son immeuble, croise une dame qui lui lance un retentissant bonjour et lui annonce qu’il a neigé cette nuit. La nouvelle est loin de réjouir Cristina. Comme Meredith se renseigne, Cristina lui apprend qu’il s’agissait de sa voisine. Eh oui, elle copine avec les voisins maintenant. Meredith est découragée parce que Zola vient d’uriner sur elle. Cristina lui reproche de prendre une voix qui n’est pas la sienne. Meredith réplique que c’est ce qu’on est censé faire avec un enfant. Cristina estime qu’elle devrait dire à sa fille de se reprendre sous peine de ne jamais siéger à la Cour Suprême. Il faut que Zola reprenne courage. Comme Meredith ne comprend pas où elle veut en venir, Cristina lui explique qu’au Minnesota, on ne s’apitoie pas sur son sort. Au Minnesota, on est fort, on est amical, on est… Elle sort de son immeuble et constate que sa voiture a disparu sous un monceau de neige. Meredith se moque gentiment d’elle. Il faut qu’elle reprenne courage. Je te hais, répond Cristina.  

    Meredith raccroche au moment même où Derek entre dans la cuisine, en annonçant qu’il est presque prêt. Meredith ne perd pas une seconde pour lui tendre sa fille. Celle-ci a un grand besoin d’être changée mais Meredith n’a pas le temps de s’en charger car elle est déjà en retard. Derek explique à sa fille qu’il va devoir prendre un train pour aller faire un exposé ennuyeux devant un groupe de gens tout aussi ennuyeux. Il sera absent pendant deux jours. Après avoir embrassé son mari, qu’elle nomme son héros, Meredith se dirige vers la porte avant de se raviser. Elle allait oublier les fish sticks. Comme Derek lui demande ce qu’elle compte en faire, elle lui explique que la crèche de l’hôpital a organisé une journée multiculturelle. Meredith a été chargée de représenter le Brésil. Malheureusement, elle a fait brûler le plat qu’elle avait prévu. Un dernier baiser à Derek et elle est enfin prête à s’en aller mais elle n’est pas encore arrivée à la porte que Zola se met à pleurer. Derek s’empresse d’emmener la petite. La culpabilité se lit sur le visage de Meredith.

    Cristina est devant son immeuble, toujours en train de se demander ce qu’elle va faire, lorsqu’une voiture s’arrête et klaxonne. C’est le Dr Thomas. Cristina court le rejoindre. Le vieux chirurgien ne peut faire autrement que de remarquer la mine sombre de sa collègue. Elle réplique avec un peu de sécheresse que sa voiture est enterrée sous la neige. Thomas lui tend un emballage de pâtisserie en lui recommandant de prendre garde à ne pas laisser tomber de miettes sur le tissu des sièges. Cristina ouvre le paquet et y trouve une viennoiserie. Elle est touchée par l’intention. D’une voix un peu bourrue, Thomas lui demande de ne pas se laisser aller à l’émotion et de se contenter de manger. Elle va avoir besoin de toutes ses forces. Cristina s’empare du dossier qu’il a déposé sur le tableau de bord. C’est avec bonheur qu’elle découvre l’image d’un anneau vasculaire doublé d’un énorme anévrisme, le plus gros qu’ait jamais vu Thomas ce qui constitue une sacrée référence pour la jeune femme, compte tenu du grand âge de son mentor. Thomas feint d’être offusqué. Si elle ne cesse pas de parler de lui comme ça, il prendra quelqu’un d’autre pour l’assister sur l’intervention. Cristina réalise alors que cette opération est la leur. Voila qui lui fait oublier sa mauvaise humeur. Elle remercie le seigneur en pressant le bras de Thomas qui lui rappelle qu’il est en train de conduire.

    Quelque temps après, ils sont auprès de la patiente, Kate, et Cristina explique à celle-ci que l’anévrisme résulte d’un défaut cardiaque congénital et que donc, il est sans doute là depuis longtemps. Ils vont devoir réaliser deux interventions, la première pour retirer l’anévrisme, la seconde pour réparer le défaut et ainsi empêcher la formation d’un nouvel anévrisme. Le compagnon de Kate, Will, se montre rassurant. Pas de quoi avoir peur. Ils sont préparés pour faire face à un holocauste nucléaire. Là, on ne parle que de quelques jours d’hôpital. U peu étonné, le Dr Thomas lui demande s’ils doivent s’attendre à un holocauste nucléaire. Will lui confie que lui et sa compagne sont entrainés à faire face aux désastres. Thomas en déduit qu’ils sont infirmiers urgentistes. Le jeune homme va s’expliquer lorsque Kate l’interrompt. Ces gens sont ses médecins, elle ne veut pas qu’ils les prennent pour des cinglés. Will sourit. Ils ne sont pas cinglés, ils se préparent simplement en vue de la fin du monde, précise-t-il aux deux chirurgiens quelque peu perplexes, avant d’ajouter qu’ils ne sont pas comme ces hurluberlus qui croient au calendrier maya ou ce genre de choses. Eux, ils se préparent à des choses plus concrètes comme la destruction de la couche d’ozone, le réchauffement climatique, la fonte des glaciers. Kate mentionne qu’ils se sont rencontrés dans un atelier de fabrication des sacs d’évacuation. Thomas demande ce que c’est, ce qui lui vaut un coup de coude discret de la part de Cristina. Kate explique qu’il s’agit de sacs de survie. Elle recommande d’ailleurs aux médecins d’en avoir un, ou même plusieurs, un pour la maison, un pour la voiture… Cristina lui coupe la parole pour lui annoncer que, comme son intervention aura lieu l’après-midi même, elle va devoir encore passer un scanner. Will voit le bon côté des choses. En étant soumise aux faibles radiations du scanner, sa femme sera mieux préparée à subir une baisse de l’ozone. L’intéressée est enchantée. On dirait bien que c’est son jour de chance. Cristina et le Dr Thomas échangent un regard qui en dit long sur ce qu’ils pensent de leurs patients.   

    Meredith est sur la route du Seattle Grace lorsque Cristina lui téléphone pour lui demander de regarder la photo de l’anévrisme, qu’elle lui a envoyée par email. Elle est certaine que son amie sera émerveillée par le beau cadeau que lui a fait Thomas. Meredith répond qu’elle ne peut pas lire l’email, puisqu’elle est en train de conduire. N’empêche qu’elle est jalouse que Cristina ait un nouveau meilleur ami. Cristina prétend qu’elle préfère même Thomas. Meredith réplique qu’elle en est heureuse pour eux. Cristina enfonce le clou en parlant des deux interventions qu’elle va enchainer. Est-ce que Meredith est toujours une mère amère qui travaille ? Son amie répond que oui, elle a du pipi sur les chaussures. Cristina lui rappelle qu’elle est médecin, elle devrait parler d’urine. Meredith se moque d’elle. Est-ce que dire "j’ai de l’urine sur mes chaussures" est plus attractif ? Elle a soudain l’attention attirée par une voiture accidentée au bord de la chaussée. Elle croit d’abord qu’il n’y a rien de grave mais en passant à côté du véhicule, elle aperçoit la conductrice dont le visage est ensanglanté. Elle décide donc de s’arrêter pour lui porter secours. Elle met fin à sa conversation avec Cristina et se gare rapidement sur le côté. Arrivée près de la voiture accidentée, elle entend la conductrice rassurer les personnes qui l’entourent. Elle va bien mais elle s’inquiète pour la cycliste qu’elle pense avoir heurtée. Elle a entendu son pneu exploser. Meredith fait le tour de la voiture et découvre effectivement le corps d’une femme coincé sous le véhicule. Elle se précipite sur elle et se présente comme médecin. A sa demande, la victime arrive à articuler son prénom, Melissa, et se plaint d’avoir des difficultés à respirer. Meredith la rassure ; ils vont la sortir de là. Elle se tourne ensuite vers les badauds qui se sont attroupés et demande leur aide. Un homme lui dit qu’il est en ligne avec les secours et que ces derniers recommandent de ne pas bouger la victime. Il vaut mieux les attendre. Meredith s’emporte. Melissa ne peut plus respirer. Elle sera morte avant l’arrivée des secours. Une femme invoque le fait qu’elle ne veut pas être tenue pour responsable, au cas où la victime serait paralysée. Meredith s’insurge. Est-ce qu’elle ne voit pas que cette femme est en train de mourir ? Est-ce qu’elle veut être responsable de sa mort ? Folle de rage, elle se relève et va se mettre au niveau du pneu, saisissant la carrosserie comme si elle était prête à soulever la voiture. Est-ce que quelqu’un va enfin l’aider ? Un deuxième homme se décide enfin et incite les autres à leur prêter main forte. Ils arrivent à soulever le véhicule suffisamment pour que Meredith puisse retirer Melissa. Celle-ci est déjà bleue. Meredith lui crie de respirer. Après quelques secondes interminables, Melissa laisse échapper un long souffle. Meredith est soulagée. 

    A Mayo, Parker propose à Cristina de l’assister sur l’opération d’une fistule gastro-péricardique. Même si l’offre est plus qu’alléchante, Cristina la refuse. Elle a déjà une intervention prévue avec le Dr Thomas. Parker n’en revient pas qu’elle préfère travailler avec le vieil homme. Mais Cristina maintient sa décision.

    Meredith arrive aux urgences avec Melissa. Elle décrit en quelques mots le cas à l’interne Jo et lui ordonne de faire préparer une salle d’opération et de trouver l’interne Shane. Elle demande ensuite à l’interne Stephanie d’aller chercher sa voiture qui est toujours sur les lieux de l’accident, et de prendre les fish sticks qui se trouvent à l’arrière, de les faire cuire et de les apporter à l’école maternelle pour la journée brésilienne. Stephanie part en courant. Bailey est interloquée. Est-ce que Meredith réalise qu’elle vient de lui voler son interne ? Meredith lui présente ses excuses avant de retrouver sa patiente.

    Cristina et Thomas examinent les clichés du scanner de leur patiente, en s’envoyant des vannes comme à leur habitude. Ils parlent de Kate que Thomas semble apprécier. Cristina trouve intéressant le fait qu’il peut être fou et en même temps toujours peigner ses cheveux. Thomas trouve Kate délicieuse. Cristina se moque de lui. Est-ce qu’il a aussi un sac de survie dans sa voiture ? Il répond qu’il n’a aucune envie de survivre à Armageddon. Quand le grand moment arrivera, il veut partir rapidement. La voix de Parker retentit derrière eux. On ne lui avait pas dit que l’anévrisme en question était de la taille d’une Honeycrisp. Cristina ne sait pas ce que c’est. Thomas lui explique qu’il s’agit d’une pomme, cultivée au Minnesota ce qui lui a valu le titre de fruit de l’état. Il se tourne ensuite vers Parker pour lui faire remarquer qu’il ne se souvient pas lui avoir parlé de son intervention. Parker ne lui répond pas. Il invite Cristina à le rejoindre pour discuter avec lui. A l’extérieur de la salle, Parker fait part de son désaccord à Cristina. Cet anévrisme s’annonce comme un désastre. Cristina assure que Thomas et elle ont mis au point un plan très sérieux. Parker n’en est pas convaincu et propose d’assigner un autre assistant au Dr Thomas. Cristina refuse encore une fois, ce qui agace son amant. Il ne sait pas ce qui est en train de se passer. Peut-être a-t-elle pitié de Thomas. Peut-être qu’elle l’aime bien. Mais lui aussi, il l’aime bien. C’est un super vieil homme. Mais il n’y a rien à gagner à travailler avec lui. En fait, oui, rétorque Cristina, avant de rejoindre son mentor. 

    Meredith est en train d’opérer Melissa. Jo lui fait remarquer que l’hémorragie est tellement importante que le sang obstrue le tube d’aspiration. Meredith ne se laisse pas démonter et demande à Shane de prendre les intestins et de les passer en revue afin de trouver une éventuelle lésion, pendant qu’elle continue à chercher la source de l’hémorragie. Callie entre dans la salle. Elle vient juste de déposer Sofia à la crèche et a été surprise d’apprendre que c’était la journée multiculturelle. Meredith lui confie qu’elle a fait des fish sticks. Callie avoue qu’elle a complètement oublié qu’elle s’était engagée à apporter des bananes plantain. Meredith est certaine que personne ne va s’en apercevoir. Callie soupire. D’habitude, c’était Mark qui s’occupait de ce genre de choses. Elle regarde enfin l’écran du moniteur et constate que la fracture est très proche de l’artère fémorale. Est-ce que la patiente perd beaucoup de sang ? Heather confirme. Meredith demande à Jo de retirer le sang avec ses mains.

    A Mayo, Cristina et Thomas opèrent leur anévrisme. Cristina se demande si cela n’irait pas plus vite si elle utilisait des ciseaux. Compte tenu de la fragilité et de la finesse des tissus, Thomas préfère qu’elle s’en tienne aux doigts. Cristina annonce presque aussitôt qu’elle a repéré le point d’insertion dans la carotide. Le Dr Parker fait son entrée dans la salle. Thomas ne peut s’empêcher d’être ironique. Deux visites en un jour, quel honneur ! Parker répond que c’est son métier de s’assurer que son service fonctionne au meilleur niveau. Mais Thomas n’est pas dupe. Il a compris que son confrère voulait être au premier rang lorsque viendrait l’heure de son inévitable fin. Il espère que Parker lui pardonnera s’il le déçoit. La sonnerie du moniteur se met à retentir. Parker comprend que l’anévrisme vient d’exploser. Cristina panique un peu ce qui la fait jurer. Thomas, qui reste calme, lui suggère d’en faire autant et surtout de surveiller son langage. Il tient à ce que sa salle d’opération reste un endroit respectable. Il lui demande ensuite de prendre un clamp. Cette procédure ne convient pas à Parker qui enjoint son confrère à s’occuper d’abord du pontage pour avoir plus de temps. Thomas lui coupe la parole. Il sait ce qu’il fait parce que, comme le dit Cristina, il fait cela depuis l’ère jurassique. Ce sera fini en un clin d’œil. Parker s’énerve. Il annonce qu’il va se préparer pour l’intervention. Cela ne semble pas inquiéter Thomas et Cristina. Il est temps de s’y mettre, déclare Thomas, car le temps est précieux. Cette remarque amuse beaucoup Cristina.

    Les chirurgiens sont tout aussi occupés à Seattle. Meredith vient de constater que le foie de Melissa se vidait de son sang. Elle donne des consignes à ses internes lorsque Richard vient leur annoncer qu’on a trouvé les parents de la patiente et qu’ils vont prendre le premier avion. Meredith demande qu’on lui amène d’autres unités de sang. Heather lui fait remarquer qu’ils en ont déjà utilisé 57. Callie ajoute qu’ils ont remplacé quatre fois le volume complet de sang de Melissa. Mais Meredith ne veut rien entendre. Richard suggère de suspendre l’intervention afin de permettre à la patiente de se reposer, à Meredith aussi d’ailleurs car il semblerait bien qu’elle ait atteint le moment où le rendement commence à décroître. Il y a aussi une limite à ce que la patiente peut supporter. Il ne faut pas oublier qu’elle a été écrasée par deux tonnes de métal. C’est un traumatisme important pour le corps. Meredith réplique qu’elle est parfaitement consciente du traumatisme que cela représente. Elle n’est pas là pour juste limiter les dégâts. Elle ne va pas emballer la patiente et croiser les doigts. Richard se montre plus catégorique. Il veut qu’elle arrête immédiatement. Elle rétorque qu’elle veut sauver le foie de Melissa. Comprenant que la situation risque de dégénérer, Callie lui conseille de faire une pause. Meredith répond vivement qu’elle essaie de sauver la vie de sa patiente. Richard réalise qu’ils ne parviendront pas à lui faire entendre raison et décide donc de faire preuve d’autorité. Il ordonne sèchement à tout le monde de retirer ses mains de la patiente. Tous obéissent sauf Meredith, bien sûr. Au contraire, elle défie Richard du regard. Il insiste et elle s’incline enfin.

    Parker et Thomas sortent de la salle d’opération. Pour Parker, il y avait une catastrophe en train de se préparer dans cette salle. Thomas est scandalisé. Ils ont sauvé la vie de cette femme. Quant à l’anévrisme, il aurait pu exploser sans même qu’ils y touchent. Parker réplique qu’il aurait fallu l’écouter quand il a suggéré de pratiquer d’abord le pontage. Thomas l’interrompt une fois encore pour lui dire qu’il n’a pas à faire irruption en plein milieu d’une intervention pour donner des conseils sur une affaire qui ne le concerne pas. Parker riposte qu’il essaie simplement de l’aider. Thomas n’apprécie pas. Il lui dit sèchement qu’il n’a besoin ni envie de son aide. Il veut sortir de la salle mais Parker se met entre lui et la porte, pour l’en empêcher. Il lui assène qu’il est un danger pour ses patients. Il devrait remettre sa licence de chirurgien et s’en aller avec dignité. C’est le moment. Pour Thomas, il est hors de question de démissionner. Parker enrage. S’il faut la jouer comme ça, pas de problèmes ! A partir d’aujourd’hui, Thomas devra obtenir son accord pour chacun de ses patients, pour chaque scanner ou pansement qu’il prescrira. Blessé, Thomas marque sa colère en donnant un léger coup sur la porte et s’en va. Parker se tourne vers Cristina, qui a assisté à toute la conversation, et la supplie de raisonner le vieil homme.

    Meredith explique à Jo que les 24 prochaines heures seront cruciales pour Melissa. Il faut la surveiller de très près. Richard entre dans la salle et demande à Meredith de lui accorder un moment. Toutes les personnes présentes sortent. Resté seul avec sa protégée, Richard lui demande si elle désire qu’il prenne sa relève. Elle comprend qu’il veut qu’elle lui cède sa patiente et refuse. Richard lui avoue qu’il craint que ce cas ne la touche de trop près. Après tout ce qu’elle a vécu, ce qui est arrivé à Lexie… La patiente présente les mêmes blessures, elle a le même âge. Il a peur que les émotions n’obscurcissent le jugement de Meredith. Celle-ci l’assure du contraire avant de prendre congé pour aller examiner sa patiente.

    Thomas et Cristina informent le mari de Kate que les prochaines heures vont être critiques. Quand Kate se réveillera, si elle est capable de parler et de remuer les jambes et les bras, cela signifiera que la circulation du sang est bonne et que le pontage a tenu. Cristina mentionne ensuite le fait que les fleurs sont interdites dans cette partie du service. Will lui explique qu’avec leurs amis, ils ont constitué une réserve de semences, pour l’après-fin du monde. Ils ont ainsi toutes les céréales, les fruits et les légumes dont l’homme a besoin. Un jour, Kate lui a dit qu’il devait penser aux fleurs aussi. Elle voulait avoir quelque chose de beau après la fin du monde. Touchée, Cristina déclare qu’elle va mettre le bouquet à l’extérieur de la chambre, de façon à ce que Kate le voie quand elle se réveillera. Une fois dehors, Cristina confie à Thomas qu’elle se sent coupable pour ce qui s’est passé. Il la réconforte. L’anévrisme aurait explosé entre n’importe quelles mains. Les vaisseaux sanguins de Kate ressemblent à de la barbe à papa. Ce n’est pas de cela dont Cristina voulait parler. Elle se sent coupable pour la réaction de Parker. Elle est convaincue qu’il ne se serait pas du tout intéressé à cette intervention si elle n’y avait pas participé. Thomas n’en croit rien. Il y a longtemps que Parker veut avoir sa peau. Cristina a l’impression qu’il ne réalise pas la gravité des choses. Être mis en probation est l’étape qui précède le licenciement. Thomas estime qu’il serait déplacé de sa part de s’inquiéter pour son avenir professionnel quand la vie d’une femme est dans la balance. Il annonce à Cristina qu’il va la raccompagner chez elle. Une autre intervention les attend le lendemain. Elle a besoin de dormir.  

    Cristina téléphone à Meredith tout en faisant ses courses, des bouteilles d’alcool exclusivement. Elle en veut un peu à Thomas de l’avoir obligée à quitter sa patiente. Maintenant, celle-ci va mourir et Thomas va être renvoyé. Meredith répond qu’elle aussi va laisser sa patiente pour aller chercher Zola à la crèche. Mais tout va bien se passer. Cristina en doute. Meredith lui rappelle que leurs patientes ne risquent rien. Elles sont entourées d’internes. Cristina n’est toujours pas convaincue. Pour elle, il y a des signes qui prouvent que ça va aller mal, des signes comme les sauterelles ou les quatre cavaliers de l’Apocalypse. Meredith réplique qu’elle n’a que trois internes et qu’il n’y a qu’une seule nuit à passer. Cristina estime que son amie a besoin d’un sac d’évacuation, c’est comme un sac à langer pour adultes. Elle est justement en train de composer le sien. Jusqu’à présent, elle n’y a mis que de la tequila. Meredith trouve que c’est un bon début. Cristina lui demande ce qu’elle rajouterait. Meredith pense qu’il faut toujours prévoir des recharges au cas où on serait à court. Cristina en déduit qu’elle doit prendre plus de tequila. Meredith croise Jackson qui est fou de rage. Pour une fois qu’il avait une soirée pour lui, son interne a décidé de refermer une blessure, une blessure infectée qui devait rester ouverte pour guérir. Idiot d’interne trop enthousiaste qui n’est qu’un enfant tout juste sorti de l’école ! Ce discours fait prendre conscience à Meredith et Cristina du danger qu’elles dont courir à leurs patientes en les laissant entre les mains d’internes inexpérimentés. Meredith décide de rester à l’hôpital et Cristina d’y retourner.

    Meredith frappe à la porte de Callie à qui elle va confier Zola pour la nuit. Callie voit immédiatement à l’expression de Meredith qu’elle culpabilise de laisser sa fille. Elle lui dit qu’elle a tort. C’est bon pour Zola de voir sa maman travailler, de la voir réussir. C’est comme ça qu’elle deviendra PDG un jour. Meredith sourit. Elle remercie Callie et lui promet de lui rendre la pareille. Callie la rassure. Sa première intervention n’a lieu qu’à dix heures. Elle déposera les deux fillettes à la crèche en même temps.

    Meredith et Cristina veillent sur leurs patientes tout en se téléphonant. Cristina a raconté à son amie ce qui s’était passé à Mayo. Meredith lui suggère de proposer à Parker plus de sexe en échange de la sauvegarde de l’emploi de Thomas. Cristina proteste. Elle n’est pas une prostituée. De toute façon, elle a déjà pensé à cette solution et ça ferait vraiment trop de sexe. Meredith lui demande conseil. Melissa tient à peine en vie. Est-ce qu’il faut encore l’opérer ? Cristina veut connaitre l’avis de Richard. Meredith répond qu’il la trouve trop émotive pour s’occuper de ce cas. Les deux femmes décident d’aller vérifier les constantes vitales de leurs patientes. Meredith s’étonne d’entendre Cristina murmurer en lui parlant. Cristina ne veut pas réveiller Will, qu’elle surnomme le gars au muesli. Elle se moque gentiment de lui parce qu’il a apporté son propre oreiller en chanvre. Les deux patientes étant stables, Meredith propose à son amie d’essayer de dormir un peu. Cristina ne croit pas qu’elle va y arriver. Meredith non plus. Elles se réinstallent dans leurs fauteuils. Meredith sait ce dont elles auraient besoin, une séance de danse de trente secondes. Cristina est d’accord mais après quelques secondes, elle annonce qu’elle est trop fatiguée pour danser. Meredith aussi.

    Les deux femmes se sont finalement endormies. C’est le matin et les internes de Meredith hésitent à la réveiller. C’est Heather qui se lance, en posant le bout de son doigt sur l’épaule de la titulaire. Au même moment à Mayo, le Dr Thomas crie le nom de son assistante. Les deux amies se réveillent donc en même temps, avec la même pensée, pourvu que leur patiente soit encore vivante.

    A Mayo, Thomas chambre gentiment Cristina. Pendant qu’elle jouait à la Belle au Bois Dormant, beaucoup de choses se sont passées. Il s’adresse à Kate qui est tout à fait réveillée et lui demande de mettre Cristina au courant, mais comme celle-ci n’a pas encore eu son café du matin, autant ne lui donner que les grandes lignes. C’est avec un grand sourire que Kate annonce à Cristina qu’ils vont pouvoir pratiquer la deuxième intervention l’après-midi même. Thomas ajoute que Cristina va préparer la patiente pour l’intervention une fois qu’elle aura brossé ses dents. Cristina semble un peu désarçonnée.

    Au Seattle Grace, Meredith informe ses internes que Melissa a besoin d’une autre intervention mais qu’en cet instant même, elle n’y survivrait pas. Il faut attendre un créneau parfait et pour l’atteindre, il faut régulariser l’acidose et l’hypothermie, vérifier que le taux de coagulation est stable et, surtout, faire en sorte que Melissa reste vivante en attendant. Meredith a son attention attirée par un bruit. Elle se retourne et aperçoit Callie qui lui fait de grands signes de l’autre côté de la vitre, avec Zola dans ses bras. Elle se précipite vers elles. Callie est vraiment désolée mais elle a une intervention dans dix minutes. Elle a essayé de déposer Zola à la crèche, mais l’enfant a un peu de fièvre, les dents sans doute, et elle n’a pas été acceptée. Elle ne pourra pas retourner à la crèche tant qu’elle n’aura pas passé 24 heures sans fièvre. Meredith se retrouve avec sa fille dans les bras lorsque Shane arrive en courant pour l’aviser que la pression sanguine de la patiente vient de plonger. Meredith regarde autour d’elle et repère Stephanie. Elle va vers elle et lui met Zola d’autorité dans les bras. Stephanie proteste. Elle a déjà cuisiné les fish sticks, elle a ramené la voiture. Maintenant, elle veut faire de la médecine. Meredith réplique que c’est ce qu’elle va faire, puisqu’elle va devoir surveiller la température de Zola. Elle part en courant.

    Cristina tente de persuader Thomas d’abandonner l’idée de pratiquer la seconde intervention sur Kate. Parker ne va jamais donner son autorisation. Thomas réplique qu’il ne peut pas dire à quel point il est vigoureusement opposé à la gymnastique extraprofessionnelle à laquelle elle se livre avec cet homme. Parker a fait d’elle une femme conventionnelle et timorée. Malheureusement, les préservatifs ne protègent pas de ce genre de choses. Cristina est interloquée et se demande comment il peut être au courant de son aventure avec Parker. Il lui rappelle qu’elle a été la première à dire qu’il était là depuis fort longtemps. Il change aussitôt de sujet. Kate est réveillée, elle parle et bouge ses extrémités. Cela veut dire que ce qu’ils ont fait a réussi. Alors pourquoi laisser cette femme courir le danger d’avoir un autre anévrisme qui la tuera ? Quant Cristina lui demande ce qu’il compte faire avec Parker, il répond qu’il n’a pas perdu de temps à penser à cet homme. 

    Meredith est en train de s’occuper de sa patiente. On entend les pleurs de Zola en arrière-fond. Bailey demande à Meredith si c’est bien sa fille qui hurle. Mal à l’aise, Meredith répond que Zola a de la fièvre et qu’en plus, Derek n’est pas en ville. Quant à elle, elle doit s’occuper de sa patiente. Bailey l’interrompt. Est-ce qu’elle sait pourquoi les hommes pensent qu’ils peuvent diriger le monde, et pas les femmes ? A cause des bébés qui pleurent. De mauvaise foi, Meredith dit qu’elle avait espéré que personne n’entendrait Zola pleurer. Bailey rétorque que tout le monde l’entend, tout le monde même l’interne Shane, à la différence que lui, ça ne l’affecte pas. Mais elles, en tant que femmes, sont prédisposées génétiquement à réagir quand un bébé pleure. Ça attire leur attention. Meredith promet qu’elle a bientôt fini. Bailey insiste. Il s’agit de la domination du monde. Si elles veulent la prendre, il faut que leurs bébés aillent pleurer ailleurs que dans l’unité ses soins intensifs.

    Cristina est en train de préparer Kate pour l’intervention lorsque Will lui demande de passer en revue encore une fois les risques de celle-ci. Kate intervient pour lui dire que le Dr Thomas l’a déjà fait. Elle sait qu’elle pourrait mourir ou se transformer en légume, ou encore répandre du caca de licorne par les oreilles. Elle a déjà signé tous les documents effrayants. Elle est prête. Will lui rappelle que le Dr Thomas a également précisé qu’elle pouvait très bien vivre pendant des années sans un autre anévrisme. Il lui confie ses peur de la perdre. Durant la nuit précédente, il ne savait même pas si elle allait se réveiller. Maintenant, il sait à quoi ressemble la fin du monde. Il ne veut plus jamais ressentir cela. Kate lui demande s’il veut qu’elle vive avec une telle épée de Damoclès au-dessus de sa tête, tous les jours, en ayant peur d’avoir le hoquet parce que cela pourrait faire exploser son anévrisme. Ce n’est pas ça, vivre, et il le sait. Ils ont l’habitude d’agir, de regarder les catastrophes en face. Ce n’est pas maintenant que la peur va les faire reculer. Elle se tourne vers Cristina et lui demande de dire à son mari que tout va bien se passer. Cristina ne répond pas.

    Meredith est en train de soigner Melissa dont les poumons lâchent lorsqu’Alex fait irruption. Elle a fait appel à lui pour s’occuper de Zola. Il est disponible jusque 15h mais après, il a une intervention. Meredith demande à Heather de regarder si l’enfant fait encore de la température et ensuite, d’essayer de parlementer avec la crèche pour qu’ils acceptent de la reprendre. Comme Alex annonce qu’il va aller chercher Zola, Meredith lui recommande de ne pas oublier le sac à langer, dans lequel il y aussi des vêtements de rechange et le gobelet de sa fille. Et si jamais Zola veut faire pipi sur le pot… Alex interrompt aussitôt son amie. Il n’a pas l’intention d’apprendre ça à la petite. Meredith lui présente ses excuses. Qu’il oublie ça. C’est déjà fait, assure son ami. 

    Meredith et Cristina se téléphonent encore. Cristina est dépitée parce que Thomas va pratiquer la seconde intervention et que, donc, il va être viré. Quant à Meredith, elle se demande quand viendra le bon moment où rouvrir sa patiente. Il y a quelques mois, ça aurait été à quelqu’un d’autre de prendre cette décision. Elle n’était encore qu’une résidente. Maintenant, si elle fait une erreur de jugement, ce sera la fin du monde. Cristina est d’accord avec elle. Est-ce que Meredith sait de quoi elles ont besoin ? De danser ? Non, de reprendre courage !

    Cristina rejoint Parker pour lui demander de mettre fin à la probation de Thomas. Il comprend que cela signifie qu’elle n’a pas réussi à convaincre ce dernier de partir de son propre gré. Elle ne voit pas pourquoi elle l’aurait fait. Selon Parker, Thomas représente un handicap pour la clinique, non pas parce qu’il est vieux, mais parce qu’il sape régulièrement l’autorité de son supérieur. Cristina était là, la veille, elle a vu ce qui c’est passé. Oui, elle a vu que Thomas a sauvé la vie de sa patiente. Pour Parker, il a plutôt fait preuve d’insubordination et d’imprudence. Cristina continue de défendre son ami. Il a retiré un anévrisme et posé un greffon en moins de trente minutes. Pour le moment, elle n’y arrive pas. Et Parker, il peut faire ça ? Agacé par son entêtement, l’intéressé réplique que cela ne sert plus à rien de perdre son temps à discuter de ça. Il a pris sa décision. Mais Cristina ne s’avoue pas vaincue, lui demandant de changer d’avis, de laisser Thomas aller au bout de son mandat. Le renvoyer ne serait pas bon pour la clinique, ni pour Parker. Elle le supplie de laisser tomber. Il répond qu’il comprend qu’elle est dans une position gênante, et qu’il en est en partie responsable parce qu’il a insisté pour qu’elle travaille avec Thomas. Quand elle est arrivée à Mayo, il l’a trouvée trop sûre d’elle et il a voulu tempérer cette trop grande confiance. Mais maintenant, il pense que Thomas l’empêche de progresser et elle s’en rendra compte quand il ne sera plus là. Il s’en va et Cristina comprend qu’elle n’a pas obtenu gain de cause.

    Meredith et Jo contrôlent une fois encore les constantes de Melissa. Il semble que les choses s’améliorent. Meredith demande à l’interne de faire de nouvelles analyses.

    Cristina trouve Thomas assis sur un banc, à l’extérieur de la clinique. Après lui avoir demandé ce qu’il faisait là, dans le froid, elle entre dans le vif du sujet. Il devrait la laisser faire cette intervention avec un autre chirurgien. Ou alors qu’il aille lécher le cul de Parker, qu’il fasse l’hypocrite. Elle a peur qu’il ne comprenne pas à quel point tout cela est sérieux. Il répond que chaque médecin suit le même parcours dans cet hôpital. On commence par le considérer comme un dieu. Après, on commence à avoir peur qu’il ne soit fou. Ensuite, on trouve un peu de réconfort dans l’idée que ce n’est que de la sénilité. En bref, on passe de A à Z en un rien de temps. Oui, mais si ça dégénère, ça pourrait signifier la fin pour lui, insiste Cristina. Cette perspective n’effraie pas Thomas. Qu’il en soit ainsi alors ! Peut-être que c’est le moment. Cristina s’emporte. Ce n’est pas le moment pour elle. Il ne peut pas la laisser toute seule ici. Elle ne pourrait pas continuer à travailler sans lui. Il riposte qu’elle a juste peur de prendre son envol et que de toute façon, il ne va nulle part. Elle lui fait remarquer que la situation n’a rien d’amusant. Il en est conscient, tout comme il est conscient qu’elle l’aime plus que quiconque depuis fort longtemps. Il veut qu’elle comprenne que, s’il doit partir, il le fera en se battant pour une chose en laquelle il croit, pour l’avenir de Kate et de toutes ces femmes qui ont encore tant de choses à vivre. Il est certain que Cristina est d’accord avec lui, qu’elle pense, elle aussi, que Kate mérite d’avoir cette opération. Et eux, ils forment la meilleure équipe pour la pratiquer. 

    Meredith inscrit la seconde opération de Melissa sur le tableau du planning. Richard la rejoint et constate qu’elle a décidé de reprendre là où elle en était restée. Elle répond qu’elle a obtenu le créneau qu’elle voulait. Les analyses ont montré que les constantes vitales de la patiente étaient bonnes. Et Melissa ne survivra pas à une autre journée si on ne stoppe pas l’hémorragie. Elle comprend au regard de Richard qu’il a une idée en tête et lui demande d’arrêter de penser que ce qu’elle est en train de faire a un rapport avec ce qui s’est passé dans la forêt. Ils sont dans un hôpital avec des moyens médicaux qu’ils auraient aimé avoir là-bas. Elle va utiliser ces moyens pour essayer de toutes ses forces de sauver la vie de cette femme. Comme ça, quand la famille arrivera, elle pourra leur dire que Melissa est en vie. Le regard de Richard lui fait à nouveau penser qu’il va lui parler de Lexie. Elle assure une fois encore qu’il ne s’agit pas de Lexie. Richard sourit. Il voulait juste lui souhaiter bonne chance et aussi lui dire qu’elle avait pris la bonne décision. Elle doit ramener cette femme à la vie. Meredith le remercie.

    Elle se dirige avec ses internes vers la salle d’opération tout en les mettant au courant de la marche à suivre. Ils vont retirer l’emballage petit à petit afin de pouvoir rechercher la source de l’hémorragie. Elle sursaute en apercevant April sortir d’une autre salle d’opération. Il est 16h30, elle pensait qu’April était avec Zola. Shane confirme. De 16 à 17 h, c’était au tour d’April de veiller sur l’enfant. April explique que son intervention a duré plus longtemps que prévu, une personne de 23 ans avec les plus énormes calculs biliaires qu’elle ait vus. C’est étonnant qu’une personne aussi jeune puisse avoir… Meredith lui coupe vivement la parole. Qui est avec Zola ? April pense que c’est Jackson qui s’en occupe. Quand elle a réalisé que son intervention allait se prolonger, elle a demandé à son interne de s’assurer qu’Alex pourrait continuer à surveiller l’enfant mais il ne pouvait pas encore repousser son intervention, alors il a confié Zola à Ted. April allait justement prendre la relève, à moins que Jackson ne l’ait déjà fait, vu que c’est lui qui devait garder Zola après elle. Un peu perdue dans ce flot d’informations, Meredith échange des regards inquiets avec Shane avant de demander qui est ce Ted. C’est un infirmier qui travaille aux urgences. Meredith ne voit vraiment pas de qui il s’agit. April comprend que sa camarade est mécontente et s’enfuit, en assurant qu’elle va prendre les choses en main et que tout va bien se passer avec Zola. Meredith ordonne à Shane de la suivre et de rester avec elle tant qu’elle n’aura pas Zola dans les bras, au sens propre du terme.

    Cristina et Meredith commencent leurs interventions au même moment. Au début, elles font exactement les mêmes gestes.

    Meredith enlève les serviettes qui recouvraient l’abdomen de Melissa et doit immédiatement faire face à un flot de sang. Elle demande à son interne de l’aspirer comme si sa vie en dépendait. Il faut faire également attention à ne pas bouger les mains sans qu’elle en donne l’ordre, car cela pourrait vider la patiente de son sang. Comme elle déplore que l’aspiration ne soit pas assez forte, Heather assure qu’elle fait du mieux qu’elle peut, mais il y a trop de sang. Shane entre dans la salle et donne des nouvelles de Zola. La salle des titulaires a été transformée en une sorte de colonie de vacances pour elle. Quand il est parti, Zola était en train d’écrabouiller des bonbons en forme de vers contre son visage. Meredith se fâche. Qui a donné des bonbons à Zola ? Shane baisse les yeux. Meredith réalise qu’elle exagère. Elle reconnait que ça n’a pas beaucoup d’importance. Elle demande à Shane de venir les aider. Elle a besoin de plus de visibilité pour trouver la source de l’hémorragie.

    A Mayo, les choses semblent mieux se dérouler. Thomas est très satisfait et si ça continue comme ça, il mettra le nom de Cristina en premier sur l’article qu’ils publieront. Elle trouve que c’est un très beau geste de sa part mais il devrait y renoncer. Il se peut que cet article soit son dernier. Thomas lui demande si c’est sa façon de dire merci. Elle réplique que c’est sa façon de dire que c’est la fin et qu’il doit partir tant qu’il le peut. Thomas remercie le ciel de ne pas lui avoir donné d’enfants. Ils seraient sûrement comme elle. Il aurait dû les noyer comme des petits animaux. Cela amuse Cristina. Elle croit au contraire qu’elle est son rêve devenu réalité. Elle est la première surprise quand il reconnait que c’est vrai. Elle prétend avoir la nausée devant autant de bons sentiments.  

    La cavité abdominale de Melissa est toujours baignée de sang. Un flot supplémentaire jaillit. Meredith comprend que quelqu’un a bougé sa main et demande qui. Heather se dénonce. Meredith la rassure. Ce n’est pas grave, en l’occurrence ça l’aide. Ça lui a indiqué que l’hémorragie est située dans le rétropéritoine.

    Thomas demande à Cristina de ne pas être grossière. Les femmes de sa génération pensent qu’elles doivent être grossières pour qu’on pense qu’elles sont fortes. Elles sont en train de livrer une bataille que les femmes de la génération de Thomas ont déjà menée pour elles. Alors elles devraient avoir la grâce d’apprécier le travail de celles qui les ont précédées et de passer à autre chose.

    Heather répète que la pression sanguine baisse. Meredith lui répond sèchement qu’elle le sait déjà. Elle l’invite à cesser de regarder l’écran du moniteur et à l’aider à trouver la source de l’hémorragie.

    Thomas invite Cristina à regarder sa dissection et à ne pas retenir sa respiration. Elle lui demande s’il va lui dire aussi quand elle doit respirer. Il lui explique avoir remarqué qu’elle retenait sa respiration quand elle faisait des sutures. Pour lui, arrêter de respirer, c’est arrêter de penser. C’est une erreur. Elle doit respirer lentement, pas comme une hyène angoissée.

    Pendant ce temps, Meredith se démène toujours pour mettre fin à l’hémorragie de Melissa. Il faut se dépêcher sinon celle-ci va mourir. Elle s’encourage à ne pas paniquer.

    Thomas annonce que finalement, il mettra son nom en premier sur leur article. Cristina répond qu’elle l’avait vu venir de loin. Il lui dit qu’elle sera la chirurgienne de sa génération. Il l’a su dès leur première rencontre. Les gens essaieront de la rabaisser comme on l’a fait avec lui, mais ils échoueront. Il aimerait que la communauté médicale sache qu’il a contribué à la former. Emue, Cristina lui dit qu’il est normal qu’il soit déclaré comme l’auteur principal de l’article.

    Meredith trouve enfin la source de l’hémorragie. Il s’agit d’une petite lacération dans l’artère iliaque externe. Elle clampe cette dernière. C’est le soulagement général. Meredith demande à ses internes ce qu’ils doivent faire ensuite. Shane suggère de ligaturer l’artère, Heather de remplacer le clamp par un patch, Jo ne sait pas. Meredith leur annonce qu’ils vont danser pendant 30 secondes. Et s’ils refusent, ils seront virés. Tout le monde s’exécute de bonne grâce, même l’anesthésiste et l’infirmière de bloc.

    Cristina pose quelques questions à Thomas mais il ne répond pas. Il semble figé. Son silence intrigue Cristina qui finit par le regarder. Elle lui demande ce qu’il a. Il relève très lentement la tête vers elle tandis que les instruments chirurgicaux lui échappent des mains. Il pose sur Cristina un regard un peu étonné avant de tomber lourdement en arrière. Au même moment, l’alarme du moniteur retentit. Un flot de sang jaillit de la cage thoracique de Kate. Cristina s’en occupe tout en lançant des regards inquiets en direction de son mentor, allongé par terre, les yeux grands ouverts. Elle lui crie de bouger avant de demander aux infirmières de s’occuper de lui. Une infirmière déclare qu’elle ne trouve pas le pouls. Pendant que Cristina essaie de sauver sa patiente, les infirmières utilisent le défibrillateur pour ranimer le Dr Thomas. Un premier choc électrique lui est envoyé, sans effet. Parker arrive et demande ce qui se passe. Cristina lui explique en quelques mots. Il se précipite vers son confrère tout en s’étonnant que cette intervention ait lieu malgré les ordres qu’il avait donnés. Elle lui répond sèchement qu’il a autre chose à faire pour le moment. Les chocs électriques se font de plus en plus forts mais Thomas ne revient pas à lui. Cristina commence à paniquer. Elle veut savoir ce qui se passe. Parker entame un massage cardiaque tout en invitant Cristina à se préoccuper uniquement de sa patiente. Elle se souvient alors de ce que Thomas lui a dit, retenir sa respiration empêche de réfléchir. Elle prend une grande inspiration et se penche vers sa patiente. Respire, répète-t-elle plusieurs fois en suppliant Dieu.  

    Elle arrive dans la salle d’attente où se trouvent Will et les proches de Kate. En la voyant, Will prend peur. Elle le rassure. Kate va bien. Son cœur est fort et elle a une longue vie devant elle. Will la prend dans ses bras pour la remercier. Elle lui sourit mais son sourire s’efface dès qu’elle lui tourne le dos. Elle repart d’un pas lourd. Elle revient dans le couloir du service de chirurgie au moment où le corps du Dr Thomas est emporté sur une civière, sous les regards attristés du personnel. Les yeux de Cristina croisent ceux de Parker. Il vient vers elle et lui tend la main. Elle l’ignore et continue d’avancer.

    Elle est pensive tandis qu’elle se rhabille dans les vestiaires.

    Meredith entre en trombe dans la salle des titulaires où il n’y a plus qu’un homme. Elle lui demande où est Zola mais ne lui laisse pas le temps de répondre. Elle court dans le couloir et découvre sa fille dans les bras d’Owen. Son visage s’illumine. Owen lui explique qu’April a dû pratiquer une autre intervention alors il s’est occupé de la petite fille. Zola accueille sa maman avec un grand sourire. Meredith est heureuse de voir qu’elle semble aller beaucoup mieux. Owen lui fait le compte-rendu de tout ce qu’il a fait avec l’enfant. Ils ont lu plusieurs fois la même histoire. Ensuite Zola a essayé de lui montrer comment jouer avec ses mains et il s’avère d’ailleurs que tonton Owen est plutôt doué à ce jeu. Quant à la température, cela fait deux heures qu’elle a baissé. Elle était à environ 37° la dernière fois qu’il l’a vérifiée. Meredith tend les bras pour récupérer sa fille lorsque Jo surgit pour lui annoncer que Melissa veut la voir. Un peu surprise, parce qu’elle pensait que sa patiente faisait un malaise, Meredith regarde Owen. Il la rassure. Elle peut partir tranquille. Il va rester avec Zola. Meredith part en courant tandis qu’Owen danse avec la petite fille dans le couloir.

    Meredith entre dans la chambre de Melissa. Elle est manifestement émue. Shane la présente à la patiente. Meredith doute que celle-ci se souvienne de quoi que ce soit qui concerne son accident. Mais Melissa se souvient qu’elle était coincée en-dessous de quelque chose et que Meredith était là. Elle sourit.  

    Lorsqu’elle ressort de la chambre, Meredith se retrouve face à Bailey qui lui remet un petit bout de papier. Il s’agit de sa liste personnelle des babysitters qui se sont occupés de Tucker. Bailey pense que Meredith a besoin d’un réseau plus sérieux que celui qu’elle a. En tant que titulaire, elle ne sait jamais quand les situations de crise vont se produire. Cette liste, c’est de l’or et Bailey ne la donne pas à n’importe qui. Meredith la remercie.

    Elle vient à peine d’endormir Zola lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit. Elle croit évidemment que c’est encore un problème qui s’annonce. Elle ouvre la porte et se trouve face à Cristina dont l’expression est douloureuse. Le temps de reprendre ses esprits et Meredith serre son amie dans ses bras, trop heureuse de la retrouver. Cristina lui avoue qu’elle a vidé la bouteille de tequila qu’elle avait mise dans son sac de survie. Elle peut à peine tenir debout. Elle ne sait même plus comment elle s’appelle. Les deux amis se mettent à rire mais d’un rire teinté de tristesse. La voix étranglée par l’émotion, Meredith dit que Lexie est morte. Cristina la reprend dans ses bras. Oui, tout le monde est mort.

     

    Voix off (Dr Thomas) : Respirez, Dr Yang. Ne soyez pas grossière. Vous vous défilez. Les femmes de votre génération sont dépourvues de charme. C'est un affront à la nature. Des chirurgiens médiocres vous verront et se sentiront dépérir dans votre ombre. N’hésitez pas à les consoler. Ne cherchez pas d'amis ici. Vous ne les trouverez pas. Aucune de ces personnes n’a la capacité de vous comprendre. Ils ne l’auront jamais. Si vous avez de la chance, un jour, quand vous serez vieille et ridée comme moi, vous trouverez un jeune médecin qui n’a d’égard que pour son métier, et vous le formerez comme je vous ai formée. Jusque-là, lisez un bon livre. Vous avez de la grandeur en vous, Yang. Ne décevez pas."


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