• Episode 9.14 : The Face of Change

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    Titre français : Un nouveau visage

    Scénariste : Stacy McKee

    Réalisateur : Rob Greenlea

    Diffusion Etats-Unis : 7 février 2013 sur ABC

    Diffusion France : 21 mai 2014 sur TF

     

    Voix off (Alex) : Je ne suis pas fan des changements. En oncologie, quand une cellule normale se change en quelque chose de malin, on appelle ça la transformation cellulaire. Ces foutues cellules deviennent toxiques, juste sous vos yeux. Donc en ce qui me concerne, la transformation, ça craint !

     

    Sous l’œil attentif d’Alana Cahill, Alex pose devant l’objectif d’un photographe, avec un sourire crispé. Mais ce n’est pas assez pour Alana qui lui demande de faire encore quelques clichés sur lesquels il sourira vraiment. Après quelques secondes, Alex décrète qu’il en a assez. Il n’a pas du tout envie d’être la mascotte de l’hôpital. Ambassadeur, le reprend aussitôt Alana avant que lui rappeler qu’il n’a pas encore été choisi. Pour le moment, il est seulement un candidat très intéressant, parce qu’il est bel homme et qu’il est bon avec les enfants. Bref, il est ce que les acheteurs ont envie de voir. Dégouté, Alex met fin à la séance photos. Il n’écoute même pas Alana lui demander d’être aimable et poli avec les représentants en relations publiques qui vont le suivre durant la journée du lendemain.   

    De retour chez lui, Alex a raconté l’incident à Jo. Elle ne comprend pas en quoi consiste le job d’ambassadeur de l’hôpital. Est-ce que cela veut dire qu’il va devoir porter un drôle de chapeau et inciser avec d’immenses ciseaux ? Tout ce qu’Alex sait, c’est que Cahill lui fout les jetons. Les deux jeunes gens arrivent dans le salon où Jackson et Stephanie sont allongés sur le divan, en train de s’embrasser fougueusement. Ça, c’est ce qui fout les jetons à Jo. Les deux amis trouvent refuge dans la cuisine. Jo ne comprend pas comment leurs camarades peuvent se lécher le visage de cette façon dans une maison qui n’est pas la leur. Alex lui rappelle que c’est elle qui les a invités. Du bruit retentit à l’étage, des éclats de rire, des bruits de vaisselle cassée et enfin le grincement d’un ressort. Jo s’en étonne. Alex lui explique que la cuisine est située juste en-dessous de la chambre de Cristina et qu’Owen est venu rendre visite à son ex-femme. Tout à coup, ils entendent ce qui ressemble au hurlement d’un loup. Jo se demande si ça vient de Cristina ou d’Owen. Alex, lui, voudrait savoir si une serviette peut servir de boule Quiès. Jo se met au milieu de la cuisine et, levant la tête vers la chambre du dessus, se met à hurler à la façon d’un loup. Ensuite, elle aboie et imite le cri du singe. Amusé, Alex la rejoint et commence à grogner et à crier. Elle lui demande quel animal il imite. Il n’en sait rien, une girafe ou un dinosaure. Ils aboient et grognent de concert. Alertés par le bruit, Jackson et Stéphanie apparaissent à la porte de la cuisine, ce qui n’empêche pas Alex et Jo de continuer.  

    Le lendemain, dans les vestiaires des titulaires, Alex se sent obligé de se justifier devant ses amis par rapport à sa relation avec Jo. Pour la millionième fois, non, ils ne sont pas ensemble. Cristina n’en croit pas un mot. La veille au soir, lui et Miss Queue de cheval McGee étaient comme des chiens en chaleur. Meredith, qui semble épuisée, entre dans la pièce et entend la fin de la conversation. Elle fait remarquer à Jackson qu’elle avait raison quand elle lui a dit qu’Alex et Jo couchaient ensemble. Il va devoir passer à la caisse maintenant. Au même moment, dans les vestiaires des internes, Jo doit faire face aux mêmes accusations de la part de ses camarades. Elle jure qu’elle n’aime pas Alex de cette façon là. Heather est sceptique. Les garçons ne se contentent jamais de trainer avec des filles. Ce n’est pas dans leur ADN. Shane prétend que ce n’est pas vrai avant d’admettre qu’Heather a raison. Du côté des titulaires, Cristina s’en prend toujours à Alex. Elle n’a pas apprécié les cris de singe de la veille. Elle lui suggère de farcir sa dinde (c.à.d. coucher avec Jo), il se sentira mieux après. Alex réplique qu’il va très bien. Ce n’est pas lui qui baise son ex toutes les nuits et – il se tourne alors vers Jackson - lui, il ne profite pas des internes ou de qui que ce soit d’autre sur le canapé. Il annonce à Jackson qu’il va devoir payer la désinfection du canapé. Jackson assure qu’il ne profite de personne, mais c’est vrai que le canapé était sympa. April, qui a surpris la fin de la conversation, leur demande ce qu’il est arrivé de la bonne vieille romance, quand il n’était pas question de farcir les dindes ou de désinfecter les canapés, mais plutôt d’avoir des rendez-vous normaux et sympas où les gens se parlent et mangent ensemble, pour apprendre à se connaitre, et qu’ils finissent ensemble, non pas parce qu’ils sont des singes mais parce qu’ils ont des sentiments sincères et qu’ils veulent vraiment s’engager. Qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ? Ils la regardent tous d’une façon bizarre. Pendant tout le temps qu’April a parlé, Meredith n’a pas quitté des yeux les trois burritos qu’elle tenait en main. Elle finit par lui demander si elle va tous les manger. Enervée, April s’en va.   

    On la retrouve dans l’ambulance de Matthew, qui est garée dans l’ancienne cour des urgences. Les deux jeunes gens ont pris leur petit-déjeuner ensemble. Matthew lui avoue un peu timidement  qu’il aime beaucoup la retrouver tous les matins. C’est plutôt sympa. Elle éprouve la même chose que lui, si ce n’est qu’elle se sent un peu mal à l’aise, parce que les ambulanciers n’ont plus rien à faire au Seattle Grace, maintenant que les urgences sont fermées. En plus, il y a Nicole qui est debout, à l’extérieur de l’ambulance. April ouvre la vitre de sa portière pour demander à l’intéressée si elle ne veut vraiment pas s’asseoir à l’arrière. Est-ce qu’elle n’a pas froid ? L’ambulancière, qui semble un peu excédée, réplique que son burrito la tiendra au chaud. April referme la vitre. Matthew lui demande si elle va bien. Elle semble un peu absente. Elle ne le nie pas. Est-ce qu’il se rend compte à quel point une nuit de garde peut être barbante quand il n’y a aucun cas grave qui arrive ? Elle a prié pour que l’appendice d’un patient éclate, juste pour ne pas tomber endormie. Comment est-elle censée s’entrainer pour devenir une chirurgienne en traumatologie s’il n’y a plus de service des urgences, et donc pas de traumatisme ? Elle présente ses excuses à Matthew. Elle est fatiguée et en plus, elle décharge sa bile. La voix d’un homme se fait entendre à la radio. C’est un appel du dispatching pour aller secourir un homme de 55 ans qui souffre de douleurs à la poitrine, ce qui signifie que la pause de Matthew est terminée. Le jeune homme demande à April si elle veut l’accompagner.   

    Comme Alana le lui avait annoncé, Alex va devoir passer la journée avec une représentante des relations publiques, Amrita. Selon cette dernière, il s’agit d’apprendre à mieux connaitre le médecin et de l’observer dans son élément. Il faut faire le bon choix en ce qui concerne celui qui va devenir l’ambassadeur de la marque. Ce dernier mot fait tiquer Alex, qui rappelle qu’ils parlent d’un hôpital, pas d’une voiture de luxe. Il tend la main pour prendre un dossier que lui tend Stephanie. Amrita lui demande de tenir la pose et se dépêche de prendre plusieurs photos. Elle continue de mitrailler les médecins tandis qu’ils avancent dans le couloir. Stephanie demande à Alex qui est cette personne. C’est l’intéressée elle-même qui se présente et lui explique qu’elle est chargée par Pegasus Horizons d’évaluer la réputation du personnel. Alex précise à son interne que Pegasus Horizons est la compagnie qui veut acheter l’hôpital, et qu’il s’agit ici de trouver un visage pour mettre sur quelques affiches. Stephanie semble étonné que le choix se soit porté sur Alex. Les médecins arrivent devant le lit d’un bébé de treize jours, Maya, souffrant d’une gastroschisis (malformation consistant en une fente de la paroi abdominale, par laquelle passent les intestins). Stephanie explique à Amrita, qui semble dégoutée, que les intestins du bébé sont comprimés progressivement jusqu’à ce qu’ils puissent entrer dans la cavité abdominale. La mère de Maya fait part de son désarroi de ne pas avoir pu tenir son bébé dans les bras. Alex annonce alors la bonne nouvelle. L’opération va pouvoir avoir lieu le jour même. La jeune maman se jette dans ses bras en le remerciant. Alex est tout sourire. L’image est trop belle pour qu’Amrita ne veuille pas l’immortaliser. Le sourire d’Alex devient un rictus et la mère de Maya se demande ce qui se passe, surtout lorsqu’Amrita lui tend une décharge à signer.  

    Juste après, Alex fait la leçon à Amrita, lui rappelant que les gens qu’elle photographie sont réels et qu’ils ont des enfants malades. Ils ne sont pas là pour une séance photos. Il se moque complètement des motivations d’Amrita. Et d’ailleurs, il lui interdit de dire le moindre mot devant le patient suivant, qui est un cas très délicat, ni même de prendre une seule photo. Il veut qu’elle se comporte comme une ombre. Amrita lui avoue à quel point elle est impressionnée par son côté protecteur envers ses patients et aussi par la passion qu’il a pour son métier. Elle adore ça. Comprenant qu’elle ne respectera pas ses consignes, Alex lui ordonne de rester dans le couloir. Il ouvre la porte de la chambre. Quelle n’est pas sa surprise d’y trouver Jackson posant l’objectif d’un photographe en compagnie du patient et de la personne qui l’accompagne ! Le patient, Brian, explique au photographe qu’il est né fille mais qu’il veut devenir un garçon, tandis que la personne qui l’accompagne, Jess, est né garçon mais veut devenir une fille. Alex demande au photographe s’il a également été chargé par Cahill de le suivre partout. Jackson réplique que le photographe est là pour lui. Alors que son camarade pose pour d’autres photos avec un plaisir évident, Alex comprend qu’il n’est pas le seul candidat à pouvoir prétendre au titre d’ambassadeur de l’hôpital. Cela semble lui déplaire.

    Les deux hommes se sont mis légèrement à l’écart pour discuter. Alex reproche à Jackson d’avoir laissé entrer le photographe dans la chambre de Brian. Jackson réplique que celui-ci était avait marqué son accord. Amrita intervient dans la conversation pour dire que si son collègue peut rester, elle aussi. Alex accuse son confrère d’utiliser leur patient pour jouer les beaux gosses. Jackson lui rappelle qu’il l’a toujours été. Ils se rapprochent tous deux du lit pour écouter Jess raconter son histoire. Elle et Brian sont à l’université de Washington. Elle est en deuxième année, tandis que Brian est en première. Cependant, ils ne se sont pas rencontrés sur les bancs de la fac, mais grâce à Alex. Quand il avait 14 ans, Brian a pris rendez-vous avec le médecin pour savoir à quel âge il pourrait commencer le processus de changement de sexe. Alex lui a conseillé de s’inscrire dans un groupe de soutien aux transsexuels. C’est là que les deux jeunes gens se sont rencontrés. Jess confie qu’elle a tout de suite craqué pour Brian. Il était tellement mignon qu’elle a pensé qu’il ne ferait jamais attention à elle. Brian explique ensuite que, depuis l’époque de son premier entretien avec Alex, il a économisé de l’argent pour pouvoir payer cette première intervention. Amrita, que l’histoire des jeunes gens a touchée, comme toutes les autres personnes présentes d’ailleurs, estime qu’Alex a vraiment changé la vie de Brian. Alex joue les modestes mais il fulmine lorsque Jackson fait remarquer à Amrita que celui qui va réellement changer la vie de Brian, c’est lui, puisqu’il va pratiquer l’intervention le jour même. Son photographe se renseigne sur la nature de cette opération. S’agit-il d’un changement complet de sexe ? Brian répond que non, ce ne sera pas encore aussi radical. Il va juste subir une ablation des seins. Agacé, Alex demande à Jo et à Stephanie de faire sortir les photographes de la chambre. 

    A l’extérieur de celle-ci, les deux internes discutent du futur ambassadeur du Seattle Grace. Stephanie imagine très bien son amant dans ce rôle. C’est tout à fait logique selon elle. Ça ne l’est pas pour Jo, qui estime qu’Alex conviendrait bien mieux dans ce rôle. Oui, si le visage de l’ambassadeur doit être non rasé et transpirant la bière, persifle Stephanie. Les deux titulaires sortent de la chambre à leur tour et sont immédiatement pris en charge par leurs coachs. Jo apprend à Alex que manifestement, Jackson a les faveurs des relations publiques, à cause de son joli minois et de son nom. Cela semble soulager Alex. Mais Jo veut remporter cette bataille et pour cela, elle pense qu’Alex a un argument de poids, l’Afrique ! De son côté, Stephanie encourage Jackson à user de son nom pour contrecarrer son rival dont le côté bagarreur et compétitif pourrait plaire à certaines personnes. Jo poursuit sa séance de coaching en suggérant à Alex de remplacer toutes les sucreries qu’il a l’habitude d’engouffrer tous les matins par une alimentation plus équilibrée. Elle sort une banane de sa poche, au grand étonnement d’Alex, qui fourre immédiatement le fruit dans sa propre poche. Les quatre jeunes gens rejoignent Cristina et Meredith. Celle-ci est agacée parce qu’à chaque fois qu’elle manipule la tablette avec laquelle ils sont dorénavant obligés de travailler, elle efface le dossier d’un patient. Jo, qui a fait la même erreur, lui prend la tablette des mains pour essayer de trouver une solution. Meredith repère les deux photographes et demande à Alex qui ils sont en réalité. Alex lui explique que les nouveaux propriétaires de l’hôpital veulent trouver une mascotte, un visage qui apparaitra dans les brochures. Jackson précise qu’ils sont tous les deux en compétition pour le titre, même s’il pense que son rival n’a aucune chance. Meredith aimerait savoir pourquoi les femmes de l’hôpital ne sont pas dans la course. Cristina lui apprend qu’il y en avait une. On lui a proposé de participer mais elle a refusé parce qu’elle estime que son visage est uniquement fait pour des parutions bien plus importantes. Sur ces entrefaites, Alana surgit en compagnie d’un groupe à qui elle fait visiter l’hôpital, en vantant les mérites des diverses installations, notamment le centre d’enregistrement et de contrôle des patients, qui permet de tout savoir sur tous les patients. Ce système est intelligent, rationnel et efficace. Meredith, qui faisait des grimaces, s’écrie sur un ton moqueur qu’effectivement, le système serait plus efficace s’il n’effaçait pas tous ses patients. Les titulaires chefs de service – Owen, Richard, Derek, Callie et Bailey - qui sont réunis dans la salle de réunion d’à coté, l’ont entendue. Callie l’encourage, ce qu’Owen lui reproche. Callie ne voit pas pourquoi elle s’en priverait. Elle en a assez de Cahill qui, le matin même, lui a expliqué tout ce qu’il fallait dire pour plaire aux acheteurs, à savoir mettre l’accent sur la médecine sportive et passer sous silence les recherches qu’elle a faites. Selon Owen, Cahill veut seulement éviter de compromettre la vente de l’hôpital. Ils devraient tous faire comme elle. Une fois qu’il est sorti de la salle, Richard explique à Callie que la recherche est un domaine à risques et que de ce fait, les bureaucrates en ont peur. Ils préféreraient que Callie soigne une équipe de footballeurs. Amère, la chirurgienne lui fait remarquer que Cahill ne parle jamais des patients mais des clients. C’est comme si les médecins étaient des agents immobiliers. Bailey réplique que les agents immobiliers ont l’air heureux, alors peut-être qu’ils le seront aussi. Après tout, l’acheteur propose une assurance soins de santé qui couvre les soins dentaires, y compris l’orthodontie. Son fils Tuck pourrait en avoir besoin un jour. C’est la seule chose à laquelle elle veut penser. Callie, qui a échangé quelques regards éloquents avec Derek, n’est pas du tout d’accord. Elle estime qu’ils ne doivent pas se résigner mais au contraire se révolter. Ils doivent faire quelque chose. Vous en avez assez fait, lui lance Bailey, le regard mauvais, avant de quitter la pièce. Ebranlé par cette nouvelle attaque de la part de sa consœur, Derek émet l’idée que, peut-être, les rescapés de l’accident d’avion devraient faire profil bas pendant un moment. Il s’en va à son tour. Surprise par cette réaction, Callie se tourne vers Richard. Est-ce qu’elle est folle de penser que ces hommes vont détruire leur hôpital ? Richard la rassure. Elle n’est pas folle du tout.

    Appliquant le conseil de Jo, Alex explique à Amrita qu’il a estimé qu’il ne serait pas un médecin digne de ce nom s’il ne venait pas en aide à tous ces petits orphelins africains. La jeune femme est impressionnée. Il a fallu beaucoup de dévouement pour mettre un tel programme sur pied.

    Le père de Brian est à l’hôpital. Il s’en prend à Jess qu’il accuse d’avoir influencé son enfant. Jess objecte que, même s’il soutient Brian dans son entreprise, il ne l’a influencé en rien. Brian a pris sa décision tout seul. Le père n’est pas convaincu. Selon lui, Brian – dont il s’obstine à parler comme de sa fille - est à peine sorti du lycée. Il n’est encore qu’un enfant. Il ne sait pas encore ce qu’il veut vraiment. Chacune de ses phrases est ponctuée par les protestations de Jess qui insiste sur le fait que Brian n’est pas une fille. Le ton monte de plus en plus et les éclats de voix finissent par attirer l’attention d’Alex. En le voyant arriver, le père de Brian comprend qu’il a affaire au médecin de ce dernier. Fou de rage, il saute à la gorge d’Alex et le pousse contre un mur, en l’accusant de vouloir découper sa petite fille en morceaux. Amrita s’empresse de prendre des photos de la scène. Heureusement, Alex garde son calme et tente de raisonner le père effondré.

    Calie et Richard surfent sur le site de Pegasus Horizons, dont le slogan est "Vers un lendemain plus brillant". Ça donne envie de vomir à Callie. Richard lui demande de cliquer sur l’onglet "hôpitaux". Ils découvrent avec stupéfaction que la compagnie possède énormément d’hôpitaux à travers tous le pays. Richard savait déjà qu’ils avaient racheté un hôpital à Portland, l’année précédente. Callie lit à Arizona, qui vient de les rejoindre, une des phrases qui se trouvent sur le site, "Main dans la main, nous marcherons ensemble, partenaires sur la route de vos lendemains meilleurs". Mais Arizona ne voit que le logo qui plairait aussi à Sofia, parce qu’elle aime les chevaux. Callie rétorque que ce n’est pas un cheval, mais c’est Pégase et il veut lier leurs mains. Ce site, c’est du vent. Il ne reprend aucune vraie information sur la compagnie ou les soins de santé. Elle ne comprend pas comment cela ne gêne pas sa compagne. Arizona répond que cela la dérange mais cette compagnie va racheter leur hôpital et de ce fait, ils vont tous galoper avec Pégase sur la route vers des lendemains meilleurs. Comme il n’y a rien à faire, autant prendre les choses avec philosophie et poireauter. Ce dernier conseil énerve Callie. Comme si c’était son genre de poireauter ! C’est alors que Richard lui propose un petit voyage en voiture.

    Le père de Brian présente ses excuses à Alex. Certes, il a perdu son calme mais c’est parce qu’il n’a été mis au courant des intentions de sa fille que la veille, par un email. Après avoir demandé aux gens de la sécurité de s’en aller, Alex parle au père de Brian. Il est conscient qu’une telle intervention est toujours un bouleversement pour les parents, surtout quand ils n’en ont jamais entendu parler avant. Brian surgit et demande à son père ce qu’il fait là.

    La promenade de Callie et Richard les a conduits jusqu’à l’hôpital de Portland. A la réception, Callie se présente comme Calliope Plantain – un nom qui lui a été inspiré par une plante qui se trouve derrière la réceptionniste – et elle est accompagnée de son époux, Julio, qui a besoin de voir un médecin. Comme la réceptionniste demande une pièce d’identité, Callie insiste sur le fait que son mari a mal à la poitrine. Aussitôt, Richard porte la main à son cœur en grimaçant.   

    Jackson donne cours aux internes. Shane se penche vers Jo pour lui dire à quel point la présence, au fond de la classe, du photographe qui suit Jackson, le met mal à l’aise. Il a l’impression d’être observé. Heather, qui l’a entendu, le rassure. Ce n’est pas le photographe qui l’observe, mais elle. Elle aime le regarder. Jo sourit, comme si elle venait de penser à quelque chose, et demande à Jackson s’il utilise la technique qu’il est en train de leur enseigner, plutôt pour des liftings sur des fesses ou pour des implants mammaires. Ne laissant pas à Jackson le temps de répondre, Stephanie réplique aussitôt qu’il s’agit plutôt de la technique qu’il a utilisée pour la dernière greffe de visage qu’il a réalisée. Etonné, Jackson veut lui faire remarquer qu’il n’a jamais pratiqué une telle intervention mais Jo lui coupe la parole pour lui demander s’il trouve plus gratifiant de pratiquer une liposuccion ou un remodelage du corps. Stephanie, qui a compris que sa camarade voulait attirer l’attention du photographe sur l’aspect superficiel de certaines interventions de chirurgie esthétique, insiste sur le fait que Jackson est le médecin qui réussit le plus de greffes de la peau, dans tout l’hôpital. Jackson s’approche d’elle et lui demande ce qu’elle est en train de faire. Elle répond qu’elle l’aide à ne pas heurter l’iceberg qui se trouve juste en face de lui. D’un geste de la tête, elle lui désigne le photographe dans le fond de la salle. Jackson invite le photographe à s’installer à une table et à faire le même exercice que les internes. La sonnerie de son portable retentit. C’est April qui l’appelle. Elle lui explique que, pendant qu’elle faisait un tour avec Matthew, ils ont été appelés pour s’occuper d’un garçonnet de dix ans qui a été renversé par une voiture. Son état est grave et il a besoin d’aller à l’hôpital le plus rapidement possible. Malheureusement, le Seattle Pres ne peut pas l’accueillir et on leur a dit d’aller dans un autre hôpital qui se trouve à une heure de route. L’enfant ne tiendra plus aussi longtemps. Jackson n’a qu’une question : est-ce qu’elle lui demande ce qu’il croit qu’elle lui demande ? April veut connaitre sa réponse au cas où ce serait le cas.

    Owen est en train d’expliquer aux acheteurs potentiels les avantages de la salle d’attente récemment rénovée, lorsque Jackson demande à lui parler. Le jeune homme lui explique en quelques mots la requête que lui a faite April. Il insiste fortement sur le fait qu’ils sont l’hôpital le plus proche. Alana qui a entendu la conversation, oppose directement son veto. Le Seattle Grace n’est plus un centre de traumatologie. S’ils laissent entrer ce gamin et qu’il se passe quelque chose… Jackson l’interrompt pour tenter de convaincre Owen, lui rappelant que c’est la vie d’un enfant qui est en jeu. Mais Owen donne raison à Alana. Le protocole veut qu’on amène les patients vers le centre de trauma le plus proche, et le Seattle Grace n’en est plus un. Il a à peine tourné les talons que Stephanie tape sur l’épaule de Jackson, lui ordonnant de retourner immédiatement dans la salle de cours et de se mettre en avant. Jo se moque d’elle et en profite pour vanter les mérites d’Alex. Jackson met fin à ces enfantillages en leur demandant s’il peut leur fait confiance.

    A Portland, Richard est assis sur un lit. Il ne comprend pas pourquoi c’est lui qui doit jouer le rôle du patient. Selon Callie, parce qu’il a la tête de l’emploi et aussi parce qu’elle est trop exubérante. Surexcitée est le mot qui convient, d’après Richard. Une femme vient leur présenter ses excuses pour l’attente et leur assure qu’on va très bientôt leur envoyer un médecin. Callie remarque, à côté du lit, un dépliant sur lequel figure le visage très souriant d’un médecin. Ce type a vraiment l’air très heureux. Richard lui désigne une affiche sur laquelle se trouve le même visage. Callie a un mouvement de recul. Un médecin se présente enfin à eux, le Dr Mattoo, mais ils peuvent l’appeler Kan s’ils le désirent. Il commence par leur dire sur un ton monocorde qu’il sait que s’ils sont là, c’est parce que Richard éprouve des douleurs et il est désolé si le fait d’avoir dû attendre les a augmentées. Après lui avoir fait épeler son nom de famille, le médecin remercie Richard de leur avoir fait l’honneur de choisir cet hôpital, alors qu’il aurait pu aller se faire soigner ailleurs. Après ce discours très commercial, le Dr Mattoo se décide enfin à parler médecine. Il a examiné l’électrocardiogramme de son patient et n’y a rien vu d’anormal. Il lui demande donc comment il se sent. Alors que Richard commence à raconter ce qu’il est censé ressentir, le médecin lui coupe la parole pour aller à l’essentiel. Pour quelle raison est-il venu à l’hôpital ? Callie ne comprend pas la différence entre cette question et la précédente. Mattoo répond que leur temps est précieux et qu’il ne veut pas que la conversation s’égare. Callie réplique un peu sèchement que s’il veut savoir comment son mari se sent, il faut laisser le temps à celui-ci de le dire. Elle prétend alors que Julio est un peu déprimé parce que sa société vient d’être rachetée par une compagnie plus importante. Comme il ne peut pas lui parler de ses problèmes, parce qu’elle est plutôt du genre égocentrique - toujours occupée à faire des achats en ligne et à redécorer la maison - , il s’est mis à trainer au bar du coin où il a fumé des tas de cigarettes, raison pur laquelle il a maintenant des difficultés respiratoire. Voila pourquoi il est venu à l’hôpital. Pour confirmer ce que Callie vient de dire, Richard se met à toussoter. Comme Callie insiste sur l’importance de la cigarette dans les ennuis de santé de Julio, Mattoo lui montre sa tablette. Il aurait posé la question de la cigarette quand il serait arrivé au deuxième écran. Callie et Richard échangent un regard presque effrayé devant cette mécanique si bien huilée. Enfin, pas si bien huilée que ça, puisque Mattoo se plaint soudain que sa tablette a bugué. Ah les problèmes techniques ! Il va devoir quitter le système, le relancer et recommencer depuis le début. Comme il semble stressé, Richard lui conseille de prendre tout son temps. Mattoo réplique que ça ne va pas être possible. Il n’a que quinze minutes à lui consacrer. Cette fois, le regard échangé par les deux chirurgiens est vraiment effrayé. Mattoo, qui vient de faire redémarrer sa tablette, demande à Richard de lui épeler son nom de famille. Callie et Richard n’en reviennent pas.

    Jackson et Jo font entrer une civière dans les urgences désertes. Jo est surprise de voir que les lieux ont été totalement vidés et qu’ils sont prêts à faire l’objet de travaux. Jackson lui demande de monter la garde à la porte afin de ne laisser entrer personne, car nul ne peut savoir ce qui va se passer dans ces locaux. La jeune femme sort. Jackson a à peine commencé à préparer le matériel qu’il entend l’interne interdire l’entrée des urgences à une personne. C’est Meredith. Jo ne se laisse nullement impressionner par les menaces de la titulaire, la mettant même au défi d’essayer d’entrer aux urgences. Heureusement, Jackson intervient avant que les choses ne s’enveniment. C’est lui qui a demandé à Meredith de venir. Jo présente aussitôt ses excuses à sa supérieure. Jamais elle ne lui aurait parlé de cette façon dans des circonstances normales et elle espère qu’elles auront encore l’occasion de travailler ensemble. Meredith demande à Jackson de quelle façon elle peut l’aider.     

    Le père de Brian tente de lui faire entendre raison. Il n’a que 18 ans. Que se passera-t-il si, après l’intervention, il se réveille et réalise qu’il a fait une erreur ? Brian lui fait remarquer qu’ils ne sont pas en train de parler d’une coupe de cheveux ou de tatouages, mais de sa vie et de la personne qu’il est. Le père répond qu’il comprend que Brian se sente différent et veuille trouver sa place mais il a toute la vie pour ça. Il n’y a pas d’urgence. Tout ce qu’il veut, c’est que Brian attende encore un peu. Jess intervient pour essayer de lui faire comprendre que Brian est tellement mal dans sa peau qu’il a l’impression de mourir de l’intérieur. S’il voulait écouter son fils, il saurait à quel point c’est difficile de vivre dans un corps que l’on ne voit pas comme le sien. Le père de Brian lui coupe sèchement la parole en lui demandant de les laisser seuls. Brian refuse que son amie sorte de la chambre. Son père se met à crier que lui, il refuse qu’elle se mutile. Comprenant que la conversation va s’envenimer, Jess tente encore une fois d’expliquer ce que Brian ressent. Le père hurle que sa fille s’appelle Brianna. L’intéressée lui ordonne de s’en aller. Alex demande au père de ne pas insister.

    Meredith et Jo reviennent aux urgences en compagnie de Cristina, Shane et Heather. Ils amènent tout le matériel nécessaire. Jo présente ses excuses à Jackson pour avoir laissé venir Cristina. Jackson lui rappelle que moins de gens seront au courant, mieux ce sera. Il n’est pas enchanté de voir que Shane et Heather, les larbins comme les appelle Cristina, sont là aussi. Cristina lui fait remarquer que la salle a trois portes dont une seule est fermée. Joyeux et Miss Queue de cheval vont monter la garde devant les deux autres. Quant à Timide, elle tiendra le rôle de l’infirmière. Première mission, trouver des gants. Meredith déclare qu’ils vont avoir besoin de lumière aussi. Jackson refuse. La lumière va les faire repérer depuis le couloir. Le téléphone du jeune homme sonne, C’est April qui annonce leur arrivée dans la cour. Heather fonce vers la porte, croyant que celle-ci va s’ouvrir automatiquement comme par le passé. Elle heurte la porte tellement violemment qu’elle en tombe par terre. Cela permet aux médecins de réaliser que la porte est fermée. Jackson se précipite pour l’ouvrir manuellement, en essayant de séparer les deux pans. Les autres médecins joignent leurs efforts aux siens, arrivant à peine à espacer les deux côtés de quelques centimètres. De l’autre côté de la porte, April s’impatiente et s’inquiète pour son patient. Alex arrive et dit à Meredith de lui céder sa place. Elle proteste. Ce n’est pas parce que son utérus est occupé qu’elle ne peut pas aider. Alex la tire en arrière et lui ordonne d’aller s’asseoir. En le voyant, Jackson panique. Alex le rassure. Il a semé sa photographe avant de les rejoindre. Comme Jackson s’étonne qu’il ait pu savoir qu’ils étaient là, Jo avoue que c’est elle qui l’a bipé. Le patient est un enfant. Ils vont avoir besoin d’un matériel adéquat et c’est ce qu’Alex a apporté. Ils arrivent enfin à faire céder la porte. April et les ambulanciers entrent avec la civière. Il faut intuber le patient au plus vite. Ils sont en train de faire avec le peu de matériel qu’ils ont pour ranimer le garçonnet, lorsque Shane leur annonce l’arrivée de personnes. Ils éteignent aussitôt les lumières et veillent à ne plus faire aucun bruit jusqu’à ce que Shane lève l’alarme.

    Pendant ce temps, Stephanie occupe les deux photographes en les baladant dans les couloirs de l’hôpital. Elle prétend que Jackson est en train de faire une sieste, comme toujours avant les interventions importantes. Quant à Alex, il avait un rendez-vous chez le dentiste. Elle propose aux photographes d’aller visiter le laboratoire où Jackson fabrique de la vraie peau.

    En bas, Meredith réclame un appareil portable à ultrasons. Cristina envoie Shane en chercher un. Nicole, l’ambulancière, est épouvantée par les circonstances dans lesquelles ils doivent tenter de sauver le patient. Elle est énervée à l’idée que cet enfant pourrait mourir parce qu’ils ont voulu l’amener ici, ce qui est une idée aussi saugrenue que le rendez-vous amoureux de Matthew et April. Jackson réalise alors la vraie nature de la promenade de son ex et ne peut s’empêcher de lui en faire la remarque sur un ton un peu amer. La jeune femme ne réagit pas. Elle préfère se concentrer sur les soins à donner au patient. Dans l’immédiat, il a besoin de dopamine mais, pour les enfants, la vitesse de la perfusion dépend de leur taille. Ils vont avoir besoin d’une calculatrice. Evidemment, personne n’a ça sous la main. C’est Jo qui sauve la situation. Tenant compte du poids de l’enfant, environ 30kg et de la concentration standard de la dopamine, elle calcule d’une façon impressionnante, en seulement quelques secondes, la vitesse de la perfusion. Tous les regards se posent sur elle avec étonnement. Gênée, elle explique qu’elle est vraiment très bonne en math. C’est à ce moment que Jackson leur fait remarquer qu’ils n’ont pas de dopamine, parce qu’il faut disposer d’un code spécial pour en obtenir et ce n’est pas leur cas. Donc sans code… Derek arrive, un peu essoufflé, et leur annonce qu’ils en ont un maintenant. Jackson reproche à Meredith d’avoir bipé son mari. Elle réplique qu’elle l’a fait parce qu’elle savait qu’ils allaient avoir besoin de médicaments. Derek rappelle à Jackson qu’il a accès à tous les médicaments. Il faut juste lui dire ce dont ils ont besoin.   

    Callie et Jackson sortent de la consultation avec le Dr Mattoo. Callie est atterrée par le conseil que le médecin a donné à Julio-Richard, à savoir de ne pas fumer. Richard ne peut pas donner tort à son confrère. Celui-ci l’a examiné et n’a rien trouvé d’anormal. Callie n’est pas d’accord avec lui. Mattoo est un idiot et elle aussi se sent idiote maintenant. Elle a l’impression qu’ils sont des intrus dans cet hôpital. Richard a la solution, aller prendre une tasse de café pour se donner une contenance. Quelques minutes plus tard, ils déambulent dans le grand hall, une tasse de café à la main. Richard prodigue maints conseils à sa collègue pour qu’elle paraisse plus naturelle ; marcher avec plus d’assurance, ne pas avoir l’air fuyant. Ils avancent jusqu’à arriver près d’un groupe de médecins. Richard prend un air préoccupé pour s’adresser à Callie. Quinze minutes par patient ? Est-ce qu’un médecin peut apprendre quoi que ce soit en si peu de temps ? Une des médecins se tourne vers eux et leur dit que cette façon de faire apprend à devenir vraiment efficace. Callie semble douter que cette méthode n’ait aucun impact sur les patients. Un autre médecin leur demande s’ils sont venus rendre visite à un patient. Richard fait les présentations, utilisant leurs vrais noms cette fois, ce qui stresse Callie. Mais elle se détend quand elle l’entend dire qu’ils sont des employés de Pegasus Horizons et qu’ils sont venus pour voir comment ça se passe depuis que leur compagnie a racheté l’hôpital, et aussi écouter les éventuelles remarques des médecins.

    Derek vient à peine de remettre les médicaments à Jo quand il aperçoit Alana et son groupe de visiteurs. Après avoir enjoint l’interne à redescendre aux urgences le plus rapidement possible, il arrête Alana et se présente aux représentants de Pegasus. Un de ceux-ci lui confie que jusqu’à présent, ils ont aimé tout ce qu’ils ont vu. Derek prétend en être ravi. Il faut comprendre que le Seattle Grace est plus qu’un hôpital pour bon nombre de médecins, c’est comme une famille, une maison. Alana semble enchantée par son comportement. Elle apprécie moins que le neurochirurgien invite les visiteurs à le suivre en neurochirurgie, pour voir de plus près un cerveau humain. Mais avant cela, ils vont aller chercher du café au troisième étage. Ils vont adorer ça.

    L’appareil à ultrasons a permis à Meredith de repérer des fluides dans le haut de la cage thoracique du garçonnet. Jackson fait remarquer à Alex que l’intervention de Brian doit commencer dans vingt minutes. S’ils ne sont pas là, Callie va forcément le remarquer. Cristina leur dit de partir. Meredith pose son diagnostic. Il s’agit d’un pneumopéricarde. Il faut opérer. Jo revient avec les médicaments et leur annonce qu’ils vont devoir trouver un autre endroit pour soigner l’enfant. Cahil ne va pas tarder à arriver. Après s’être concerté du regard avec Jackson, Alex annonce qu’ils restent avec eux.

    Derek fait vraiment tout ce qu’il peut pour retenir Alana et les visiteurs de Pegasus, allant même jusqu’à les inviter à déjeuner. C’est Alana qui refuse, invoquant un planning très serré. Maintenant, ils doivent aller visiter la clinique des hernies. Après avoir hésité quelques secondes, Derek monte avec eux dans l’ascenseur.  

    En bas, c’est l’effervescence. Les ambulanciers partent en courant pour faire sortir leur véhicule de la cour. Les médecins s’apprêtent à pousser la civière lorsque l’alarme du moniteur résonne, prévenant ainsi que l’enfant est en bradycardie. Alex ne trouve plus le pouls. Meredith demande à Shane de commencer la réanimation. Cristina diagnostique un pneumothorax. Elle demande un drain. Pendant ce temps, Jo continue de les presser de partir, à cause de l’arrivée imminente de Cahill. April commence à paniquer. Et si ce gamin devait mourir ici ?

    Alana continue de vanter les mérites de la clinique spécialisée dans les hernies. Ces opérations sont très courantes et il s’avère qu’elles sont aussi très lucratives. Au fur et à mesure que le groupe se rapproche des urgences, Derek semble se liquéfier.  

    En bas, c’est désormais le chaos. Tout le monde crie dans tous les sens jusqu’à ce que Jo crie plus fort qu’eux. Cahill est sur le point d’arriver. Il faut partir maintenant ! Cristina demande quelques secondes de plus, le temps qu’elle puise insérer le tube de drainage dans la poitrine du patient.

    Les visiteurs de Pegasus sont maintenant devant la porte des urgences. Alana leur demande d’être indulgents. Le site est encore en construction mais avec un peu d’imagination, ils vont pouvoir se faire une idée de ce que cela va donner après les travaux. Derek se met devant la porte et tente de prévenir Alana de ce qu’elle va trouver derrière mais elle ne l’écoute pas et entre, suivi des représentants de Pegasus. Derek soupire et attend un esclandre qui ne vient pas. Il entre à son tour dans la pièce et comprend que ses amis ont eu le temps de s’en aller. Il sourit. 

    Richard et Callie écoutent les confidences des médecins de l’hôpital de Portland. Au final, ce n’est guère positif. La politique de Pegasus les oblige, dans un souci de rentabilité, de faire passer des examens aux patients pour des pathologies qu’ils n’ont pas, ce qui leur fait courir des risques inutiles. Quant à exprimer des idées ou des problèmes, il vaut mieux oublier. Ils n’ont pas le droit de dire quoi que ce soit sur aucun sujet et si jamais ils le font, la direction est tout de suite au courant, comme si les murs avaient des oreilles. Le médecin dont le visage orne les affiches, Kenton Giles, les rejoint. Il a entendu dire que des représentants de Pegasus étaient dans l’hôpital. Un de ses confrères fait les présentations. En entendant le nom de Callie, Kenton tique. Callie Torres, du Seattle Grace ? Il la connait parce qu’il est lui aussi chirurgien en ortho et qu’il a tout lu sur ses recherches concernant la production de cartilage. Il ne savait pas qu’elle avait arrêté de pratiquer la chirurgie pour travailler avec Pegasus. Callie prétend que oui, par besoin de changement. Comme elle commence à bafouiller, Richard intervient pour dire qu’elle avait atteint le sommet avec la régénération du cartilage. Parfois, il faut mieux partir avant de décliner. Callie le fusille du regard.

    Brian est en salle d’opération. Les deux photographes, qui attendent en compagnie de Stephanie, commencent à s’impatienter. Heureusement, Jackson et Alex arrivent. Alex demande à Jo d’accompagner les photographes jusqu’à la galerie, tandis que Stephanie signale à Jackson qu’il a des traces de sang sur l’épaule. Il met sa main dessus pour les cacher.

    Alana continue de mettre en avant tous les avantages de la clinique des hernies, qui pourra accueillir jusqu’à une trentaine de patients en même temps. Elle remarque soudain quelques goutes de sang par terre. Elle pose son pied dessus et frotte, pour vérifier que le sang est frais. Avec un sourire crispé, elle se tourne vers Derek et lui demande de continuer la visite sans elle. Elle a quelque chose à faire.

    A Portland, Kenton Giles avoue à ses confrères que sa situation est loin d’être idéale. Il comptait lancer un programme similaire à celui de Callie mais maintenant qu’il est l’ambassadeur de l’hôpital, il n’en a plus le temps. Il est chargé de rencontrer la presse, non pas pour parler de chirurgie orthopédique, comme le suppose Callie, mais plutôt de bien-être, de diététique et de sport, des sujets plus vendeurs. Parfois, il se prête au jeu des photos dans une salle d’opération et, comme Pegasus ne veut pas qu’on photographie de vrais patients, il doit utiliser un poulet. Il travaille dorénavant avec ceux qui innovent, mais rien qui ressemble à ce que faisait Callie. Tout à coup, il leur demande s’il peut compter sur leur discrétion et espérer que ce qu’il va leur dire ne sera pas répété à la direction de Pegasus. Callie s’y engage. Kenton lui demande si la place d’ortho qu’elle a quittée au Seattle Grace est toujours à prendre. Callie et Richard échangent un regard entendu.

    Alors qu’ils opèrent Brian, Jackson déclare qu’il espère que c’est Alex qui va être choisi comme ambassadeur de l’hôpital. Lui, il ne veut pas devenir le visage d’un établissement dans lequel il doit se cacher et risquer son emploi, pour faire quelque chose de juste. Alex réplique qu’il ne veut pas non plus être l’ambassadeur du Seattle Grace et qu’il espère que c’est Jackson qui décrochera la place. Alana entre dans la salle avec Owen et demande à Jackson qui il est en train d’opérer. Jackson répond qu’il s’agit de son patient transsexuel. Pourquoi cette question ? Alana ne répond pas et sort comme une furie. Owen demande à ses chirurgiens ce qu’ils ont encore fait. Comme il n’obtient pas de réponse, il rejoint Alana.

    Ils pénètrent dans la salle où Cristina et Meredith opèrent le patient d’April. Alana leur demande d’où vient ce dernier Personne ne répond. Owen repose la question. Les médecins restent muets. Alana annonce qu’elle va chercher l’information via le centre d’enregistrement et de contrôle des patients. April s’apprête à parler lorsque Meredith l’interrompt. Elle va répondre à Alana puisque ce patient est le sien. Owen la remercie pour sa collaboration. Meredith prend sa tablette et commence à la manipuler. C’est sciemment qu’elle efface le dossier du patient, feignant d’en être extrêmement contrariée. Le regard d’Alana montre qu’elle n’est pas dupe.

    Une fois que l’intervention de Brian est terminée, Jackson, Alex et leurs deux internes rejoignent le reste du groupe dans un couloir. April leur apprend qu’Alana va les interroger un par un. Shane prévient ses supérieurs. Il n’est pas du tout doué pour le mensonge. Cristina lui demande d’être fort. Elle est certaine qu’il peut y arriver. Meredith précise qu’Alana a commencé par les internes. Alex ne fait ni une ni deux et entre dans le bureau où Heather est en train de se faire interroger par Owen. Alex lâche tout de go qu’un gamin était en train de mourir et qu’ils lui ont sauvé la vie. Alana veut savoir qui d’autre est impliqué dans l’affaire. Jackson entre dans le bureau et se dénonce à son tour. C’est lui qui était de garde et c’est lui qui a décidé de faire venir l’enfant pour le soigner. Alex insiste sur le fait qu’ils ont fait ce qui était juste en sauvant la vie de ce gamin. Jackson renchérit en disant que c’est la seule chose qui compte, pas leurs nouvelles règles ou ces stupides campagnes de publicité. Alex ajoute qu’ils se moquent bien d’être punis parce que… Owen ne le laisse pas terminer sa phrase et intime l’ordre aux deux hommes de quitter la pièce. Alana est étonnée qu’il n’envisage même pas de les sanctionner. Alex et Jackson sortent du bureau, suivis par Heather, trop heureuse de s’en tirer à si bon compte. Derek entre dans la pièce. C’est Alana qui l’a bipé. Elle lui annonce froidement qu’ils ont un problème. Sa présence semble avoir amené les médecins à se rebeller, ce qui complique son travail. C’est encore pire quand Derek aide les rebelles. Elle lui reproche d’avoir fourni les médicaments aux médecins qui ont bravé son interdit. Owen tombe des nues. C’est sur un ton très sec qu’Alana continue de faire la leçon au neurochirurgien. Ce qu’il a dit aux représentants de Pegasus, concernant le fait que les médecins de cet hôpital formaient une famille, c’était vraiment adorable. Elle a même cru qu’il était sincère. Mais il doit comprendre que ce ne sont que des mots vides de sens s’il n’y a plus d’hôpital. Est-ce qu’il a pensé au coût que cette farce aurait pu avoir si l’enfant était mort ? Pegasus aurait sans doute décidé de renoncer à l’achat de l’hôpital et sans eux, ils sont foutus. Elle veut que Derek comprenne qu’elle essaie de les aider mais elle ne pourra pas le faire s’ils lui mettent des bâtons dans les roues. S’il tient un tant soit peu à cet hôpital, ou aux gens qui y sont, il doit se joindre à elle. Sinon, les prochaines portes qui se fermeront seront celles de l’hôpital. Bien qu’énervé, Derek choisit de ne pas répondre. 

    Alex et Jackson informent Jess que l’opération de Brian s’est bien déroulée. Le père de Brian surgit de derrière un mur. Très ému, il explique qu’il voulait seulement savoir comment ça s’était passé. Jess lui avoue que c’est elle qui lui a envoyé l’email, parce qu’elle estimait qu’il avait le droit d’être au courant. Elle ajoute que même si Brian a plus ou moins coupé les ponts les ponts avec son père, il tient à lui et il l’admire beaucoup. Jess assure comprendre pourquoi le père lui en veut. C’est après l’avoir rencontrée que Brian a changé et qu’il a commencé à s’habiller et à agir différemment. Elle aimerait tellement que le père comprenne à quel point c’est difficile d’être comme eux, d’essayer de se fondre dans un moule qui ne leur correspond pas. Tout ce que Brian veut, c’est que son père l’aime autant que lui aime son père. S’il n’a pas parlé de son opération, c’est parce qu’il ne voulait pas tout gâcher. Le regard fuyant, le père s’approche de Jess et lui donne un peu d’argent, pour payer le loyer. Il s’excuse de ne pas être plus généreux mais il n’a pas plus d’argent sur lui. En le voyant tourner les talons, Jess comprend qu’il s’apprête à partir et lui demande s’il ne veut pas être là quand Brian va se réveiller. Le père secoue imperceptiblement la tête et s’en va.

    Alex rejoint Meredith. Elle lui dit qu’elle sait qu’il n’arrête pas de répéter qu’il ne se passe rien avec Jo, mais peut-être qu’il devrait changer d’avis. Elle dit ça comme ça, mais elle trouve que Jo s’en est plutôt bien sortie aujourd’hui. Elle s’en va. Jo arrive et demande à Alex de la suivre.

    Richard et Callie sont dans la voiture, juste devant le Seattle Grace. Richard est un peu amer. C’est drôle qu’il faille être sur le point de perdre quelque chose pour réaliser qu’on y tient. Callie ne veut pas entendre un tel discours. Elle est certaine qu’ils peuvent encore lutter pour sauver l’hôpital. Richard est d’accord en ce qui la concerne. Mais lui ? Il est sans doute temps qu’il prenne sa préretraite. Callie est atterrée. Il sort de la voiture après lui avoir souhaité une bonne nuit.

    Matthew attend April à la sortie de l’hôpital. Il lui demande des nouvelles de l’enfant. Elle lui apprend que celui-ci a très bien supporté l’opération et qu’il est tiré d’affaire. Matthew s’en réjouit. Ensuite, il se met à bafouiller et à rire sottement. Il avoue à April qu’il avait préparé une sorte de discours mais qu’il n’arrive plus à s’en souvenir, tellement elle le trouble. Finalement il se lance. Pour lui, elle est la femme la plus forte, la plus courageuse mais aussi la plus belle qu’il ait jamais rencontrée. Il l’a trouvée incroyable aujourd’hui et elle l’est vraiment. Il l’aime vraiment beaucoup et il a voulu le lui dire pour qu’elle soit au courant. April le fait taire d’un baiser, au moment même où Jackson sort de l’hôpital, enlacé avec Stephanie. En apercevant le couple, le sourire du jeune homme se transforme en rictus.

    Jo fait entrer Alex dans une salle où le matériel est entreposé. Elle prend sur une étagère un carton à pâtisseries qu’elle présente à Alex, en lui expliquant qu’elle les a volées aux infirmières en dermatologie. Ces femmes ne les mangeront pas de toute façon. Elles sont du genre sans sucre et sans gluten. Elle prend un beignet saupoudré de sucre impalpable et le donne à Alex. Ils vont manger en l’honneur de cette journée incroyable. Il le mérite. Et comme elle l’a aidé, c’est en son honneur à elle aussi. Elle mord dans son beignet qui lui laisse des traces de sucre autour de la bouche. Alex la dévore des yeux. Elle remarque qu’il ne mange pas et lui demande ce qu’il a. Rien, répond-t-il avec un petit sourire avant de mordre dans la pâtisserie.

    Owen entre dans la salle de repos où Cristina l’attend. Il lui dit qu’elle et ses amis vont finir par le tuer avec leurs bêtises. Elle répond qu’ils ont fait la seule chose à faire. Owen le reconnait, mais ça va le tuer quand même. Elle lui tend la main en souriant. Il la rejoint sur le lit. Ils s’embrassent. Le téléphone portable de Cristina se met à sonner. Elle ne décroche  pas.

    C’est Meredith qui l’appelle. Elle est sur le toit de l’hôpital en compagnie de Derek, Callie et Arizona. Elle leur apprend que Cristina ne répond pas à son appel. Callie insiste pour qu’on l’attende. Arizona propose d’attendre en bas parce qu’il fait trop froid sur ce toit. Callie retient ses camarades qui se précipitent déjà vers la porte. Ils doivent rester là, parce qu’à l’intérieur, les murs ont des oreilles. Comme ils ne l’écoutent pas, elle leur explique qu’elle a organisé cette réunion pour leur dire qu’ils ne peuvent pas continuer à baisser la tête et laisser le bateau couler. C’est vrai, c’est à cause d’eux que l’hôpital a des ennuis mais c’est justement pour cela qu’ils doivent faire quelque chose et empêcher Pegasus de prendre le contrôle. Ils ont une responsabilité envers cet hôpital. C’est pour cela qu’elle pense qu’ils devraient acheter le Seattle Grace. Ses camarades restent muets de stupéfaction.

    Richard entre dans l’ascenseur. Lorsque les portes se referment sur lui, il y voit apparaitre le visage souriant de Derek. Voila donc l’ambassadeur du Seattle Grace. Richard en laisse tomber sa mallette par terre.

     

    Voix off (Alex) : Le changement est une drôle de chose. Tout le monde ne peut pas le supporter. Il peut s’approcher de vous furtivement. Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient auparavant. Tout votre monde est transformé. Vous réalisez que le sol en-dessous de vous s’est déplacé. Les choses sont incertaines. Et il n'y a pas de retour en arrière. Le monde autour de vous est différent maintenant, méconnaissable, et il n'y a rien que vous puissiez y faire. Vous êtes coincé. Le futur vous regarde droit dans les yeux. Et vous n'êtes pas sûr d'aimer ce que vous voyez. Comme je l'ai dit, je ne suis pas fan des changements.


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