• Episode 9.16 : This Is Why We Fight

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    Titre français : Le rendez-vous de la dernière chance

    Scénariste : Austin Guzman

    Réalisateur : Jeanott Szwarc

    Diffusion Etats-Unis : 21 février 2013 sur ABC

    Diffusion France : 28 mai 2014 sur TF1

     

    Voix off : Il existe une procédure pour traiter l'épilepsie qui implique que l’on coupe d’une façon chirurgicale la connexion qui existe entre les hémisphères gauche et droit du cerveau. Le but est de bloquer les signaux qui provoquent les crises. Le problème, c'est que cela supprime également la capacité du cerveau de communiquer avec lui-même. L’hémisphère gauche n'a aucune idée ce que le droit manigance. Le patient peut avoir des problèmes de coordination, de mémoire, de langage. C'est une solution radicale qui est seulement envisagée lorsque toutes les autres options ont échoué. Car une fois qu’un chirurgien a coupé, il n’y a pas de retour en arrière.

     

    Meredith et Cristina sont dans la cuisine de ce qui est devenu la nouvelle maison d’Alex. Elles discutent des moyens de sauver l’hôpital. Cristina a examiné le dossier qu’ils doivent remettre à la banque pour obtenir leur prêt. Elle ne croit pas qu’ils vont pouvoir convaincre les banquiers de leur donner 175 millions de dollars sur base de quelques documents polycopiés. Mais ce qui la tourmente surtout, c’est le fait qu’Owen ait cessé de l’appeler pour avoir des explications sur le sale coup qu’elle lui a fait. Elle a peur que si leur plan ne fonctionne pas, il ne veuille plus jamais lui parler. Meredith tente de la rassurer. Une fois qu’ils auront racheté l’hôpital, les non-dits n’auront plus de raison d’être et quand Owen comprendra ce qu’ils ont fait, il sera le plus heureux des hommes. Elle s’apprête à expliquer à son amie quelle est l’opinion de Derek à ce sujet lorsqu’Alex entre la pièce. Elle se tait aussitôt. Alex comprend que sa présence dérange. Il somme ses amies de lui expliquer ce qu’elles et leurs compagnons manigancent depuis une semaine. Ils ont quitté l’hôpital sans en avertir qui que ce soit et maintenant tout s’écroule au Seattle Grace. La veille, plusieurs infirmières sont parties. Elles n’ont fait que suivre les techniciens de labo et le personnel de soutien La nouvelle étonne Meredith et Cristina. Alex ajoute que si leur but était de faire échouer l’achat de l’hôpital par Pegasus Horizons, alors bravo, c’est réussi. Mais maintenant, les gens disent que sans nouvel acheteur, le Seattle Grace va faire faillite d’ici un mois. Alors, il aimerait bien savoir ce qu’elles essaient de faire. Cristina va lui répondre lorsque Meredith l’en empêche. Elle lance ensuite à Alex un regard l’implorant de ne pas insister. Blessé, leur ami préfère s’en aller. Meredith et Cristina se sentent mal à l’aise.

    Leah croise Shane et lui demande s’il a vu Owen. Shane va la renseigner lorsqu’il laisse tomber tous les dossiers qu’il portait dans les bras. Il soupire. Il est trop jeune pour être aussi fatigué. Leah estime qu’ils n’ont pas à se plaindre. Eux, au moins, ils ont un travail. Shane lui demande de cesser de dire de telles choses. Les hôpitaux ne se ferment pas aussi facilement. Il comprend au regard de la jeune femme qu’il ne l’a pas convaincue. Elle poursuit son chemin et retrouve Owen à qui elle apprend que les salles d’opération sont surchargées. Sept infirmières ne se sont pas présentées au moment de prendre leur service. En résumé, cela veut dire qu’il y a trop d’interventions et plus assez de personnel. Owen lui demande de repousser les interventions qui peuvent l’être. Sur ces entrefaites, Bailey arrive. Leah la complimente sur sa tenue. Est-ce qu’il s’agit d’un nouveau tailleur ? Bailey répond par la négative. Elle a retrouvé ces vêtements au fond de sa garde-robe. Ils y étaient depuis son dernier entretien d’embauche, à savoir en 2000 environ. L’information trouble Leah. Est-ce que cela veut dire que Bailey va passer un entretien d’embauche ? Bailey ne le nie pas. Selon elle, le Seattle Grace n’est plus qu’un bateau qui est en train de couler. Owen n’est pas du tout d’accord. Certes, il y a des problèmes mais ils vont les résoudre. Il apprend à ses collaboratrices qu’Alana Cahill a convaincu les gens de Pegasus Horizons de revenir à la table des négociations. La réunion a lieu en ce moment même. Il est certain que Cahill va réussir à conclure l’affaire. Tout ira bien. Bailey reste sceptique. Pour la persuader, il lui révèle que l’objet de la réunion est de réévaluer l’offre de Pegasus en tenant compte des récents départs. Alors, s’il y a bien une chose qu’ils ne peuvent plus se permettre, c’est de perdre un autre chirurgien, et certainement pas elle, parce qu’elle est le cœur, l’esprit de l’hôpital. Elle est celle à qui tout le monde veut ressembler. L’hôpital ne peut pas fonctionner sans elle. Bailey ne cache pas qu’elle est flattée. Pour achever de la convaincre, Owen demande l’avis d’Heather. Celle-ci, qui n’a pas écouté la conversation, ne sait que répondre. Sur un signe d’Owen, elle se contente de dire qu’elle est d’accord avec lui. Bailey s’incline. Elle va rester. Mais Owen a intérêt à ce que les choses se passent bien, parce que si finalement le bateau coule et qu’elle n’a pas de gilet de sauvetage, elle reviendra pour le frapper avec ses poings et, comme elle est petite, elle frappera en bas. Pour qu’il n’y ait aucun doute sur ses intentions, elle fait semblant de vouloir frapper son collègue à hauteur de son sexe.

    Jackson marche dans un couloir, en compagnie de Stephanie, tout en consultant sa tablette. Il ne voit donc pas que sa mère et Richard viennent à sa rencontre. Par contre, Stephanie les a vus et elle est fort intriguée par les gestes étranges que Richard fait avec sa main droite. Elle le fait remarquer à son amant, ajoutant que cela doit être le signe que Richard a fait une attaque. Jackson relève la tête, aperçoit sa mère et comprend qu’en fait, Richard est en train d’essayer de faire comprendre à Stephanie qu’elle devrait s’en aller immédiatement. Jackson le dit d’une façon plus explicite et la jeune femme obéit illico. Jackson rejoint sa mère qui lui dit qu’elle trouve que Stephanie est jolie. Jackson ne relève pas et lui demande comment s’est passé son déjeuner avec Richard. Elle répond que, si tout ce que ce dernier lui a dit durant le repas est vrai, alors, il est grand temps que son fils vienne travailler à Boston. Jackson lance aussitôt un regard accusateur en direction de Richard. Celui-ci va se défendre mais Catherine ne lui en laisse pas le temps. Elle explique à son fils qu’elle sait comment les choses vont se passer. Elle connait bien la politique de Pegasus. Elle estime que si Jackson a le choix entre travailler pour eux ou voir le Seattle Grace fermer ses portes… C’est au tour de Richard de lui couper la parole. Il est certain que l’hôpital ne va pas fermer. Dans les moments difficiles, des hommes comme Jackson et lui doivent rester forts. Ils ne peuvent pas prendre la fuite dès qu’il y a des problèmes. Un homme qui ne plie pas sous le vent du changement est un homme dont elle peut être fière. Cet élan poétique laisse Catherine et son fils quelque peu perplexes. Richard se montre plus clair. Ils doivent seulement attendre de voir comment les choses vont se passer. Catherine va faire part de ses objections mais Jackson l’en empêche en donnant raison à Richard. Le fait qu’il l’appelle par son prénom étonne un peu l’intéressé. Quant à Catherine, elle comprend que les deux hommes se sont ligués contre elle, ce qui ne lui plait guère.

    Appliquant les ordres d’Owen, Leah essaie de repousser les opérations qui peuvent l’être. Elle s’est adressée à Jo qui ne veut rien entendre. L’intervention qu’Alex va faire concerne un enfant qui souffre d’une tumeur. Leah aimerait que sa camarade qualifie plus précisément la maladie. L’enfant peut-il en mourir le jour même ou bien, cette maladie l’empêche-t-elle de jouer au foot mais pas de regarder le match à la télévision ? La question choque Jo. Leah comprend que ce n’est pas la peine d’insister et s’en va. Jo rejoint Alex. Celui-ci est de mauvaise humeur. Il l’interroge sur les résultats des examens qu’il avait prescrits à leurs patients et se montre contrarié qu’elle ne s’en soit pas encore occupée. Elle le remarque et comprend immédiatement que le motif de son énervement n’est pas d’ordre professionnel. Il râle parce qu’elle l’a laissé tomber la veille. Il réplique qu’il râle parce qu’il doit s’occuper d’un tas de trucs depuis qu’Arizona a démissionné. Le fait que Jo traine avec son mec ne fait pas partie de ses préoccupations. Il ajoute d’un ton amer qu’il aurait dû partir à Hopkins quand il en avait l’opportunité. Comprenant qu’il vaut mieux ne pas insister, Jo décide d’aller chercher les résultats des examens qu’il attend.

    Les rescapés de l’accident de l’avion, ainsi que Callie et Stan, le conseiller financier de Derek, sont dans la salle d’attente de la compagnie de financement Crest Capital. Ils font encore une fois le point sur la façon dont ils vont présenter leur projet. Arizona commencera en présentant la pédiatrie et les services de traumatologie, et Derek embrayera avec la neuro. Quant à Callie, elle aimerait que quelqu’un se charge de la conclusion. Elle a été nulle pendant les répétitions. Arizona la rassure. Elle était très bien. Callie lui rappelle qu’elle a des sueurs quand elle a peur d’échouer et qu’elles ne veulent plus que cela reproduise. Cela suffit pour qu’Arizona décide que ce sera Derek qui se chargera de la conclusion. Une secrétaire vient leur dire qu’ils vont devoir attendre encore un peu et leur propose de leur servir une boisson pour les faire patienter. Tout le monde refuse, sauf Cristina qui commande un café et un bagel. Devant le regard désapprobateur de Derek et Arizona, elle se sent obligée de se justifier. Cela fait une heure et demie que la réunion aurait dû commencer. Maintenant, elle crève de faim. Callie lui rappelle que l’homme qu’ils doivent rencontrer est un milliardaire. Chacune de ses minutes vaut quarante minutes pour eux. Arizona, elle, n’en revient pas qu’ils aient pu obtenir ce rendez-vous immédiatement. Selon Derek, le mérite en revient à Stan. Celui-est leur explique que Julian Crest est l’homme qu’il leur faut. Il a fait tardivement fortune grâce à l’Internet mobile. La technique médicale est le seul domaine dans lequel il n’a pas encore mis un pied. Leur projet, qui est principalement axé sur la recherche appliquée, est tout à fait son genre. Après avoir bougonné que quelqu’un devrait lui offrir une montre, Cristina interroge Meredith sur la personne qu’elle s’apprête à appeler au téléphone. Comme elle ne voit pas qui est Heather Brooks, son amie lui rappelle le surnom dont elle a affublé l’interne, Timide. Cristina s’offusque. N’avaient-ils pas décidé de ne plus avoir de contacts avec les gens du Seattle Grace ? Meredith jure qu’elle n’a rien révélé de leur plan à l’interne. Elle lui a seulement demandé de surveiller ses patients et de la tenir au courant. Elle lui donne des conseils également. La secrétaire vient leur annoncer qu’ils vont être reçus. Cristina râle un peu de ne pas avoir le temps de boire son café. Elle suit ses camarades, non sans avoir pris le bagel au passage.

    Bailey discute avec Heather de ce que lui a dit Owen. Non, elle n’est pas le cœur de l’hôpital. Elle n’est qu’une idiote qui n’a pas démissionné quand elle en avait encore l’occasion. Maintenant, elle est coincée là, à essayer d’arranger le bazar. Pendant qu’elle parle, le téléphone portable d’Heather ne cesse de sonner. Bailey lui ordonne de décrocher. Heather prend son téléphone et lit le nom de Meredith sur son écran. Elle refuse l’appel en prétextant qu’il ne s’agit que de sa mère, laquelle traverse une mauvaise passe. Bailey n’en a rien à faire. Elle veut avoir des renseignements sur la patiente dont elle va devoir s’occuper. Heather lui apprend qu’il s’agit d’une ancienne patiente de Meredith, Melissa, une jeune femme de 28 ans qui était sous dialyse. Le traitement a épuisé toutes les artères qui étaient saines, ce qui a pour conséquence l’impossibilité des pratiquer des dialyses et donc, un début de septicémie. Bailey comprend que cela signifie que la jeune femme est mal en point. Elle peste contre Meredith Grey qui lui a laissé une patiente condamnée à mourir. Ce n’est pas étonnant de sa part ! Elle aurait pu lui laisser aussi un oreiller pour étouffer la patiente. Elles entrent dans la chambre de Melissa et découvre un bien triste tableau. La jeune femme est inconsciente et son mari et leurs deux enfants sont à son chevet. L’ainée, qui doit avoir moins de dix ans, se tourne en pleurs vers Bailey pour lui dire que sa maman ne se réveille plus.

    Owen est quasiment collé à la vitre de la salle où a lieu la réunion avec Pegasus. Cahill le remarque et sort de la salle pour lui parler. Elle l’accuse de roder dans les couloirs. Il estime qu’elle ne peut pas lui en vouloir pour ça. Voyant qu’il est stressé, elle lui annonce fièrement qu’elle a réussi à convaincre Pegasus de racheter l’hôpital. Le lendemain à 8h, le Seattle Grace Mercy West deviendra officiellement un hôpital Pegasus Horizons. Owen n’en revient pas. Cahill lui rappelle qu’elle est très douée dans son boulot. Maintenant, il ne reste que quelques détails à peaufiner. Elle le rejoindra quand tout sera terminé. Owen lui apprend qu’il est attendu pour une opération mais il veut bien la repousser afin d’être disponible pour elle. Elle refuse. Il doit aller faire son métier. Elle s’arrangera pour le retrouver, une fois que sa réunion sera terminée. Emu, Owen la remercie pour ce qu’elle a fait. Elle lui sourit avant de retourner dans la salle.

    Chez Crest Capital, Derek en est à la conclusion. Il explique à ses interlocuteurs qu’en investissant leur argent dans le Seattle Grace, ils investissent dans une institution, une réputation, un héritage. Mais le Seattle Grace vaut plus que son seul passé. C’est pour cela qu’ils veulent rétablir sa réputation et en faire un endroit où l’innovation médicale sera développée pour être prodiguée aux patients qui en auront besoin. Voila leur plan. Voila l’avenir du Seattle Grace et ils veulent que Crest Capital en fasse partie. Tous les regards se portent vers les représentants de la société de financement, deux jeunes hommes peu dynamiques qui ne paient pas de mine en survêtement. Après avoir regardé les médecins avec un air un peu ahuri, l’un des deux hommes se décide à s’exprimer avec un bref "super" suivi du conventionnel, "nous vous ferons connaitre notre décision".

    Toute la bande se retrouve à l’extérieur du bâtiment. Derek fait part de son dépit à son conseiller financier. Il comptait sur lui pour les mettre en contact avec Julian Crest, pas avec les gens de la crèche. Sam réplique qu’il ne faut pas espérer rencontrer directement un gars comme Crest. Il y a des barrières qu’il faut franchir. Ces deux jeunes cadres en représentaient une. S’ils ont apprécié le projet, ils vont en parler aux gars du développement. Ces derniers voudront rencontrer les médecins qui, s’ils arrivent à les impressionner, pourront alors avoir un entretien avec Crest. Callie aimerait savoir si les deux gars à qui ils ont eu affaire vont contacter leurs supérieurs avant ou après leur sieste. Sam essaie de leur remonter le moral. Ils ont été parfaits. Ce n’est pas possible qu’ils ne passent pas à la seconde étape. Il brandit son téléphone portable, annonçant que d’ici quelques secondes, l’appareil va sonner. Aucun bruit ne se fait entendre. Les médecins, de plus en plus sceptiques, attendent.

    Finalement, le téléphone a sonné. C’est Sam qui a pris la communication. Ses clients sont impatients d’avoir des informations. Ils le pressent de questions alors même qu’il est encore en train de parler avec son interlocuteur. Une fois qu’il a raccroché, il leur reproche d’avoir été grossiers. Enervée, Arizona le somme de dire ce qui se passe. Il leur apprend qu’ils ont obtenu un autre rendez-vous. Les cris de joie fusent. Meredith s’écarte un peu du groupe pour répondre à Heather qui l’appelle. Après s’être excusée de ne pas avoir pu la contacter plus tôt, à cause de Bailey qui en veut toujours à Meredith, l’interne résume en quelques mots l’état dans lequel se trouve Melissa. Meredith lui apprend qu’elle a lu un article sur des chirurgiens qui greffent des artères artificielles sur des patients comme Melissa. Bailey entre dans la salle où Heather s’était cachée. Elle lui en demande la raison. Heather raccroche précipitamment, en faisant sembler de saluer sa mère. Elle présente ensuite à Bailey la tablette sur laquelle sont inscrits les résultats des examens passés par Melissa. La situation est dramatique. Comme Bailey ne voit pas ce qu’elle peut encore faire, à part trouver un coussin pour étouffer sa patiente, Heather lui dit qu’elle a lu un article sur des artères artificielles destinées à des patients comme Melissa. Mais elle est bien embêtée lorsque Bailey lui demande plus de détails. Heather prétend ne plus se souvenir de ce qu’elle a lu. Bailey lui ordonne de retrouver l’article en question.

    Stephanie retrouve Jackson dans une salle de laboratoire. Elle voit immédiatement à son expression qu’il est contrarié, en colère même, et elle lui en fait la remarque. Il lui explique qu’il est dans cet état à cause de sa mère. Cela fait des années qu’elle le tanne pour qu’il reparte à Boston afin de prendre la direction de la Fondation Harper Avery. Et voila qu’elle lui rechante la même chanson, une chanson qui fait vraiment beaucoup de bruit. Stephanie lui demande si cela signifie qu’il va s’en aller. Il assure que non. C’est ici qu’il travaille. D’ailleurs, à ce propos, a-t-elle déjà préparé la prochaine patiente ? Leah lui apprend que l’intervention a été repoussée, sur ordre d’Owen, parce qu’elle n’était pas urgente. Jackson explose. Cela fait la cinquième fois cette semaine qu’on repousse une de ses opérations. La colère laisse aussitôt place à l’abattement. Finalement, peut-être que sa mère a raison. C’est au tour de Stephanie de déprimer.  

    Alex est dans la chambre de son très jeune patient, Bobby, lequel est entouré de toute sa famille. Tout le monde dans la chambre, même les médecins, portent une épinglette sur lequel est inscrit "Adios Phil". Alex explique à l’enfant avec des mots simples tout ce qu’il va faire durant l’opération. Il va pratiquer une incision puis il va prendre Phil et le mettre dans un sac. Ensuite, il découpera Phil en un million de petits morceaux avant de le jeter. Et alors, adios Phil ! L’enfant s’adresse à son ventre pour annoncer la mauvaise nouvelle à Phil : il est foutu ! Sa famille pousse des hourrah et applaudit. Jo qui est émue autant par l’attitude d’Alex que par la joie de la famille, remarque que la mère de Bobby semble vouloir lui parler. Elles se mettent un peu à l’écart. La mère de l’enfant explique à l’interne que Phil est le nom qu’ils ont donné à la tumeur. Bobby avait six ans quand on a découvert sa maladie. Quand le médecin a parlé de masse, l’enfant a compris "mec". Les parents ne l’ont pas corrigé. C’était plus simple pour eux de parler de la maladie de cette façon. Ils lui ont dit qu’il y avait un petit mec diabolique à l’intérieur de son corps. De son côté, Bobby demande à Alex s’il pourra garder la tête de Phil après l’intervention. Alex répond que ce ne sera pas possible. Quand il aura pulvérisé Phil, il ne restera plus rien de lui. Tout le monde éclate de rire lorsque Bobby déclare avec un grand sourire qu’il trouve ça trop dégoutant. 

    Owen et April s’occupent d’un patient, Andy, qui se plaint des soins qu’il a reçus. Selon lui, c’est parce que les médecins ont foiré son opération que ses intestins sont en si mauvais état. April intervient pour lui dire que les adhésions sont malheureusement une conséquence fréquente de l’intervention qu’il a subie. L’homme réplique qu’il ne trouve pas normal d’avoir dû subir quatre opérations en deux ans. Il se tourne vers Owen et lui reproche de ne pas être en train de l’opérer pour enlever le tissu cicatriciel. Au lieu de cela, son intervention a été repoussée, ce qui permet au tissu de continuer à se développer. Shane fait son entrée et présente ses excuses pour son retard. Il avait beaucoup à faire. Andy demande à Owen s’il va laisser l’arriéré fouiller l’intérieur de son corps. Il ne comprend pas pour quelle raison il s’obstine à venir dans cette boucherie qu’est l’hôpital. Gardant son calme, Owen répond qu’ils vont tenter une nouvelle procédure qu’ils n’appliquent qu’aux clients qui présentent des risques importants. Il est certain que cela va fonctionner. Andy aimerait savoir ce qui se passera s’il quitte l’hôpital. Agacée par ses sempiternelles récriminations, April répond que les bouchons créés par le tissu cicatriciel vont rester en place, ce qui provoquera son décès. Voila qui calme immédiatement la hargne d’Andy. 

    Richard est en pleine opération lorsque Jackson le rejoint pour lui demander, avec des airs de conspirateur, ce qu’il sait sur ce qui se passe actuellement dans l’hôpital et qui l’a amené à parler des vents du changement et du fait qu’ils devaient rester forts. Jackson aimerait être mis au courant parce qu’il a l’impression que le sol est en train de se dérober sous ses pieds. En marmonnant entre ses dents pour ne pas être compris du personnel qui les entoure, Richard lui apprend qu’une semaine plus tôt, il a croisé Torres, Yang, Robbins, Shepherd et Grey. Il a immédiatement pensé à un rassemblement d’Indiens. Quand il leur a demandé ce qui se passait, ils lui ont claqué la porte au nez comme s’il était Diane Keaton, à la fin du film "Le Parrain". Quelques heures plus tard, ils ont démissionné. Richard trouve que tout cela est suspect. Jackson déduit de son explication qu’il regarde très souvent l’émission "Les Enquêtes impossibles". Richard réplique qu’il en a résolu trois.

    Les médecins sont en réunion avec les représentants du service de développement de Crest Capital. Comme prévu, c’est Arizona qui a présenté le projet qui, selon elle, redonnera au Seattle Grace Mercy West sa place de leader régional en traumatologie adulte et pédiatrique. Elle donne ensuite la parole à Derek qui explique qu’ils veulent également ouvrir la voie aux neurosciences via un institut de recherches dédié aux progrès de la cartographie du cerveau, avec des applications qui pourraient permettre de soigner la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Un homme l’interrompt pour demander que l’on aborde la partie financière de leur projet. Ils veulent examiner les comptes de résultat, les projections de bénéfices, la trésorerie, la répartition des recettes, les perspectives de paiement du Medical Systems Development Group en opposition au forfait à la capitation (médecins payés au forfait). Tous les médecins se tournent vers Stan qui sort un dossier, tandis qu’une autre représentante de Crest Capital continue d’énumérer les documents dont ils ont besoin pour prendre une décision, à savoir le plan de marketing et de fidélisation de la clientèle, ainsi qu’une étude de la tendance. Les financiers commencent à examiner les documents. A un moment, la dame relève la tête et croise le regard de Derek. Celui-ci lui adresse un sourire charmeur qui la laisse de marbre. Après s’être concertée quelques secondes avec un de ses collègues, elle envoie un texto. Les médecins sont tendus, surtout quand elle leur annonce qu’elle a contacté le grand patron. Après quelques secondes d’une attente insoutenable, elle reçoit la réponse à son message. Julian Crest est attendu à Dubaï le soir même. Les médecins comprennent que leur affaire est mal engagée. Un second message arrive sur le portable de la collaboratrice. Monsieur Crest veut bien s’arranger pour rencontrer les médecins dans l’après-midi. Il n’aura pas plus de quinze minutes à leur consacrer. Les médecins, qui n’en espéraient plus autant, sont ravis.

    Alana Cahill retrouve Roberta, un des membres du Conseil d’administration, à l’extérieur de l’hôpital. Roberta fait part de ses appréhensions à la conseillère. Elle n’avait pas pensé que le problème serait résolu aussi rapidement et encore moins de cette façon. Cahill en est consciente. Cela n’empêche que le Conseil d’administration va devoir examiner la nouvelle proposition de Pegasus et surtout l’accepter. Roberta lui apprend qu’elle a organisé une réunion qui aura lieu une heure plus tard. Elle aimerait que Cahill soit là quand elle devra annoncer au Conseil ce qui va se passer. Elle lui demande si Owen Hunt est déjà au courant. Cahill répond avec un brin d’ironie qu’elle n’a pas encore trouvé la façon de lui dire que Pegasus allait racheter son hôpital uniquement pour ses parts, avant de liquider les actifs et de licencier l’intégralité du personnel. Roberta reconnait que ce qu’elles ont fait n’est pas beau mais elles avaient besoin de conclure un marché et elles ont réussi. Elles repartent à l’intérieur de l’hôpital sans se rendre compte que toute leur conversation a été entendue par Heather, qui était justement au téléphone avec Meredith.

    Meredith a rapporté à ses camarades tout ce qu’Heather avait entendu. Callie se fustige pour avoir eu l’idée de racheter l’hôpital. Tout ce qui se passe, les gens qui vont perdre leur travail, c’est de sa faute. Derek essaie de se montrer rassurant. Personne ne va perdre son travail. Meredith n’est pas d’accord avec lui. Elle lui rappelle ce qu’Heather a entendu de la bouche même de Cahill, à savoir que l’hôpital allait être mis en liquidation et que l’accord serait conclu dès le lendemain matin. Cristina se demande si Owen est au courant. Meredith n’en sait rien. Heather ne lui en a pas parlé. Derek résume la situation. Il n’y aura pas d’autre rendez-vous que celui que leur a accordé Julian Crest. Il s’agit de leur dernière chance. Dans deux heures, précise Meredith, ce que Cristina considère comme une misse sous pression supplémentaire. Arizona tente de remotiver ses camarades. Puisqu’ils n’ont que quinze minutes pour convaincre Crest, ils vont devoir en tirer le meilleur parti possible. Callie lui donne raison. Ils ne peuvent pas rester à ne rien faire et se contenter de laisser Crest lire les bilans à la con de Stan. Meredith précise la pensée de sa collègue. Ils doivent prendre connaissance de ces bilans. Derek approuve sa femme. Ils doivent être capables de répondre à n’importe quelle question que leur posera Crest. Cristina propose à Stan de partager les documents entre eux tous, afin qu’ils puissent se répartir la tâche.

    Heather ne s’est pas contentée de raconter ce qu’elle avait entendu à Meredith. Elle en a parlé à Bailey aussi. Celle-ci est abasourdie. Elle a même du mal y croire tellement cette histoire n’a pas de sens. Mais au fond d’elle, elle sait que c’est vrai et elle ordonne à l’interne de garder le secret. Si la nouvelle est éventée, les gens vont paniquer. L’affaire est trop importante. Heather ne comprend pas sa réaction. C’est bien elle qui, le matin même, a dit que l’hôpital était en train de couler. Pourquoi est-elle étonnée que cela arrive ? Bailey lui confie qu’elle n’a jamais vraiment cru que cela allait se passer. Une fois encore, elle lui ordonne de garder le silence.

    Heather s’empresse de lui désobéir en racontant tout à ses camarades internes. Leah y croit moyennement. Par contre, Shane est complètement convaincu et cela lui donne la nausée, ce qui l’ennuie parce qu’il doit faire une intervention, sans doute la dernière qu’il fera au Seattle Grace. Quant à Stephanie, elle ne pense qu’à Jackson qui va vraisemblablement partir pour Boston. Comme elle fait comprendre qu’elle envisagerait bien de le suivre, Jo la gourmande. Elle ne va pas être ce genre de fille tout de même ! Celle qui suit son copain comme un petit chien. Stephanie assure que non. Leah a un sourire moqueur en la voyant regarder Jackson avec un air de chien battu. 

    En effet, le jeune homme est en train de commenter l’affaire avec Richard et Alex. Il essaie de comprendre la raison pour laquelle les rescapés de l’accident d’avion, qui viennent de toucher des millions de dollars, auraient des scrupules à démissionner. Il le ferait, lui, s’il était à leur place. Richard est sûr du contraire, autant en ce qui concerne Jackson que les autres médecins. Ce n’est pas leur genre. Alex a un avis opposé. Ces gens là ne pensent qu’à eux. Ils sont probablement en train de rassembler leur argent pour monter une sorte de clinique privée. Richard n’y croit pas du tout. Quand on veut ouvrir un restaurant, on n’utilise pas son argent personnel. Et si leurs collègues avaient l’intention de faire ce à quoi Alex pense, ils n’auraient aucune raison de le cacher. Alex déplore une fois encore de ne pas avoir accepté l’offre d’Hopkins. Richard reconnait que c’était une erreur. Jackson, qui observe les internes depuis un petit moment, attire l’attention de ses collègues. Il a l’impression que les internes sont en train de comploter quelque chose. les trois hommes s’approchent discrètement et entendent Heather demander à ses camarades de rester discrets. Ce genre de nouvelles peut faire paniquer les gens. Elle sursaute lorsque Richard lui demande de quel genre de nouvelles il s’agit.

    Bailey est sur la passerelle lorsque Richard la rejoint. Elle devine à son expression qu’il est déjà au courant de la nouvelle. Elle enrage lorsqu’il lui apprend que c’est son interne qui a dévoilé le pot aux roses. Mais sa colère retombe comme un soufflé pour laisser place à la tristesse. Richard remarque qu’elle tient une brochure en main et lui demande ce que c’est. Elle lui explique qu’elle s’apprête à greffer des artères artificielles à une patiente, afin que celle-ci puisse continuer à subir des dialyses et ainsi vivre assez longtemps pour recevoir le rein dont elle a besoin. Richard trouve ça intéressant. Elle lui propose d’y participer. C’est sûrement leur dernière chance de travailler ensemble. Il accepte. Bailey lui confie qu’elle a toujours pensé qu’elle deviendrait un jour la chef du service chirurgie de l’hôpital. Il la réconforte en touchant furtivement sa main.

    Shane a informé April de ce qu’il avait appris. Elle lui reproche de répandre de fausses rumeurs. Il proteste. Ce ne sont pas de fausses rumeurs. C’est Heather qui a entendu… April lui coupe la parole en criant qu’il ne s’agit que d’une fausse rumeur. Il n’a qu’à en parler à Owen et il verra bien. Shane doute qu’Owen confirme une telle chose à un simple interne. Il demande à April de se renseigner pour lui. Elle refuse. Ce n’est pas elle qui a entendu cette rumeur. Owen entre dans la salle et leur demande s’ils sont prêts pour l’intervention. April invite du regard Shane à poser sa question.

    Tandis que Julian Crest examine distraitement sur des écrans, différents graphiques – sans doute en rapport avec son voyage à Dubaï – tout en envoyant des texto, Meredith lui explique qu’en tant que centre médical universitaire, le Seattle Grace dispose actuellement de 411 lits. Arizona assure qu’une fois qu’ils auront récupéré leur licence de centre de traumatologie de premier niveau, ils pourront augmenter le nombre de lits à 500. Derek ajoute que cela permettra d’accroitre les sources de revenus autant pour les soins pointus que ceux à long terme. Julian Crest lui l’interrompt pour faire remarquer à un de ses collaborateurs que les documents qu’il vient de recevoir sont rédigés en chinois. Il veut les avoir en anglais avant son départ. Il redonne la parole à Derek pour l’interrompre à nouveau afin de se renseigner sur l’endroit où se trouvent ses bagages. Il aurait besoin de son chargeur. Derek ne se laisse pas démonter et reprend son exposé, en précisant qu’ils sont tous passionnés par leur métier et hautement soucieux des soins à donner aux patients, ainsi que des progrès de la médecine. Ils veulent que le Seattle Grace devienne le meilleur hôpital du pays dans ces deux domaines. Il est à nouveau coupé dans son élan par l’arrivée d’une secrétaire qui informe son patron que ses valises sont déjà à l’aéroport. Invité à poursuivre, Derek explique que leur but est de renverser le Conseil d’administration actuel et en tant qu’investisseur majoritaire, Crest Capital pourrait… Julian l’interrompt à nouveau. Est-ce que cela veut dire qu’ils ne cherchent pas simplement quelqu’un qui rachète l’hôpital mais qu’ils veulent quelqu’un qui les aide à acheter l’hôpital afin qu’ils puissent le gérer eux-mêmes ? Derek le confirme. En voyant la tête de Crest, Cristina s’empresse de mentionner qu’ils ont tous étudié et travaillé au Seattle Grace. Callie ajoute que personne ne connait cet endroit mieux qu’eux. Meredith précise qu’ils sont tous très investis dans l’hôpital. Crest en est conscient et il adore ça. Il sait d’ailleurs que Derek a mis au point la procédure pour soigner les glioblastomes par injection de virus et que Meredith a pris une part importante dans ce travail. Quant à Callie, elle a écrit un livre sur la fabrication du cartilage sans échafaudage. De Cristina, il sait qu’elle est sortie major de sa promotion autant à Smith qu’à Berkeley et Stanford. Et Tim Kenner, qui travaille à Hopkins, n’arrête pas de lui chanter les louanges d’Arizona. Celle-ci fait remarquer sur le ton de la plaisanterie qu’il a pris tous les renseignements sur eux. Il le reconnait et c’est ce qui lui permet de savoir qu’il n’y a aucune gestionnaire parmi eux. Aucun d’entre eux n’a d’expérience dans le domaine de la gestion administrative. Or dans ce genre d’entreprise, c’est primordial d’avoir quelqu’un capable de gérer une équipe. Meredith lui rappelle que Derek a été chef de la chirurgie. Crest est au courant. Cela n’a duré qu’une période très brève au terme de laquelle Derek a donné sa démission de sa propre initiative, sans aucune raison, ce qui donne à penser qu’il a détesté l’expérience. Le sourire embarrassé de Derek confirme à Crest qu’il a vu juste. L’investisseur sait que les chirurgiens n’aiment que la chirurgie et il sait aussi que quand on doit faire quelque chose qu’on n’aime pas, on le fait mal. Une secrétaire vient l’informer qu’il est attendu ailleurs. Après avoir informé les médecins qu’il devait les quitter pour assister à trois autres réunions avant son départ, il les remercie de lui avoir présenté leur projet. S’il respecte leur passion pour la médecine, passion qu’il partage par ailleurs, il ne veut toutefois pas prendre part à leur entreprise. Il ne la sent pas. Par contre, s’ils ajoutent à leur équipe une personne qui a une vraie expérience dans le domaine de la gestion, il pourrait reconsidérer son refus. La déception est grande du côté des chirurgiens.  

    A la sortie de l’ascenseur, Arizona clame qu’elle avait prévenu ses collègues de ce qui allait se passer. Callie l’interrompt pour dire qu’elle n’est pas d’accord avec Crest. Ils ont de l’expérience dans la gestion d’un hôpital. Donc, elle ne veut pas entendre de paroles défaitistes. Il faut juste trouver une solution parce qu’il y a sûrement quelque chose à faire. Meredith fait une proposition. Puisque Crest veut une personne d’expérience, il n’y a qu’à faire appel à Richard. Cristina fait remarquer qu’on peut aussi s’adresser à celui qui est le chef actuel, à savoir Owen. Meredith lui rappelle qu’ils ne peuvent pas mettre ce dernier au courant de leur plan. Cristina ne voit pas pourquoi, au point où ils en sont. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’ils ont besoin de lui. Elle part rejoindre son ex mari. Derek demande l’avis de son conseiller financier. Au cas où ils arriveraient à convaincre Richard et Owen, ont-ils une chance d’obtenir un autre rendez-vous avec Crest ? Stan leur rappelle que ce dernier s’envolera pour Dubaï le soir même. Il faut donc que la réunion ait lieu avant son départ. Meredith décide de se rendre sur le champ au Seattle Grace pour parler à Richard.  

    Celui-ci est en salle d’opération avec Bailey lorsque le téléphone sonne. Une infirmière décroche et informe Richard que Meredith Grey l’attend dans la salle d’attente. Richard demande à Heather de le remplacer. Bailey est ulcérée qu’il abandonne leur opération pour aller retrouver Meredith. Elle explose après le départ de Richard. Qu’est-ce que Meredith va pouvoir encore lui prendre après ça ? Heather lui apprend avec une certaine appréhension que c’est Meredith qui a trouvé le moyen de soigner Melissa. Même si elle ne travaille plus au Seattle Grace, elle continue de se soucier de ses patients et elle essaie encore de les aider. Bailey ne comprend pas pour quelle raison l’interne donne des informations sur les patients à une personne qui ne fait plus partie du personnel. Heather répond que c’est parce que Meredith s’intéresse aux patients. Bailey réplique qu’elle ne veut plus en entendre parler. Après tout, c’est elle, le cœur de l’hôpital !

    Owen est en train d’opérer Andy. Il explique à April et Shane ce qu’il est en train de faire et qui devrait empêcher le tissu cicatriciel d’encore provoquer des bouchons. Shane lui fait remarquer qu’il parle au conditionnel alors qu’il a assuré au patient que ça marcherait. Owen ne le nie pas. Lorsqu’on a affaire à des patients comme Andy, il vaut mieux donner la meilleure version de l’histoire. Shane aimerait savoir ce qui se passera si ça ne marche pas. Owen répond qu’il faudra recommencer l’intervention dans six mois. Enervé, Shane réplique sèchement qu’ils ne seront plus là dans six mois. Toutes les personnes présentes restent figées sur place. Comme Owen lui aussi reste coi, April lui fait part de la rumeur qui se propage dans tout l’hôpital. Pour rassurer son personnel, Owen décide de leur confier que Pegasus va racheter l’hôpital. Personne ne va partir. Au grand dam d’April, Shane traite Owen de menteur. Il sait que leur chef connait la vérité mais comme ce n’est pas la meilleure version de l’histoire, il ne la leur dit pas. Mais lui, il ne peut pas croire qu’Owen n’est pas au courant que Pegasus va racheter l’hôpital pour pouvoir le liquider et qu’ils vont tous perdre leur emploi. Agacée par l’attitude de l’interne, April prie Owen de lui clouer le bec en lui disant qu’il a tort. Owen s’exécute avant de demander à Shane qui lui a raconté de telles inepties. Il blêmit lorsque Shane lui dit que l’information vient de Cahill elle-même. Voyant son désarroi, April lui dit qu’il peut s’en aller. Elle va terminer l’intervention. Une fois qu’Owen est sorti, Shane dit à April que si leur chef est parti, c’est parce qu’il avait honte de leur avoir menti. April rétorque qu’Owen n’a pas menti. Il n’était même pas au courant.  

    Alex a détaché la tumeur de Bobby et il s’apprête à l’aspirer pour la mettre dans un sac. Il pense que l’enfant adorerait voir cette tumeur monstrueuse. Jo suggère d’enregistrer la fin de l’intervention, de façon à ce que Bobby puisse se repasser l’enregistrement autant de fois qu’il le voudra et aussi qu’il puisse la montrer à ses copains. Alex lui rappelle que l’enfant s’attend à ce que sa tumeur ait des bras, des yeux et tout le reste. La réalité lui briserait le cœur. Plus tard, il va réaliser que le Père Noël n’existe pas, que les gens deviennent dingues et vous laissent tomber, et que tout fout le camp. Mais en attendant ce moment, il peut continuer de croire tout ce qu’il veut. Jo lui donne raison. Elle est adulte mais elle a quand même été déçue de voir que la tumeur n’avait ni bras ni yeux. Alex exhibe le petit sac dans lequel il vient de mettre la tumeur. Lui et Jo se mettent à rire.

    Jackson a commencé à chercher un autre emploi. Il est au téléphone avec une personne qui lui a manifestement fait une proposition très intéressante. Stephanie observe avec désespoir le moindre de ses mouvements. Leah vient lui annoncer qu’elle a pu programmer la rhinoplastie que Jackson avait prévue de faire et qui avait été repoussée. Stephanie s’en moque. Tout ce qui l’inquiète, c’est que Jackson est en train de parler au chef de la chirurgie plastique d’un hôpital de Boston. Leah comprend à la mine de son amie qu’elle est désespérée à l’idée de perdre Jackson et qu’elle a fortement envie de le suivre où qu’il aille. Stephanie est atterrée parce qu’au lieu de penser à la perte de son emploi, elle ne peut penser qu’au fait qu’elle doit arrêter de coucher avec Jackson. Leah en déduit que le sexe avec Jackson est génial. Stephanie le confirme. Il n’y a qu’à regarder le chirurgien pour comprendre. Comme elle veut aller lui parler, Leah la retient. Chaque pas qu’elle fera vers lui sera un immense pas en arrière pour la gent féminine. Stephanie s’en moque bien. Elle apprécie peu de recevoir des leçons de Leah qui s’est accrochée à Alex pendant des semaines. Leah le reconnait mais elle rappelle à son amie qu’elle a toujours dit qu’elle ne voulait pas lui ressembler et qu’elle la détestait. Stephanie la remercie de lui avoir ouvert les yeux. Une fois Leah partie, elle se tourne vers Jackson avec des yeux de merlan frit.

    Owen avance d’un pas décidé dans les couloirs, à la recherche de Cahill. Il croise Cristina et s’étonne de sa présence. Elle demande à lui parler. Il refuse. Elle vient une semaine trop tard. De toute façon, il doit trouver Cahill. Elle le supplie de l’écouter. Comme il poursuit son chemin, elle le suit et lui demande s’il est vrai que Pegasus veut racheter l’hôpital pour le fermer. Est-ce que c’est le marché qu’il a conclu ? Il lui fait remarquer sèchement que tout ce qui se passe est de sa faute et de celle de ses camarades. Ils l’ont laissé tomber, ils lui ont menti. Il va partir lorsque Cristina le retient par la manche. A voix basse, elle lui apprend qu’ils essaient de racheter l’hôpital. Il est stupéfait.

    Meredith vient d’annoncer la même chose à Richard. Elle lui explique que c’est pour cette raison qu’ils ont cherché un investisseur extérieur afin d’essayer de réunir la somme nécessaire mais ils se sont heurtés à un mur. Richard propose aussitôt de leur donner trois millions de dollars. C’est tout ce qu’il a mais il est prêt à le leur donner parce qu’il veut s’impliquer dans leur projet. Meredith refuse. Ce n’est pas de son argent dont ils ont besoin, mais de son expérience. Ils prendront son argent aussi s’il le faut mais cela ne suffira pas. Un peu étonné, Richard leur demande de quelle somme ils ont besoin. Lorsqu’il entend le chiffre de 175 millions, il se met à rire nerveusement, imité par Meredith. Après quelques secondes, ils se calment. Tout cela n’a rien d’amusant.

    Dans une salle de repos, Cristina explique à Owen qu’elle et ses camarades n’ont démissionné que pour contraindre Pegasus à retirer son offre. Maintenant, ils ont trouvé un investisseur. Ils n’ont plus besoin que d’Owen et de Richard pour le rallier à leur projet avant que l’offre de Pegasus ne soit acceptée. Owen lui reproche de ne pas lui en avoir parlé avant. S’il avait su, il se serait battu à ses côtés. Elle assure qu’elle voulait lui en parler mais les autres lui ont expliqué qu’il avait signé des clauses de confidentialité et que si l’on découvrait qu’il était impliqué dans leur projet, il pourrait être poursuivi en justice et même aller en prison. Si elle lui a caché la vérité, c’était uniquement pour le protéger. Owen réplique qu’elle n’a pas besoin de le protéger. Il lui annonce qu’il va aller trouver le Conseil d’administration. S’il arrive à le convaincre qu’on peut sauver l’hôpital, il pourra peut-être gagner un peu de temps. Comme Cristina tente de l’en dissuader, il lui demande de lui faire confiance.

    Stephanie et Jackson sont en train de pratiquer leur rhinoplastie. La jeune femme en profite pour demander à son amant s’il est décidé à partir pour Boston. Il assure que non. Certes sa mère veut qu’il y retourne mais pas de cette façon là. Cependant, il commence à se dire qu’il est temps de penser à trouver un emploi ailleurs. Il lui demande où elle compte aller. Les yeux pleins de tristesse, elle répond qu’elle n’en sait encore rien. Jackson lui fait remarquer que peut-être ils pourraient se retrouver dans des endroits où ils seraient proches l’un de l’autre. Ce ne serait pas la pire des choses pour eux. Stephanie ne cache pas qu’elle est heureuse.

    Bobby se réveille après son intervention. Sa mère ne perd pas une seconde pour lui dire que les médecins ont réussi à attraper Phil et à le jeter dehors. Alex ajoute qu’il aurait aimé que l’enfant voie l’expression de Phil quand il lui a retiré les yeux de sa stupide tête. C’était vraiment dégueulasse. Il y avait des morceaux de cerveau et des cheveux partout. Jo lui rappelle qu’il doit parler des intestins. Comment pourrait-il oublier ? Les boyaux se sont enroulés autour de ses instruments comme des spaghettis. Ils ont dû prendre une pause pendant l’intervention pour s’en débarrasser. Comme il s’arrête de parler, l’enfant lui demande de continuer. Les larmes montent aux yeux de Jo qui sort précipitamment de la chambre.

    Alex la retrouve dans une chambre où elle s’est réfugiée pour laisser libre cours à son chagrin. Elle essuie rapidement ses larmes en l’entendant entrer. Il lui demande ce qui se passe. Est-ce qu’elle fait semblant de pleurer comme à son habitude ? Comme elle lui lance un regard noir, il précise que ce n’était qu’une plaisanterie. Il ne va plus y avoir tellement d’interventions où elle va pouvoir jouer avec lui. Elle se remet à pleurer et il comprend que c’est la fermeture de l’hôpital qui la tracasse. Il la rassure. Tout ira bien. Il y a d’autres programmes où elle pourra terminer son internat. Elle réplique qu’elle ne retrouvera plus un professeur comme lui qui lui montre des opérations aussi sympas qu’une tumeur dans un sac et qui estime que c’est marrant de parler aux enfants de leurs intestins et de ce genre de choses. Elle réalise qu’ils ne se sont pas beaucoup vus durant cette semaine et ça lui a manqué. Elle sait qu’elle trouvera un emploi ailleurs. Ce n’est pas ça le problème. Mais elle refuse l’idée qu’elle ne va plus jamais le voir. Ému, Alex ne sait comment réagir. Il se contente de tapoter sa main deux ou trois fois dans le dos de la jeune femme.

    Cahill est en réunion avec les membres du Conseil d’administration. Elle énumère les différents points de l’offre de Pegasus et elle en est à celui qui mentionne que tout l’équipement médical sera remis à la société qui en disposera comme bon lui semble, lorsqu’Owen entre comme une furie dans la salle. Il s’adresse directement aux membres du Conseil d’administration pour leur demander de refuser l’accord avec Pegasus. Cahill tente de le faire taire mais il l’ignore. Roberta répond au chirurgien qu’elle sait que cet accord ne le satisfait. Ce n’est pas non plus ce qu’ils voulaient mais c’est la seule option qu’ils aient encore. Owen leur apprend qu’il a trouvé un autre acheteur. Cahill est choquée.

    Les médecins tentent d’obtenir un autre rendez-vous avec Julian Crest mais sa secrétaire fait barrage. Par chance, l’investisseur déboule dans le hall et rejoint le groupe. Derek lui présente Richard, le gestionnaire qu’il voulait rencontrer pour reconsidérer leur demande. Richard a géré le service chirurgie pendant douze ans. Crest propose aux deux hommes de l’accompagner dans l’hélicoptère qui va le conduire à l’aéroport, où il doit prendre un avion 20 minutes plus tard. Ils acceptent aussitôt l’invitation. Les femmes qui les ont accompagnés jusque sur le toit de la Crest Capital, les regardent s’envoler. Callie trouve injuste qu’elles ne puissent pas les accompagner. Arizona aimerait savoir ce qu’elles vont faire en attendant leur retour. Meredith propose de se rendre à l’aéroport où elles pourront reprendre leurs camarades.

    Pendant ce temps, Owen continue d’essayer de convaincre les membres du Conseil d’administration de la valeur de l’offre qu’il a reçue de la part de son acheteur. L’investisseur est solide et il est secondé par un groupe de chirurgiens dirigé par Richard Webber, Derek Shepherd, Callie Torres, Arizona Robbins. Alana l’interrompt pour faire remarquer que les gens qu’il vient de citer ne sont que des chirurgiens mécontents. Une fois encore, il l’ignore et poursuit son exposé en citant les noms de Meredith, de Cristina et enfin le sien pour compléter la liste des médecins prêts à sauver l’hôpital. Ils pourront présenter leur offre dès le lendemain matin si toutefois, les membres du Conseil d’administration acceptent de repousser l’offre de Pegasus. Cahill les conjure de n’en rien faire. Il ne faut plus faire attendre Pegasus. Owen insiste sur le fait qu’ils ont le choix. Ils peuvent décider de condamner cet hôpital de renommée mondiale à n’être plus qu’un tas de ferrailles, ou bien ils peuvent décider de faire confiance aux médecins qui ont fait de cet endroit ce qu’il est, et voir ce que ça donne. Cahill rappelle au Conseil que l’offre de Pegasus a déjà failli s’envoler une fois. S’ils laissent celle-ci passer sous leur nez, ils se retrouveront sans rien. Aucune indemnité de départ, pas d’argent pour rembourser les créanciers. Par contre, si le marché est conclu, le paiement sera fait dès la semaine suivante. Sinon, il n’y aura rien. Owen insiste. Tout ce qu’il demande, c’est un délai d’un jour, un seul jour !

    Meredith, Cristina, Callie et Arizona arrivent sur le tarmac de l’aéroport juste au moment où Richard et Derek saluent Julian Crest qui va monter dans son jet privé. Alors que les deux hommes avancent vers elles, elles essaient de deviner à leur expression quelle a été la conclusion de leur entretien avec l’investisseur. Ont-il l’air heureux ou au contraire triste ? Impossible de le dire. Arrivé à proximité du groupe, Derek hoche imperceptiblement la tête en faisant une grimace. Ils ont échoué.

    Owen attend Cristina chez Joe. Lorsqu’elle arrive, c’est avec fierté qu’il lui annonce qu’il a obtenu du Conseil d’administration qu’ils reportent leur décision au lendemain. Elle est triste de devoir lui apprendre qu’eux n’ont pas eu le même succès. Julian Crest a rencontré Richard. Il l’a apprécié mais il a refusé de les aider. Il a dit qu’il ne sentait pas l’affaire. Donc tout est fini. Elle met sa main dans celle d’Owen qui est atterré.

    Shane retrouve April qui est assise sur un banc, devant l’entrée principale de l’hôpital. Il lui apprend que leur patient s’est réveillé et qu’il a quelques questions à poser. Comme Owen est introuvable, Shane a pensé à April. La jeune femme, qui est en larmes, promet de s’occuper d’Andy rapidement. Elle est juste sortie un instant parce qu’elle avait besoin d’air. Shane s’assied à côté d’elle et lui demande s’il peut lui poser une question. Elle suppose qu’il veut savoir comment une telle chose a pu arriver. Elle n’en sait rien. Sans doute doit-elle se dire que tout arrive pour une bonne raison. Tout ça fait partie d’un plan et elle est sûrement censée en retirer une leçon. Quand on perd une patiente parce qu’on a oublié d’examiner ses voies respiratoires, on sait qu’on ne peut plus refaire cette erreur. On rate ses examens parce qu’on était trop occupée à coucher avec son meilleur ami, et on comprend qu’il vaut mieux arrêter. L’hôpital où on se sent comme chez soi s’écroule juste quand on a l’impression que sa vie commençait à s’organiser. Elle éclate en sanglots. Embarrassé, Shane lui avoue qu’il voulait juste lui demander de lui écrire une lettre de recommandation. Elle pleure de plus belle. Il comprend qu’il va devoir s’adresser à une autre personne.

    L’opération de Melissa a été un succès. La jeune femme a repris conscience et peut parler à sa famille. Bailey invite Heather à rentrer chez elle. Elle va rester pour veiller sur leur patiente. Heather demande la permission de rester auprès d’elle. Bailey accepte. Elle remarque soudain que l’interne la regarde avec un sourire attendri. Comme Bailey lui demande ce qu’elle a, Heather lui dit qu’elle avait raison quand elle a dit qu’elle était le cœur de l’hôpital, parce qu’elle l’est vraiment. Bailey lui fait remarquer avec tristesse que c’est à mettre au passé.

    Callie et Arizona sont rentrées chez elle. Arizona feuillette un magazine immobilier. Callie, qui a Sofia sur les genoux, dit à sa compagne qu’elle ne veut pas acheter de maison. Arizona lui fait remarquer que, comme elles ne vont pas acheter un hôpital, elles vont pouvoir acheter une maison, ou en faire construire une. Callie lui rappelle qu’elles ne savent pas du tout où elles seront dans six mois. C’est un détail pour Arizona qui estime qu’elles peuvent faire construire leur maison là où elles le voudront, que ce soit à Chicago, à Miami ou à New York. Ce qui compte, c’est qu’elles soient ensemble avec leur magnifique bébé. Alors, elles peuvent aller où elles en ont envie. Callie regarde autour d’elle avec un air triste. Cela veut dire qu’elles vont devoir probablement vendre l’appartement de Mark ? Arizona répond que oui, probablement. Callie finit par avouer qu’elle n’a pas très envie de déménager. Arizona assure que rien ne les y oblige pour le moment.   

    Owen a trouvé une bouteille de vermouth dans la cuisine d’Alex. Celui-ci arrive et l’accuse de voler son alcool. Comme Cristina lui fait remarquer qu’il ne s’agit que d’une bouteille de vermouth, il lui ordonne de la fermer. Elle n’a pas le droit de faire des plaisanteries stupides. Ils avaient tous quelque chose de bien et maintenant ils vont tous perdre leur emploi, à cause d’elle et de ses copains. Enervée, Cristina lui révèle qu’ils ont essayé de racheter l’hôpital mais qu’ils ont échoué. Elle lui présente ses excuses. Abasourdi, Alex a besoin qu’Owen lui confirme la nouvelle d’un signe de tête pour y croire vraiment. Il ouvre une armoire et en sort une bouteille de whisky, de 40 ans d’âge, qu’un patient lui a offert. Maintenant, ils vont s’asseoir et Cristina va devoir tout lui raconter. Il remplit les verres.

    Sa fille dans ses bras, Meredith rejoint Derek qui s’est assis dans le canapé du salon pour travailler sur son PC. Elle le gourmande. Puisque leur projet a échoué, il doit arrêter de travailler. Il lui apprend qu’il est en train de rédiger une lettre de recommandation pour Shane. Il va en faire une pour chaque interne. Meredith vient s’asseoir à côté de lui. Ils échangent un baiser. Elle lui demande s’il va faire une lettre de recommandation pour Heather. Il ne sait même pas qui c’est mais comprend de qui il s’agit lorsque Meredith lui donne le surnom de l’interne. Il répond qu’il n’a pas encore écrit de lettre pour elle. Meredith annonce qu’elle s’en chargera.

    Richard est au lit avec Catherine. Il lui a expliqué ce que les chirurgiens avaient fait pour essayer de sauver l’hôpital. La seule chose dont ils avaient besoin pour réussir, c’est de plus d’argent. Mais ils n’ont pas pu l’avoir à temps. Catherine lui demande ce qu’il compte faire. Il a entendu dire que Boston était une très belle ville. Elle reconnait qu’elle avait déjà pensé lui proposer de venir la rejoindre mais elle ne l’a pas fait parce qu’elle ne voulait pas paraitre trop exigeante. Après avoir plaisanté sur le fait qu’il la reconnait bien dans ce trait de caractère, il lui confie qu’il avait toujours pensé finir sa carrière au Seattle Grace. Il s’est tellement investi dans cet hôpital. Jamais il n’aurait pensé qu’il devrait prendre sa retraite avant d’être prêt à le faire. Catherine lui demande quelle somme serait nécessaire pour sauver l’hôpital. Il lui embrasse la main mais ne répond pas.  

    Le lendemain matin, Jackson arrive à l’hôtel où loge sa mère. Il est étonné d’y trouver Callie et Arizona. Il n’a cependant le temps de les interroger sur les raisons de leur présence car Richard vient les chercher pour les amener dans une salle de réunion où se trouvent déjà Meredith et Derek, ainsi que Cristina et Owen, et Catherine bien sûr. Inquiet, Jackson demande à sa mère ce qui se passe. Elle l’invite à s’asseoir. Elle va bientôt tout leur expliquer. Et de fait, après avoir envoyé quelques texto, elle leur révèle avoir été mise au courant de leur problème par Richard, et du fait qu’ils cherchaient un partenaire pour racheter le Seattle Grace. C’est donc avec plaisir qu’elle leur annonce que la Fondation Harper Avery serait heureuse de répondre à leur offre. Cependant, il y a une condition, une seule. Puisque la Fondation apportera la plus grande partie des fonds, elle aimerait que le représentant de son choix siège au Conseil de direction. Après s’être brièvement concerté du regard, les médecins semblent tout à fait disposés à accepter cette demande somme toute légitime. Catherine leur rappelle qu’ils n’ont plus que quelques heures pour conclure le marché. Approuvent-ils sa proposition ? Ravis d’avoir enfin trouvé la solution qui va leur permettre de sauver leur hôpital, les médecins acceptent avoir joie. Le seul qui n’est guère enthousiaste, c’est Jackson. Il n’apprécie pas d’avoir été réveillé à l’aube juste pour apprendre que sa mère allait venir s’installer à Seattle et devenir son patron. Catherine le rassure. Elle ne sera pas le patron. C’est lui que la Fondation a choisi comme représentant. Ils sont désormais majoritaires au Conseil de direction de l’hôpital, ce qui signifie que le patron, c’est lui. Elle l’invite à la remercier par un baiser pour le cadeau qu’elle vient de lui faire. Stupéfait et mal à l’aise, Jackson se tourne vers ses collègues qui sont tout aussi étonnés que lui par ce qu’ils viennent d’entendre. Richard surtout semble ne pas du tout apprécier le tour de cochon que vient de lui jouer son amie.

     

    Voix off : Il ya une raison pour laquelle des chirurgiens jouent leur va-tout sur une intervention risquée, le tout pour le tout, le point de non-retour, avec des conséquences potentiellement dévastatrices... Parfois, ça marche.


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