• Episode 9.18 : Idle Hands

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    Titre français : Nouveaux jouets

    Scénariste : Gabe Llanas

    Réalisateur : David Greenspan

    Diffusion Etats-Unis : 21 mars 2013 sur ABC

    Diffusion France : 28 mai 2014 sur TF1

     

    Voix off : Travailler garde notre esprit en activité. Cela nous évite d’avoir des ennuis. Quand on ne travaille pas, nos mains sont au repos et le diable trouvera du travail pour les mains oisives. Et quand votre esprit est au repos, eh bien, c’est le terrain de jeu du diable aussi.

     

    C’est le soir. Cristina et Owen sont dans le service des urgences qui va rouvrir le lendemain. Ils contemplent le nouveau scanner que le Conseil de Direction a décidé d’acheter. En treize secondes, on obtient un scan du corps entier, en haute définition, tout en exposant le patient à un moindre rayonnement qu’un scanner normal. Owen ne tarit pas d’éloges sur cette machine qui va leur permettre d’économiser du temps et de l’argent, et surtout de sauver des vies. Avec un petit sourire, Cristina lui demande de répéter ce qu’il a dit au début, concernant les capacités techniques de l’appareil. Owen s’exécute sans problème. Grâce à ce scanner de pointe, ils pourront faire une évaluation complète des dégâts provoqués par une blessure par balle ou une agression à l’arme blanche, ou encore des blessures par écrasement, sans que le patient doive quitter le service des urgences. Cristina lui demande s’il est heureux d’avoir un nouveau jouet. Comme il répond par l’affirmative, elle lui suggère de se taire et de la remercier. Il l’embrasse.

    Callie est assise dans son salon. Elle demande à Arizona, qui est dans la chambre, si elle a besoin d’aide. Arizona répond que non. Elle entre dans le living, vêtue seulement d’un tee-shirt et perchée sur des chaussures à hauts talons. Callie l’accueille avec un grand sourire et des yeux qui brillent. Arizona lui fait remarquer qu’en temps normal, elle ne mettra pas ses chaussures quand elle porte seulement des sous-vêtements et un tee-shirt. Pour Callie pourtant, cela devrait être toujours le cas. Elle pourrait même être toute nue, ce serait encore mieux. Comme Callie s’approche d’elle, câline et lascive, Arizona prétexte, pour s’éloigner, d’avoir besoin de s’entrainer à marcher sur des talons pour pouvoir porter ses chaussures au travail. Bien que déçue, Callie l’encourage.

    Meredith et Derek sont dans leur lit. Pendant que Meredith lit un ouvrage sur les bébés, Derek parle à leur futur enfant, la bouche presque collée au ventre de sa femme. D’une voix douce et calme, il lui raconte une de ses parties de pêche. Même s’il faisait humide et froid, et qu’il avait attrapé la grippe, il était impatient de recommencer car c’était la première fois qu’il pêchait à la mouche. Il relève la tête et demande à Meredith si le bébé a cessé de lui donner des coups de pieds. Pour le moment, répond-t-elle avant d’ajouter que cette semaine est celle où la vue du fœtus se développe. A moins qu’elle ne soit aveugle. Derek proteste. Elle ou il n’est pas aveugle. De toute façon, qu’il ou elle soit aveugle, ça lui va. Concernant le sexe encore inconnu de l’enfant, Meredith se demande s’ils ne devraient pas employer un terme plus neutre que il ou elle. Derek suggère que l’un d’eux utilise le féminin et l’autre, le masculin. Meredith n’est pas emballée par cette idée, parce que quand leur bébé naitra, il pensera que l’un de ses deux parents s’est toujours trompé sur lui. Mais peut-être que le bébé est sourd de toute façon. La surdité n’est pas un problème pour Derek non plus. Il rappelle à sa femme qu’Helen Keller est allée à Harvard. (Helen Keller est une écrivaine et conférencière américaine, sourde, muette et aveugle, depuis l’âge de 19 mois) Il éteint la lumière. Mais Meredith n’a pas dit son dernier mot. Et si leur enfant avait quelque chose de plus grave ? S’il avait absorbé le corps de son jumeau ? S’il avait deux têtes ou des bras supplémentaires ? S’il y a bien une personne qui peut avoir un bébé avec deux têtes, trois bras et onze orteils, ce sera elle. Amusé plus qu’effrayé par cet horrible tableau, Derek lui suggère de dormir. Ils s’allongent et il la prend dans ses bras. Mais Meredith ne ferme pas les yeux.  

    Le lendemain, le couple arrive dans le service chirurgie et découvre le logo portant le nouveau nom de ce dernier, le Grey+Sloan Memorial Hospital. Cela fait prendre conscience à Meredith que l’établissement leur appartient. Derek lui rappelle que c’est le cas depuis plusieurs semaines maintenant. Pour Meredith, c’est concret seulement maintenant, parce qu’il y a à nouveau un service d’urgences et des manchons avec le nouveau logo sur les gobelets de café. Cristina les rejoint justement avec un gobelet. Meredith lui demande si cette dépense était vraiment nécessaire. Selon Cristina, oui, ne fut-ce que pour affirmer l’identité de leur hôpital. Elle rappelle à son amie qu’ils ont eu une réunion de 17 heures à ce sujet. Le trio rejoint Jackson et Richard. Ce dernier leur fait part de son enthousiasme. Il adore le nouveau logo qui attire le regard, selon lui. Quant aux manchons des gobelets de café, ils sont idéaux pour garder la chaleur du breuvage. Derek remarque une sorte de drap blanc sur le mur et demande de quoi il s’agit. Jackson explique qu’il a supposé que les nouveaux propriétaires aimeraient faire une sorte de petite inauguration. Derek répond que non. Richard semble un peu étonné. Quelqu’un ne devrait-il pas prononcer quelques mots ? Ne pas le faire pourrait porter malchance. Sur ces entrefaites, Callie et Arizona arrivent en riant. Arizona ne comprend pas pourquoi tout le monde reste les yeux fixés sur le mur. Cristina lui indique qu’ils sont en train d’attendre la grande inauguration. Selon Callie, ils feraient mieux de regarder sa femme. Tout le monde se tourne vers Arizona. Meredith lui demande si elle a une nouvelle coupe de cheveux. Callie fait tourner sa compagne pour montrer qu’elle porte des chaussures à talons hauts, ajoutant que cela met en valeur son postérieur. Tout le groupe pousse des cris d’admiration. Confuse mais ravie, Arizona rit en cachant son visage derrière sa main, surtout lorsque Callie invite les hommes du groupe à faire tous les commentaires qu’ils veulent. Ils ont sa permission exceptionnelle mais, attention, pas de grossièreté. Richard se permet donc de dire que le fessier d’Arizona est très bien. De plus en plus gênée, la jeune femme préfère qu’on l’oublie pour s’occuper de l’inauguration. Ayant compris que ses camarades sont peu intéressés par la cérémonie, Jackson prétend maintenant que le drap a été oublié par les peintres. Il le retire rapidement, dévoilant ainsi une plaque bleu portant le nouveau nom de l’hôpital et l’année de son "baptême", 2013. Comme personne ne dit rien, il invite tout le monde à se mettre au travail.

    Cristina, Meredith et Alex sont devant le tableau du planning. Cristina tient une revue en main et se réjouit de la publicité qui a été faite sur le sauvetage de l’hôpital. Elle apprécie tout particulièrement la photo d’eux qui est parue dans le magazine et nargue Alex en lui agitant celui-ci presque sous le nez. Mais Meredith n’arrive pas à se réjouir. Elle ne peut s’empêcher de penser à son bébé et à tous les maux qui le guettent. Elle en est à 28 semaines de grossesse et elle craint que son bébé ne souffre du syndrome de Di George (déficit immunitaire se traduisant par des anomalies du cerveau, du palais, des oreilles, du pharynx associé à des difficultés d’apprentissage). Alex est sceptique. Cette maladie représente un cas sur cent mille naissances. Pince sans rire, il ajoute qu’il est plus probable que le bébé ait le palais fendu ou un problème cardiaque. Cristina se montre rassurante. Si le cœur du bébé est défectueux, elle le réparera. Meredith envisage également la possibilité d’avoir un bébé souffrant de phénylcétonurie (maladie génétique qui se caractérise par une débilité mentale associée à des troubles neurologiques et des troubles du comportement). Alex exclut cette éventualité. Cette maladie est dépistée dès la naissance et elle peut être soignée avec un régime strict. Meredith pense alors à un immense hémangiome (tumeur bénigne qui forme une excroissance sur la peau, généralement appelée "fraise" en raison de sa couleur rouge et de son apparence). Ce serait comme un énorme suceur de sang. Cette fois, Alex admet sur le ton de la moquerie qu’elle pourrait avoir raison. Et pourquoi pas une malformation adénomatoïde kystique congénitale du poumon ? Cristina intervient une fois encore pour rappeler que, dans un tel cas, elle pratiquerait une greffe du poumon. De toute façon, cet hôpital leur appartient – elle lit une phrase de l’article qui leur a été consacré – un hôpital de pointe qui est orienté sur la recherche avec un centre de traumatologie de premier plan. Donc quel que soit le problème que le bébé puisse avoir, on le soignera ! Meredith en déduit que ses amis sont du même avis qu’elle, à savoir qu’ils pensent eux aussi que quelque chose ne va pas avec son bébé. Cristina ne répond pas. En feuilletant sa revue médicale, elle est tombée sur un article rédigé par le Dr Marcus Cho, qu’elle présente à ses camarades comme un superbe imbécile qui était à Stanford, un an après elle. Elle pousse de grands cris d’indignation en découvrant que son ancien condisciple explique dans son article qu’il a pratiqué, avec son titulaire, une intervention avec l’assistance d’un robot pour réparer une valve mitrale déficiente. Elle prend définitivement la mouche quand Meredith trouve que le Dr Cho semble être un homme intelligent. Non, c’est un imbécile ! Cristina s’en va, laissant alors le champ libre à Alex qui continue de se moquer des peurs sans fondement de Meredith. Il a entendu dire qu’en utilisant des forceps lors d’un accouchement par le siège, un obstétricien avait tiré un peu trop fort et que le haut du crâne du bébé s’était détaché. Malheureusement, Meredith ne comprend pas que son ami plaisante et elle prend tout ce qu’il dit au premier degré.

    Un peu plus tard, Alex et Jo sont au chevet d’un très jeune patient atteint d’un cancer, Pablo. Alex annonce à l’enfant qu’il subira sa chimiothérapie dans l’après-midi. Pablo aimerait savoir qui va le préparer pour la chimio, Alex ou Jo. Alex promet que ce sera Jo parce qu’elle rêve de passer plus de temps avec lui. Pablo se tourne vers l’interne et lui demande si elle a pleuré, parce qu’en général, c’est l’effet qu’il fait aux femmes. Jo éclate de rire. Le petit ami de la jeune femme, Jason, entre dans la chambre et demande à lui parler. Elle le présente à Pablo qui s’est renfrogné dès qu’il a vu apparaitre l’obstétricien, tout comme Alex d’ailleurs. Jason est venu inviter sa petite amie à assister à la césarienne qu’il va bientôt pratiquer. Il compte sur elle pour lui dire ce qu’elle pense de la façon dont il manie le scalpel, façon qui, selon lui, est géniale. Jo se tourne vers Alex pour obtenir sa permission. Prenant un air détaché, le pédiatre prétend que ça lui est égal. Il n’y a de toute façon pas grand-chose à faire dans le service pour le moment. Pendant tout ce temps, Pablo avait l’air de quelqu’un qui prépare un mauvais coup. Et effectivement, il manipule sa perfusion de façon à projeter le liquide sur le pantalon de Jason. Feignant d’être désolé, il présente ses excuses. Alex, qui n’est pas dupe, sourit. Jason rassure l’enfant en l’appelant mon petit. Pablo se vexe et fait remarquer qu’il a 12 ans. S’il est petit, c’est parce que sa croissance a été freinée par le cancer. Après avoir promis de revenir plus tard, Jo sort de la chambre, en emmenant son copain. Pablo confie à son chirurgien que l’idée que Jo sorte avec cette andouille, qu’il déteste, ne lui plait guère. Même s’il est ravi de l’entendre dire ça, Alex lui fait gentiment la leçon. On ne peut pas arroser le pantalon d’un médecin. L’enfant le regarde avec un air espiègle. Est-ce qu’Alex veut savoir ce qu’ils pourraient encore faire à Jason ? Le médecin ne résiste pas à la tentation et lui demande de quoi il s’agit.

    Owen arrive avec un groupe de personnes, parmi lesquelles April et les internes, aux urgences. Il veut leur présenter les nouveautés du service, notamment un programme qui leur permettra de localiser à tout moment leurs patients, et ce grâce à un écran électronique mis à jour automatiquement. Celui-ci leur communiquera aussi les résultats des analyses qu’ils ont demandées. April ajoute que chaque lit est désormais pourvu d’un poste de travail relié au système central. Elle attire ensuite l’attention des internes sur le fait que les lits sont numérotés différemment maintenant. Mais ce que les visiteurs attendent surtout, c’est de découvrir le scanner révolutionnaire, le Lodox. Owen leur explique en quelques mots les avantages de ce scanner à faible radiation, qui permet d’avoir une vue latérale et antérieure du corps dans son intégralité et qui est moins dangereux pour les enfants et les femmes enceintes. Les yeux des internes brillent devant ce petit bijou de technologie. Leah est la première à demander quand ils pourront l’utiliser. Heather se porte aussitôt volontaire pour servir de cobaye. Quand elle avait six ans, elle a coincé une bille dans son nez. Selon elle, la bille n’est jamais ressortie, puisque ses parents ne l’ont pas retrouvée dans ses selles durant l’année qui a suivi. Owen tempère l’enthousiasme de ses internes. Le Lodox n’est pas un jouet. Il sait que tout le monde veut voir la machine fonctionner mais il faut être patient. La dernière chose dont ils ont besoin, c’est qu’il y ait une file d’attente quand les cas de trauma arriveront. C’est à ce moment qu’une infirmière lui annonce qu’il y a eu un accident impliquant des véhicules tout terrain. Les blessés sont sur le point d’arriver.

    Bailey aperçoit Jackson qui marche à grands pas décidés dans un couloir. Elle se lance à sa poursuite pour lui faire part d’un projet qui lui tient à cœur et qui, pense-t-elle, intéressera le jeune homme, puisqu’il veut améliorer le profil de l’hôpital. Mais ce jour-là, Jackson n’a pas envie de parler de gestion. Il veut juste opérer quelqu’un et c’est dans ce but qu’il se rend aux urgences. Cette rebuffade n’empêche pas Bailey de lui parler de son envie de mettre sur pied un programme de séquençage du génome humain, qui serait moins cher que celui de Chicago. Jackson répond qu’ils n’ont plus d’argent pour ça. Tout a été injecté dans le nouveau service des urgences. Mais Bailey insiste. Si le Conseil de direction acceptait de lire son projet… Jackson l’interrompt. Aujourd’hui, il n’est que médecin. Il part, laissant Bailey dépitée mais pas découragée.

    Aux urgences, Owen accueille une des victimes de l’accident de voiture, une patiente de 16 ans, souffrant d’une fracture ouverte du crâne avec une importante hémorragie. Owen ordonne aussitôt qu’on la fasse passer au Lodox avant de l’emmener en trauma. Folles de joie à l’idée de voir enfin la machine révolutionnaire en action, April, Leah et Heather suivent la civière. Jackson les rejoint. Ça va être génial, s’enthousiasme Heather. Les infirmiers s’apprêtent à installer l’adolescente dans la machine quand Owen les arrête. Il vient de constater que la patiente saignait à travers ses pansements. Après un très bref examen, il comprend que c’est l’artère cérébrale moyenne qui est touchée. Il faut aller au bloc immédiatement. Il charge Shane de s’en occuper et de prévenir Derek. Leah et Heather sont désappointées. Et le Lodox alors ? Ça ne prend que treize secondes. Owen réplique qu’ils n’ont pas treize secondes à gaspiller. La patiente peut faire un arrêt à tout moment. Elle passera au scanner dans la salle d’opération. Heather réitère sa proposition de se soumettre au Lodox afin de retrouver sa bille. Ils ne lui répondent pas.

    Shane arrive dans la salle d’attente pour informer le père de la patiente, Mr Cramer, que sa fille est dans les mains de Derek, qu’il présente comme le meilleur neurochirurgien de l’hôpital. L’opération vient juste de commencer. Mr Cramer veut être sûr qu’on va guérir sa fille. Shane lui apprend que, comme celle-ci ne portait pas de casque, son cerveau a subi d’importants dommages. Mr Cramer se met à crier que sa fille portait un casque. Tous les week-ends depuis que sa fille a 13 ans, ils font du vélo ensemble et il ne la laisserait pas en faire sans casque. Il explique qu’ils se sont arrêtés un court instant et que sa fille a enlevé son casque juste pour prendre une photo. C’est alors qu’elle a été renversée par cette voiture sortie de nulle part. Il jure que s’il retrouve le conducteur, qu’il insulte copieusement, il lui fera passer un mauvais quart d’heure. Shane lui promet qu’ils vont faire tout leur possible pour sauver sa fille. Mr Cramer s’emporte. Qu’est-ce qu’il fait encore là alors ? Il lui hurle de retourner en salle d’op’. Mal à l’aise, Shane s’en va.    

    Après Jackson, c’est auprès de Cristina que Bailey tente sa chance. Mais comme son confrère, Cristina n’est guère encline à la discussion car elle est à la recherche de son titulaire, le Dr Russell. Bailey ne se laisse pas démonter et annonce qu’elle, elle est à la recherche de fonds et que c’est pour cela qu’elle s’adresse à Cristina, puisque celle-ci fait partie de la direction maintenant. Amère, son ancienne interne réplique qu’elle a dû laisser tomber ses propres recherches pour se transformer en une sorte d’avocat et écrire des protocoles tandis que des personnes comme Marcus Cho continuaient à faire des recherches. Bailey saute sur la perche. C’est justement ce qu’elle veut, faire en sorte que l’hôpital soit à la pointe de la recherche médicale. Comme Cristina l’approuve, elle lui demande de financer son projet de séquençage de génome humain. Cristina refuse. Ce qu’elle veut, c’est trouver une intervention en cardio terriblement compliquée et incroyable sur laquelle elle pourra travailler. Le Dr Russell, qui l’a entendue depuis la salle où il se trouvait, sort dans le couloir pour lui dire qu’il est heureux de ce qu’elle vient de dire. Elle en profite pour lui demander quelles recherches il est en train de faire. Il l’invite à le suivre. Il a justement quelque chose pour elle.     

    Le petit ami de Jo, Jason, arrive aux urgences où il a été bipé. Mais bizarrement, personne n’a besoin de lui. Il s’en va. 

    Meredith examine une patiente, Madeline, lorsque celle-ci lui fait comprendre qu’elles ne sont pas seules. Meredith se retourne et découvre Jackson et Owen tout sourires. Jackson et Owen se relaient pour expliquer que si la patiente souffre de douleurs abdominales, comme ils ont cru le remarquer, elle pourrait passer au Lodox. Croyant que son état est grave au point de nécessiter un scan complet, Madeline commence à paniquer. Mais Jackson assure que l’examen ne dure que treize secondes. Après avoir rassuré sa patiente, Meredith refuse la proposition de ses collègues. Les deux chirurgiens partent alors à la recherche d’une autre victime. Meredith continue alors d’interroger Madeline sur ses douleurs qui se sont accentuées récemment. La dame lui explique qu’elle a d’abord cru souffrir d’une grippe intestinale. Elle s’est soignée avec les moyens du bord mais comme elle est enseignante, elle a pris une semaine de congé, pour la première fois depuis 28 ans. Elle en a profité pour regarder la télévision et elle a été impressionnée par le nombre d’émissions culinaires. Elle adore regarder les gens cuisiner. Mais ce matin là, ses douleurs ont été plus fortes que d’habitude, au point qu’elle n’a plus su bouger. Alors, elle a appelé une ambulance. Meredith lui annonce que le petit examen qu’elle vient de faire semble indiquer qu’il s’agit de calculs biliaires. Ça veut dire qu’il va falloir opérer mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle va pratiquer une laparoscopie, ce qui signifie de petites incisions et une convalescence assez courte. Madeline s’en réjouit. Ça veut dire qu’elle va pouvoir regarder encore plus d’émissions culinaires. Meredith la laisse pour s’occuper de son hospitalisation.

    Elle a à peine fait quelques pas qu’elle est rejointe par April qui lui demande si elle a déjà mis à jour le dossier de sa patiente. Meredith appuie sur une touche de sa tablette, ce qui entraine la mise à jour automatique du nouveau tableau électronique. Meredith ne peut s’empêcher de faire une remarque devant l’enthousiasme débordant manifesté par April. Celle-ci reconnait qu’elle est excitée. Elle demande ensuite des nouvelles du bébé. Meredith répond qu’il a sans doute trois bras et une queue. April s’esclaffe. Meredith s’enquiert de son nouveau petit ami. En soupirant, April reconnait qu’il est parfait mais elle va devoir probablement rompre avec lui. Comme Meredith veut savoir pourquoi, April lui demande si le sujet l’intéresse vraiment parce que, elle, elle a vraiment besoin d’en parler. Du coup, Meredith n’est plus aussi sûre de vouloir en savoir plus. Mais April est lancée. Elle apprend à sa camarade que Matthew n’a jamais –comment dire ? - été au Carnaval et il pense qu’April est dans le même cas, parce que c’est ce qu’elle lui a dit. Le problème, c’est qu’elle y est déjà allée et qu’elle a fait des tours de manège. Meredith comprend alors qu’aller au Carnaval est une image pour dire faire l’amour, et que donc April est en train de lui confier qu’elle a déjà fait l’amour avec Jackson et qu’elle aimerait bien le faire avec Matthew. April le lui confirme. Elle a tellement aimé faire des tours de manège, c’était si bon, surtout celui qui tourne quand on est le dos au mur et que le sol s’effondre sous nos pieds. Oui, elle veut que Matthew monte sur le manège avec elle mais, lui, il veut attendre et c’est pour ça qu’elle le trouve parfait, parce qu’elle veut attendre aussi. Elle l’a toujours voulu mais elle n’a pas réussi à attendre, et maintenant, elle fait tout pour que Matthew change d’avis. Elle sent qu’elle ne va plus pouvoir résister à l’envie de lui acheter un ticket et de le pousser sur le manège, et elle sait qu’il va aimer ça. Mais alors, ça voudra dire qu’elle l’aura perverti et elle n’est pas ce genre de personnes. Meredith se demande pourquoi April s’est adressée à elle, parce qu’elle, elle est une grande fan de Carnaval et elle y va à chaque fois qu’elle le peut. Elle cherche ensuite à rassurer sa camarade. Partant du principe que Dieu a un plan pour elle, April devrait se dire qu’il y a une raison pour laquelle Dieu lui a permis d’aller déjà au Carnaval. Cela veut peut-être dire qu’il est d’accord pour qu’elle y emmène Matthew. Cette réponse ne satisfait pas April qui regrette de s’être confiée à Meredith.

    Callie retrouve Arizona pour lui faire part de sa déception. C’est la réouverture des urgences et elle n’a rien eu d’autre à faire que de mettre une attelle à un auriculaire. Est-ce que c’est pour faire ça qu’elles ont acheté un hôpital ? Arizona lui propose alors de s’arranger pour rentrer à une heure décente et mettre Sofia tôt dans son lit, et puis de faire à diner et ensuite… Callie croit comprendre que sa compagne est en train de lui proposer une soirée coquine. Elle n’en revient pas et veut en être sûre. Elles sont bien en train de parler de sexe là ? Arizona le confirme. Mais voila Bailey qui vient jouer les trouble-fête. Elle est ravie d’avoir mis la main sur deux membres du Conseil de direction afin de pouvoir leur exposer son projet. Autant dire que le sujet n’intéresse pas du tout Callie et Arizona qui ne se quittent pas des yeux. Bailey proteste. Qu’en est-il de cet hôpital dont on a dit qu’il était dirigé par des médecins pour des médecins ? Pour la décourager de continuer, Callie commence à lui raconter qu’Arizona a une nouvelle jambe qui la rend plus sexy et que cela fait très longtemps qu’elles n’ont plus fait l’amour. Attention, elles ont fait des choses mais pas certaines choses, et ce soir, c’est le moment de faire ces autres choses. Mission accomplie : Bailey préfère s’en aller que d’en entendre plus. 

    Comme elle est tenace, elle décide de s’adresser à Meredith. Pour cela, elle se rend dans la salle où Meredith est en train d’opérer Madeline. Elle sait que là, la chirurgienne ne pourra pas lui échapper, ou commencer à lui parler de sexe. Elle peut juste écouter. Bailey commence donc son exposé en expliquant que la cartographie génétique peut les aider à mettre sur pied des thérapies ciblées sur certaines maladies. Meredith se met à hocher la tête avec un air catastrophé. Mais contrairement à ce que pense Bailey, ce n’est pas le séquençage du génome humain qui la préoccupe, mais ce qu’elle vient d’apercevoir sur l’écran de son moniteur. Elle ne vient pas de trouver des calculs biliaires mais une masse calcifiée, ce qui veut dire qu’elle va devoir faire une biopsie, et sans doute même ouvrir la patiente. Mais elle sait déjà que le résultat ne sera pas positif et qu’elle vient de découvrir que Madeline a le cancer. La suite de l’intervention lui donne raison. Le cancer s’est déjà étendu au foie. Bailey, qui s’est jointe à elle, pense qu’elle dramatise. Si cette femme a pu enseigner jusqu’à la semaine précédente, c’est que son état n’est pas si grave que ça. Elle propose d’essayer de retirer l’entièreté de la tumeur, même s’il faut pour cela couper une partie du foie. Mais quelques secondes plus tard, les deux chirurgiennes découvrent que la tumeur recouvre également l’artère hépatique et les voies biliaires principales. La conclusion s’impose à elles : la tumeur est inopérable. Elles ne peuvent que refermer la patiente.

    Dans une autre salle, Derek et Shane opèrent la fille de Mr Cramer. Derek vient de retirer une partie de la calotte crânienne et Shane est impressionné par sa grandeur. Derek lui explique que c’est nécessaire pour avoir une vision suffisante sur le cerveau et mieux constater les dégâts qui sont d’ailleurs plus importants que ce que le scanner avait montré. Etant donné que l’opération dure déjà depuis plusieurs heures, il demande à Shane d’aller voir le père pour l’informer de ce qui se passe. L’interne n’est pas chaud. Il décrit Mr Cramer comme un grand maniaque énervé. Derek est certain qu’il est capable de gérer la situation. Shane répond qu’il va tout de même s’assurer que les gens de la sécurité soient dans les parages. Derek lui donne alors quelques conseils. Il faut commencer par donner les bonnes nouvelles, faire preuve d’assurance et ne faire aucune promesse qu’on ne pourrait pas tenir. Il rappelle ensuite que Shane va devoir parler en son nom. L’interne tente de s’en convaincre en prétendant être Derek Shepherd. Aujourd’hui est une belle journée pour sauver des vies. Comme l’interne a imité le ton de sa voix, Derek lui lance un regard qui se veut noir. Confus, Shane assure qu’il l’a imité mais avec sa propre voix.

    Cristina et le Dr Russell sont également en salle d’opération. Ils vont remplacer une valve aortique défectueuse par une valve Lotus. Russel explique à son assistante que 50% des personnes qui ont une valve aortique défectueuse décèdent dans l’année qui suit le diagnostic. Mais poser une valve Lotus n’est pas une intervention invasive, donc le corps est moins stressé, il y a une moindre perte de sang. S’il se trompe, le chirurgien peut revenir en arrière et recommencer sans faire courir de risques au patient. Il garde un contrôle complet sur tout ce qu’il fait tout au long de la procédure. Cristina est enthousiaste et encore plus lorsque Russell lui propose de placer la valve elle-même. 

    Alors qu’on entend un appel demandant que le petit ami de Jo se rende aux urgences, Callie arrive dans le service et trouve April en train de contempler tristement le Lodox. Callie s’étonne que la machine n’ait pas encore été utilisée. C’est triste pour un appareil aussi génial. April lui donne raison. C’est comme un manège qui tourne avec toutes les lumières éteintes. Ce serait si bien s’il avait toutes ses lumières. Ignorant évidemment le véritable sens de ces regrets, Callie ajoute que ça leur a coûté trop d’argent pour que cette-machine serve seulement de décoration. April continue à délirer, en se demandant pourquoi Dieu mettrait quelque chose d’aussi génial à leur disposition tout en ne voulant pas qu’ils l’utilisent. Callie doute que Dieu ait quelque chose à voir avec le Lodox. C’est le Conseil d‘Administration qui l’a acheté et ils veulent absolument qu’il soit utilisé. Jason s’adresse aux deux femmes pour leur demander si ce sont elles qui l’ont fait venir. Elles assurent que non. Jason a l’air excédé.  

    Il ne sait pas encore qu’il est la victime d’une plaisanterie organisée par Alex et son jeune patient, Pablo. Alex a fait biper Jason pour le faire courir dans tous les services de l’hôpital et il l’a suivi discrètement pour prendre des photos, qu’il montre maintenant à Pablo. L’enfant est hilare, plus encore quand il entend un appel demandant à Jason de se rendre en proctologie. Mais le petit jeu est terminé car Alex doit retourner à ses tâches. Pablo propose alors de tendre un autre piège à l’obstétricien et il ne conçoit pas qu’Alex puisse refuser ce dernier souhait à un enfant cancéreux.

    Meredith a informé sa patiente des constatations qu’elle a faites durant l’intervention. Madeline n’est pas sûre de bien comprendre. Est-ce que cela veut dire qu’elle va mourir ? Meredith répond avec tact qu’il n’y a aucun traitement pour soigner un cancer de la vésicule biliaire qui a été repéré tardivement. Une chimiothérapie pourrait donner à Madeline un peu plus de temps mais pas la guérir. Madeline est effondrée mais elle reprend vite ses esprits en voyant entrer dans sa chambre trois de ses jeunes élèves. Elle s’étonne de les voir là. Ils devraient être en train de suivre un cours avec son remplaçant. Un des enfants, Lucas, déclare que celui-ci, Mr Arnold, craint. Madeline le gourmande. Voila une chose qui ne se dit pas. Mais l’enfant persiste. Arnold est un con qui envoie cinq personnes par jour dans le bureau du directeur. Il ne laisse jamais aux élèves le temps de se détendre, même quand ils ont fini leurs devoirs. En plus, il a une très mauvaise haleine. Les trois enfants supplient leur professeur de reprendre rapidement le travail. Madeline, qui retient ses larmes, le leur promet. Elle assure qu’elle sera très vite rétablie. Elle prend Meredith à témoin et la chirurgienne ne peut que la soutenir dans son mensonge. 

    Appliquant les conseils de Derek, Shane informe Mr Cramer que les constantes vitales de sa fille sont stables mais que les dommages sont assez étendus. Ils se situent principalement dans la partie du cerveau qui contrôle le langage et les fonctions motrices. Mr Cramer en déduit aussitôt que sa fille est paralysée. Shane n’exclut pas que ce soit une possibilité mais pour le moment, rien ne permet de dire que c’est le cas. On ne peut pas définir quelles seront les séquelles tant que la patiente ne se sera pas réveillée. Il pourrait même ne pas y en avoir. Cramer ne l’écoute pas. Il se met à hurler pour reprocher à l’interne de ne pas être capable de lui donner des informations fiables. Il lui ordonne de ne plus lui parler tant qu’il ne pourra pas lui dire ce qui se passe vraiment pour sa fille. Se sentant menacé, Shane recule jusqu’à se retrouver le dos au mur, mur sur lequel Mr Cramer frappe du poing, juste à côté du visage de l’interne.

    Après le départ de ses élèves, Madeline reconnait auprès de Meredith qu’elle n’aurait pas dû leur mentir mais elle n’a pas pu leur dire la vérité. Meredith lui conseille pourtant de trouver un moyen de les préparer à ce qui va se passer. Elle croit que ça permettrait à l’enseignante de se sentir mieux. Madeline est sceptique. Elle enseigne les mathématiques et les sciences, c’est-à-dire des choses logiques. Ce cancer n’a rien de logique. Hier, elle regardait la télévision et elle était heureuse d’être en congé, et aujourd’hui, elle a appris qu’elle ne serait sans doute plus là au moment des examens. Ce sera aux parents des élèves de leur dire la vérité, ou alors à son remplaçant. Elle, elle ne sait pas ce qu’elle pourrait leur dire. Ça craint ! Normalement elle ne dit pas ce genre de choses, mais là, c’est vraiment le cas.

    L’ambiance est morne aux urgences. Aucun cas n’a encore nécessité l’utilisation du Lodox. C’est avec un air triomphant qu’Heather annonce à ses camarades qu’elle a un patient souffrant d’une entorse de la cheville. Leah propose aussitôt de lui faire passer l’examen tant attendu. Owen leur fait remarquer que ce n’est pas nécessaire pour une entorse. Heather insiste sur la gravité de celle-ci. Dépité, Jackson confie qu’il a mal au ventre. Selon Leah, cela pourrait signifier qu’il souffre d’une tumeur ou de calculs. Jackson réplique que cela veut seulement dire qu’il est malade d’avoir dépensé autant d’argent pour une machine qui ne sert à rien. Owen soupire avant de demander à Heather à quel point l’entorse de sa patiente est grave.

    Callie aperçoit Arizona en train de se masser la cheville. Elle la rejoint. Arizona avoue que ses chaussures lui font mal. A quoi pensait-elle en les mettant ? Les talons lui faisaient déjà mal avant même qu’elle ait une prothèse. Comment a-t-elle pu penser que ça irait mieux maintenant ? Callie lui propose d’examiner sa cheville, ce qu’Arizona refuse, sous prétexte qu’elle ne veut pas que sa femme devienne son médecin. Callie l’accuse alors d’utiliser sa jambe comme prétexte pour encore reporter la soirée coquine qu’elle lui a promise. Arizona proteste mollement. Callie lui décrit la scène telle qu’elle l’imagine. Elle va mettre de superbes sous-vêtements qu’Arizona lui demandera de remplacer par un jogging avant de se justifier en prétextant avoir mal à la jambe. Arizona est horrifiée de voir que sa compagne la prend pour une salope manipulatrice. Callie assure que ce n’est pas le cas. Au contraire, elle s’accuse d’être la salope, parce qu’elle sait qu’Arizona est mal à l’aise depuis longtemps, à cause de sa situation, et si elle était une bonne personne, elle continuerait de patienter. Mais elle ne l’est pas. Elle quitte la pièce, laissant Arizona désemparée.    

    Jason revient aux urgences en déclarant à l’infirmière qu’il connait maintenant le nom de la patiente pour laquelle il a été bipé. Il s’agit de Madame Talia. Après avoir consulté le tableau électronique, sur lequel n’apparait aucune patiente de ce nom, l’infirmière suggère à l’obstétricien de partir à la recherche de cette personne. Jason prend alors sa plus belle voix pour appeler à la cantonade cette fameuse madame Talia, Jenny Talia (se prononce genitalia, ce qui en anglais signifie "parties génitales"). Toutes les personnes présentes éclatent de rire. Dans un coin de la salle, Alex et Pablo ne sont pas les derniers à se moquer de Jason. Richard, qui les a repérés, fait venir Alex près de lui pour lui faire la leçon. De toutes les plaisanteries puériles que l’on peut faire à quelqu’un, celle-ci est de loin la plus pathétique. Alex prétend avoir seulement voulu amuser Pablo. Qu’est-ce que ça peut bien faire ? Richard répond que ça fait qu’il pensait qu’Alex pouvait faire mieux que ça. Il semble qu’il ait besoin d’améliorer son jeu. Alex comprend que Richard lui propose son aide. 

    Shane panique en voyant Derek couper en plein milieu du lobe frontal de sa patiente, mettant ainsi en danger ce qui fait sa personnalité, et aussi sa mémoire. Il craint les représailles de Mr Cramer. Derek lui conseille de se calmer. Pour l’y aider, il décide de lui raconter sa première partie de pêche à la mouche. Sur le même ton calme qu’il emploie pour parler à son bébé, Derek relate son voyage à la rivière Hoh où il espérait pêcher des truites saumonées. Pendant des heures, il a essayé de faire comme s’il s’était entrainé. Mais il a vite compris qu’il en faisait trop et qu’il ne réussirait jamais à attraper un poisson s’il continuait sur cette voie. Alors, il s’est relaxé et il a lancé sa canne à pêche en la laissant aller où elle voulait. C’était un lancer parfait. Shane ne voit pas vraiment pourquoi Derek lui raconte cette histoire. Derek lui demande si ça ne l’a pas calmé. Shane le reconnait. Derek lui explique alors que les mêmes principes doivent être appliqués durant une intervention. Il s’apprête à retirer un hématome situé dans l’aire de Broca. S’il ne fait pas attention, la patiente ne parlera plus jamais. Il y a de quoi avoir peur. Shane doit se dire que tous ses patients auront peur et leurs parents aussi. La seule façon pour un chirurgien de faire face à cela, c’est de rester calme. La sonnerie du moniteur résonne. La voix tremblante d’angoisse, Shane annonce que le cerveau se met à gonfler. Toujours aussi calme, Derek lui demande ce qu’il faut faire. Shane arrive à se maitriser et répond qu’il faut administrer du mannitol à la patiente. Derek l’approuve. 

    En sortant de la sale d’opération, Cristina confie au Dr Russel à quel point elle est impressionnée par ce qu’elle vient de voir. La valve Lotus a fonctionné avant même qu’elle ne la lâche complètement. Russell confirme tous les avantages de cette nouvelle procédure qui en est au deuxième stade de son expérimentation. Cristina veut savoir quand la troisième phase va commencer. Russell répond que c’est à elle que la décision appartient. La jeune femme croit comprendre qu’il lui passe le flambeau. Son enthousiasme retombe lorsque Russell lui dit carrément qu’il veut s’occuper lui-même de cet essai clinique et qu’il n’a pas besoin de l’aide d’un autre chirurgien. La seule chose qu’il attend d’elle, c’est qu’elle lui donne douze millions de dollars pour qu’il puisse poursuivre son essai en recrutant de nouveaux patients et du personnel. Il ajoute qu’il veut faire de l’hôpital l’endroit où l’on aura envie de se rendre pour subir cette intervention. Cristina ne cache pas qu’elle est déçue. Elle pensait que son titulaire voulait mettre cette procédure au point avec elle. Au lieu de ça, il la baratine pour avoir de l’argent. Russell ne le nie pas. Il est très content qu’il y ait enfin quelqu’un au Conseil de direction qui comprenne ce qu’il fait.

    Cristina a relaté sa mésaventure à Meredith. C’est exactement ce qu’elle craignait. Les tâches administratives sont en train de bousiller sa carrière. Russell l’a désignée comme une personne faisant partie du Conseil d’Administration. Il ne la considère plus comme une chirurgienne. Il ne la voit plus que comme celle qui s’occupe du budget. Meredith, qui gigotait depuis quelques secondes dans son fauteuil, ordonne à son bébé d’arrêter de lui donner des coups de pieds. Elle aimerait bien savoir ce qu’il est en train de faire dans son ventre. Est-ce qu’il s’étouffe avec son cordon ou quelque chose de ce genre ? Comme bébé ne semble pas disposé à l’écouter, elle demande à Cristina de s’adresser à lui. Cristina commence par refuser avec un petit air dégouté. Meredith lui explique que sa propre voix semble énerver le bébé parce qu’il frappe à chaque fois plus fort. Par contre, Derek arrive à le calmer. Peut-être que Cristina y arrivera aussi. Cette dernièrea n’est pas enthousiaste. Elle veut bien parler au bébé, mais quand il sera là. Elle promet de s’occuper des premières règles ou, si c’est un garçon, elle lui dira de ne pas penser avec son pénis. Meredith, qui ne sait plus comment se mettre pour ne pas avoir mal, supplie son amie de parler au bébé. C’est de mauvaise grâce que Cristina s’agenouille devant la future maman et salue le bébé avant de se présenter. Mais évidemment, elle ne sait pas quoi dire d’autre ensuite. Bailey, qui vient d’entrer dans la pièce, décide de prendre sa place. Après s’être présentée au bébé comme une excellente chirurgienne, elle lui précise que ses parents étant chirurgiens, il en sera sûrement un, lui aussi, mais elle espère qu’à ce moment là, il n’y aura presque plus d’interventions à pratiquer parce que le séquençage du génome humain aura permis d’avoir des informations sur les gens et que donc, on pourra soigner leur maladie avant que celle-ci ne se déclare. Meredith est ravie du résultat et encourage Bailey à continuer. Cette dernière ne se fait pas prier. Grâce au séquençage du génome humain, les gens pourront vivre longtemps en bonne santé. Bien sûr, c’est un projet très couteux, mais peut-être que si on ne dépensait pas autant d’argent pour un logo ou des manchons pour gobelet à café, il y aurait des budgets pour financer des personnes aussi visionnaires qu’elle. Meredith et Cristina comprennent enfin que Bailey en a profité pour leur présenter son projet. Elle leur remet le dossier qu’elle a préparé à leur intention, puisqu’ils sont maintenant les dirigeants de cet hôpital, ce qu’elle considère comme un sacré gâchis, mais elle ne va pas en dire plus à ce sujet parce qu’elle veut obtenir leur appui financier. Elle s’en va. Cristina répète qu’ils sont maintenant les dirigeants de l’hôpital. Oui, elle dirige cet hôpital. Soudain son visage s’illumine. Ça veut dire qu’elle va pouvoir écraser Marcus Cho. Elle sort de la pièce, malgré les supplications de Meredith dont le bébé a recommencé à donner des coups de pied.

    L’infirmière des urgences annonce à Jackson et Owen que l’ambulance qui devait leur amener un patient a annulé son arrivée. Dépité, Owen décide d’utiliser Heather pour enfin tester le Lodox. Cela leur permettra au moins d’essayer de comprendre comment la machine fonctionne. Heather se précipite vers le scanner et s’allonge, tandis qu’Owen allume l’appareil. April déboule dans le service pour annoncer l’arrivée d’une victime d’un accident de moto. Les blessures seraient assez importantes. Owen éteint la Lodox au grand dam d’Heather.

    Jason dépose un petit gobelet devant Bailey dont l’air perplexe prouve qu’elle ne sait pas du tout ce dont il s’agit. Elle devine qu’il s’agit d’un échantillon d’urine mais elle ne voit pas ce qu’elle doit en faire. Jason lui explique qu’il a reçu une note lui indiquant qu’elle était la responsable du dépistage des drogues. Bailey réplique que quelle que soit la drogue, dont il fait usage, il doit cesser. Des éclats de rire fusent. Les deux médecins se retournent et découvrent Alex et Richard qui s’éclipsent aussitôt. Jason comprend qu’il a été le dindon de la farce. Il reprend son échantillon d’urine et s’en va. 

    Callie, qui a assisté à la scène, demande à Bailey ce qui s’est passé. Selon Bailey, cela veut dire que l’hôpital tourne au ralenti, ce qui laisse aux médecins tout le temps de se faire de mauvaises blagues. Callie lui apprend alors que le Conseil d’Administration vient de décider de lui accorder les fonds dont elle a besoin pour mettre au point le séquençage du génome humain. Bailey croit d’abord à une blague. Callie assure que non. En fait, Cristina a convoqué une réunion extraordinaire et même si toutes les modalités n’ont pas encore été réglées, le financement a été accordé. Bailey ne comprend pas comment c’est possible, étant que Jackson lui a assuré qu’il n’y avait plus d’argent disponible. Callie lui apprend que l’argent a été retiré à un autre département. Bailey pousse un cri de joie.

    Le département en question est celui du Dr Russell et celui-ci ne cache pas à Cristina, qui vient de lui apprendre la nouvelle, qu’il n’apprécie pas du tout cette nouvelle disposition. Il lui avait demandé de lui donner plus d’argent, pas de lui en retirer. Ça va l’obliger à se séparer d’un résident et d’un assistant de recherche. Sans doute même deux de chaque, ajoute perfidement Cristina avant d’annoncer qu’elle les remplacera. Russell ricane. Comment pourrait-elle remplacer quatre personnes ? Cristina réplique qu’elle est les quatre meilleures personnes avec lesquelles il a travaillé. Elle signera ses patients, pratiquera ses interventions et l’aidera dans ses recherches, y compris les projets qu’elle trouvera de son côté. Il va protester mais elle lui coupe la parole pour lui dire que le Conseil d’Administration est certain qu’il peut y arriver.

    Callie trouve Arizona en train de regarder les images d’un scanner. Elle lui apprend que Bailey a été ravie d’apprendre qu’elle avait reçu l’autorisation de mener son essai sur le génome humain. La réaction d’Arizona fait comprendre à Callie que, même si elle assure le contraire, elle souffre d’être restée debout toute la journée sur ses talons. Callie lui avance une chaise et la fait asseoir. Pendant qu’Arizona se fustige, Callie s’excuse de lui avoir mis la pression. Quand elle lui propose son aide, Arizona commence par refuser. Callie lui rappelle qu’elle est chirurgien orthopédiste. Elle peut l’aider. Après avoir un peu insisté, elle obtient qu’Arizona enlève son pantalon. Elle lui retire ensuite la prothèse, ce qui met Arizona au comble du malaise. Le constatant, Callie la supplie de la regarder. Elle entame ensuite un massage qui soulage rapidement Arizona, malgré ses réticences initiales. Callie lui explique que le problème n’est pas la prothèse, mais le moignon. Elle s’occupe de cas comme le sien tous les jours et elle sait à quel point ça peut être douloureux. Touchée par l’attention qu’elle lui porte, Arizona la remercie.   

    Madeline est dans sa chambre, en train de regarder une émission culinaire à la télévision, lorsque Meredith entre avec un grand panneau que ses les élèves ont réalisé afin de lui souhaiter un prompt rétablissement. Madeline comprend que ses élèves sont venus la voir. Meredith confirme qu’ils sont assez nombreux à vouloir lui rendre visite. Ils attendent dans le hall. Mais si Madeline le désire, Meredith leur dira que leur professeur ne peut pas recevoir de visite. Elle lui remet le panneau, ce qui fait monter des larmes dans les yeux de Madeline.

    Le moment est enfin venu de tester réellement le Lodox, grâce au motocycliste blessé. Owen laisse à Jackson l’honneur de faire le premier scanner. Jackson allume l’appareil et Heather et Leah décomptent les treize secondes dont on leur a tant parlé. Effectivement, le corps du patient apparait dans son entièreté. Jackson est ravi. Cela valait bien l’argent dépensé. Heather est impressionnée parce qu’on constate immédiatement que les deux jambes sont fracturées. Leah est du même avis qu’elle. Normalement, il leur aurait fallu faire une quinzaine de scanners normaux pour en arriver aux mêmes conclusions. C’est magique. Cela valait bien la peine d’attendre, ajoute Owen. April l’approuve mais il est évident qu’elle ne pense pas au Lodox.

    Derek et Shane ont terminé leur intervention. Il est maintenant l’heure d’aller parler au père de la patiente. Derek demande à son interne s’il est prêt. Shane répète les consignes que le titulaire lui a données, délivrer d’abord les bonnes nouvelles et rester calme. Juste avant de rentrer dans la salle d’attente, il demande à Derek de lui raconter l’histoire de la pêche encore une fois. Derek s’esclaffe avant de la pousser dans la salle. Mr Cramer, qui fait les cent pas, leur reproche aussitôt de ne pas être venus plus tôt. Comme convenu, Shane lui apprend la bonne nouvelle pour commencer, à savoir que sa fille est vivante. Me Cramer le prend aussitôt au collet et lui demande de ne pas faire ça. Derek s’interpose entre l’interne et le forcené et pousse celui-ci contre le mur. D’une voix ferme, il lui répète plusieurs fois que sa fille est vivante. Petit à petit, il baisse le ton, s’exprimant de plus en plus calmement. Il ajoute ensuite qu’ils espèrent qu’elle va se réveiller mais que pour le moment, ils ne peuvent rien dire de plus. Ils ne savent pas ce qui va se passer. Mr Cramer s’effondre dans les bras du chirurgien, en gémissant que sa fille porte toujours un caque quand elle fait du vélo. Il le jure. Comprenant qu’il se sent coupable, Derek le réconforte. 

    Madeline a accepté de recevoir ses élèves. Ceux-ci se plaignent encore de son remplaçant. Madeline prend sa défense. Elle explique aux enfants que Mr Arnold est sans doute frustré de ne pas être autant apprécié par les élèves qu’elle ne l’est. Elle leur rappelle qu’au début, ils ne l’aimaient pas non plus. Une petite fille invoque le fait qu’elle au moins leur permettait de s’amuser une fois leurs devoirs finis. L’enseignante lui suggère de le dire à Mr Arnold, en lui expliquant que ça les motive à faire leurs devoirs. Après avoir échangé un regard avec Meredith, elle leur dit qu’il est possible que Mr Arnold devienne leur professeur pour le reste de l’année et qu’ils devront l’aider. Lucas proteste. Ce n’est pas possible ! Mais il comprend au regard de Madeline qu’elle ne reviendra plus à l’école. Des larmes plein les yeux, elle leur demande ce qui se passerait si c’était le cas. Un petit garçon répond que ça craint avant de présenter ses excuses. Masi Madeline lui donne raison. Ça craint. Meredith la laisse seule avec ses élèves.   

    Derek a emmené Mr Cramer au chevet de sa fille. Il retrouve Shane à l’extérieur de la chambre. L’interne lui fait remarquer qu’il n’est pas resté calme, comme il le lui avait recommandé. Derek le reconnait, avant d’ajouter que Mr Cramer ne l’aurait jamais écouté s’il était resté calme. Parfois, il faut secouer les gens pour leur faire entendre raison. Meredith arrive et demande à son mari s’il est prêt à rentrer à la maison. Il la suit après avoir recommandé à Shane de le tenir au courant de l’évolution de l’état de la patiente. Les époux se confient à quel point leur journée a été pénible. Derek demande des nouvelles du bébé. Est-ce qu’il continue à donner des coups de pied ? Meredith répond que non, pas pour le moment, ce qui signifie certainement qu’il est mort. Derek lui demande d’arrêter. Elle assure qu’il ne s’agit que d’une plaisanterie, du moins en partie. Il lui demande à nouveau d’arrêter. Elle tente de lui faire comprendre son point de vue. De mauvaises choses arrivent tout le temps et elle se sent mieux quand elle y est préparée. Il lui fait remarquer qu’elle ne peut pas dire comment les choses vont tourner. Elle répond que c’est justement ce qu’elle est en train de dire. Comprenant qu’il n’arrivera pas à la raisonner avec de simples mots, Derek tente une autre approche. Ils possèdent un hôpital repli de machines. Certaines devraient leur permettre de découvrir tout ce qu’ils veulent savoir.    

    Alex et Richard observent Jo qui est en train de préparer Pablo pour sa chimio. Ils commentent le mauvais tour qu’ils ont joué à Jason. Richard menace de jeter Alex sous un bus si quelqu’un apprend le rôle qu’il a joué dans cette histoire. Alex ne peut pas croire qu’il a peur de Jason. Richard répond que non, c’est Bailey qu’il craint. Justement, voila leur victime qui approche. Richard prend la fuite. Jason s’adresse à Alex avec un grand sourire pour lui dire à quel point il a apprécié les blagues qu’il lui a faites, les appels dans tous les services, le dépistage. C’est vrai, il s’est bien fait avoir. Pour se justifier, Alex explique que Pablo a un petit faible pour Jo. Ils ont juste voulu s’amuser un peu. Jason se montre ironique. Le gamin a le béguin pour Jo ? Ben voyons ! Il espère en tout cas qu’Alex et le gamin riront encore pendant qu’il sautera Jo dans les toilettes du bar. C’est avec dépit qu’Ale le voit entrer dans la chambre de Pablo pour parler à l’interne.  

    Callie entre dans sa chambre et découvre avec étonnement Arizona allongée sur leur lit, dans des sous-vêtements coquins. L’étonnement redouble lorsqu’Arizona lui demande de masser sa jambe. Callie s’exécute aussitôt. Arizona l’invite à la masser un peu plus haut, de plus en plus haut. Elles s’embrassent.

    Meredith s’apprête à subir une échographie en 3D. Elle demande à son mari s’il est nerveux. Il assure que non. Ils vont regarder leur bébé et voir comment il est. Stressée, Meredith demande au médecin qui l’examine si le bébé a un énorme tératome sur la tête. Il l’invite à vérifier par elle-même. Il tourne l’écran vers les parents et les premières images du bébé apparaissent. Derek salue son enfant avec un petit sourire. Meredith est attendrie en voyant le petit visage apparaitre sur l’écran.

    Bailey rejoint Jackson aux urgences pour faire son mea culpa. Elle reconnait qu’elle le trouvait trop jeune, trop inexpérimenté pour diriger cet hôpital. Mais elle avait tort. Aujourd’hui, il a pris une décision intelligente et en échange, elle lui promet de ne pas le décevoir. Elle s’en va après l’avoir remercié. Il est touché.

    Les bras chargés de dossiers, Cristina annonce à Owen que Russell lui a demandé de s’occuper de l’essai sur la valve Lotus. Elle va consacrer sa soirée à examiner tous ces dossiers. Owen se demande si Russell n’exagère pas en lui donnant autant de travail. Elle pense que oui. Et lui, est ce qu’il va rester à l’hôpital pour jouer avec son nouveau jouet ? Il proteste. Ce n’est pas un jouet. Il sourit en voyant qu’Heather est allongée dans le Lodox. Tout à coup,  Leah s’exclame qu’elle a repéré la bille.

    Derek et Meredith sont en train de compter les doigts de leur bébé. Il y en a bien dix. Meredith pense en avoir trouvé un onzième. Derek sourit. Ce n’est pas un doigt. Meredith se tourne avec lui en souriant aux anges. Oh c’est un garçon ! Les époux s’embrassent avant de continuer à observer leur bébé. Leurs mains restent jointes. 

     

    Voix off : Au début, l’oisiveté peut sembler être une distraction appréciée, semer la pagaille et s’amuser. Tout le monde a besoin d’un peu d’inactivité pour se concentrer sur autre chose que le travail, même si cela signifie se concentrer sur quelque chose qui est un peu effrayant. Prendre du recul par rapport au travail est la seule façon d’avoir une vue d’ensemble. Et c’est seulement après que nous ayons tout en perspective que nous nous rappelons que nos mains ont vraiment leur place.


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