• Grey's Anatomy entre dans l'histoire

    Histoires en phase avec l'actualité, légions inspirées d'étudiants en médecine et valorisation des femmes (et des actrices) : Krista Vernoff, Ellen Pompeo, ainsi que les autres membres du cast ont discuté avec The Hollywood Reporter du record de la série médicale la plus longue de la télévision.

    Deux semaines avant que Grey's Anatomy ne fasse ses débuts en mars 2005, la star de la série, Ellen Pompeo, pensait que sa série médicale sur ABC était, selon ses mots, "tuée dans l'oeuf". "Le jour où la chaine a changé notre titre pour "Complications", c'est comme si quelqu'un était mort," a-t-elle déclaré à The Hollywood Reporter, lors d'une visite sur le plateau début janvier. Le nouveau titre ne collait pas. Deux jours plus tard, ABC revenait à Grey's Anatomy et, maintenant, 14 ans et 332 épisodes plus tard, la série, avec l'épisode de ce jeudi, va mettre fin au statut de série médicale la plus longue de la télévision, en primetime, détenu par Urgences.

    C’est un exploit auquel la créatrice Shonda Rhimes et la showrunner Krista Vernoff, qui a passé les sept premières saisons à travailler sous l'égide de la première, ne s’attendaient pas au tout début de la série. "Après avoir produit 10 des 12 épisodes la première année, je suis partie faire un pilote et mon assistante est restée à Los Angeles. Elle m'a appelée et m'a dit : 'Ils nous font ranger nos bureaux'. On ne pensait pas qu'on aurait une deuxième saison", a déclaré Vernoff, qui a travaillé avec l'ancien showrunner de Urgences, John Wells, dans Shameless sur Showtime, avant d'être choisie par Rhimes pour prendre la relève de Grey's en saison 14. "On a une énorme dette de gratitude envers Urgences. Sans elle, Grey's n’existerait pas. Nous avons surpris tout le monde, et nous-mêmes. La capacité de résistance est incroyable."

    Et de la résistance, la série dramatique de Seattle en a vraiment. Sérieusement. Elle se classe comme la série n°1 d'ABC pour la saison 2018-2019 avec un taux moyen impressionnant de 3,1 sur les adultes de 18 à 49 ans convoités par les annonceurs. Grey's est également, selon des sources bien informées, une des séries acquises par Netflix les plus performantes. La plateforme a contribué à attirer une nouvelle légion de téléspectateurs qui propulsent davantage les épisodes inédits en première diffusion sur ABC. De plus, Grey's a une portée mondiale: il s’agit du principal atout de toutes les séries de Shondaland qui ont été autorisées dans plus de 235 territoires à travers le monde et doublées dans plus de 67 langues. Grey's reste un acteur de premier plan pour les société de diffusion étrangères et elle a été adaptée en versions locales au Mexique, en Colombie et en Turquie. La série reste l’une des séries dramatiques américaines les plus performantes à l’étranger.

    "C'est une entreprise de 4 milliards de dollars partout dans le monde", a déclaré Pompeo, qui est l'une des vedettes les mieux payées de la télévision dans une série dramatique en primetime avec 20 millions de dollars par saison (en plus d'une participation sur la rentabilité et les frais de production de la série). Vernoff ajoute : "Shonda dit que je dirige une entreprise internationnale de plusieurs milliards de dollars, mais si j'y pense trop, je ne pourrai pas sortir de mon lit !"

    Portée mondiale

    Chacun des 11 acteurs réguliers qui sont dans la série actuellement a une histoire sur l’impact de Grey's Anatomy. Il s'agit pour la plupart d'anecdotes qui viennent des téléspectateurs, et de leurs enfants, - sur le fait qu'ils sont entrés dans le milieu médical pour devenir chirurgien et infirmière à cause de Grey's. "L'obtention du diplôme en chirurgie par des femmes a crevé le plafond depuis la création de Grey's Anatomy ", dit Caterina Scorsone, la seule actrice à avoir démarré dans le spin-off en tant qu'actrice régulière et à conserver le même statut dans la série originale.

    Kevin McKidd - qui a été recruté à l'origine comme l'amoureux de Cristina Yang, interprétée par Sandra Oh, et qui est apparu dans plus d'épisodes de Grey's que la star de Killing Eve - a été reconnu il y a quelques années sur un chemin de terre au milieu de nulle part au Mozambique, "où il aidait un ami médecin à améliorer les conditions dans un hôpital du coin". "C'était très émouvant de voir dans les régions les plus reculées d'un pays très pauvre et en difficulté une série qui inspire les gens", dit-il.

    Debbie Allen, responsable de la production, de la mise en scène et qui a un rôle récurrent, a déclaré qu'on l'approchait plus maintenant pour lui parler de ce qu'elle fait dans Grey's que de son rôle emblématique dans Fame. "J'étais à Cuba et j'ai été abordée par des jeunes filles qui criaient 'Katherine Avery!'" dit-elle en riant.

    Giacomo Gianniotti, qui est régulier depuis la saison 12, est maintenant repéré à plusieurs reprises chez lui, en Italie. "Parce que je suis italien, il y a cette fierté. Un des nôtres est allé en Amérique et a réussi dans une série que nous regardons", dit-il. "Je suis allé au Kenya pour y faire du bénévolat cet été et beaucoup de gens sont venus me dire qu'ils adoraient Grey. La portée est tout simplement énorme."

    La conclusion de Pompeo, qui a eu un impact hors écran quand elle s'est battue pour son salaire record : "Partout où je vais, on me dit, 'Ma fille est chirurgienne grâce à vous'."

    Pro-active dès le début

    Grey's a été la première série télévisée de Rhimes qui a été diffusée. (ABC avait précédemment refusé sa série dramatique sur des femmes correspondantes de guerre). Grey's a explosé au cours de la deuxième saison et est devenu un phénomène culturel, contribuant à intégrer dans la culture pop des expressions comme "vajayjay" et "McDreamy". Grey's a également donné naissance à deux spinoffs - Private Practice, qui a duré six saisons avec 111 épisodes, et à Station 19, qui en est actuellement à sa deuxième saison sur ABC. Le succès de Grey's a créé d’autres opportunités pour Rhimes, qui a vraiment connu le succès avec avec le soap politique Scandal. Cette série est bâtie sur le principe du casting sans préjugé racial cher à Rhimes dans Grey's. (Isaiah Washington a failli jouer le rôle de McDreamy attribué à Patrick Dempsey, tandis que les dirigeants de la chaine s’attendaient à ce que le rôle de Cristina, dévolu à Sandra Oh, soit joué par une actrice blanche.)

    "Quand ils m'ont fait venir pour lire le rôle de chef de chirurgie, je n'avais jamais vu un Afro-Américain dans ce genre de rôle", a déclaré James Pickens Jr., qui se souvient s'être assis à côté de Rhimes lors des upfronts de 2005 quand elle espérait avoir cinq ou sept épisodes diffusés. "Grey's, c'est plus que du divertissement. Shonda a toujours voulu faire en sorte que la série ait un impact sur le paysage audiovisuel comme on ne l'avait jamais vu à la télévision. J'aime croire que Grey's a joué un grand rôle dans la manière dont le milieu télévisuel choisit les acteurs pour ses séries."

    En plus du succès phénoménal de Rhimes - l’année dernière, elle a quitté le bureau où elle était depuis longtemps chez ABC Studios pour un contrat global de 300 millions de dollars chez Netflix - les acteurs ont également été en mesure d'étendre leurs compétences. Grey's a lancé des carrières dans la réalisation pour des stars telles que la showrunner Vernoff, Pompeo (qui a fait ses débuts dans la saison 14), Jesse Williams, McKidd et Wilson, cette dernière ayant dirigé l'épisode du record diffusé ce jeudi. (L’ancienne membre du cast Sarah Drew a également été nommée aux Emmy l’année dernière pour avoir réalisé un court-métrage numérique de Grey's.)

    "L'ambiance ici fait que si vous voulez essayer quelque chose, vous êtes encouragé", a déclaré Wilson, qui, avec Pompeo, Justin Chambers et Pickens, est l'une des quatre stars originales qui sont encore dans la série.

    Pour Williams, cette perspective lui a également permis de créer ses propres entreprises. "Grey's m'a permis de créer trois sociétés de technologie et de pouvoir participer à des tournées de conférences et avoir une vie. Cela tient en grande partie au fait qu'il s'agit d'une série gérée par des femmes et par des personnes pouvant effectuer plusieurs tâches en même temps" dit Williams, qui va à nouveau réaliser un épisode cette saison.

    Grey's a également créé un espace sécurisé pour ses (nombreuses !) stars enceintes, qui ont toujours bénéficié d'une sécurité d'emploi. Wilson, pour sa part, pensait qu'on la ferait diaparaitre de la série lorsqu'elle informerait Rhimes de sa grossesse au tout début de la série. Au lieu de cela, sa grossesse a été intégrée dans la storyline de Bailey en saison 2 (et le fils du personnage est maintenant assez vieux pour avoir été présenté dans un épisode de la saison 14 qui a exploré les préjugés inconscients). "Au lieu de tourner le dos et d'espérer que vous ne tomberez pas enceinte, je vois les producteurs inciter activement tous nos acteurs à fonder une famille", a déclaré Williams. "C'est ça, la formule et le secret de la longévité : nourrir une vie saine et le bonheur au lieu de fuir ou d'essayer de vous forcer à en sortir."

    Ouvrir les cœurs, changer les mentalités

    En plus de créer une nouvelle légion de réalisateurs et de producteurs (Pompeo a passé un contrat avec ABC Studios et produit à la fois Grey's et Station 19), la série médicale a eu un impact sur les téléspectateurs avec des storylines stimulantes. Plus récemment, Grey's a exploré la violence domestique avec le personnage de Jo interprété par Camilla Luddington, les préjugés inconscients et de nouvelles histoires pour des personnages transgenres. Cette saison, Grey's présente une relation entre personnes du même sexe avec son premier chirurgien ouvertement homosexuel (Alex Landi, dont le personage Nico est amoureux de l'interne romantique Schmitt, joué par Jake Borelli) dans le cadre de sa "Saison de l'amour". Ce dernier point est particulièrement vrai pour la Meredith de Pompeo, qui explore maintenant des relations sérieuses après avoir perdu sa "personne" lorsque Derek, interprété par Dempsey, a été tué de façon choquante lors de la saison 11.

    "La storyline la plus importante pour moi, ça a été d'interpréter une femme qui a perdu l'amour de sa vie et comment se passe la vie quand on doit continuer après avoir perdu le côté droit de son corps ? Son départ signifiait-il que je n'avais plus d'importance ou que ma magie et mon alchimie avaient disparu ? On a vu que je pouvais me débrouiller seule et que les femmes qui perdent leur conjoint ou leurs enfants peuvent continuer. Pour pouvoir dépeindre quelqu'un qui a pu traverser les moments les plus difficiles que vous pouvez vivre - la mort d’un être cher - et pouvoir décrire sa survie est ce qui a le plus important ", a déclaré Pompeo, les yeux pleins de larmes, comparant la perte de Meredith au décès de sa propre mère quand elle était jeune. "Après ça, on pense qu'on ne peut pas continuer... Donc la boucle est bouclée."

    D'autres membres du cast mettent en avant des storylines médicales qui ont aidé les téléspectateurs à poser des diagnostics pour leurs proches. Wilson est particulièrement fière de l'épisode sur le syndrome de vomissements cycliques, tandis que Chambers choisit d'explorer la maladie mentale avec la mère d'Alex dans une intrigue introduite pour la première fois au début de la série.

    Mais toutes les personnes impliquées peuvent souligner plusieurs sujets explorés dans la série, qui ont contribué à ouvrir les esprits et à permettre aux téléspectateurs de voir une version d'eux-mêmes à la télévision. "Le mariage de Callie et d'Arizona était très important et on pense aux différents pays dans lesquels l'épisode a été diffusé et où ils ne pensaient peut-être pas qu'ils étaient prêts pour de grandes choses comme celle-là", déclare Williams. "Que ce soit la jeune femme transgenre que je viens de rencontrer qui a eu le sentiment d'être acceptée parce qu'elle a vu une patiente trans dont l'histoire n'était pas centrée sur sa transexualité, ou l'épisode de violence policière - qui est proche du travail que je fais - le thème principal est de permettre aux gens de se sentir vus et pris en considération."

    Et parfois, l'impact de Grey's est plus subtil qu'une storyline ou un patient. "Des femmes noires ont dit que j'étais la raison pour laquelle elles ont décidé de garder leurs cheveux naturels", a déclaré Kelly McCreary, qui joue la demi-soeur de Meredith, Maggie, depuis la fin de la saison 10. "Si me voir à l'écran représentant nos cheveux dans leur état naturel a libéré les téléspectateurs de l'idée qu'ils étaient mauvais, peu attirants ou peu professionnels ou quoi que ce soit d'autre dont on essaie de nous convaincre à ce sujet, c'est remarquable."

    Faire quelque chose de nouveau (qui paraisse toujours familier)

    Tout ceux qui sont présents dans Grey's vont attribuer le mérite de la recrudescence de l'esprit créatif et des audiences de la série à Vernoff, qui, comme le dit Chambers, "a cliqué sur le bouton refresh pour revigorer la série". Kim Raver, qui reprend son rôle de Teddy après avoir été dans la série durant les saisons 6 à 8, ressent la même bonne vieille énergie qu'il y avait dix ans plus tôt et attribue à Vernoff le fait qu’elle a "infusé les ondes typiques de Shonda Rhimes." Et même si Vernoff sourit en entendant les paroles aimables des acteurs sur son travail, elle est consciente du pouvoir que procure l'écriture pour un personnage adoré tel que Meredith Grey."Quand Meredith Grey parle, les gens écoutent", a-t-elle déclaré, alors qu'elle a récemment signé un gros contrat avec ABC Studios. "Il y a tant de ténèbres et tant de choses dont il faut avoir peur et cette série a tellement d'impact. Les gens ont grandi avec Meredith. Mon objectif est donc de pouvoir faire entendre sa voix sur la planète et avoir un impact : changer les cœurs et les esprits."

    Vernoff est consciente qu'elle a déjà accompli cet impact. La showrunner - qui a parlé franchement des questions d'actualité concernant Hollywood, comme le mouvement #MeToo, l'égalité salariale et d'autres choses - a rappelé une conversation qu'elle a eue récemment avec Rhimes au cours de laquelle la créatrice de Grey's a raconté l'histoire d'une maquilleuse dont le frère est un gay coréen et qui a été ému de se voir représenté à l'écran. Parmi les autres faits marquants, citons un scénariste de Grey's, qui a écrit une lettre dans laquelle il raconte avoir vécu la mort de son père à l’âge de 16 ans et trouvé du réconfort dans la storyline avec George (T.R. Knight) et Cristina qui parlent du "Club des pères morts". "Porter ma douloureuse perte à la télévision et aider les autres à traverser cette situation est très important pour moi", déclare Vernoff à propos de l'origine de cette histoire.

    En ce qui concerne l'épisode du record, Vernoff n'a pas voulu écrire un clin d'oeil à Urgences - en raison de sa relation avec Wells sur Shameless et du fait que l'ancienne série médicale de NBC a été une des séries qui lui ont donné envie de devenir scénariste à la télévision. Au lieu de cela, elle a choisi de faire quelque chose que Grey's n’a jamais fait auparavant. "Dans le 300e épisode, on a fait un grand nombre de clins d'œil à l'histoire et aux débuts de la série. Je ne sais pas si Urgences l'a fait ou non, mais ce que j'ai créé est un épisode sans médecine", déclare Vernoff à propos de l'épisode de Grey's. McCreary ajoute: "On est dans une scène de fête et j'attends toujours que quelqu'un ait besoin d'une trachéotomie ! Mais c'est génial parce que cela ressemble à une véritable célébration des personnages."

    Jalon significatif

    Alors que l'épisode apparait comme une célébration du record, les acteurs chantent la même chanson lorsqu'elles sont interrogées sur l'importance de faire un nombre monstrueux de 332 épisodes. Toutes les personnes impliquées se souviennent de leur choc au début, à savoir que la série dont peu de gens pensaient qu'elle marcherait est devenue la franchise la plus puissante qui soit aujourd’hui.

    "Mon objectif était de faire le pilote, de prendre le chèque et de payer quelques factures !" se souvient Wilson en riant. Chambers ajoute : "Quand on était en deuxième saison, je disais à tout le monde : 'Tu penses qu'on va encore avoir deux années ?' Je voulais juste que mes enfants aillent à l'université." Et maintenant, certains ont terminé !"

    Pompeo souligne également la valeur du record dans le paysage télévisuel actuel où les téléspectateurs ont la possibilité de choisir parmi près de 500 séries scénarisées et plus de 700 offres non scénarisées sur un éventail de plateformes alors que la concurrence est étendue à d'autres formes de divertissement comme les jeux vidéo et les podcasts. "Le fait que nous soyons toujours la série dramatique n°1 de la chaine et que nous puissions survivre dans ce paysage après 15 années, c'est incroyable", a déclaré Pompeo. "C'est incroyable également dans un sens plus large parce que c'est quelque chose à laquelle j'ai résisté et dont j'ai dit que je ne le ferais jamais."

    En ce qui concerne Williams, il est à ce jour apparu dans plus des deux tiers des épisodes de Grey's Anatomy après avoir rejoint la série en tant qu'acteur récurrent en saison six. C’est un fait bouleversant pour l’acteur qui pensait au départ que la série ne serait disponible que pendant quelques saisons supplémentaires lorsqu’il a signé pour la première fois. Il se moque maintenant de ceux qui utilisent Grey's Anatomy comme une punchline." Cette réaction - "Oh, Grey's est toujours diffusée" - au début, je m'en offusquais mais plus maintenant car il ne s'agit pas vraiment de notre série ; c'est le business, parce que les séries ne durent pas aussi longtemps", déclare-t-il. Ses sociétés de technologie sont toutes inspirées par le message de visibilité qu’il voit tous les jours dans Grey's. "Je suis vraiment fier de ce qu'on fait ici. Je ne serais pas là depuis si longtemps si ce n'était pas le cas."

    L'avenir

    Alors que Grey's n'a pas officiellement été renouvelée pour sa 16e saison, c'est considéré comme acquis puisque le contrat de Pompeo couvre la saison 2019-2020. Karey Burke, présidente d’ABC Entertainment, et Patrick Moran, le grand patron d’ABC Studios, s’inclinent devant ce que Pompeo et Grey's ont été en mesure d’accomplir. "Nous sommes émerveillés par cette réussite rare et incroyable", a déclaré Moran. "Faire 15 saisons de télévision innovantes et convaincantes - et maintenant battre des records - c'est une chose pratiquement inconnue, mais Shonda, Betsy Beers, Krista, Ellen et l'incroyable cast et l'équipe technique ont réussi à le faire. Nous sommes très fiers de cette série et de cette équipe." Karey Burke ajoute : "C'est vraiment approprié et mérité que Grey's Anatomy, une série qui ne cesse jamais de nous inspirer, de nous surprendre et de nous émouvoir, réalise une chose à laquelle aucune série médicale en primetime ne peut prétendre. La barre créative mise en place par Shonda, Betsy, Krista, Ellen et l’ensemble du cast et de l’équipe technique va maintenir le caractère emblématique de cette série durant des générations, et en tant que l’une de leurs millions de fans, je les félicite pour cet événement historique."

    Pompeo, elle aussi, sait qu'elle a vécu quelque chose de spécial au cours de sa décennie et demie dans Grey's, où elle a eu la possibilité rare de faire de Meredith un personnage tout en évoluant en tant qu'actrice et productrice. "J'ai bouclé la boucle dans cette série en étant d'abord une actrice sans voix, qui n'avait pas son mot à dire et qui était terrifiée à l'idée de prendre la parole ou de défendre mes intérêts de quelque façon que ce soit", a-t-elle déclaré. "Je suis maintenant quelqu'un qui est entendue et qui a son mot à dire. Je suis une de mes patronnes et c'est une situation inhabituelle pour une actrice à Hollywood : pouvoir dire ce que je veux et ce que je ne fais pas. Si je quittais la série, je ne pense pas que j'aurais la même situation ailleurs."

    Cela ne veut pas dire que Pompeo n’a pas eu l’idée de quitter Grey's au fil des annés. L'actrice a parlé plusieurs fois franchement de l'expérience qu'elle a vécue comme l'ont fait de nombreuses stars d'anciennes séries quand elles envisagent de partir pour tenir de nouveaux rôles. Mais au bout du compte, l'idée de quitter quelque chose d'aussi important que ce que Grey's est devenue s'est avérée impossible. "Vous ne pouvez pas ignorer le phénomène mondial qu'est cette série. Comment pouvez-vous vous partir ou l'ignorer ?" dit Pompeo. "Etre le visage et la voix d'une chose qui peut générer autant d’argent, seul un très petit nombre de personnes peuvent dire qu’ils ont atteint cet objectif. Si vous avez la chance d’être le visage et la voix d'une chose qui a généré des milliards de dollars pour une chaine, c'est quelque chose dont on peut être fier."

    Pendant ce temps, Pickens est en pourparlers pour un nouveau contrat qui le verrait continuer dans Grey's Anatomy dans le rôle de l'ancien vétéran, Richard Webber. ("Rien n’est encore décidé, mais plus que probablement, je serai là", dit-il.) Pickens ajoute que l’idée de s’attaquer à Gunsmoke ou à Law & Order: SVU - cette dernière battra le record de la série dramatique la plus longue de la télévision en primetime qaud elle sera renouvelée pour sa 21e saison - reste "fascinant". Wilson, quant à elle, a un objectif en tête maintenant que Grey's a battu le record de Urgences. "J'aimerais être quelqu'un qui commence et qui termine", dit l'actrice, dont le contrat arrive également à terme cette saison. "Quand la série sera prête à tirer sa dernière cartouche, je veux en être."

    Voir des fantômes

    A propos des nombreux départs notables d'acteurs, Vernoff, Pompeo et tous les autres acteurs ont une réponse rapide à donner à la question de savoir quels anciens partenaires de Grey's ils aimeraient ramener aux Studios Prospect.

    Ellen Pompeo: "J'aimerais que Sandra Oh soit dans la série mais pas plus que j'aime voir Sandra Oh faire ce qu'elle fait dans le monde. Pas plus que j'aime la voir briller toute seule aux Golden Globes et dans Killing Eve. Alors je dirais non à son retour. J'aime toutes les personnes qui ont participé à cette série, peu importe le temps qu'ils ont passé ici et que ça ait été tumultueux ou pas."
    Justin Chambers: "Richard Herrmann. Il a joué mon interne pendant un moment et ça a été une telle joie de travailler avec lui. Il est décédé, mais j'ai eu la grande chance de travailler avec lui."
    Chandra Wilson: "Bailey était une fan de George O'Malley. Mais le truc avec notre série, c'est qu'on garde toujours nos anciens personnages en vie ; il n'y a pas une personne dont on ne parle jamais, car chacun de ces personnages a été le fondement de ce pour quoi nous sommes là."
    James Pickens: "Je suis dans ce milieu depuis près de 40 ans et Sandra Oh a apporté quelque chose de très spécial à chaque scène."
    Kevin McKidd: "Sandra Oh, Cristina, en particulier avec la façon dont se passent les choses avec Amelia, Teddy et Owen pour le moment. L'intégrer dans ce bazar ? Owen prendrait la fuite et ne reviendrait plus jamais."
    Kim Raver: "Sandra Oh. J'ai commencé avec des scènes folles et intenses avec elle - comme lorsque Henry (Scott Foley) était en train de mourir - et je l'aime comme une amie et je l'admire en tant qu'actrice."
    Jesse Williams: "Frances Conroy. Elle était là en saison 7 et je n'ai pas pu travailler avec elle. Elle est formidable et elle était dans l'une de mes séries préférées, Six Feet Under."
    Camilla Luddington: "Kyle Chandler. J'adore Friday Night Lights."
    Caterina Scorsone: "Chyler Leigh (Lexie). Elle est tellement amusante et elle est super bonne dans le drame et la comédie. Je suis triste de ne pas avoir pu travailler avec elle plus souvent."
    Kelly McCreary: "Kate Burton. J'aimerais beaucoup que Maggie et Ellis puissent interagir. Kate et moi avons joué une pièce de théâtre ensemble en 2014. Elle est l'une des personnes que je préfère."
    Giacomo Gianniotti: "Jessica Capshaw. On a ri jusqu'à ce que la morve nous sorte du nez. Ça me manque de l'avoir avec moi."
    Debbie Allen: "J'ai eu tellement de plaisir à diriger Patrick Dempsey quand il était là. Je l’ai surnommé Dash parce qu’il arrivait sur le plateau, regardait sa montre et il voulait que ça bouge. Il n’a jamais aimé faire beaucoup de prises mais il a toujours été génial. Je n’ai pas pu jouer avec lui, mais j’ai réalisé certaines de ses meilleures scènes pendant que j’étais ici. On pense à lui avec affection."
    Krista Vernoff: "Sandra Oh. Ça me manque d'écrire pour Sandra et Cristina." source
     

     


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