• La mort de DeLuca : nouvelles interviews

    Krista Vernoff et Gianniotti ont discuté avec The Hollywood Reporter de la façon dont la mort de DeLuca s'inscrit dans une saison qui a placé le COVID-19 en tête des priorités de la série et de ce qui va suivre.

    Meredith est sous respirateur et c’était la dernière image avant le retour de la série ce soir. Pourquoi est-ce important que ce soit l'image que les téléspectateurs ont de ce personnage emblématique depuis trois mois ? Elle est toujours sous respirateur.
    Vernoff : C'était le final de la mi-saison. Parfois, les histoires se racontent d'elles-mêmes et les choses se produisent de manière très puissante. En tant qu'image, cela agit sur le psychisme des gens et les aide à comprendre que cette pandémie est en cours et profonde et qu'elle a un impact vraiment douloureux sur les gens. C'est une image puissante qui aide les gens à se rappeler pourquoi ils sont confinés chez eux. Si cette chose peut toucher Meredith Grey, elle peut toucher n'importe qui.

    Cette saison a placé le COVID-19 au sommet de la liste des sujets évoqués dans la série, avec des représentations réalistes de tout ce qui se passe, des médecins infectés, d'autres luttant avec la gravité émotionnelle et, dans le final de mi-saison, les hôpitaux ont atteint leur capacité. Lorsqu'il a été diffusé, cet épisode était tristement prémonitoire. Comment le reste de la saison se déroule-t-il en termes de proximité avec ce qui se passe dans le monde actuellement ?
    Vernoff : Ce qui est intéressant dans le fait qu'il s'agisse d'une prémonition, c'est que nous avons dit la vérité sur ce qui se passait en mai 2020 dans l'état de Washington et ce qui se passait à nouveau à Los Angeles en décembre, lorsque l'épisode a été diffusé. On n’a pas été des devins, on a raconté une histoire qui s'est déroulée au début de la pandémie. C’est étonnant de voir comment, lorsqu’on a commencé la série, on pensait rentrer chez nous pour deux semaines et maintenant, un an plus tard, on regarde tout ça de cette manière. Ça me stupéfie toujours. On ne fait pas un bond en avant vers un futur imaginaire où le Covid est une chose du passé. On est encore dans le passé dans la deuxième moitié de la saison. C'est l'une des décisions qu’on a prises lorsqu’on a décidé que Meredith aurait le Covid et que cela couvrirait une bonne partie de la saison. On n’a pas décidé que Meredith serait dans un lit avec le Covid pendant 11 mois. On est encore en mai/juin 2020 sur le plan créatif. On ne fait pas de saut en avant pour ne pas devoir tenter de suivre ce qui se passe maintenant ; on regarde ce qui se passait à ce moment-là.

    Dans une saison qui explore le Covid, pourquoi la première mort d'un personnage majeur n'a pas de rapport avec ça ? Est-ce que cette mort était censée être dans le final de la saison l'année dernière?
    Vernoff : Il n'y avait aucun projet de tuer DeLuca à la fin de la saison dernière. Je ne voulais absolument pas le tuer la saison dernière parce qu'il avait traversé une crise mentale et qu'il s'en était sorti. Je voulais montrer qu'une personne peut traverser une crise mentale et s'en sortir en étant un membre fonctionnel et utile du personnel hospitalier. L'histoire de DeLuca qui revoit cette trafiquante sexuelle, la suit à la sortie de l'hôpital et refuse de la lâcher, devient une partie de Station 19 et la suit, et juste quand on pense qu'il la tient, quelqu'un le frappe. On pense qu'il a été frappé, mais ensuite on se rend compte qu'il a été poignardé, puis il se retrouve sur la plage avec Meredith. Ma réaction quand cette histoire m’est venue en tête, ça a été, "Quoi ? !". Putain ! Non ! Vraiment ! ? C'est ce que je suis en train de faire ? Non !" Plusieurs fois après l'avoir présentée aux scénaristes et avoir conçu la saison autour de cette histoire, j'ai commencé à me dégonfler et à me remettre en question. "On peut le sauver ? ! Peut-il vivre ? !" Non, il ne le peut pas. Nous avons eu beaucoup de morts sur le point de survenir et nous avons sauvé ces vies depuis que j'ai repris la série. Donc maintenant les gens s'attendent à ce que ça se passe comme ça. C'était ça, l'histoire. Ça a été aussi choquant pour moi que pour vous.

    Giacomo, quelle a été votre réaction quand tu as reçu l'appel annonçant qu'Andrew allait être tué ?
    Gianniotti : Krista et Debbie Allen m'ont appelé dans un bureau pour me dire qu'elles avaient essayé différentes choses et qu'elles revenaient toujours à l'histoire de trafic de la saison dernière. Cette intrigue a été très bien accueillie et, de ce fait, elles savaient qu'elles devaient continuer à l'explorer. Elles ont vu l'occasion de raconter une belle histoire qui mettait en lumière le trafic d'êtres humains et de faire de DeLuca un héros qui accomplit un acte vraiment noble pour arrêter ce malfaiteur, mais qui lui coûtera malheureusement la vie. J'ai participé à la série pendant sept saisons et j'ai pensé que c'était une excellente façon de m’en aller. Krista, qui gère également Station 19, a eu l'idée d'en faire un crossover pour pouvoir raconter l'histoire en deux épisodes et passer du temps avec DeLuca. Je suis un conteur et la meilleure histoire l'emporte toujours, et j’ai trouvé que c'était la meilleure histoire.

    Quel était le point le plus important que vous vouliez aborder avec l'intrigue de DeLuca ? Il meurt en héros, ce qui est un peu le summum pour la mort dans Grey’s.
    Vernoff : J'étais moi-même confrontée au deuil quand cette histoire est arrivée. Alors qu’on vivait ce traumatisme partagé du Covid, de la quarantaine et de l'éloignement des gens qu’on aime, je voulais que toutes les autres tragédies du monde cessent. Ça ne semblait pas juste. L'Alexandria House, une association caritative que je soutiens à Los Angeles et qui accueille des femmes battues et leurs enfants - donc des personnes qui ont déjà été traumatisées - la première semaine du confinement, l'Alexandria House a pris feu. Je me suis dit, "Quoi ? ! Ce n'est pas assez le Covid ? Mais tout le reste ne s'est pas arrêté à cause du Covid et nous avons tous dû faire face à d'autres choses aussi, et à d'horribles tragédies qui font partie de la vie. C'est en partie de là qu'est née cette histoire. Tous ces gens vont mourir du Covid, mais parfois d'autres personnes meurent tout simplement. Et c'est vraiment horrible. En regardant cet épisode, en voyant la mère de DeLuca l'accueillir sur la plage et en ressentant ce chagrin, j'ai pleuré plus fort en regardant cet épisode que je n'ai pleuré depuis la mort de George O'Malley. Je remercie Giacomo d'avoir joué ce personnage de façon tellement belle et puissante qu'à travers la mort de DeLuca, je crois qu'il y a une opportunité pour nous tous de libérer notre chagrin collectif.

    DeLuca réapparaîtra-t-il sur cette plage cette saison ?
    Vernoff : Non. Je pense que le fait qu'il s'en aille avec sa mère était la conclusion la plus puissante pour ce personnage. Mais vous le reverrez, mais pas sur la plage.
    Gianniotti : Même si sa vie s'est achevée, il y a de nombreuses façons de montrer les personnages qui sont morts. J'ai hâte de raconter d'autres histoires de cette manière. Peut-être qu'il y aura des flashbacks ou d'autres scénarios avec DeLuca. C'est à peu près tout ce que je peux dire. Mais ce n'est pas une manoeuvre ; il est vraiment mort.

    Comment s'est passé le tournage sur cette plage, étant donné l'importance de ces scènes pour les téléspectateurs ?
    Gianniotti : Ellen et moi, on n’a pas arrêté de se pincer. Ça a été incroyable de pouvoir tourner sur une plage. C'était bien d'en faire partie et que DeLuca ait son moment et parle avec Meredith. Il y avait beaucoup d'affaires inachevées entre eux. Peut-être que si Meredith n'avait pas été malade, la première partie de la saison aurait pu être consacrée à la reprise de leur histoire d'amour là où elle s'était arrêtée. Mais les circonstances ne l'ont pas permis. C'était bien que DeLuca puisse au moins la remercier pour tout ce qu'elle lui a donné.

    Comment pensez-vous que Meredith va réagir à la mort de DeLuca ?
    Gianniotti : C'est difficile à dire parce qu'on pense au rêve et à ce qui s'est passé à la fin de l'épisode et on se demande si Meredith va faire le rapport avec la métaphore : s'il rejoint sa mère, cela doit vouloir dire qu'il me quitte et qu'il passe à autre chose. Peut-être que cela va se traduire par sa sortie du coma ? Qui sait ? Ou ce sera une énorme surprise quand elle se réveillera. Il y a une comparaison très évidente et flagrante avec la réalité dans le fait que tant de professionnels de la santé ont perdu les leurs à cause du Covid. C'est une représentation et un reflet direct de cela. Ça va envoyer une onde de choc à tous les personnages de l'hôpital - et peut-être surtout à Meredith.

    Sachant que Meredith se bat contre le Covid, on a l'impression qu'il y a deux issues possibles. A quel point votre storyline du Covid a-t-elle un impact sur les différentes fins que vous êtes en train d'élaborer, compte tenu de l'avenir incertain de la série ?
    Vernoff : Vous en saurez plus en regardant la série. (Rires)

    Sans rien dévoiler, comment décririez-vous les autres personnes qui vont rendre visite à Meredith sur cette plage magique ?
    Vernoff : Il y a des surprises très amusantes à venir. C'est l'une des choses que j'ai appréciées, c’est comme des rayons de lumière dans l'obscurité de cette histoire devenue nécessaire à cause du Covid. Cette plage est un rayon de lumière et les surprises des personnes que vous y voyez sont des rayons de lumière. Et je ne veux pas enlever ça.

    Pouvez-vous confirmer qu'il y aura d'autres personnes qui apparaîtront sur cette plage et que les téléspectateurs n'ont pas encore vues cette saison ?
    Vernoff : Oui.

    Giacomo, vous avez fait vos débuts de réalisateur dans Grey's cette saison. Après sept saisons, y a-t-il eu une chose que vous vouliez faire dans la série sans en avoir eu l'occasion ?
    Gianniotti : Ça a été un cadeau. Ils ont rassemblé tout ce que je voulais faire en deux épisodes, ils ont écrit l'histoire dont je rêvais pour mon départ. J'ai eu l'occasion de faire un film d'action dans Station 19, en poursuivant un criminel et sans porter de blouse. C'était amusant et ce n'était pas quelque chose que j'avais eu l'occasion de faire dans Grey's pour des raisons évidentes. Toutes les scènes avec Ellen où on a pu prendre notre temps et être ensemble sur la plage ça a été un bon moyen de régler les derniers détails. Quant à la storyline sur la santé mentale, ce fut un honneur et un privilège de la raconter. En fin de compte, c'est une question de représentation et c'est énorme pour les gens de voir qu'une personne bipolaire peut être titulaire et commander un service entier dans un hôpital.

    As-tu gardé quelque chose du plateau ?
    Gianniotti : Non ! Peut-être que j'irai voler mon stéthoscope la prochaine fois que je viendrai !

    Quelle est la prochaine étape pour vous ? Avez-vous l'intention de revenir dans Grey's en tant que réalisateur ?
    Gianniotti : J'ai définitivement investi une tonne de temps dans la réalisation et j'espère continuer à le faire ici et ailleurs. Je suis à la recherche de nombreuses opportunités en Italie et au Canada en tant que réalisateur et acteur et j'ai quelques projets à l'horizon que je suis impatient de partager. source


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