• Patrick Dempsey

    Le week-end prochain, Patrick sera de retour dans sa ville natale de Lewiston, dans le Maine, où se déroulera le Dempsey Challenge. A cette occasion, le Sun Journal a recueilli le témoignage de quelques personnes qui ont connu l’acteur enfant.

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    Parmi ces personnes, Denise Reehl qui était venue à la Buckfield High School pour aider les élèves à monter une pièce. Les enseignants l’avaient mise en garde. "Méfiez-vous de ces deux là. Ils n’arrêtent pas de faire les fous en classe. Ils ne resteront pas en place plus de cinq minutes." Denise avait ignoré les avis des professeurs et avait donné un projecteur à chacun des gamins. L’un d’entre eux était Michael Miclon, qui a créé plus tard le Théâtre Oddfellow, dirigé la Commission des Arts du Maine et financé et dirigé son propre film. L’autre était un farfadet : Patrick Dempsey. "Il était petit” se souvient Denise. "Il n’avait rien à voir avec ce qu’il est maintenant, grand et large d’épaules. Il était vraiment cet enfant nerveux qui ne peut pas rester en place."

    A l’automne de l’année 1980, il était un élève de troisième. Seulement quatre ans plus tard, il allait rejoindre la troupe itinérante de Harvey Feinstein, pour "Torch Song Trilogy." L’année suivante, son premier film débuterait. Tout le reste – de Grey’s Anatomy jusqu’au Patrick Dempsey Center for Cancer Hope & Healing – viendrait des décennies plus tard. A l’automne de l’année 1980, il était seulement un enfant normal avec un sourire trop mignon et une attitude de "laissez-moi vous montrer ce que je peux faire". Cependant, il voulait être une star de cinéma. "C’était l’objectif de Pat" déclare Michael Miclon. "C’est ce qu’il voulait faire. Pat voulait faire des films."

    Toutd’abord, il a dû supporter l’école. Se tirer d’affaire. Le lycée n’a pas été simple pour Patrick. C’était un gamin charmant, mais il avait du mal à s’intégrer en dépit du fait que sa mère, Amanda, travaillait à l’école comme secrétaire. "Pat était un de ces gosses qui intimidaient tous les mecs parce qu’il était plus relax, plus avancé et plus à l’aise avec les dames" déclare Michael Miclon, qui était devenu l’ami de Dempsey, d’un an plus âgé que lui. "Je crois que ça agaçait beaucoup les gars. Alors, beaucoup d’entre eux essayaient tout le temps de le tabasser, de lui courir après ou de le foutre dans les casiers, des trucs comme ça. Parfois, il usait de son charme pour échapper à tout ça."

    Il est dyslexique aussi, ce qui a gâché ses études. Il s’en est sorti pourtant, rejoignant même le club de lecture avec Michael. "Il était mignon, amusant et drôle mais il restait difficilement concentré" se rappelle Jody Douglass, qui dirigeait le club et sert aujourd’hui de bibliothécaire adjointe à l’école. "Il n’a jamais voulu parler du livre. Il a rejoint le club parce que quatre fois par an, on allait voir la Portland Stage Company. On pouvait assister à des pièces."

    Il essayait déjà de devenir un artiste. Un professeur du collège, Paul McKinney, lui avait appris à jongler. "Patrick jonglait avant moi" déclare Michael qui est devenu un maitre jongleur plus tard. "J’étais en quelque sorte le clown de la classe mais je ne contrôlais pas ce que je faisais. Il était le gars qui anime les spectacles, et il jonglait et roulait en monocycle et des choses comme ça."

    Denise Reehl l’avait mis en contact avec Randy Judkins, un artiste chevronné. Patrick s’était inscrit à deux camps où Judkins lui a appris les arts du cirque, y compris le monocycle, la jonglerie et faire le clown. "Il apprenait rapidement" confie Judkins. "Il était très physique. Je me souviens avoir été assez étonné de voir à quelle vitesse il apprenait les choses." A la fin des camps, Judkins a accepté de coacher Dempsey. "Il m’a dit, ‘Comment puis-je vous payer ça ?’. Je lui ai dit, ‘Tu n’as pas à le faire si tu viens m’aider à ratisser mes feuilles’." Son père l’amenait chez moi pour quelques heures. Il ratissait mes feuilles et après, on jonglait ou on roulait en monocycle. Il était si jeune et vraiment très intéressé et vif, avec tout ce qu’il apprenait." Judkins se souvient que, souvent, il ne montrait qu’une seule fois à Patrick comment faire quelque chose. "Il revenait le lendemain et il avait appris par lui-même. Il y consacrait son temps. il était vraiment assidu."Pour Judkins et son épouse, il était comme un membre de la famille. "Nous n’avons pas eu d’enfants, alors nous l’avons un peu considéré comme tel. En plaisantant, on l’appelait ‘notre fils’".

    En 1981, Judkins a aidé Dempsey à mettre au point un petit enchainement. En juillet, Judkins et sa femme ont conduit le garçon jusqu’à Cleveland pour la 34e Convention Internationale de Jonglerie. "Il a fait un enchainement avec trois balles et un autre avec quatre balles. Il a mis le feu. Les juges ont été réellement impressionnés par son énergie et son talent. Il a obtenu un très bon résultat."Il est revenu avec une seconde place dans la catégorie junior.

    Après, il est devenu le jongleur de référence à Buckfield. Il avait fait imprimer des cartes de visite sur lesquelles on lisait, "Pat Dempsey JONGLEUR". Elles mentionnaient aussi ses autres talents : ventriloque, marionnettes, monocycle et clown. Il a même donné des leçons. Jody Douglass se souvient que son fils, Jason, était devenu un de ses premiers clients. "Un jour, Jason est rentré à la maison et m’a dit, ‘Patrick Dempsey a dit qu’il m’apprendrait à jongler pour 5$ de l’heure’ et j’ai répondu, ‘Je ne paie pas 5$ de l’heure pour que tu apprennes à jongler’. Alors, Patrick lui a donné des cours tout de même."

    Dempsey a aussi coaché Michael Miclon. Après, ils ont créé un numéro qu’ils ont appelé "Les gentlemen". Leur première représentation a eu lieu à Turner au Boofy Quimby Memorial Center. "Je ne me souviens même pas combien de spectacles nous avons fait" regrette Michael. "Je ne crois pas qu’il y en a eu beaucoup. Je sais qu’il y en a eu quelques-uns. Pat passait et on travaillait nos trucs." Dempsey jonglait. Miclon racontait des blagues et récitait des textes comiques. "Il était plutôt motivé, explique-t-il. "C’est la raison pour laquelle il est devenu un aussi bon jongleur."Dempsey a commencé à ne plus penser qu’à ça. "Un fois que vous avez enfin un exutoire , vous ne voulez plus rien faire d’autre. C’est comme ça que ça s’est passé pour moi et je sais que ça a été la même chose pour Pat." Le numéro a pris fin en 1982, quand Dempsey a entamé sa première à la St. Dominic's Regional High School, à Lewiston. "Ça a mis fin au partenariat en quelque sorte. On est resté un petit peu en contact."

    A la fin de sa première, Dempsey a participé au concours de Talent America. Il a remporté le premier prix de la catégorie spectacle, à Portland, et a été au concours national à New York, qu’il a gagné, aussi. Moins d’un mois plus tard, on lui offrait de faire une tournée avec la pièce "Torch Song Trilogy". Le travail consistait à remplacer un autre acteur adolescent, Jon Cryer (maintenant la star primée par un Emmy de "Mon Oncle Charlie").

    Dempsey n’a pas accepté immédiatement. La décision de laisser partir son fils de 16 ans en tournée théâtrale dans tout le pays, a pesé sur sa mère, Amanda. Ce serait une décision difficile pour n’importe quel parent. "Elle m’a appelée" confie Denise Reehl. "Elle m’a demandé si je laisserais mon fils partir. Cela signifierait qu’il quitte l’école, ai-je répondu. Patrick n’aimait pas ça et il ne s’en sortait pas bien." Denise a pris son temps pour répondre à Amanda. "La façon dont il apprend ne passe pas par les cours académiques. Et le théâtre est une passion qu’il a maintenant. Ça le passionne tellement. Je suppose que si je voyais mon fils comme ça, je dirais OK. Il pourrait toujours obtenir son GED." "Vous savez, c’était une décision importante à prendre" ajoute-t-elle, "et c’est comme ça qu’elle l’a prise. Ça a certainement changé la vie de Patrick et maintenant, nous pouvons dire que ça a été pour un mieux."

    Dempsey et Miclon ont continué à rester en contact un petit peu, jusqu’à ce qu’arrive le premier film de Dempsey, "Heaven Help Us". Dempsey a donné à Miclon son ancien matériel de jonglerie et une colombe qu’il avait utilisée sur scène. "J’ai dû y renoncer parce qu’elle n’arrêtait jamais de roucouler. Ça me rendait fou" avoue Miclon. Il était tombé sur Dempsey quand celui-ci était venu rendre visite à ses parents, au début des années ’90, après que les films "Can't Buy Me Love" et "Loverboy" aient fait de lui la coqueluche des jeunes. Ils se sont revus durant le premier Dempsey Challenge en 2009. "C’était bien" déclare Miclon. "Il a été sympa."

    Randy Judkins a animé le gala du Challenge 2010 et il a même joué un sketch médical avec son ancien élève. "C’est un beau et charmant acteur de cinéma. Il comprend les besoins des gens. Tous les bons artistes savent ça. Il est, je crois, une mégastar."

    Denise Reehl n’a plus vu Dempsey depuis des décennies. Elle regarde la plupart de ses films et séries et elle envisage de venir au Dempsey Challenge. "Peut-être que j’irai cette année. J’aimerais le revoir. Je pense que c’est un gars merveilleux. Je suis très heureuse d’avoir été au bon endroit au bon moment pour aider Patrick à voir ce qui sommeillait au fond de lui.” Source

     

    Pour la quatrième année consécutive, environ 3.000 personnes se réuniront pour participer, dans un bel esprit de camaraderie, à diverses activités, en vue de soutenir les projets du Patrick Dempsey Center for Cancer Hope & Healing. Chaque année, le Dempsey Challenge récolte plus d’un million de dollars.

    Patrick Dempsey aurait pu organiser un autre type d’évènement pour récolter de l’argent, mais "je ne veux pas simplement m’asseoir dans une salle de banquet et faire une vente aux enchères. Je voulais promouvoir un style de vie sain dans un endroit qui en a besoin."

    Comme beaucoup de gens, il a connu les ravages du cancer au sein de sa famille mais, contrairement à la majorité d’entre nous, il est en position de faire quelque chose pour lutter contre cette maladie. "Tout a commencé quand j’ai été le porte-parole de l’Amgen Breakaway. Le cyclisme est un sport tellement génial. Quand vous êtes enfant, c’est la chose qui vous donne la liberté. Quand vous êtes adulte, ça vous apporte la liberté émotionnelle. C’est une chose que je pouvais soutenir et pour laquelle je pouvais me passionner.

    Il trouve que son Challenge est différent des autres courses organisées par des célébrités, comme le Levi Leipheimer’s Gran Fondo, dans le sens où il s’agit plus d’une promenade où l’on se fait la conversation, et où les gens viennent ensemble pour nouer des liens, pas pour concourir. "Je fais le Levi’s Gran Fondo. C’est un évènement incroyable où tout le monde est à fond dans la course, ce qui est excitant. Le nôtre est une promenade tranquille et facile, où vous discutez avec les gens qui combattent le cancer ou bien qui ont perdu un membre de leur famille. Ils ont des conversations bel et bien émouvantes."

    Il estime que plus de 15.000 personnes ont fait appel aux services proposés par le Dempsey Center, depuis sa fondation, en 2009. "Le grand succès vient des volontaires. Ceux qui ont survécu au cancer ont tellement de cœur. Le but ultime serait que le Challenge soit diffusé à la télévision dans tout le pays, et aussi d’en faire plus et d’avoir plus d’évènements qui les aident." Ce qu’il préfère dans cette expérience, c’est le nombre de gens qui baissent leurs gardes. "Il n’y a pas vraiment d’ordre du jour. Tout le monde est très ouvert et positif. Dans un monde que je trouve de plus en plus en dur, avec les hommes politiques et tout ça, ce moment est un petit répit sympa. Et en même temps, vous avez vraiment conscience de la vie et de la mort. Vous voyez tout le long du parcours des signes d’hommage et des photos." Source

    Un magazine belge a consacré un article aux hobbies des stars. Patrick est bien évidemment repris dans la catégorie des célébrités passionnées par la compétition automobile. Cliquez sur l'image pour lire l'article.


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