• Patrick Dempsey - photos HQ MerDer

    Je vous l’avais promis en d’autres lieux et comme je tiens toujours mes promesses, je vous propose de découvrir une très longue interview que Patrick Dempsey a accordée il y a quelques semaines, par téléphone, au magazineAuburn Lewiston, lequel comme son nom l’indique est publié dans la ville natale de l’acteur.

    J’ai également rajouté les photos promos de MerDer dans l’épisode 8.03.

    Quand vous regardez en arrière, celui que vous étiez avant que vous ne soyez célèbre, quand vous étiez juste le garçon de Buckfield et Turner, quelles sont les premières pensées qui vous viennent ?

    Parce qu’on vivait à la campagne et que mes sœurs étaient plus âgées, j’ai passé beaucoup de temps seul. Il y a eu beaucoup de solitude à cette période. C’est la première chose dont je me souviens et c’est ce qui m’a amené à passer tellement de temps à skier et à être dehors. Maintenant, j’aime cette intimité et être seul dans les bois. Je veux vraiment que mes enfants connaissent ça aussi.

    Lorsque les gens pensent à la solitude, il y a habituellement une connotation négative mais, dans votre cas, cela a contribué à former votre personnalité indépendante, peut-être à vous adapter à la carrière d’acteur ?

    Oui. Je crois que l’isolement m’a vraiment aidé à être bien tout seul. Et je crois vraiment qu’être dans le milieu cinématographie est incroyablement difficile, parce que vous êtes souvent seul, vous êtes souvent rejeté. Vous devez vraiment développer un esprit individuel fort et être capable de surmonter rapidement le rejet.

    Enfant dans le Maine, qu’avez-vous fait quand vous avez voulu trouver de la compagnie. Comment ça s’est passé à l’école ?

    En général, quand j’étais plus jeune, c’était les sports : baseball, skier en hiver, football en automne. Être sportif a vraiment fait une grande différence en me donnant un sentiment d’appartenance. Et j’excellais bien plus dans les sports que je ne l’ai jamais fait dans les matières académiques, à cause de la dyslexie. J’ai détesté l’école. J’ai toujours trouvé terriblement difficile de me lever le matin et d’aller à l’école parce que c’était un tel combat. Mais ceci dit, j’ai eu réellement soif de connaissances, quand j’ai découvert que j’apprenais vraiment par l’écoute et en suivant des conférences. Mais m’asseoir et lire un livre, c’était impossible.

    Est-ce que cette lutte permanente et la frustration que vous avez ressentie ont joué un rôle dans votre décision de rejoindre des artistes de variété et de finalement partir pour New York, vous faisant quitter la St. Dominic Regional High School à 17 ans ?

    Je crois. J’ai appris à jouer la comédie et à distraire en classe. J’avais été placé dans la classe de ceux qui ont des difficultés d’apprentissage et c’était trop facile, ce n’était pas stimulant. J’ai fini par amuser les gosses de la classe et je crois que c’est là où tout a commencé. Et, bien sûr, croyez-moi, j’aurais adoré être un intellectuel, cela aurait été génial. Le seul regret que j’ai est de ne pas avoir eu une éducation classique, même si j’ai appris beaucoup par le biais de la comédie.

    Comme apprendre grâce à la ''School of Life'' ou ce genre de choses ?

    Oui, absolument. J’écoute souvent des enregistrements de livres. Je regarde des documentaires. Vous pouvez aller à des conférences, au théâtre. J’ai appris comment apprendre par moi-même surtout.

    Retourneriez-vous à l’école pour obtenir votre diplôme ?

    Oh non, jamais. Je n’ai aucun désir d’y retourner et de m’asseoir pour ça. Ce qui est vraiment fascinant, c’est que maintenant je dois revivre tout ça avec mes enfants, que je surveille de très près, surtout la plus âgée, ma fille, pour voir s’il y a un problème ressemblant à la dyslexie, m’asseoir avec elle pour lire et travailler ou trouver des professeurs particuliers pour l’aider à surmonter ses difficultés. Juste parce que je sais que si elle ne termine pas l’école, elle aura un énorme désavantage.

    En parlant d’école, nous avons entendu une rumeur selon laquelle, quand vous étiez adolescent, vous êtes arrivé à une soirée avec une chaise et vous avez dansé avec cette chaise toute la nuit. Est-ce vrai ?

    (rires) Je ne sais pas. Je ne me souviens pas de ça. Je crois qu’il pourrait y avoir eu une chaise à cette soirée avec laquelle j’ai probablement dansé (rires) C’est drôle. Je n’ai aucun souvenir d’avoir apporté une chaise.

    Est-ce que c’est quelque chose que vous auriez pu faire au lycée ?

    Oh probablement. J’aurais pu faire n’importe quoi pour faire rire. J’adorais vraiment faire rire les gens et j’avais un bon sens de l’humour. J’étais certainement le clown de la classe.

    Étrange clown de la classe qui devient une star de cinéma très recherchée. Aucune fille du lycée à qui vous voulez dire "Hé ! Regarde-moi maintenant."

    Oh non, vous savez, je n’ai pas eu beaucoup de rendez-vous. Je pense que j’ai eu une petite amie et j’ai quitté l’école tellement tôt. J’ai arrêté quand j’avais 17 ans et à ce moment là, je pense que j’avais eu seulement des béguins. 

    A quoi ressembliez-vous au lycée ? Si un ancien camarade de classe vous rencontrait, est-ce qu’il retrouverait le même Patrick Dempsey qu’il a connu dans sa jeunesse ?

    Eh bien, j’ai été à trois écoles différentes. J’ai été de nombreuses années à Turner et puis on a déménagé pour Buckfield où j’ai été au collège, et puis les années de lycée à St Dom. Alors, j’ai rebondi de l’un à l’autre. J’ai probablement été une souffrance en classe pour certaines personnes (rires). Mais, vous savez, c’est très dur de faire cette transition vers le collège. Et à St Dom, j’ai eu de très bons moments parce que c’était une plus grande école et c’est l’époque, quand vous êtes ado, où tout est question d’avoir des relations sociales, de sortir et de faire des choses comme ça.

    Adolescent, où alliez-vous trainer en ville ?

    A l’époque il n’y avait guère de choix. On allait à Barefoot Trader et des endroits comme ça.

    Houla ! On n’a plus pensé à Barefoot Trader depuis très longtemps.

    (rires) Eh bien, c’était un des rares endroits où vous pouviez aller en jeans et faire du shopping. Il n’y avait pas autant de possibilités qu’il y en a maintenant, n’est-ce pas. Et à Turner et Buckfield, il n’y avait certainement rien d’autre, rien. C’était vraiment très rural.

    Que pensez-vous de la façon dont se sont développées Turner, Buckfied et Lewiston/Auburn ?

    Eh bien, l’extension urbaine est certaine. Ça a tué le centre-ville. Ce qui est sympa à voir, c’est qu’ils ont restauré certaines de ces anciens immeubles et qu’ils ont utilisé cette belle architecture. C’est beau à voir. Je ne suis pas un grand fan de l’extension urbaine, franchement, et je pense que ça a détruit beaucoup de notre pays, et tout autour du monde, à cause du développement effréné. On voit beaucoup de villes. Elles poussent les unes après les autres et c’est plutôt tragique.

    Un endroit ne reste jamais le même que celui que vous avez quitté.

    Oui. Je crois que c’est une des raisons pour lesquelles je ne me suis pas installé à Turner. Je cherche à quitter Harpswell maintenant, parce que ma mère a déménagé pour revenir dans la région de Lewiston-Auburn. Je ne sais pas où j’irai maintenant. Je préférerais un endroit plus proche de Lewiston-Auburn. J’espère trouver sur le lac, comme ça, je peux avoir quatre saisons avec les enfants.

    Quel partie de votre vie dans le Maine a eu, selon vous, le plus grand impact sur la personne que vous êtes maintenant ?

    La chose que j’apprécie le plus maintenant, quand je regarde en arrière, est que j’ai passé beaucoup de temps dans les bois du Maine et je pense que c’est ce qui a eu le plus grand impact sur moi, parce que ça m’a donné beaucoup de temps, à moi et à mon imagination. Je crois que les gosses d’aujourd’hui perdent ça à cause de la technologie. Ils sont tous sur leur téléphone portable, leur Blackberry, leur iPad ou leur ordinateur, et il y a là un vrai sentiment de perte d’interaction personnelle et de l’appréciation réelle de ce que c’est.

    Votre principale résidence est située à Malibu maintenant ?

    Oui et, assez bizarrement, ça me rappelle vraiment, de bien des façons, le Maine parce que c’est une petite communauté. La communauté qui y réside en permanence est très petite. Ma fille est dans une classe de 20, 25 enfants. C’est une petite école. Tout le monde connait tout le monde. Tout le monde fréquente tout le monde et il y a beaucoup de régions sauvages autour de nous. Nous avons un parc national derrière chez nous alors les enfants peuvent sortir et être loin de tout.

    De quels aspects de votre jeunesse dans le Maine voulez-vous sûrement que vos enfants fassent l’expérience ?

    Certainement les régions sauvages et la connexion à la terre. J’ai grandi avec des poulets et nous avions des animaux. Vivre dans une ferme, c’est génial pour un gosse, ainsi que le sentiment de liberté quand on court partout sans avoir peur d’être heurté par une voiture ou être kidnappé. Les enfants ont besoin de sortir et de partir en exploration et je voulais faire en sorte que les miens aient cette possibilité. Je pense que Malibu nous le permet.

    Donc, ce n’est pas comme si vous viviez dans une communauté focalisée sur le divertissement ?

    Les gens qui sont dans le milieu artistique parlent toujours de ça parce qu’ils ont des vues similaires. Beaucoup de ces personnes font de l’équitation ou de la randonnée. Ils vont à la gym, ils courent, ils se promènent ou ils font du surf et ils s’occupent vraiment de leurs corps. Ça fait partie du quotidien, de la communauté. Je pense que c’est ce qui se passe à Lewiston maintenant, à cause du Challenge, j’espère. Les gens sont stimulés d’un point de vue personnel pour rouler à vélo ou courir, ou marcher ou rester en forme. Je crois que c’est très important psychologiquement et physiquement. Pour les gens du Maine, spécialement, à mon avis. Quand j’ai grandi là-bas, il n’y avait pas beaucoup de stimulations extérieures. Penser à la Californie qui semblait un monde si lointain. Voyager jusqu’à New York qui était loin. On ne pouvait se sentir proche de tout ça qu’à travers les informations ou la télévision. C’est ce qu’il y a de bon dans la technologie, les gens reçoivent beaucoup plus d’informations immédiatement. Ils sont impliqués, même si c’est dans une cyber communauté.

    Il y a un sketch hilarant que vous avez fait dans le Jimmy Kimmel Live où vous êtes soi-disant en train de péter les plombs parce que vous avez appris qu’une autre célébrité a été désignée par le magazine People comme "l’homme vivant le plus sexy" de 2010. A quoi cela ressemble-t-il d’être une idole et ressentez-vous de la pression à cause cette étiquette ?

    (rires) Vous savez, je suis toujours choqué que quelqu’un dise ça de moi. Je ne prends pas ça très au sérieux. C’est certainement flatteur, mais non. Vous savez, j’ai toujours été très étonné du succès de la série et d’avoir été appelé McDreamy. Je me demande toujours de qui ils parlent quand ils disent ça, réellement. C’est bien. Je suis juste heureux d’avoir du travail. Je crois que c’est vraiment important de ne pas se prendre trop au sérieux pour ce genre de choses.

    Vous vous souvenez du sketch ?

    (rires) Oh oui. On a passé du bon temps à se demander ce qu’on pourrait faire. C’est un espace très créatif, le show de Jimmy Kimmel. Ils cherchent toujours le bon moyen de faire une blague et ils se disent, "amusons-nous avec ça". Ils m’ont dit, "On va te superposer à ton image". Alors on a essayé cinq ou six prises différentes, et des façons différentes de tourner la scène. Oui, c’était amusant. (rires)

    Pour tous les fans de McDreamy qui nous lisent, quelle est la scène d’amour dans laquelle vous avez jouée et que vous avez préférée, et pourquoi ?

    Oh c’est une grande question. De bien des façons, j’ai vraiment aimé Made of Honor. Quand on filmait en Ecosse, c’était vraiment romantique. Etre là avec tous ces châteaux autour, et la campagne… c’était plutôt romantique. Que vous aimiez le film ou pas, c’était une de mes scènes favorites. Dans Some Girls, on tournait à Montréal en plein hiver et ces scènes là sont très romantiques pour moi.

    Quelle a été la pire ?

    Eh bien, c’est très frustrant pour moi, dans la série, de devoir continuer de passer de l’état de couple à la rupture et je trouve que c’est ce qu’il y a de plus dur. J’aimerais voir les scénaristes élever cette storyline à un niveau qui corresponde un peu plus à la vie réelle, où les gens sont aux prises avec de vraies relations amoureuses, où ils vont de l’avant. Mais je pense que c’est la vraie nature de notre série. Je ne pense pas qu’il y ait jamais ce que je veux.

    Quelle est la personne la plus aimable avec laquelle vous avez travaillé à Hollywood ?

    La première personne avec laquelle je suis entrée en contact était la plus gentille : Gene Wilder. Il a été réellement adorable, d’un grand soutien, très ouvert et chaleureux. Ben Kingsley, j’ai fait un film avec lui. J’étais en Hongrie, et Budapest, et j’ai eu de bons moments avec lui. Sir Ben Kingsley, devrais-je dire maintenant. Mais il a été merveilleux dans le travail, vraiment gentille comme personne. J’ai appris beaucoup de lui, je crois.

    A quel point est-ce important dans votre carrière d’acteur d’être celui avec qui il est agréable de travailler ?

    Je pense que c’est immensément important. Vous voyez des personnes qui ne traitent pas bien leurs collègues ou les gens en général. Ils ne font pas long feu. Si vous n’agissez pas de façon professionnelle, cela ressortira un jour et cela vous hantera. Vous n’êtes pas plus spécial qu’un autre. C’est juste que votre occupation, votre travail, est hautement visible et vous ne pouvez pas vraiment l’oublier. C’est un milieu tellement brutal. Vous pouvez connaitre le succès une année et ne pas être engagé l’année suivante. Vous voyez ça tout le temps.

    Et c’est ce que vous avez un peu vécu après votre succès dans les années ’80 ?

    Oui. J’étais jeune et naïf, et je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. J’ai tiré des leçons après ça, après que j’ai vécu cette expérience. J’ai appris surtout ce qu’il ne faut pas faire et ça m’a vraiment préparé, je crois, au succès de Grey’s Anatomy. Je pense que beaucoup de jeunes ne réalisent pas, parce qu’ils n’ont pas d’expérience, à quel point ils sont heureux, chanceux d’être dans la position qu’ils occupent. Et spécialement dans une série télévisée qui a du succès. Il y a beaucoup de gens qui connaissent le succès pendant un bon nombre d’années, quand ils sont dans une série, mais quand la série est finie, vous n’entendez plus jamais parler d’eux. Vous devez être très prudent avec ça. 

    Comment vit-on cette période après un grand succès, ou bien quand on a été dans une série télé comme Grey’s, et qu’on ne vous appelle plus, ou que vous ne décrochez plus les auditions ?

    Vous devez être capable de vous relever quotidiennement. Vous ne pouvez jamais abandonner et vous tirez des leçons. Quelqu’un m’a dit un jour, " L'important ce n'est pas la destination, c'est le chemin parcouru." Et je trouve sincèrement que c’est plutôt vrai et c’est comme cela que vous devez le prendre. Ça va par cycles et vous devez être capable d’éprouver des sentiments, sentir les rejets, les gérer, en tirer des leçons et ensuite avancer.

    Votre sœur ainée, Mary Dempsey, nous a raconté une histoire amusante à votre sujet, où vous étiez tous les deux sortis en douce, un jour qu’elle vous rendait visite, pour acheter de la viande afin de faire des hamburgers. Vous et votre famille, êtes-vous végétariens et si oui, pourquoi ?

    (rires) Non. Ma femme l’est et je crois qu’elle a pris cette décision seulement parce qu’elle aime vraiment les animaux. Elle ne mange pas de viande rouge, bien que je le fasse. Je n’en mange pas beaucoup mais je compense. De temps à autre, j’aurai un steak ou une venaison. Et certainement, avec ma mère qui adore chasser et qui a de la biche, de l’orignal, de l’élan ou quelque chose du genre dans son congélateur, à la maison.

    Et vos trois enfants ?

    Ils ont le choix. Une de mes fils aime la viande, l’autre pas. Et nous avons un grand jardin maintenant. Alors ils aident au jardin et nous en ramenons beaucoup de choses. Je crois, une fois encore, que c’est quelque chose avec laquelle j’ai grandi. Ma mère était tout le temps dans le jardin. Je revis ça maintenant avec mes enfants.

    C’est important pour vous de cultiver votre propre nourriture et de montrer à vos enfants d’où vient la nourriture, comme votre mère le faisait avec vous quand vous étiez enfant ?

    Je crois que c’est vraiment important. Je pense qu’ils réalisent à quel point c’est dur d’avoir ce qui arrive dans leur assiette. Ils ne gaspillent pas beaucoup la nourriture parce qu’ils ont mis beaucoup d’énergie à la cultiver. Je crois que c’est plus sain. Vous soutenez les fermes du coin. Vous allez au marché fermier où les gens cultivent ce qu’ils mangent. Il y a beaucoup de restaurants qui font ça et je crois que c’est la bonne méthode. C’est plus frais, ça a meilleur goût et ça vous fait vous sentir mieux.

    Mangez-vous beaucoup de produits bio ?

    Oui, nous essayons. Beaucoup de choses que nous cultivons dans le jardin, comme la laitue et tout ça. Maintenant, ça a été dur parce que nous avons eu un hiver très, très humide ici et on a eu beaucoup de pertes. Nous nous sommes battus contre les insectes et les escargots et des choses comme ça, alors il y a des choses qui n’ont pas marché. Mais il est clair qu’on en profite. Vous vous comparez aux fermiers qui fournissent les marchés et vous pensez à quel point la vie est dure quand on est à la merci du climat. Et de nos jours, il y a tellement d’agents conservateurs dans la nourriture. Food Inc. a été un grand documentaire pour voir tout ce qu’ils injectent dans les animaux. Je pense que plus vous mangez bio, avant que vous puissiez vivre de vos propres produits, et mieux vous vous porterez. Il y a un grand mouvement en ce sens pour le moment. Plus de gens sont conscients de tout ça. 

    A quel point le fait d’être une personne en bonne santé vous permet d’obtenir un rôle et pensez-vous que c’est important pour votre carrière.

    Oh dans le monde du visuel, vous devez prendre soin de vous. Et si vous avez par exemple des cheveux gris, vous vous retrouvez en couverture d’un magazine et les gens disent que vous êtes vieux. McDreamy, vous avez vieilli ! Et vous devez être fort. J’ai 45 ans maintenant, donc j’arrive à un âge où mon corps ne réagit plus comme il l’aurait fait quand j’avais 20 ans. Je l’ai remarqué avec ma mère. Elle a toujours été très active. Elle était toujours en train de travailler dans le jardin, ou de se promener, et je crois que c’est ce qui lui a donné la force physique pour lutter contre cinq cancers des ovaires. Je pense que plus vous prenez de l’âge, plus vous devez vous soucier de votre corps pour avoir, si quelque chose vous arrive, la force physique de vous battre. Et je pense qu’on se sent psychologiquement mieux aussi. Si vous vous regardez dans le miroir et que vous vous dites, tu sais quoi, tu as meilleure mine aujourd’hui, j’ai perdu du poids, le regard sur la vie change complètement.

    En tant que personne soucieuse de sa santé, si on vous demandait d’interpréter un personnage qui fume, ou qui fasse quelque chose qui ne soit pas sain, pourriez-vous le faire pour le rôle ou émettriez-vous des réserves ?

    Je pense que je pourrais émettre des réserves sur la façon de montrer le personnage. Ça dépend de ce qu’est le rôle et de qui est le réalisateur et tout ça. Mais je pense que ça dépend du personnage parce que vous créez le personnage et vous faites probablement ce que vous avez à faire quand vous êtes à l’écran. Mais je ne crois pas qu’il faille le ramener avec vous à la maison, tous les soirs.

    Les gens vous connaissent surtout comme le Dr McDreamy. Qu’avez-vous appris de ce rôle de chirurgien dans Grey’s Anatomy qui vous ait servi dans la vie réelle ?

    Il faut demander un second avis autant que possible. Les médecins sont humains et ils peuvent faire des erreurs. Ils n’ont pas toutes les réponses et vous devez continuer à poser des questions. 

    Est-ce que c’est aussi une réponse personnelle tirée de votre expérience, quand vous avez dû faire face à la lutte de votre mère contre le cancer ?

    Ou, je crois. Récemment, ma mère a subi une autre attaque. Nous n’étions pas au Central Maine Medical Center. Nous étions à Portland et il y a eu beaucoup de complications. Mary (la sœur) qui, vous le savez, gère ce genre de choses au quotidien, a été dépassée parce que nous ne savions pas ce qui allait se passer. Nous ne savions pas si Maman allait surmonter la crise ou pas. Nous n’avons pas posé les bonnes questions parce que nous étions trop émotionnellement bouleversés que pour appeler la bonne personne. Ce que nous en avons tiré comme leçon, c’est à quel point l’infirmière est importante parce qu’elles sont sur le champ de bataille tout le temps. Si vous avez une bonne infirmière, vous êtes en de bonnes mains. Si ce n’est pas le cas, vous avez des soucis. Je crois que la communication et l’information sont la clé.

    Surtout quand il s’agit d’une maladie comme le cancer qui peut avoir tant de formes différentes et les gens, tellement de réactions différentes aux médicaments et traitements. C’est vraiment crucial.

    Oh oui. Il y a tellement d’informations que vous avez besoin d’avoir, de comprendre et de déchiffrer. C’est très émotionnel aussi, parce que vous vous sentez sans défense. C’est presque, dans un sens, comme si vous cherchiez le parent pour avoir l’information. C’est comme ça que les médecins sont perçus. Vous leur demandez l’information. Vous leur demandez d’être le patron.

    Est-ce que c’est le fait d’avoir été dépassé par toutes les informations médicales qui vous a poussé à créer le Patrick Dempsey Center for Cancer Hope & Healing ?

    S’il n’y avait pas eu ma sœur, nous n’aurions pas été capables de nous en sortir. Alors que se passe-t-il pour les autres personnes ? Comment gèrent-ils tout ça ? Il n’y avait rien avant et ça m’a fait réfléchir. Dans le même temps, on m’a demandé d’être le porte-parole du mouvement Amgen's Breakaway from Cancer, et ça m’a mis en contact avec la communauté médicale. Ça a été parfait dans le sens où tout s’est mis en place et j’ai utilisé l’argent que j’avais gagné comme porte-parole pour ouvrir le centre. Voila comment c’est arrivé. Le besoin était réel et il y a eu un avocat très réceptif au Central Maine Medical Center pour soutenir le projet.

    Le Centre est vraiment devenu une source de renseignements et de conseils pour les gens du coin qui luttent contre le cancer, aussi bien que pour leurs proches.

    Oui et nous essayons vraiment de toutes nos forces de nous améliorer, d’écouter la communauté et les gens qui traversent cette épreuve pour nous améliorer et les aider. Et dieu merci, le Central Maine Medical Center a permis cela.

    Malheureusement le cancer est une maladie très répandue.

    Il est certain que le cancer du poumon est un tueur important. C’est pourquoi il est tellement important de commencer tôt le dépistage, ce qui explique pourquoi beaucoup de personnes survivent à la maladie maintenant. Ce que vous mangez, la façon dont vous faites de l’exercice, toutes ces choses entrent en jeu. Et il n’y a pas que le cancer. Alzheimer est une maladie mortelle qui a été montrée dans notre série. C’est une maladie dévastatrice pour laquelle on récolte peu d’argent, sur laquelle on est mal informé. Beaucoup de gens l’endurent silencieusement et douloureusement à cause de la honte que cela implique. Parkinson est une autre maladie qu’on pourrait vraiment aider, je pense. Je crois que c’est important de mieux comprendre ce que sont ces maladies. Je crois que ça aiderait énormément pour leur trouver des remèdes.

    Il me semble que votre rôle dans Grey’s Anatomy vous a rendu plus conscient de toutes ces maladies et de leurs effets dévastateurs sur ceux qu’elles affligent. Et oui, vous avez créé le Patrick Dempsey Center for Hope & Healing, mais Patrick Dempsey ne peut pas sauver le monde. Vous ne pouvez pas ouvrir des centres pour chaque maladie dans chaque ville. Le pouvez-vous ?

    Il y a une certaine responsabilité qui est née avec la série. J’ai l’impression que c’est ma responsabilité de faire quelque chose, à cause de ma conscience. Les gens vous écoutent à cause de la série dans laquelle vous êtes un médecin, donc il y a une pseudo perception de vous en tant que médecin. Alors, si vous pouvez utiliser cette visibilité pour en faire quelque chose de positif, je crois que vous devez le faire. Il y a tant de choses que je peux faire. Au lieu de parler de moi, je pourrais plutôt parler du centre et de ces autres causes et, avec de la chance, ça reportera sur eux plus d’attention.

    Vous avez la conviction que la clé pour gérer ces maladies est de soutenir le patient, en s’assurant qu’il est soigné et que ses sentiments, ses émotions et ses inquiétudes sont justifiés

    Absolument. Je crois qu’ils ont besoin de sentir qu’ils sont soignés et que quelqu’un veille sur eux. Prendre soin des patients est tellement important. Avoir quelqu’un qui se bat pour leur vie, pour leurs besoins est très important parce que c’est ce qui les aidera à mener la bataille contre le cancer. Vous avez besoin qu’on vous soulage de votre stress. En premier lieu, la plupart des gens sont terriblement bouleversés par le coût et la façon dont ils vont le payer. Quel genre de subvention il y a, où s’informer, qui va prendre soin des enfants, comment parler de la maladie à ses enfants et comment faire pour qu’ils vous en parlent ? Le soutien des patients est, je crois, la chose la plus importante.

    Vous êtes apparu dans plus de 40 émissions télévisées ou films…

    Oh woaw. Je n’avais pas réalisé qu’il y en avait 40.

    Vous avez joué des rôles très différents. Vous avez interprété le crétin laissé pour compte ou l’idole séduisante. Maintenant vous avez fait un film d’action qui a été un énorme succès, Transformers 3. Quel a été votre rôle favori durant toutes ces années ?

    Interpréter un médecin a été très amusant. J’ai vraiment, vraiment aimé interpréter Shepherd, pour l’aspect médical certainement. Le film d’action était génial aussi. Je pense que c’est une chance de faire des choses différentes, qui vous mettent au défi et qui vous surprennent. La difficulté, c’est quand vous vous répétez, que vous commencez à vous ennuyer et que vous n’êtes plus stimulé. Alors, il y a de la frustration. Je ne sais pas. Je ne sais pas si j’ai un rôle favori. Je suis seulement heureux d’avoir du travail et des opportunités de faire des choses que les gens sont étonnés de me voir faire.

    Donc vous n’avez pas peur qu’on vous demande de jouer un rôle, ou d’auditionner pour un rôle que vous n’avez jamais joué avant ? Vous y allez et vous prenez ça comme un défi, et ça vous permet en quelque sorte de rester acteur ?

    Oh je crois que oui. Il faut continuer à se lancer des défis.

    Comment c’était de travailler sur Transformers 3 ?

    Oh je me suis éclaté. C’était très amusant de faire un film qui dégageait une telle énergie masculine, vraiment, après avoir quitté Grey’s qui a une forte énergie féminine. Ça a été sympa parce que je reviens dans Grey’s et je ressens plus de satisfaction parce que j’ai eu la chance de faire quelque chose de très différent.

    Pensez-vous que l’Académie a oublié de vous nominer pour votre rôle dans Meatballs 3: Summer Job?

    (rires) Oui, j’ai été ignoré. C’était en quelque sorte le premier film où j’avais le rôle principal. C’est toujours amusant de se retourner là-dessus maintenant, (rires) mais j’étais très enthousiaste à l’époque.

    Est-ce que ça vous arrive parfois de repenser à certains des films dans lesquels vous avez joué et de vous dire, "mais à quoi je pensais ?"

    Oh je pense que c’est pour ça qu’il ne faut pas se prendre trop au sérieux quand on regarde en arrière.

    Je suppose que tout est un tremplin, n’est-ce pas ?

    En gros, vous apprenez toujours quelque chose. Faire un film, c’est comme une mini vie. Vous avez quatre ou cinq mois, vous vivez une grande expérience ou pas et en tirez des leçons.

    Comment faites-vous pour vous trouver des excuses si vous avez l’impression qu’un personnage que vous avez joué était trop stupide, ou outrageusement mélodramatique, ou juste ennuyeux ?

    Oh je ressens toutes ces choses, parfois, c’est sûr. C’est très difficile de vous regarder. Vous êtes hyper critique sur la façon dont vous apparaissez, dont vous parlez, dont vous bougez, toutes ces choses. Je pense qu’il y a un moment où vous apprenez comment vous regarder et avoir des critiques constructives au sujet de ce que vous pouvez améliorer et changer. Je n’éprouve pas beaucoup de plaisir à me regarder.

    Donc vous n’aimez pas regarder vos propres films ou séries ?

    Beaucoup de gens sont dans le même cas. Vous seriez surpris de savoir combien d‘acteurs ne regardent pas la série ou leurs propres films pour cette raison. C’est très dur d’être objectif quand il faut se regarder à l’écran.

    Et qu’en est-il des premières de films ? Est-ce que c’est douloureusement inconfortable d’être assis dans le public qui vous regarde à l’écran ?

    C’est toujours difficile d’aller aux premières et de faire tout ce truc du tapis rouge. C’est beaucoup de pression parce que vous êtes disséqué. J’ai appris comment agir et que parfois, les gens vous aiment, parfois pas. Il n’y a pas grand-chose que vous puissiez faire à ça. C’est sûr que ça fait mal et que ça vous affecte mais vous pouvez vraiment aller de l’avant.

    Est-ce que c’est bizarre de voir les gens autour de vous réagir pour la première fois au personnage que vous interprétez dans un film ?

    Oh oui absolument. J’ai été à la projection de Transformers 3. C’était seulement pour les acteurs. C’était amusant parce qu’après j’ai parlé à Michael Bay et il m’a dit, "Je ne ferai plus jamais une projection pour les acteurs". La première fois que vous voyez un film, c’est une vision très égoïste parce que vous analysez votre travail et donc vous n’avez aucune perspective de ce qui se passe réellement. Tout le monde veut une sorte de validation, être accepté, mais on se descend en flammes. Il faut peut-être deux ou trois ans pour, quand vous revoyez le film, le voir réellement pour la première fois.

    A part le cinéma et la télévision, vous avez aussi joué au théâtre. Si vous deviez choisir un seul genre à faire le restant de votre vie, lequel ce serait et pourquoi ?

    Les films. Dans un film, on voit très clairement un début, un milieu et une fin. La télévision, a fortiori sur une chaine nationale, avec 22 épisodes, c’est brutal. C’est très difficile de conserver la qualité durant autant d’épisodes. Je pense que c’est pour ça qu’il y a autant de séries qui connaissent le succès sur HBO, parce qu’ils les traitent comme des mini films. Ils font 13 épisodes et après ils arrêtent la saison. Ils font une pause. Ils permettent aux scénaristes de réfléchir à ce qu’ils feront la saison d’après et de s’améliorer. Si je devais refaire de la télévision, je voudrais le faire sur cette chaine. Je voudrais faire quelque chose sur HBO.

    Qu’est-ce que votre DVR est prêt à enregistrer ?

    Une nouvelle série géniale que j’adore vraiment, c’est Downton Abbey. C’est une série de la BBC par le scénariste Julian Fellowes et c’est une série tellement bien écrite, tellement bien jouée.

    Est-ce que c’est facile de regarder une série ou un film sans dire "J’aurais voulu être dedans" parce que vous, plus que l’Américain moyen, vous êtes capable de le faire ?

    C’est beaucoup plus facile quand vous regardez des films étrangers, mais j’aimerais être dans tous les films. C’est comme lire un bon livre. Souvent, si ce n’est pas bien fait, vous l’analysez et vous n’êtes pas aspiré par l’intrigue. Un bon film ou une bonne série vous aspirera. Mais je ne regarde pas beaucoup la télévision. Je regarde beaucoup de documentaires et des évènements sportifs, mais pas beaucoup de séries télévisées.

    Quel rôle jouent, selon vous, les arts dans la communauté ?

    Je pense que c’est vraiment important d’avoir une communauté artistique forte parce que cela permet aux gens d’être créatifs et de penser hors des sentiers battus. Je pense que c’est vraiment important pour la croissance dans toute communauté. C’est très important. Je souhaiterais qu’il y ait plus de cette croissance. C’est sympa de voir ce que Lewiston est en train de faire avec le Festival du Film et tout ce qui se prépare. Toute façon dont une personne peut s’exprimer et se trouver est très importante. Tout le monde est unique et parfois les arts permettent qu’on l’on trouve sa voix ou ce qui va être votre vocation.

    En parlant de communauté, le Patrick Dempsey Center for Cancer Hope & Healing est un immense bénéfice pour les gens d’ici. Mais quels sont ses buts futurs ?

    Finalement, ce qui sera génial pour Lewiston-Auburn est d’avoir des centres de traitement du cancer sous le même toit, alors ce sera un peu plus facile pour les patients de se diriger dans l’hôpital. Notre but est de construire un nouvel hôpital dans lequel il y a un centre de santé et un centre de traitement du cancer sous un même toit, avec la meilleure technologie et les meilleurs docteurs pour vraiment s’assurer que chacun dans cette région est pris en charge. Ils ne doivent plus aller à Boston, ou a Portland. De cette façon, nous apportons une plus grande réputation à la ville avec un équipement médical de classe internationale.

    Est-ce quelque chose que l’on peut espérer à brève échéance ou est-ce encore à l’état d’idée

    On en parle activement. Nous recherchons un endroit où construire l’hôpital. Il y a plusieurs endroits qui pourraient être bien. Les chutes, où l’usine a brûlé, seraient, je pense, l’endroit idéal pour avoir un hôpital. Ainsi tous les patients regarderaient vers le fleuve et ce serait un plus – ce n’est pas agréable d’être dans un hôpital – mais si vous avez quelque chose à regarder à l’extérieur qui soit plaisant, je crois que ça peut terriblement vous aider dans votre guérison. Et je trouve que vous devez vraiment vous souvenir de l’histoire de Lewiston-Auburn, ces usines et ces vieux immeubles, et ce serait sympa de voir qu’il y a des affaires qui s’y font.

    Vous êtes un cycliste et vous avez roulé deux fois au Dempsey Challenge. Comment avez-vous commencé à rouler en vélo ?

    J’en ai fait dans le Maine pendant de nombreuses années quand je vivais ici. J’ai arrêté pendant un moment et quand j’ai été impliqué dans le Breakaway from Cancer et Amgen, en Californie, j’ai recommencé le vélo et c’est là que j’ai commencé ma relation avec les bicyclettes Specialized. J’ai trouvé que c’était une façon géniale de rester en condition et cela m’a aidé pour la compétition automobile. Vous bougez. Vous allez çà et là. Je trouve que c’est un sport génial.

    Combien de bicyclettes possédez-vous ?

    J’en ai probablement environ dix. Elles ont des utilités toutes différentes et, heureusement, je suis sponsorisé par les vélos Specialized, alors ils m’en donnent beaucoup et j’en donne beaucoup à mon tour. Si une personne n’a pas de vélo, je lui donne un des miens.

    Pourquoi est-ce que l’évènement caritatif pour le centre est appelé le Dempsey Challenge ? En quoi consiste le challenge dans cet évènement ?

    Il concerne beaucoup de choses. Nous avions besoin de comprendre comment récolter des fonds et faire quelque chose de différent et aussi de faire bouger les gens. Nous avons tous décidé de laisser le choix aux gens de marcher, de courir ou de rouler en vélo. Il s’agit aussi d’un challenge personnel. Pourquoi est-ce que vous courez ? Pourquoi est-ce que vous roulez à vélo ? Et quels sont vos buts et pouvez-vous les atteindre ? Je crois que c’est réellement satisfaisant quand vous avez quelque chose à atteindre, quand vous avez un but et que vous pensez que vous pouvez le réaliser. Ça a été difficile pour moi parce que j’aurais aimé faire les 100 miles – les cyclistes appellent ça une centaine – et les deux dernières années, je n’ai pas eu le temps de m’entrainer de façon correcte pour les faire, mais un de mes buts est d’y arriver, mais aussi de vraiment promouvoir le cyclisme dans cette communauté ainsi que la qualité de vie.

    Une grande partie du Challenge, c’est que les gens partagent leurs histoires les uns avec les autres, la camaraderie qui se bâtit contre le cancer, et vous écoutez beaucoup de ces histoires. De quelle façon cela vous affecte ?

    C’est incroyablement émouvant. Je crois que c’est la partie que je préfère dans toute cette expérience. C’est très émouvant d’écouter les histoires de chacun et j’adore croiser les gens pendant que je roule à vélo. Je suis là pour aller à leur rencontre, leur parler, les écouter et j’apprends énormément de leurs histoires. J’apprends beaucoup de leur courage et j’aime ça.

    Est-ce que vous vous entrainez pour le Challenge de cette année ?

    Je le fais, oui. Je me sens bien mieux. En plus, c’est la première fois que je n’ai pas fait de film et je voulais juste passer du temps avec ma famille. Nous avons eu nos premières vacances familiales depuis longtemps, et nous avons passé du temps ensemble et c’était vraiment bien. J’ai eu du temps pour me relaxer et m’entrainer de façon correcte.

    Qu’attendez-vous avec impatience pour cette troisième édition ?

    J’espère qu’on continuera à récolter beaucoup de fonds. Amgen en garantit la majorité. Beaucoup de commerces locaux sont d’un énorme soutien. C’est génial de voir le support de la communauté et que l’argent que nous avons récolté retourne à la communauté pour aider les gens qui font partie de cette dernière. J’espère que nous continuerons à évoluer de façon positive afin de pouvoir continuer à aider la communauté et de conserver le soutien que nous en avons. J’espère qu’il y a aura de plus en plus de gens qui se mettront à faire de l’exercice. Ce sont des buts pour moi, pour les gens qui sont réellement derrière tout ça. C’est une bonne chose pour Lewiston et Auburn. C’est une bonne chose pour la communauté et les gens qui y vivent. Et aussi ça apporte, je l’espère, plus d’attention sur une ville aussi merveilleuse. Il y a tant de potentiel à Lewiston et Auburn. Je trouve que ça évolue beaucoup. C’est génial de voir que des affaires démarrent, que des restaurants s’ouvrent et avec succès. Avec un peu de chance, il y aura plus de possibilités d’avoir de l’essor.

    Vous êtes aussi un fan de courses automobiles avec votre écurie Dempsey Racing.

    Oui. Nous cherchons à prendre de l’expansion grâce à un nouveau partenariat avec un sponsor qui m’enthousiasme vraiment.

    Qu’est-ce qui est le plus éreintant physiquement : rouler à vélo ou piloter une voiture de course ?

    Les deux sont très difficiles. Dans la voiture, vous gérez beaucoup de choses. Le rythme cardiaque est vraiment à son maximum à cause de la chaleur. Vous bougez constamment vos bras et vos jambes. Je ne crois pas que les gens comprennent à quel point c’est physique. Je dirais que piloter en prenant des risques est très demandeur physiquement.

    Et la suite ?

    Eh bien, je suis en train de travailler sur The Art of Racing in the Rain en collaboration avec Universal. Nous sommes maintenant dans le processus de discussion pour décider du réalisateur que nous voulons. Après, le produire, y jouer, et il me reste une année dans la série. Je fais ma dernière saison dans Grey’s Anatomy et j’espère continuer à travailler après ça.

    Une dernière question : si le Dr Grégory House -  un rôle pour lequel vous aviez auditionné à l’origine – et le Dr Shepherd devaient se battre aux poings , qui gagnerait ?

    (rires) Eh bien, House a une canne, donc je pense qu’il a une meilleure allonge… mais je crois que Shepherd peut à coup sûr courir plus vite que lui, le déjouer et l’embobiner.

    Alors… Dr Shepherd ?.

    Oui. Dr Shepherd. Source


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :