• Spoilers

    Lors d’un entretien accordé à ET, Elisabeth R. Finch a expliqué pourquoi elle avait transmis son expérience du cancer par le biais de Catherine, pourquoi c’était important pour elle que cette dernière ne soit pas complètement guérie du cancer à la fin de l’épisode. Elle a également discuté de l’impact que la mort de Thatcher allait avoir sur Meredith et la possibilité d’un nouveau couple au Grey Sloan.

    Pourquoi avez-vous voulu intégrer votre expérience personnelle avec le cancer dans la storyline de Catherine ?
    J'étais réticente de parler de mon propre cancer, d’écrire une histoire sur mon expérience personnelle. J'ai toujours été très franche avec les scénaristes ; je suis là depuis cinq ans et ils m'ont vue à travers toutes les phases de ma maladie. Mais quand il s’agissait de passer ça dans un épisode de Grey's, je n’étais pas tout à fait sûre de ce que je voulais dire ou de la façon dont je voulais le dire jusqu’à un moment dans la pièce des scénaristes, où j’ai eu une conversation informelle sur le fait que je détestais vraiment le langage qui entoure le cancer, les mots "gagner", "perdre", "elle a perdu la bataille", "on doit se battre", "on doit vaincre la maladie". Cela ne ressemblait en rien à ma vie. Krista est venue me dire : "Pourquoi n'écrivons-nous pas une histoire à ce sujet ? Pourquoi n'écrivons-nous pas une histoire à propos d’une personne dont l'expérience ressemble à la tienne, de quelqu'un qui vit avec le cancer et plus ou moins une maladie chronique ?" C'était quelque chose qu’on n'avait jamais vu à la télévision. Comme ma maladie est chronique, je suis considérée comme une personne handicapée, mais chaque fois qu’on voit des histoires sur le cancer, c’est soit la vie, soit la mort, il y a très peu entre les deux. Cela m’intéressait beaucoup de raconter une histoire où une personne vit avec la maladie au jour le jour et a toujours une vie saine avec ses amis, une vie professionnelle, une vie amoureuse, et Catherine est donc devenue la personne qui a pris cette histoire en charge.

    Et Meredith dit même à la fin de l'épisode, qu'il n'y a pas de victoire, pas de lutte ou de défaite face à cette expérience. Y a-t-il eu un moment ou une scène spécifique qui a été le plus difficile à mettre sur papier ?
    L'écrire a été très facile pour moi parce que j'ai tendance à séparer ou à ne pas reconnaître quelle part de moi-même je mets dans les histoires. Ce n’est que lorsque ça se renvoie à moi que je l’accepte vraiment, et ici, ça n’a pas été différent. Mais vers la fin du tournage, quand Catherine se réveille et est reconnaissante, alors que tout le monde anticipe sa déception, sa peur, sa colère ou son abattement, elle les regarde et ils sont tous dévastés et elle dit : "Non, c’est une raison de faire la fête ! Je peux vivre !" Et Catherine commence à énumérer toutes les bonnes choses de la vie qu’elle va pouvoir expérimenter. J’étais assise là et j’ai entendu cette énumération, maintes et maintes fois, et c'était la première fois que je la comprenais parce que c'était la première fois que je voyais une version de moi-même se refléter dans mon esprit. Je n'avais jamais rien vu qui parle du cancer de la façon dont je l'avais vécu, ni dans un film, ni dans une série télévisée, ni dans un livre. Ce fut la journée la plus difficile à vivre.

    Dans cette même scène, Catherine dit que "les miracles ne sont pas toujours des signes de ponctuation, mais ils méritent également d'être célébrés". Cette réplique a vraiment touché une corde sensible, car elle a éclairé les réalités du monde réel, où tout n’est pas apporté sur un plateau. Bien que, parfois, à la télévision, ce soit souvent le cas.
    C'est ça et ça peut être frustrant. Ce qui est bien dans le fait que Catherine ne soit pas une patiente, c'est qu’on peut avoir quelqu'un qui a vécu dans notre monde, on ne doit pas boucler l’affaire d’une jolie façon à la fin de l'épisode. On peut voir Catherine aller de l'avant, traverser une phase de convalescence, voir comment cela se passe et voir comment elle se porte dans un mois, dans six mois, dans un an, d’un point de vue émotionnel et physique. On peut voir à la télévision une personne qui a le cancer. Je passe un scanner tous les deux mois, je dois me rendre de temps en temps chez le médecin, et entre les deux, j'ai un travail à temps plein, une famille que j'aime, des amis que j'aime et une belle vie bien remplie. Et Catherine aussi. Ce n'est pas fini.

    Qu'avez-vous hâte d’explorer dans la série par rapport aux progrès de Catherine ?
    Lorsqu’on a commencé à planifier cette histoire, ça m’a toujours intéressé de montrer de Catherine qu'elle doit surmonter le pire de l'opération et ensuite se promener dans le monde normal. Je ne suis pas toujours en crise. De temps en temps, quelque chose se présente, un scan semble anormal, et je suis curieuse de savoir ce que c’est, et je subis d'autres examens, et parfois je passe six mois d'ennui, je passe un mois intéressant dans le monde du cancer , où tout à coup tout le monde regarde les choses de près. Je pense que la normalisation de ce qu’est une personne souffrant de maladie chronique est une chose que nous ne voyons pas souvent à la télévision, et Catherine en est le visage et la voix, alors que ce n’est pas toujours le cas. C'est à propos de sa grande, merveilleuse et brillante vie. Et de temps en temps, il y a des travaux d'entretien et de maintenance.

    Passons à l’autre histoire de l’épisode : Meredith en visite chez son père, Thatcher, qui est un grand moment pour la série. Puisque cela fait longtemps que nous n'avons pas vu Thatcher, aviez-vous une liste de ce que vous vouliez les voir parler ou vivre ?
    Meredith et Thatcher ont traversé tellement de choses et pas souvent ensemble. Ils ont vécu des pertes énormes et ils ne les ont pas vraiment vécues ensemble. Ils ont été séparés, soit par le choix de Thatcher, soit parce que Meredith n’a pas su qu'il avait essayé d’entrer en contact avec elle, mais le résultat final est que ces deux personnes, qui se préoccupent visiblement l'une de l'autre et qui ont beaucoup d'amour l’un pour l’autre, n'ont pas passé une grande partie de leur vie ensemble. Cela aurait pu être différent et il y a un sentiment doux-amer, dévastateur, dans le fait qu'ils n'ont plus de temps, qu'ils ont cette journée et qu'elle entre avec hésitation. Je ne pense pas qu'elle sache à quoi s'attendre ni ce qu'elle va ressentir, mais elle ne pense pas qu'il va y avoir de grands, beaux et chaleureux moments.

    Qu'avez-vous voulu transmettre dans le bref temps où Meredith et Thatcher ont tenté de renouer un lien ?
    Ce qui se passe souvent dans ces situations, c’est que vous faites de votre mieux pour vous rapprocher de la personne qui est devant vous, pour mettre de côté certains différents ou pour les résoudre au maximum. Ils n’ont pas eu le temps de faire vraiment la paix. Je pense qu'il y a de la compréhension. Je pense qu’il y a des moments de grâce et qu’ils ont la possibilité de rire un peu et de se remémorer leurs expériences avec Ellis. J'aime que Meredith apprenne quelque chose de nouveau, une facette d'Ellis qu'elle n'avait jamais vue, à propos du jour de sa naissance - une chose dont elle n'avait jamais entendu parler. Je voulais que ces deux personnes soient dans une pièce et fassent de leur mieux avec le temps qu'il leur reste. Ce n'est pas parfait et il n'y a pas de temps pour le parfait, mais il reste un peu de temps pour nouer des liens.

    Thatcher révèle qu'il était présent à l'enterrement de Derek et raconte ce qui s'est passé. Pourquoi était-il important que cela soit mentionné dans cet épisode, qu'il soit là à l’arrière et qu'il soit là pour sa fille ?
    Thatcher a été quelqu'un qui ne s'est pas battu pour Meredith, ou elle a eu le sentiment qu'il ne s'était pas battu pour elle, qu'Ellis l'avait emmenée et qu'il était simplement resté à l'écart et n'avait pas beaucoup essayé de la revoir. Krista Vernoff et moi avons beaucoup parlé de ce que Thatcher a fait durant toutes ces années. Où est-il passé ? De grandes choses sont arrivées. Lexie est morte, Derek est mort et il était intéressant pour nous deux d’imaginer un Thatcher qui, comme l’a dit Meredith, s’est regardé le nombril et qui a cessé de se comporter comme une victime perpétuelle - qui se voyait comme un homme de pouvoir et qui se lèverait pour faire quelque chose de bien pour le monde, ou qui entendrait parler de sa fille en Grèce et ferait tout son possible pour être là. C'est navrant qu’elle ne l’ait jamais su, qu’il n’ait rien fait pour qu’elle sache qu’il était là. Mais cela arrive parfois dans ces moments de chagrin où vous ne savez pas trop quoi faire, mais il était important pour nous de montrer que Thatcher avait changé, avait voulu changer et avait fait un effort pour tenter de la contacter et que cela avait échoué de peu. Cela a quelque chose de vraiment déchirant car cela aurait peut-être changé les choses, peut-être que cela leur aurait donné plus de temps ensemble, peut-être qu'il aurait davantage connu les petits-enfants. On ne le saura pas. Mais au moins Meredith va là-bas et découvre que son père a essayé pour elle, qu’il a essayé à sa manière de se battre pour elle et essayé d’être là pour elle quand elle avait besoin de lui.

    Meredith a subi tellement de deuils. Vous avez mentionné Lexie, Derek, Ellis et maintenant Thatcher. De quelle façon la mort de Thatcher affecte-t-elle Meredith différemment de celle de son mari et des autres membres de sa famille ?
    Elle sait depuis très longtemps que Thatcher est mourant et elle a donc eu le temps de se faire à cette idée. Elle a eu un parcours compliqué, beau, généreux, étrange et déchirant avec lui, et elle a eu la chance d’avoir une certaine conclusion, un peu de grâce. Quand elle rentre chez ses enfants et qu’elle leur offre des cadeaux et qu’elle leur dit qu'elle ira bien, je pense que c'est quelque chose que nous pouvons ressentir, car elle a eu l'opportunité de savoir ce qui se passait avant que cela se produise. Elle n'a pas eu cette expérience avec Derek, elle n'a pas eu cette expérience avec Lexie, elle n'avait pas vraiment le temps de se faire à l’idée de ce deuil et de dire ce qu'elle voulait dire avant. Cette fois, elle le fait, alors cela fait beaucoup pour une personne de pouvoir dire ce qu’elle veut quand elle en a la chance.

    Il semble qu’un graine a été plantée pour  un potentiel couple avec Teddy et Koracick. Est-ce que ça a été a été intentionnellement placé dans cet épisode ?
    Dans l’immédiat, je peux dire qu'ils ont une énergie vraiment amusante. Koracick est tellement imprévisible et inattendu, et j'aime la façon dont cela déconcerte et ravit Teddy, et j'ai hâte d’en voir plus. source


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