• Spoilers

    Inspiré par le témoignage de Christine Blasey Ford contre le juge Brett Kavanaugh de la Cour suprême, Grey's Anatomy a exploré le consentement avec un des épisodes les plus puissants de son histoire.

    Dans une interview, Krista Vernoff et la scénariste Elisabeth Finch ont expliqué la genèse de cet épisode et les quelques difficultés qu’elles ont rencontrées pour imposer le sujet à ABC. Elles nous donnent aussi quelques indications sur la façon dont Jo va réagir par la suite.

    D'où est venue l'idée de cet épisode ?
    Vernoff : De beaucoup d'endroits. J’étais en train de réaliser un épisode et il y a eu le témoignage de Christine Blasey Ford et la confirmation de Kavanaugh s'est produite. Je l'ai ressenti dans tout mon corps, comme beaucoup de femmes. Christine Blasey Ford a dit la vérité et beaucoup d'experts se sont demandé si elle savait de quoi elle parlait ou si on pouvait la croire ou si elle pouvait se rappeler le visage d’une personne qui l'avait attaquée il y a des années. C'était un moment assez puissant à voir. J'ai eu l'impression que ce qui a été le plus dommageable dans tout ce qui s'est passé, c'est qu'on a dit aux jeunes femmes et aux jeunes hommes partout dans le monde que le consentement n'était pas pertinent. Je n’écris pas les histoires à partir d’un problème ; en général on les aborde à travers le personnage. Mais j'ai écrit aux scénaristes pour leur dire : "On doit trouver un moyen de le faire par le biais du caractère. On doit faire quelque chose au sujet du consentement et essayer de faire ce qu’on peut pour expliquer ce qu'est le consentement et à quel point le viol a un impact et à quel point il peut nuire aux gens pendant des années, des décennies et des générations. On devait utiliser notre plateforme pour faire quelque chose. Le même jour, j'ai reçu un courriel de Camilla, qui était à la maison en train de pleurer [en regardant les audiences] et qui avait aussi l'impression qu’on devait faire quelque chose. Elle m'a dit : "Je sais qu'on présente la mère de Jo cette saison. Et si Jo était le produit d'un viol ?" J'ai dit oui immédiatement. J'ai contacté Finchie et je lui ai dit : "J'ai entendu une histoire que tu avais racontée il y a quelque temps sur une armée de femmes extraordinaires alignées dans les couloirs pour une victime de viol. Tu peux m'en dire plus à ce sujet ?" Et Finchie m'a dit ce qui suit...
    Finch : Il y a trois ans, le WGA a demandé à certaines personnes si elles voulaient visiter le Centre de Traitement des Viols de l'UCLA à Santa Monica. C'est mondialement connu. J'y suis allée et j'ai appris plus que je ne pourrais jamais le faire à la télévision. Ce qui m'a le plus fasciné, c'est la façon dont ils se sont occupés de toutes les personnes qui sont venues dans leur centre et le respect qu'ils leur ont témoigné, et comment ils ont adapté leur processus à chaque personne qui franchit la porte. C'est quelque chose qui était en moi depuis des années et je voulais le faire. Parfois, les étoiles s'alignent et les gens avec qui vous travaillez - et la culture est ce qu'elle est - vous donnent l'occasion de dire ce qui est en vous et que vous ne pouvez pas abandonner.
    Vernoff : Elle m'a raconté l’histoire en imaginant qu'elle avait un groupe de femmes dans les couloirs pour soutenir une victime de viol. J'ai dit d’en faire un épisode avec ça et l'histoire des origines de Jo. Finchie avait été, dans le passé, découragé de raconter cette histoire - comme si les séquelles du viol n'étaient pas en soi suffisamment conflictuelles pour en faire un épisode. Finchie n'arrêtait pas d'essayer de le réduire ; j'ai dit que c'était tout l’épisode. Elle voulait faire toute l'épisode, mais on lui avait dit que ce n'était pas assez dramatique. Les étoiles se sont alignées et le moment était venu. Elle a créé, ce qui est pour moi, l’épisode le plus puissant auquel j'ai participé en 20 ans de carrière.

    Elisabeth, qui vous a dit non pour cette histoire ?
    Finch : Ce n’était pas un problème qu’on me dise non. Mon cerveau pense en images, puis mon cerveau de scénariste réfléchit à la façon de raconter l'histoire et j'essaie de comprendre ce qui se cache derrière. Je n'arrêtais pas de voir cette armée de femmes et de dire que c'était une course contre la montre parce qu'elles savaient qu'il y avait un problème qu'elles devaient réparer avec une intervention chirurgicale, mais pour ce faire, elles effaçaient toutes les preuves. Je pense qu'il est parfois difficile d'imaginer tout ce que les gens peuvent regarder quand il s'agit de ce sujet. Normalement, nos personnages vivent quelque chose de médical dans leur vie et cela se répercute sur leur vie personnelle. Quand on a affaire à des problèmes d'agression sexuelle, c'est vraiment difficile de revenir en arrière et de se dire : "Eh bien, avec qui devrais-je sortir ?" C’était difficile de savoir avec quoi jumeler ce sujet et avec qui il aurait le plus d'impact sur nos fans. Avec Camilla qui lance tout ça, j'ai pensé : "je comprends pourquoi c'est elle, pourquoi c'est maintenant et pourquoi c'est ça". C'était le meilleur moment pour le faire. Regarder Krista réaliser un épisode pendant que toutes ces choses arrivaient avec les audiences de Kavanaugh et la regarder être un leader si puissant – malgré ses propres sentiments et les sentiments de tous les gens sur le plateau en même temps m'a vraiment aidée à comprendre et à voir un exemple de la façon dont on peut avoir tous ces sentiments et les porter et aussi diriger. C'est là qu'est Jo aujourd'hui. Elle porte toute cette douleur collective, sa douleur, celle de sa mère et de toutes ces choses, et elle continue à avancer dans sa journée, à rendre service, à aider et à faire autre chose de mieux ce jour-là.
    Vernoff : Je ne pense pas que quelqu'un ait dit non à l'histoire. Finchie avait présenté cette histoire à quelques reprises et on a essayé de trouver des moyens de l'intégrer dans des épisodes et ça a simplement échoué à chaque fois. C’est tombé à l'eau parce que ça devait naître à ce moment précis avec cette histoire de Jo et ça devient un grand épisode puissant. En histoire A ou B dans un épisode traditionnel, ça n'aurait pas eu tout à fait le même impact.

    Qu'espérez-vous que les téléspectateurs retiennent de cet épisode ?
    Vernoff : J'espère que les téléspectateurs comprendront mieux ce que signifie le consentement et à quel point le viol peut avoir un impact non seulement sur la victime, mais aussi sur les générations qui suivent. J'espère que les professionnels de la santé repartiront avec des conversations sur les modalités et les systèmes qui peuvent être mis en place pour mieux aider les survivantes parce que beaucoup des choses que vous voyez Jo faire dans cet épisode sont des choses que Finchie a appris du Centre d'aide aux victimes du viol qu'elle a visité. Ce sont des systèmes qui peuvent et doivent être implantés partout dans les hôpitaux.
    Finch : J'espère qu'un plus grand nombre d'hommes regarderont l’épisode pas seulement pour le consentement – bien qu'il s'agisse d'une part importante – mais aussi pour l'empathie avec leurs conjointes et amies. J'ai lu récemment un article qui parlait d’une femme qui se rend dans les écoles secondaires pour parler de consentement et de viol, et ces garçons aux visages les plus doux et aux yeux les plus empathiques parlent de leurs amies qui se font du mal parce qu'elles ont été violées. Et neuf fois sur dix, ces garçons diront : "Je ne comprends pas, c'est arrivé il y a deux ans." Même les garçons les plus empathiques du monde ne comprennent pas pourquoi les effets sont si durables et si forts. C'est quelque chose qui, je l'espère, retiendra l’attention de notre jeune génération.

    Il y a eu un message d'intérêt public pour RAINN (ASBL contre les agressions sexuelles) après l'épisode, qui est une organisation avec laquelle Private Practice a travaillé en 2011 pour un épisode sur le viol. Quel genre d’information vous ont-ils donné ?
    Finch : Nous avons travaillé en étroite collaboration avec RAINN pour nous assurer que notre langage était aussi actuel que possible. Ils nous ont aidés à regarder le scénario et nous ont remerciés d'avoir inclus des hommes parce qu’on parle trop souvent de femmes lorsqu’on parle de viols. Même si le ratio est plus élevé pour les femmes, ça existe aussi pour les hommes.
    Vernoff : Surtout pour les soldats.
    Finch : J'étais excitée à l'idée de travailler avec eux parce qu'ils m'ont aidée quand j'étais à l'université et qu'une amie est venue me voir et a été agressée. Je ne savais pas quoi faire - et il n'y avait pas encore Internet. J'avais assisté à un concert de Tori Amos et elle était le visage le plus connu de cette organisation au début. J'ai entendu parler d'eux là-bas et il y avait un stand avec des autocollants pour voiture et d'autres choses et j'en étais repartie avec un autocollant. C'est là que j’ai su où aller pour aider mon amie. [Ndlr: L'épisode tire son nom d'une des plus belles chansons d'Amos.]

    C'est une histoire incroyable. Finchie, vous étiez aussi dans la puissante scène du couloir. Ça a toujours été le plan ?
    Vernoff : Non ! On l'a obligée à le faire. C'était le contraire de ce qui était prévu ; c'était comme une intervention. Ce couloir contient presque toute l'équipe des scénaristes femmes de Grey's. Il y a des productrices exécutives de la série, des productrices exécutives à Shondaland, la plupart des femmes de l'équipe de production. Tout ce couloir, ce sont des femmes de Shondaland, et c'est parce qu'elles ont voulu le faire. Tant de femmes sont venues nous voir après la lecture du scénario pour nous demander si elles pouvaient être dans cette scène. Elles étaient prêtes à perdre une journée de salaire pour être dans cette scène. Finchie et moi avons contacté notre productrice déléguée et la directrice de production de Shondaland, ainsi que Shonda elle-même, et nous leur a dit : "Pouvons-nous trouver un moyen pour que toutes ces femmes puissent faire cette scène sans perdre un jour de salaire ?" La réponse a été oui. Ce n'est pas une chose facile à faire - faire venir d'autres membres de l'équipe de production pour que les femmes de l'équipe de production puissent être dans une scène. Mais c'est Shondaland et on a un grand oui. Ce couloir est plein de femmes qui ont lu le scénario et qui voulaient être là pour faire partie de cette scène. Ce ne sont pas des actrices. Elles occupent l'espace de la plus belle des façons pour l'actrice - Khalilah Joi, qui est formidable. Finchie a essayé de ne pas être dans la scène et en gros on est intervenu pour la forcer à le faire. Puis elle a essayé de dire qu'elle ne pouvait pas être dans la scène parce qu'elle devait produire la scène et regarder les moniteurs. J'ai dit : "Je surveillerai les moniteurs !" J'étais là et j'ai pu en faire partie à ma façon. C'était vraiment la journée la plus puissante que j'aie jamais eue sur un plateau de tournage. Ce jour-là, il y a eu un moment de recueillement que je n'ai jamais vécu.

    Proposez-vous Khalilah Joi aux Emmy pour le prix de la guest-star dans une série dramatique ?
    Vernoff : Oui. Et Michelle Forbes. Khalilah Joi est venu auditionner pour notre série quatre ou cinq fois en une année. Chaque fois que je la voyais, c'était pour un personnage qui n’avait qu'une ou deux pages de scène. Je n'arrêtais pas de dire combien je l'aimais, mais les rôles étaient trop petits. Linda Lowy n'arrêtait pas de la faire revenir et je n'arrêtais pas de dire qu'elle est incroyable, mais on devait faire quelque chose de plus grand pour nous. Elle est venue à l'audition pour l'épisode avant celui-ci et Debbie Allen a voulu la choisir. J'ai dit qu'il y avait autre chose. Puis le sénario de Finchie est arrivé. On a offert le rôle à Khalilah - elle n'a pas eu à auditionner pour ce rôle. Elle a donné de sa personne. Elle est incroyable.

    Elisabeth, avez-vous fait beaucoup de recherches pour savoir de quelle façon ce sujet avait déjà été abordé ? Ces scènes sont révolutionnaires quant à l'ampleur de la représentation.
    Finch : Une seule. Je suis consciente que Private Practice en a fait une version tronquée et je ne peux pas parler au nom de New York, unité spéciale, mais Private Practice en était une des plus au courant et j'ai fait beaucoup de recherches. J'ai fait beaucoup de recherches pour m'assurer que je faisais les choses différemment. Comme c'est trop rarement le cas, je voulais m'assurer que tout ce que nous faisions révélait un aspect différent pour que les gens puissent être éduqués. Private Practice est la seule qui est apparue.

    Avez-vous subi un quelconque rejet de la part de la chaine ou du service Normes et Pratiques ?
    Vernoff : On a d'abord reçu du service Normes et Pratiques d'ABC. Ils donnent ces notes standard : "Ne soyez pas trop sanglant" ; "ne soyez pas trop explicite dans ton langage" ; "pas de décolleté latéral". Mais ceux qu’on a eu sur ce scénario disaient : "S'il vous plaît, ne montrez pas de fluide sur les cotons-tiges" et "S'il vous plaît, ne montrez pas de liquide corporel sous les lumières bleues". Shonda a répondu avec beaucoup de passion à la myriade de façons dont la chaine était disposée à montrer la violence réelle, mais ce qu’on a fait ici, c'était montrer le processus médical qui se produit à la suite de la violence et ils essayaient de nous dire que nous ne pouvions pas le montrer. Shonda a dit : "Avec tout le respect que je vous dois, je refuse ces notes", et en fin de compte, ABC a compris qu'elle avait raison. Je leur accorde vraiment le mérite d'être revenus et d'avoir dit : "Vous avez raison. Vous pouvez procéder comme prévu." On a ensuite invité la présidente d'ABC Broadcast S&P à faire partie du mur des femmes et elle est venue.

    Pourquoi était-ce important pour vous de parler du consentement dans une série comme Grey's qui est toujours l'une des meilleures séries diffusées et qui est vendue partout dans le monde ?
    Vernoff : C’est très important. Aussi partisane qu'ait été et qu'elle soit encore la situation à la Cour suprême, cet épisode n'est pas un épisode partisan. Même si le moment politique qui a amorcé la conversation est en quelque sorte partisan, le viol est une question non partisane. Le viol se produit dans le monde entier. Les statistiques sont stupéfiantes et tout le monde se fiche de votre affiliation politique. C'est un fléau mondial. L'occasion de voir les choses à travers tant d'angles différents, ce qui, en fin de compte, est profondément humanisant, axé sur les personnages et empathique... Je me sens privilégiée d'en faire partie et tellement reconnaissante envers Finchie, Debbie Allen et Shonda. C'est assez bouleversant.
    Finch : Toutes les femmes de l’équipe ont écrit une partie de cet épisode. Parce qu’on a un personnel très diversifié, vraiment extraordinaire et vraiment brillant, j'ai voulu que toutes les femmes du personnel fassent partie de ce groupe. Krista a écrit cette scène incroyable entre Tuck et Ben, qui décrit le consentement d'une manière très claire et facile à comprendre. Une femme de notre équipe qui est une mère célibataire m'a dit que lorsque son fils aura deux ans de plus, elle jouera cette scène pour lui parce qu'elle essaie de trouver le meilleur moyen de lui faire comprendre les choses. Quand je pense à cette personne, à cette idée et au nombre de personnes qui vont faire ça - et aux parents qui vont entamer une conversation avec cette scène, cela me brise le cerveau et le cœur d'une façon que je ne pensais pas possible.

    Avez-vous été surpris d'avoir la mention "pour public averti" ou en avez-vous fait la demande ?
    Vernoff : On l’a demandé et ABC a regardé l'épisode et était d'accord avec nous. C'est intéressant parce qu’on ne dépeint pas la violence et pourtant regarder l'épisode ensemble a clairement montré que la façon dont on raconte cette histoire est tellement rare que les femmes sont submergées par l'émotion. À un moment donné, ABC m'a dit que l'avertissement n’était peut-être pas nécessaire et je leur ai dit que je n'avais pas encore regardé cet épisode sans que quelqu'un ne pleure et j'étais convaincue qu’on devrait donner aux téléspectateurs la possibilité de regarder avec un ami.

    Dans cet épisode, Jo a également révélé qu'elle avait avorté lorsqu'elle était mariée à son ex-mari violent. Pouvez-vous nous parler de la décision d'intégrer cette histoire dans cet épisode ?
    Finch : L'avortement est venu parce que je voulais intégrer autant de points de vue que possible. La mère de Jo raconte à quel point elle a essayé de garder le bébé et d'autres femmes font ça et se disent : "Pourquoi je ne peux pas ?" Entre le viol et l'avortement et ce qui s'est passé avec Jo, il y a tellement de façons différentes de gérer les choses et je le tiens des gens qui ont vécu ces choses personnellement. Certaines mères ont un bébé parce qu'elles ont été violées et elles sont capables de l'élever. Certaines ne sont pas en mesure de les élever, mais elles les mettent au monde et les font adopter. Certaines décident qu'ils sont dans une situation où elles veulent se faire avorter. Dans le cas de Jo, elle a avorté parce qu'elle était dans une relation avec une personne violente. Mais il était important pour moi de montrer autant de choix que possible et l'une des nombreuses raisons pour lesquelles on devrait avoir tous les choix possibles dans le monde dans lequel on vit.

    Jo est l'enfant d'un viol. En quoi le fait de le savoir va-t-il l'affecter dans le futur ?
    Vernoff : Profondément. Ça a été un virage à gauche très intéressant dans notre saison parce qu’on avait prévu quelque chose de différent pour Jo et puis cet épisode est apparu. J'ai regardé le tournage et il est devenu clair qu'il ne s'agissait pas d'un tournage unique et "Jo a fait cette expérience et maintenant on en revient au programme habituel. C’est devenu évident, après la performance de Camilla, que Jo allait devoir faire face à cette situation de façon très profonde, ce qui allait faire dérailler l’histoire que nous avions planifiée pour la saison - et autant nous que Camilla étions d'accord avec ça.

    Cela affecte déjà la relation de Jo avec son mari Alex et comme elle n'en a parlé à personne, avec ses amitiés aussi.
    Vernoff : On raconte une histoire de traumatisme et une histoire de dépression. Les choses ont tendance à empirer avant de s'améliorer.

    Jo sait ce que c'est que d'être maltraitée par quelqu'un. En quoi le fait de découvrir l’histoire de sa mère biologique aura-t-il un impact sur la façon dont elle va gérer ce qu’elle a appris ? Elle va probablement avoir du mal de ne pas s'énerver parce qu'elle sait ce que sa mère a traversé.
    Vernoff : C'est vrai. C'est un puits profond et compliqué dans lequel Jo est tombée. C'est une douleur profonde. Souvent, ce qui se passe avec le cerveau, c'est qu'il cherche des façons linéaires de traiter l'information, et lorsqu'il n'arrive pas à en trouver une, il se retrouve souvent coincé dans la merde. Jo est un peu dans la merde et va devoir trouver un moyen d’en sortir. Mais ça ne va pas être facile.

    C'était un épisode consacré à Jo et il y a un épisode consacré à Amelia qui arrive bientôt. Cet épisode sera-t-il également axé sur les problèmes ?
    Vernoff : C'est complètement différent. L'épisode d'Amelia est vraiment drôle et n'est pas chargé de problèmes. C'est une sensation émotionnellement satisfaisante pour les fans d'Amelia. C'est une joyeuse balade. On a fait de la plus grande partie de cette saisons une comédie romantique et on a eu quelques épisodes qui nt fait exception à la règle, comme cet épisode avec Camilla. L'épisode d'Amelia est une vraie comédie romantique, avec des histoires de famille en dessous et une très belle résolution pleine d’émotions.

    Vous êtes actuellement en train de produite le final de la saison 15. Comment le décririez-vous ?
    Vernoff : La fin de saison est drôle, dramatique et inattendue.
    Finch : Je suis un fan de Grey’s depuis longtemps et c'est un de mes épisodes préférés.

    Étant donné la nature de certaines anciennes fins de saisons de Grey's, allez-vous dire adieu à des acteurs réguliers de la série dans cet épisode ?
    Vernoff : Vous savez que je ne peux pas répondre à ça ! source


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :