• Episode 9.04 : I Saw Her Standing There

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    Titre français : Chacun sa bulle

    Scénariste : Austin Guzman

    Réalisateur : Kevin McKidd

    Diffusion Etats-Unis : 25 octobre 2012 sur ABC

    Diffusion France : 30 avril 2014 sur TF1

    Référence titre : chanson interprétée par The Beatles

     

    Voix off : Les vêtements que porte un chirurgien aide celui-ci à présenter une image. Les blouses blanches, les badges et les blouses stériles s’unissent pour indiquer une personne d’autorité, quelqu’un en qui on peut avoir confiance. Quand on laisse tomber les vêtements, c’est une autre histoire. Nous sommes sensibles, vulnérables, humains et aussi enclins que n’importe qui d’autre à émettre des jugements douteux.

    Meredith et Derek sont dans leur chambre. Ils font l’amour.

    Il en va de même dans un bureau de la Clinique Mayo pour Cristina et le Dr Parker.

    Le téléphone portable de Meredith sonne. C’est l’hôpital qui l’appelle pour la tenir au courant au sujet d’un de ses patients. Après avoir demandé des examens complémentaires, elle explique à Derek que c’est sa stupide interne qui vient d’appeler parce qu’elle pense avoir découvert une rare tumeur rétro péritonéale chez leur patient. Meredith va devoir opérer ce dernier et dire à l’interne qu’elle a tort. Derek n’a pas envie de voir sa femme quitter le lit conjugal. De toute façon, l’interne aura encore tort dans vingt minutes. Il propose de s’occuper de Zola durant une partie de la matinée, jusqu’au moment où il devra donner cours. C’est avec une pointe d’amertume qu’il confie à sa femme ne pas être certain que ce nouveau travail justifie le montant de son salaire. Meredith pense le contraire. Il est un excellent professeur. Elle est bien placée pour le savoir. Elle a craqué pour son prof à une époque. Derek sourit. Oh vraiment ? Ils reprennent là où ils en étaient restés.

    Alors qu’ils sont en train de se rhabiller, Parker demande à Cristina ce qu’elle compte faire ce jour là. Elle répond qu’elle doit seulement se mettre au courant de la procédure que Thomas a prévue pour le lendemain afin de ligaturer une artériose. Elle n’a encore jamais assisté à ce type d’intervention. Parce qu’on ne pratique plus de cette façon depuis 1993, réplique Parker avant de s’enquérir de la durée de l’opération. Environ dix-sept heures selon Cristina. Parker s’esclaffe. Il trouve cela parfait. Cristina lui demande ce qu’il entend par là. Il ne lui répond pas. Après avoir consulté sa montre, il décrète qu’il a encore vingt minutes devant lui avant de commencer sa journée. Cristina a-t-elle envie de refaire l’amour ? C’est sans trop d’enthousiasme qu’elle dit oui.

    April et Jackson ont eux aussi fait l’amour, dans une salle de repos du Seattle Grace. April jure que c’était la dernière fois. Ils ne peuvent plus recommencer. Jackson l’approuve. C’était vraiment la toute dernière fois. Leurs regards se croisent et la tentation devient palpable. Dans un effort surhumain pour lui résister, Jackson prend la fuite en annonçant qu’il va se chercher un café. April, quant à elle, compte aller prier.

    A son arrivée au Seattle Grace, Richard salue d’un ton guilleret Owen qui semble éreinté. Le chef de la chirurgie remarque immédiatement la cravate portée par son prédécesseur. Richard prétend avoir eu envie de se la jouer un peu ce jour là. Par contre, il se demande où est la cravate d’Owen. Celui-ci prétend l’avoir oubliée. Il a eu une nuit plutôt difficile. Richard sort une cravate de la poche de son imperméable et la donne à son confrère. Après avoir regardé le bout de tissu d’un air incrédule, celui-ci le passe autour de son cour sans le nouer.

    Un peu plus loin, Richard croise Bailey qui, elle aussi, s’étonne de le voir en cravate. Richard répond qu’il a trouvé que c’était un jour à mettre une cravate. Bailey espère qu’il va penser que c’est aussi le jour à opérer une obstruction intestinale, avec elle. Richard décline l’invitation. Il a déjà prévu autre chose. Un peu vexée, Bailey lui demande s’il a rendez-vous avec son marchand de costumes. Richard ne voit vraiment pas ce qu’il y a de mal à ce qu’un homme prenne soin de son apparence. C’est à ce moment là que Catherine Avery sort de l’ascenseur. Elle aussi remarque immédiatement le look élégant de Richard et l’en complimente. Les deux amis échangent un regard plein de promesses. 

    Alex frappe avec force sur un PC. Callie lui fait remarquer que, quel que soit le problème, ce n’est pas de cette façon qu’il va le résoudre. Alex lui explique que le nouveau titulaire en pédiatrie a décidé que tout un chacun devrait avoir un mot de passe personnel pour accéder aux programmes. Pour cela, il faut aller dans le menu des paramètres, chose qu’on ne peut faire sans mot de passe ! Voila pourquoi il veut casser le PC, ironise Callie avant de l’informer du fait qu’il va sûrement devoir réopérer un patient. Alex s’emporte. Quand Arizona compte-t-elle revenir travailler ? Interloquée, Callie lui demande si Arizona lui a parlé. Il devine alors que la pédiatre est dans l’hôpital. Comprenant qu’elle a fait une gaffe, Callie jure. Elle confie à Alex qu’Arizona est au Seattle Grace pour essayer sa première prothèse. La seule façon dont Callie a pu la convaincre de venir a été de lui promettre que personne ne serait au courant de sa présence. Callie constate avec dépit que cela fait la deuxième fois qu’elle rompt une promesse, si on tient compte de la fois où elle a promis à Arizona qu’on ne couperait pas sa jambe, ce qui est arrivé quand même. Alex assure qu’il n’a pas vu Arizona. Callie est rassurée. Elle lui ordonne de ne pas chercher à rencontrer la pédiatre. Alex lui demande de dire à sa compagne qu’il espère que ça va aller pour elle. Callie réplique qu’elle n’en fera rien parce qu’alors Arizona comprendrait qu’elle a parlé de sa présence à Alex. C’est un peu trop compliqué pour ce dernier qui préfère s’en aller.

    Dans une des salles du Seattle Grace, Arizona regarde d’un air malheureux, différents types de prothèses qui sont étalés sur une table. Le prothésiste entre et se présente, David Moore. Il propose immédiatement que, comme ils vont être amenés à travailler ensemble pendant un moment, ils s’appellent par leurs prénoms. Arizona aimerait savoir ce qu’il entend par un moment. Jusqu’à ce que l’un des deux meure ou que la jambe repousse, répond David avec un humour qui laisse Arizona de glace. Elle voudrait savoir laquelle des prothèses qui se trouvent sur la table, va être la sienne. Le prothésiste lui apprend qu’il n’a pas encore de prothèse pour elle. Il veut d’abord lui faire des essais afin de voir ce qui sera la solution la plus confortable pour elle. Il lui demande ensuite la permission d’examiner son moignon. Arizona accepte mais elle détourne le regard lorsqu’il soulève le drap qui recouvre ses jambes. David est enchanté. Il n’y a aucun tissu cicatriciel ce qui prouve que la guérison se déroule très bien. Il remarque alors qu’Arizona évite de regarder ses jambes. Cependant, il fait semblant de rien.

    Meredith est au téléphone avec Cristina. Elle l’enjoint de mettre fin à sa relation avec Parker. Cristina réplique qu’elle est seulement en train d’essayer de s’adapter à son nouvel environnement. Meredith ne la comprend pas. Elle n’apprécie même pas ce Parker. Cristina estime ne pas avoir besoin d’apprécier l’homme pour faire l’amour avec lui. Ils ne sont que des copains qui couchent ensemble. La perspective semble dégoûter Meredith qui aimerait savoir ce qu’il en est avec le vieil homme. Cristina croit comprendre que son amie l’incite à coucher avec Thomas. Meredith assure que non. Elle aimerait seulement que Cristina noue des liens d’amitié normaux avec lui et qu’elle cesse d’avoir des sex friends. Cristina certifie qu’elle est déjà amie avec Thomas. Pour être honnête, il est même son meilleur ami. En fait, il est sa Meredith du Minnesota. Amusée par la comparaison, Meredith aimerait savoir ce que son alter ego du Minnesota pense de la relation que Cristina a avec Parker. Cristina assure qu’il s’agit d’une histoire sans importance. Parker est un gars correct, un peu obséquieux, un peu familier, mais correct, Selon Meredith, coucher avec lui n’est qu’un appel à l’aide. Non, c’est un appel à l’orgasme, rétorque Cristina. Meredith s’apprête à interroger son amie sur les capacités sexuelles de son amant lorsque l’interne Heather arrive en courant. Elle annonce à Meredith que les radios indiquent la présence d’une tumeur rétrocrururale, ce qui semble indiquer qu’elle avait posé le bon diagnostic. Meredith met aussitôt fin à sa communication téléphonique pour examiner les clichés de la radiologie.

    Catherine essaie de tirer les vers du nez de Richard. La surprise qu’il veut lui faire est-elle une belle surprise ? Il assure que oui. Elle insiste. Aura-t-elle besoin d’utiliser ses deux mains ? Il répond que deux mains n’y suffiront pas. Il la fait entrer dans une chambre. Elle reste bouche bée sur le seuil de la porte en découvrant le patient, Brian, dont les testicules sont anormalement gonflées. Brian accueille la spécialiste avec un humour grinçant. Avant qu’elle ne pose la question, non, ce ne sont pas des ballons de basket dans ses poches. Et oui, il est très heureux de la voir. Catherine échange un regard avec Richard. II est clair qu’elle s’attendait à une autre surprise.  

    Catherine a examiné Brian. Elle ne comprend pas comment il a pu laisser les choses aller aussi loin avant de se faire soigner. Selon Paula, la meilleure amie du jeune homme, il a utilisé son problème comme excuse pour éviter de se rendre à leur réunion des anciens élèves du lycée. Brian proteste. Son état n’était pas si grave. Il a vu plusieurs médecins qui lui ont prescrit des médicaments dont aucun n’a fait de l’effet. Il y a quelques mois, ses testicules ont subitement pris l’ampleur qu’elles ont aujourd’hui. Paula se moque gentiment de lui. Il ne serait jamais venu à l’hôpital si elle ne l’y avait pas trainé. Brian continue d’affirmer qu’elle a tort. Il serait venu… après la réunion. Catherine tente de le rassurer. Il ne doit pas avoir peur. Quand elle en aura fini avec lui, il pourra assister à sa réunion avec 98% de scrotum en moins. Voila qui ne semble pas apaiser les inquiétudes du jeune homme.

    A Mayo, Cristina et le Dr Thomas sont au chevet de leur patiente, Janet. Le mari de celle-ci semble inquiet. Il a cru comprendre que sa femme devrait subir deux interventions, la ligature de l’artériose mais aussi un pontage pour remédier à l’obstruction des artères. Thomas explique qu’il s’agit bien de deux procédures différentes mais qu’il se propose de les faire en une seule intervention. Cristina donne quelques indications complémentaires à ce sujet. Janet ne semble guère se soucier de la méthode qu’ils vont utiliser. Tout ce qu’elle veut, c’est de ne plus avoir l’impression d’être prisonnière du corps d’une femme de 80 ans. Thomas assure qu’il comprend ce qu’elle ressent. Parce qu’il est vieux, très, très vieux, ajoute Cristina avec un petit sourire. Sur le ton de la plaisanterie, Thomas invite sa patiente et son époux à ne pas confondre le manque de respect de Cristina avec de l’humour, parce qu’elle n’en a pas. Pour le plus grand plaisir de Janet, Cristina riposte qu’elle le respecte. Il est un monument historique, comme le grand canyon. Thomas feint d’être offusqué. Ils sortent de la chambre en continuant leurs chamailleries dont ils sont les premiers amusés.

    Meredith a annoncé à son patient, Rob, qu’il souffrait d’un cancer. L’homme est en larmes. Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Il fait beaucoup de sport, il lit des revues sur la santé, il ne mange rien de ce qui lui fait envie. Et malgré tous ces efforts, il va mourir ? Meredith essaie de se montrer positive. Certes la tumeur est difficile à retirer mais cela ne veut pas dire que c’est impossible. Loin de l’apaiser, cette perspective fait sangloter Rob de plus belle. Meredith tente une autre approche en se comparant à son patient, qui est garde du corps. C’est ce qu’elle va faire, veiller sur lui. Heather décide de soutenir sa titulaire. Elle compare la tumeur à un sale petit voyou. Si cette affirmation semble rassurer Rob, elle agace Meredith.

    Derek donne cours aux internes. Lorsqu’il leur laisse la parole pour poser des questions, Shane en profite pour l’interroger au sujet d’une intervention qu’il a pratiquée en 2003. Est-ce que Derek a alors réalisé qu’il devenait une sommité en chirurgie, pour le monde entier ? Derek lui rappelle que le cours concerne la pose d’une voie centrale et qu’il attend donc des questions à ce sujet uniquement. Constatant que tous les internes manifestent un désintérêt total pour son cours, Derek assure qu’il comprend leur attitude. Il sait qu’ils ont déjà vu tout cela en détail à la fac de médecine mais il faut qu’ils soient conscients, qu’en tant qu’internes, on peut leur demander de poser des voies centrales tous les jours. S’ils ne le font pas correctement, leurs patients pourraient mourir. Mais la majorité des internes restent indifférents à ce beau discours. Stephanie regrette de ne pas pouvoir assister à un Whipple. Quant à Leah, elle a entendu dire que le Dr Webber s’occupait d’un patient souffrant d’un lymphœdème scrotal. Derek rappelle les demoiselles à l’ordre. Shane, décidément très motivé, a une question à poser sur le sujet du cours. Est-ce que Derek pense qu’apprendre à poser des voies centrales lui a permis de développer les compétences qui ont contribué au succès de son intervention décisive de 2003 ? Un brouhaha envahit la classe. Les internes ne semblent pas comprendre l’intérêt manifesté par Shane pour la carrière de leur professeur.

    Cristina et Thomas sont en train de mettre au point leur intervention lorsque Parker demande à parler à la jeune femme. Il aimerait savoir si elle a essayé de suggérer à Thomas une approche moins invasive que celle qu’il compte employer. Cristina répond par l’affirmative. Elle a proposé une intervention hybride, avec une seule incision et une durée d’intervention réduite de moitié. Parker veut connaitre la réaction de Thomas. Cristina explique donc que Thomas lui a demandé s’ils travaillaient dans un hôpital ou dans un service de livraison de pizza à domicile, parce qu’il ne voyait pas pourquoi il fallait pratiquer l’intervention en un temps express. Parker se moque gentiment de l’entêtement de son confrère. Cristina estime que le vieil homme n’a pas totalement tort. Sa méthode minimise certains risques. Parker semble convaincu par ses arguments. Il l’encourage à rejoindre son mentor et à en profiter tant qu’elle le peut. Elle ne comprend pas ce qu’il veut dire. Est-ce que sa période d’essai va prendre fin très bientôt ? Parker ne répond pas directement. Il lui dit de retourner travailler.

    Catherine et Richard papotent en attendant que les images du scanner que passe Brian s’affichent. Catherine plaisante au sujet du cadeau que Richard lui a fait. La plupart des hommes se seraient contentés d’apporter un bouquet de fleurs. En effleurant la main de son ami, elle lui demande s’il se rend compte qu’ils sont en train de jouer un jeu dangereux. Jusqu’à présent, elle a fait de son mieux pour garder Jackson dans l’ignorance au sujet de leur aventure. Richard réplique que c’est la raison pour laquelle il a fait en sorte que ce soit le Dr Quaid, plutôt que Jackson, qui les assiste dans l’intervention de Brian. Catherine pense que c’est une erreur. Elle est là pour pratiquer une intervention qui comporte une part importante de chirurgie plastique et Jackson pourrait trouver étrange qu’elle ne lui ait pas demandé de s’en charger. Cependant, elle et Richard s’accordent pour dire que le secret dont ils entourent leur relation a un côté assez amusant. Ils ont l’impression d’être deux lycéens. Leurs mains se joignent mais se séparent aussitôt que Bailey fait son entrée dans la pièce. Elle a entendu parler de leur patient et elle vient leur proposer son aide. Elle s’offusque lorsque Richard lui dit qu’il avait pensé plutôt à April. Il veut la prendre sous son aile. Cette petite est tellement fragile. Bailey ne comprend pas qu’il compte sur April pour opérer un scrotum géant. Mais Richard maintient sa décision. Furieuse, Bailey s’en va.

    Alex se présente au prothésiste d’Arizona. En apprenant qu’Alex travaille en pédiatrie, David pense qu’il veut parler à Arizona et lui dit qu’il la trouvera à la clinique où ils vont faire un moulage en plâtre qui servira de modèle pour la prothèse. Alex répond qu’il veut juste savoir combien de temps il faudra pour qu’Arizona soit remise sur pied. David n’en sait rien. Il espère pouvoir le dire dans quelques jours. Il demande à Alex s’il doit prévenir Arizona qu’il est passé. Alex lui demande d’agir comme s’il ne l’avait pas vu.

    Derek encourage ses internes. Ils doivent continuer à essayer de placer la voie centrale. Personne n’y arrive jamais la première fois… ni même la quarantième, dit-il en passant à côté de Leah. Shane fait appel à lui parce qu’il n’arrive pas à localiser la veine. Derek veut lui montrer comment faire mais il n’y arrive pas, à cause de sa main blessée. Il explique donc au jeune homme comment il doit procéder. Shane plante son aiguille dans le mannequin et en retire un peu de liquide rouge, ce qui semble l’enchanter. Derek refroidit immédiatement son enthousiasme. Il vient de ponctionner une artère et le patient va se vider de son sang.

    Meredith a montré les clichés des radios de Rob à Bailey. Celle-ci est circonspecte. Il y a tant de choses à faire et à éviter pour enlever la tumeur. Il faut contourner des veines et des nerfs, sans endommager les tissus, et tenir compte du fait que la tumeur a soulevé la veine cave inférieure et qu’elle s’est collée à une aorte. En un mot, c’est le bordel. Heather aimerait savoir comment il faut procéder pour retirer la tumeur sans devoir remettre l’aorte en place par après. Meredith avoue qu’elle n’en sait rien. Bailey saute sur la perche qui lui est tendue, affirmant qu’elle est heureuse de pouvoir soulager sa consœur en lui prenant ce cas. Meredith répond avec le sourire qu’elle a fait appel à elle pour avoir son avis, pas pour se faire voler son intervention. Selon Bailey, n’importe quel titulaire de première année et sain d’esprit ne voudrait pas se charger d’un cas comme celui-ci, surtout en sachant que la moindre décision sera de son ressort. Pleine d’assurance, Meredith réplique que cette intervention est la sienne. Vexée d’être rejetée une fois de plus, Bailey la met en garde. Il ne faudra pas venir pleurer lorsque le patient se videra de son sang sur la table d’opération.

    April et Catherine examinent les clichés du scanner de Brian. April avoue ne pas comprendre ce qu’elles sont en train de regarder. Elle reste bouche bée, lorsque Catherine lui apprend que ce sont des testicules. Se méprenant sur la réaction de la jeune femme, Catherine lui dit de ne pas s’inquiéter. Des testicules normaux ne ressemblent pas du tout à ça. April s’esclaffe. Elle sait très bien à quoi ressemblent des testicules. Réalisant qu’elle s’aventure sur un terrain dangereux, elle s’empresse de changer de sujet. C’est étrange que Jackson ne lui ait pas dit que sa mère allait venir. Catherine répond que c’est parce qu’il n’était pas au courant. Il lui a dit très clairement qu’il voulait qu’elle ne s’occupe pas de ses affaires. C’est donc ce qu’elle fait. April semble soulagée par la nouvelle mais elle déchante lorsque Catherine lui rappelle qu’elle n’a rien promis de tel la concernant. Elle pense qu’April a besoin de se préparer pour les prochains examens et pour ce faire, elle a pensé à un garçon qui travaille dans le département gynécologie de son hôpital et qui pourrait être un excellent professeur particulier. En plus, il est mignon. Comprenant ce dont il est vraiment question, April veut faire un commentaire mais Catherine lui coupe la parole. Elle trouve la jeune femme bien trop coincée et elle pense qu’elle a un grand besoin de s’envoyer en l’air. Pour la convaincre, elle raconte à April qu’elle fréquente pour le moment un homme qui lui apporte une plénitude sexuelle telle qu’elle n’en avait plus connue depuis des années. Elle a l’impression d’être une fleur qui s’ouvre sous les rayons du soleil. Embarrassée, April reconnait que cette image est très évocatrice. Elle a un petit rire gêné lorsque Catherine ajoute que son ami sait y faire avec les femmes. Une fois encore, Catherine l’accuse d’être coincée. Mais elle va lui donner le numéro de son jeune assistant, au cas où… A nouveau, April a un sourire embarrassé.

    Jackson est en train de s’occuper d’un patient lorsqu’il voit Richard passer dans le couloir. Richard, qui l’a aperçu aussi, presse le pas en espérant pouvoir éviter la rencontre. Mais Jackson sort de la chambre pour lui faire part de son étonnement. Il a constaté, sur le planning du lendemain, qu’il devait participer avec lui à une opération d’un lymphœdème scrotal. Richard s’excuse pour la méprise. Il ne s’agit pas de Jackson, mais de Catherine. Jackson se montre aussitôt suspicieux. Sa mère est là, pour faire une intervention avec Richard ? Pour endormir sa méfiance, ce dernier lui propose de se charger de la partie esthétique de l’opération, allant jusqu’à affirmer qu’il est envoyé par Catherine pour lui demander d’examiner le patient. Jackson semble convaincu de la bonne foi de Richard et accepte de participer à l’intervention.

    David est en train de plâtrer le moignon d’Arizona lorsque Callie entre dans la salle. Elle réalise que sa compagne n’est pas prête à partir et s’excuse d’être en avance. Arizona lui reproche avec sécheresse de ne pas avoir écouté le message par lequel elle l’informait qu’elle en avait encore pour un bon moment. David semble étonné du ton avec laquelle elle s’adresse à sa femme. Quant à celle-ci, elle supporte l’affront avec dignité et annonce qu’elle reviendra plus tard. Une fois qu’elle est partie, David laisse tomber que son frère non plus ne consulte jamais sa boite vocale. C’est exaspérant.

    Tout en préparant le diner, Meredith téléphone à Cristina pour lui parler de la tumeur qu’elle va devoir enlever. Cristina suppose que Derek doit être très fier de sa femme. Dorénavant, ils seront Monsieur et Madame Tumeur impossible. Meredith réplique que le problème, c’est que Derek n’est plus Monsieur Tumeur impossible et elle ne veut rien faire qui le lui rappelle, surtout qu’il essaie de s’impliquer à fond dans l’enseignement. Cristina trouve tout cela bien triste. Meredith pense qu’il s’agit plutôt d’une adaptation. Cristina lui demande si elle peut imaginer ne plus jamais pouvoir opérer un jour. Meredith répond qu’elle y pense tout le temps. Derek n’a pas vu venir ce qui lui est arrivé. Alors, elle se dit qu’elle doit essayer de profiter au maximum de son métier tant qu’elle le peut. En l’écoutant parler, Cristina semble soudain avoir une illumination. Elle coupe court à la conversation. C’est justement à ce moment là que Derek rentre chez lui. Ses premiers mots sont pour dire à quel point il déteste l’enseignement. Meredith est certaine du contraire. Il lu confie qu’il n’avait jamais réalisé jusqu’à aujourd’hui que pour lui, enseigner sa discipline reposait surtout sur le fait que les internes pouvaient le regarder faire. Avec une pointe de nostalgie, Meredith se souvient combien elle aimait qu’il se tienne derrière elle pour lui murmurer ses instructions à l’oreille. Il lui fait remarquer qu’il ne peut pas agir de même avec tous les internes. Elle rit. Il se retourne vers leur fille et l’embrasse avant de demander à sa femme comment Heather a réagi en apprenant qu’elle avait tort en ce qui concerne la tumeur. Il suppose qu’elle n’a pas apprécié. Meredith confirme sans s’étendre sur le sujet.

    April et Jackson se sont retrouvés dans une salle de garde pour faire l’amour. Une fois encore, Jackson promet que c’est la dernière fois que ça se passe. April lui fait remarquer qu’ils ont déjà dit ça la dernière fois. Oui, mais là, c’est la dernière dernière fois, jure Jackson. April lui confie qu’elle n’est pas très à l’aise à l’idée de passer la journée du lendemain au bloc avec Catherine. Jackson réalise alors qu’ils vont tous les deux participer à la même intervention. April commence à paniquer. Si elle les voit ensemble, Catherine va tout comprendre. Elle est comme obsédée par la vie sexuelle de la jeune femme. Parce que, elle, elle a une sexualité épatante, elle veut qu’April connaisse la même chose. L’évocation de la vie sexuelle de sa mère met Jackson dans tous ses états. Il comprend que la confidence que Catherine a faite à April signifie qu’elle couche toujours avec Richard. April a du mal à imaginer que ce dernier soit le meilleur coup que Catherine ait connu. Ce détail achève Jackson.  

    En arrivant chez Joe, Callie découvre Owen qui est assis au comptoir. Elle le rejoint et commande un vin blanc. Owen est étonné de la voir là, si tard. Elle soupire. Tout le monde dit que le sujet de dispute le plus grave au sein des couples est l’argent. Ceux qui disent cela n’ont jamais assisté à une dispute sur l’amputation. Le pire, c’est qu’elle ne peut pas se mettre en colère ou crier, parce qu’alors elle sera la méchante qui crie sur sa femme unijambiste. Ces dernières nuits, elle a dormi dans l’appartement de Mark mais elle n’est pas sûre de supporter une nuit de plus dans le lit de son meilleur ami mort. Etre chez Mark lui rappelle qu’il est parti et elle finit toujours par faire d’horribles cauchemars. C’est tellement pénible qu’elle a envisagé de demander à Derek si elle pouvait s’installer dans sa caravane. Elle s’excuse auprès d’Owen de l’avoir ennuyée avec tous ses problèmes. Il assure que ce n’est rien. Pour être franc, il doit avouer qu’il ne dort pas très bien, lui non plus. Après avoir demandé au barman de remplir le verre d’Owen, elle se moque de la cravate de ce dernier. Elle n’a jamais vu rien d’aussi moche. Owen l’enlève en riant. Ils trinquent.

    On frappe vigoureusement à la porte du Dr Parker. Celui-ci dévale ses escaliers en courant et découvre avec surprise que c’est Cristina qui est venue lui rendre visite. Comme il semble l’insinuer, elle dément qu’elle soit venue là pour coucher avec lui. Elle veut juste savoir ce qu’il manigance au sujet du Dr Thomas. Elle soupçonne quelque chose depuis qu’il lui a conseillé de profiter de son mentor. Est-ce qu’il compte le renvoyer ? Parker répond qu’ils ne peuvent pas licencier le vieil homme. Par contre, ils peuvent l’obliger à prendre sa retraite. Cristina le somme de lui citer une erreur commise par le Dr Thomas. Parker avoue qu’il ne peut pas, pas encore du moins. Mais quand Thomas fera une erreur, cela entrainera un procès pour faute professionnelle que la clinique perdra, parce qu’elle aura laissé un homme aussi âgé pratiquer la chirurgie. Cristinal’a dit elle-même. Cet homme est en retard sur la médecine. Il refuse d’adopter les nouvelles techniques. Pourquoi ? Parce qu’il est têtu ou parce qu’il ne sait pas comment faire ? Cristina comprend pourquoi Parker a voulu qu’elle travaille avec Thomas. Il le reconnait. Elle représente tout ce qui est nouveau, intelligent et avancé dans le domaine de la chirurgie. Elle est l’opposé de Thomas. Et quand le moment sera venu de jeter le vieil homme, ce sera bien qu’elle les y aide. Elle lui reproche de ne pas lui avoir dit directement quelles étaient ses intentions. Il estime que d’un point de vue éthique, il ne devait pas le faire. Elle pense tout le contraire. Il est stupéfait de sa réaction. Jamais il n’aurait pensé que ça lui poserait un problème. Elle quitte sa maison sans rien ajouter.     

    Leah, Stephanie et Jo observent Brian à travers la vitre de la chambre, en faisant des commentaires sur la grosseur de ses testicules. Meredith leur demande d’arrêter. Elles ne sont pas en train d’assister à un spectacle. Les jeunes femmes se sont à peine éloignées de quelques pas que Meredith invite Alex et Jackson à les remplacer. Ils sont effrayés par ce qu’ils voient. April sort de la chambre de Brian et est dépitée de voir Alex. Elle suppose qu’il va faire une de ces plaisanteries douteuses et grivoises dont il a le secret, comme par exemple se moquer du fait qu’elle a posé les mains sur les parties génitales d’un homme. Mais Alex n’a pas le cœur à plaisanter. La vision de ce pauvre Brian le met fort mal à l’aise et il ne peut que compatir au malheur du jeune homme. April décide de profiter de la situation. Est-ce qu’il imagine des testicules tellement gonflées qu’un chirurgien doive utiliser un scalpel pour les libérer ? Et qui sait dans quel état va être le pénis après tout ça ? La souffrance se lit sur le visage d’Alex qui préfère s’en aller, au grand amusement de Meredith. April s’approche de Jackson pour lui signaler que Catherine n’arrête pas de demander pourquoi elle a l’air si fatiguée. Espiègle, Meredith reprend la question de Catherine à son compte. April s’en va sans répondre. Jackson et Meredith observent pendant quelques secondes Catherine qui, dans la chambre de Brian, rit aux éclats en écoutant la conversation de Richard. Meredith lâche sur un ton moqueur qu’ils sont très mignons tous les deux. Est-ce qu’ils n’auraient pas l’air un peu fatigué ? Jackson lui dit d’aller au diable et s’en va à son tour.

    Cristina tente de convaincre Thomas que ce serait une bonne idée d’appliquer l’intervention hybride dont elle lui a parlé. Il commence par refuser. Ils ont établi un plan, ils vont le respecter. Comprenant qu’insister ne servira à rien, Cristina décide de titiller l’orgueil du chirurgien. Elle l’accuse de rejeter toutes ses propositions par peur. Il est déçu. Il croyait qu’elle avait appris quelque chose en travaillant avec lui. Elle réplique qu’elle a appris qu’il faisait très attention au taux de mortalité et qu’il fuyait tout ce qui est nouveau comme un vieux poulet peureux. Thomas proteste. Il ne va pas changer ses plans parce qu’elle… Elle lui coupe la parole. Il ne veut pas ou il ne peut pas changer ses plans ? Il riposte qu’il est parfaitement capable de manier un cathéter. Elle le met au défi de le lui prouver.

    Alors qu’il signe l’autorisation de l’opérer. Brian demande à ses chirurgiens combien de temps va prendre sa convalescence. Est-ce qu’il y a une chance pour qu’il ne puisse pas marcher avant un bon moment ? Sa question révolte son amie Paula qui le conjure de cesser de fuir une certaine Amy Miller. Brian assure que ce n’est pas le cas. Il est même fort probable qu’Amy ne soit pas présente à la réunion du lycée. Paula est certaine du contraire. C’est une de leurs camarades qui le lui a dit, en ajoutant qu’Amy était célibataire. Paula rappelle à son ami qu’il n’est plus le gamin malingre d’antan. Il est intelligent, drôle, en un mot il est assez bien pour Amy. Il est même trop bien pour elle. Il serait le mec idéal s’il… s’il n’avait pas des couilles géantes, conclut Brian avec un air dépité. Non, crie Paula, révoltée. Il serait le mec idéal s’il avait des couilles, justement.  

    Bailey n’a pas abandonné l’idée d’opérer la tumeur à la place de Meredith. Elle propose à celle-ci de faire un échange, deux de ses interventions peinardes contre la tumeur. Evidemment, Meredith refuse. Bailey est dépitée et accuse sa collègue de ne pas savoir reconnaitre un bon marché quand on lui en présente un. Les deux femmes aperçoivent alors l’interne Heather qui court derrière le patient, lequel est déjà revêtu de la tenue adéquate pour aller au bloc. Meredith se lance à leur poursuite tandis qu’April rejoint Bailey pour lui dire qu’elle est intéressée par un échange. 

    Meredith retrouve son interne dans la cour des urgences. Heather lui signale que Rob s’est caché derrière une ambulance. Elle propose d’appeler du renfort pour ramener le patient à la raison. Meredith refuse et rejoint Rob. Celui-ci l’accuse de lui avoir menti. Il a entendu Heather se vanter devant ses camarades qu’elle allait participer à une opération unique, de celles qu’on ne fait qu’une fois dans sa carrière. Elle a dit aussi que Meredith ne savait même pas par où commencer. Meredith lance un regard noir en direction de son interne avant de venir s’asseoir aux côtés de Rob. Avec une tumeur comme la sienne, aucun chirurgien ne peut savoir comment procéder avant de la voir. Rob trouve cela effrayant. Meredith en est consciente. C’est la raison pour laquelle elle n’avait pas voulu lui en parler. Elle a bien compris qu’il était un homme très émotif. Rob assure qu’il ne l’est pas d’habitude. A cause de son métier, il est impliqué dans des situations dangereuses tout le temps. En tant que garde du corps, il ne doit penser qu’à son client et il ne peut donc pas se permettre de paniquer. Mais aujourd’hui, il panique. Cela ne pose aucun problème à Meredith. Aujourd’hui, il peut avoir peur, contrairement à elle. Il lui fait remarquer que son interne parle beaucoup trop. Elle le sait et elle le déplore. Rob se lève, il est prêt à se faire opérer.  

    Alex demande des nouvelles d’Arizona à Callie. Il a rencontré le Dr Moore qui lui a parlé des essais de prothèses et il aimerait savoir ce que ça a donné. Callie est furieuse d’apprendre qu’il a parlé au prothésiste. Si jamais Arizona s’en est rendu compte… Alex l’interrompt. Il est celui qui a coupé la jambe d’Arizona. Si jamais il y a un problème pour poser la prothèse ou s’il s’avère qu’Arizona doit subir d’autres interventions, il se dira qu’il a foiré l’amputation. Déjà qu’Arizona lui reproche d’avoir pris sa place dans l’avion ! Callie s’énerve. Arizona ne lui reproche rien. Elle ne sait même pas que c’est lui qui a procédé à son amputation. Callie lui rappelle que c’est elle qui a pris la décision de couper la jambe d’Arizona, alors qu’elle était censée la protéger. Depuis, Arizona la considère comme la méchante, le mauvais médecin. Par contre, elle n’a jamais cité le nom de Karev.

    David est en train de placer une prothèse sur le moignon d’Arizona. Si jamais cette prothèse ne lui convient pas, il pourra l’ajuster ou il faudra essayer un nouveau moulage. Arizona répond sèchement que ça ira comme ça. Il lui conseille de ne pas se précipiter et de ne pas perdre de vue que, si la prothèse ne lui va pas, elle aura mal. Mais Arizona n’a pas envie de faire d’efforts. Elle refuse même de se mettre debout pour tester la prothèse. David insiste. Il a besoin de la voir faire quelques pas pour observer la résistance de la prothèse quand celle-ci subit la pression du poids du corps. Il fait mine de prendre Arizona dans ses bras pour l’aider à se mettre debout mais elle lui crie de la laisser tranquille. Il tente de lui faire comprendre qu’elle n’y arrivera pas toute seule, qu’elle a besoin d’aide. S’ils font ce qu’il faut et qu’ils arrivent à trouver une prothèse qui lui convienne, elle sera plus autonome mais, pour le moment, elle n’y est pas encore. Il attire son attention sur la chance qu’elle a d’avoir auprès d’elle des gens qui sont là pour l’aider. Elle devrait les laisser faire. Avec des yeux pleins de larmes et un ton ironique, elle lui dit qu’il est comme un cadeau de Dieu. David sourit. Non, il ne parlait pas de lui. Il la connait à peine. Lui, il est là pour faire son boulot tout simplement. Il y a plein d’autres choses qu’il pourrait faire au lieu d’être là. Elle lui répond assez sèchement qu’il devrait aller les faire. Il ne discute plus et s’en va.

    Derek arrive dans la salle où il doit donner cours aux internes. Jo lui demande s’il n’est pas plutôt possible d’aller assister à l’intervention exceptionnelle que doit pratiquer Meredith. Derek assure que sa femme n’a pas prévu d’opération exceptionnelle. Leah assure que oui. Le Dr Grey est en ce moment même au bloc pour retirer une tumeur rare. Derek quitte aussitôt la salle de cours.

    A Mayo, Cristina se prépare pour rejoindre le Dr Thomas qui est déjà dans la salle d’opération. Le Dr Parker entre comme une furie et demande à la jeune femme ce qu’elle a fait pour convaincre Thomas de pratiquer une intervention d’avant-garde. Est-ce qu’elle se rend compte qu’il pourrait avoir des ennuis judiciaires pour lui avoir révélé les intentions de la direction ? Cristina proteste. Elle n’a rien dit du tout. C’est Thomas qui en a eu l’idée. Parker ne croit pas que son confrère ait subitement changé d’avis et décidé d’appliquer une procédure qu’il rejetait en bloc il y a encore deux jours. Cristina assure que si et qu’elle en a été la première surprise. Finalement, Parker semble convaincu. Il se demande même si au fond ce n’est pas une chance à saisir. Après tout, Thomas n’a jamais pratiqué ce genre d’intervention. En temps normal, Parker ne l’aurait pas autorisé à le faire, même en sachant que Cristina serait là pour rattraper le coup en cas de problème. Parce qu’il va y avoir des problèmes et ça va permettre au Conseil d’administration de licencier le vieux chirurgien. Il sort de la salle. Cristina réalise tout à coup l’enjeu de l’intervention.

    Alors que Meredith opère Rob, l’interne Heather lui présente ses excuses pour son comportement. Elle aimerait tellement ressembler à la titulaire, être aussi performante qu’elle. Si elle l’était vraiment, elle n’éprouverait pas le besoin de se vanter comme elle l’a fait. Elle serait stoïque et silencieuse. Meredith lui suggère de commencer immédiatement à appliquer ces beaux principes.

    Owen, qui se trouve dans la galerie pour observer l’intervention, commence à s’endormir lorsque Derek entre dans la pièce. Il confie à son ami que Meredith ne lui avait même pas parlé de cette opération. C’est une de ses internes qui le lui a appris. En lui cachant la vérité, c’est comme si Meredith le considérait comme un objet fragile qu’il faut envelopper dans du papier à bulles. Owen prend la défense de Meredith. Si elle s’est conduite comme ça, c’est parce que Derek a la réputation d’un homme qu’il faut protéger. Il lutte pour ses patients alors même que les circonstances semblent être les pires pour eux, mais quand il estime que les choses deviennent critiques pour lui, il s’en va et trouve refuge dans la forêt. Il se met à boire et se laisse pousser la barbe. Alors, avec tout ce qui s’est passé, et cette procédure judiciaire qui les empêche de tout oublier, il est probable que Meredith ait peur que la moindre petite chose qui arrive encore le fasse repartir à la caravane et qu’elle se retrouve seule dans la maison qu’il lui a donnée, qu’elle n’arrive plus à dormir parce que, peu importe la pièce où elle se trouve, elle constate qu’il n’est plus là. Derek regarde Owen un peu bizarrement. Il a l’impression qu’il avait préparé ce beau discours et qu’il était prêt à le sortir. Owen ne le nie pas, ajoutant que ses paroles étaient destinées à une autre personne mais elles conviennent très bien au cas présent. Derek comprend qu’Owen pense à Cristina et qu’il est persuadé qu’elle ne reviendra pas. Owen l’admet. En bas de la galerie, Meredith vient de découvrir la tumeur. Heather lui demande par où elle compte commencer.

    C’est donc Bailey qui remplace April dans la salle d’opération auprès de Richard, Jackson et Catherine. Celle-ci annonce à ses collègues que la première chose à faire est de repérer les testicules et les cordons testiculaires, afin de ne pas les endommager. Bailey laisse éclater sa joie qui se ternit quelque peu lorsqu’elle surprend un regard échangé entre Richard et Jackson. Elle croit comprendre que Richard n’est pas content qu’elle soit là. L’intéressé assure qu’elle a tort mais elle ne le croit pas. Elle a passé des heures avec lui au bloc et elle a appris à interpréter ses expressions même sous le masque. Il lui jure encore une fois ne pas faire la tête parce qu’elle est là. Guère convaincue, elle lui promet qu’elle n’a pas harcelé April pour prendre sa place. C’est April qui le lui a proposé, ce qu’elle trouve complètement fou. Elle emploie pour le dire un mot qui, en anglais, signifie "cinglé" mais aussi "noisettes" – allusion subtile aux parties génitales du patient, dont elle est la seule à rire. Etonnée, elle demande à ses collègues s’ils ont compris le double sens du mot. Catherine lui rappelle qu’elle est urologue. Donc oui, évidemment qu’elle a compris. Bailey est la seule à rire de la plaisanterie, ce qui lui fait dire que le public est difficile. Jackson annonce qu’il vient de trouver le testicule gauche. Catherine demande que quelqu’un le prenne en main pour lui permettre de découper les peaux qui l’entourent en toute sécurité. Jackson et Richard se précipitent pour lui donner satisfaction et se font ensuite des politesses pour savoir lequel des deux va protéger le précieux testicule. Leurs salamalecs agacent rapidement Bailey qui les presse de se décider. C’est donc Jackson qui s’y colle. De tous les organes humains, il a fallu que ça soit celui-là, dit-il avec un regard appuyé en direction de sa mère, ce qu’il faut traduire par "tu n’aurais pas pu choisir un autre homme que celui-là ?".

    Thomas éprouve quelques difficultés à se servir du cathéter. Il jure. Cristina lui fait remarquer que cela ne va pas l’aider d’insulter le matériel. Il lui demande d’arrêter de vouloir lui donner des conseils. Il a déjà fait ça avant. Elle ne cache pas qu’elle est dubitative. Avant, ça veut dire avant ou après qu’il utilise du sang de brebis pour contrer les sortilèges de la sorcière ? Il la somme de se taire. Elle comprend à son intonation qu’il est en train de paniquer. Elle lui conseille de se calmer. Il avoue très vite son incapacité et lui demande de prendre la relève. Elle préfère lui expliquer comment il doit manier le cathéter. Il est le premier surpris d’y arriver. C’était donc si simple ? Il prend de l’assurance au point de refuser l’aide de Cristina quand elle lui propose de manipuler le ballon pour lui.

    David n’est toujours pas revenu et Arizona commence à trouver le temps long. Finalement, elle décide d’essayer de se lever. Elle prend appui pour se mettre debout et après quelques secondes lâche, la barre sur laquelle elle s’appuyait. Elle arrive à garder l’équilibre jusqu’à ce qu’Alex entre dans la pièce. Le bruit de la porte qui s’ouvre fait se retourner Arizona, qui est déséquilibrée. Elle chancelle. Alex se précipite à son secours et arrive juste à temps pour l’empêcher de tomber. Elle lui demande ce qu’il fait là. Il prétend qu’il voulait voir David Moore. La prothèse d’Arizona est tombée par terre. Il la ramasse et ne peut s’empêcher de regarder le moignon de la jeune femme. Il est ravi du résultat. La cicatrisation est superbe, pas d’œdème. Arizona ne relève pas. Elle lui dit qu’elle espère qu’il n’a pas démoli complètement son département. Tout en replaçant la prothèse, il réplique qu’il est le seul à empêcher le service de s’effondrer. Le nouveau titulaire fait autant de dégâts qu’une équipe de démolition. Il faut absolument qu’Arizona revienne. C’est la gorge nouée qu’elle dit essayer. Alex va s’en aller quand il se ravise. Arizona doit savoir que Callie fait des efforts, elle aussi.

    Parker rejoint Cristina au moment où elle sort de la clinique. Evidemment, il a entendu parler de l’intervention que Thomas a pratiquée. Il ironise sur le fait que le vieux chirurgien s’est conduit comme un super héros. Cristina trouve qu’il pourrait essayer de cacher sa déception. Ne se rend-t-il pas compte que Thomas est un trésor historique pour la clinique ? Il trouve l’image amusante. Elle n’est pas du même avis que lui. Il lui donne raison et admet que la situation a des avantages, puisqu’elle est sortie du bloc plus tôt que prévu. Alors, que dirait-elle de… Elle lui coupe la parole. Elle a rendez-vous avez un ami pour aller boire un verre. Il la félicite de se faire des amis. Mais est-ce que… Elle l’interrompt à nouveau pour lui souhaiter une bonne soirée et le plante là.

    Arizona s’est remise debout. Elle observe son reflet dans le miroir. Ses yeux ne quittent pas la prothèse des yeux, comme si elle voulait s’obliger à regarder la réalité en face. David arrive doucement derrière elle. Elle lui sourit légèrement avant de lui dire que sa prothèse n’est pas assez serrée. Toujours en souriant, mais la gorge nouée par les sanglots, elle ajoute que ça lui fait mal à certaines endroits. David pose la main sur son épaule. Il va voir ce qu’il peut faire pour y remédier.

    Shane est seul dans la salle de cours quand Derek y revient. L’interne annonce à son professeur qu’il a compris quelle était son erreur, lors de la pose d’une voie centrale. Sa visualisation était mauvaise. Mais quand il applique ce que Derek lui a dit de faire… Joignant le geste à la parole, il pose une voie centrale sur le mannequin. Derek le félicite et lui conseille de continuer comme ça. Il le laisse pour rejoindre Owen qui est apparu à la porte de la salle.

    Catherine annonce à Brian que son intervention s’est parfaitement déroulée. Il a maintenant de quoi contenter Amy Miller. Brian confie à ses chirurgiens que son problème ne concerne par Amy, mais plutôt Paula. Ils sont amis depuis si longtemps. Il ne sait pas comment lui faire part des sentiments qu’il éprouve pour elle. Richard lui conseille de ne pas avoir honte de ses sentiments. La seule chose qui aurait pu l’embarrasser vient d’être retirée. Paula entre dans la chambre avec un grand sourire. Elle plaisante sur le fait qu’il y a une grosse partie de Brian qui semble avoir disparu. le jeune homme demande aux médecins s’ils peuvent le laisser seul avec son amie. Une fois en dehors de la chambre, Catherine et Richard regardent les deux jeunes gens qui se prennent dans les bras l’un de l’autre. Catherine se demande s’ils seront invités au mariage. Richard sourit. La voix de Jackson retentit derrière eux. Il indique à sa mère qu’il veut parler à Richard, d’homme à homme. Catherine commence par refuser mais Richard lui demande d’accepter la requête de son fils. Tout va bien se passer. Une fois sa mère partie, Jackson fait part de sa vision des choses à Richard. Il comprend parfaitement que deux personnes puissent se rapprocher l’une de l’autre même s’ils savent que ce n’est pas bien et que ça n’aurait pas dû arriver. Il sait que le sexe est une force puissante. Tout à coup, il se tait, perdu dans ses pensées. Il reprend vite ses esprits pour mettre Richard en garde. Si Richard fait du mal à sa mère, il lui rendra la pareille. Richard assure que ce ne sont pas ses intentions. Il apprécie beaucoup Catherine. Jackson réplique que c’est justement ce que lui n’apprécie pas. Richard s’approche de lui et, à mi voix, lui dit, d’homme à homme, qu’il va devoir faire avec. Je vous surveille, répond Jackson sur le même ton. J’espère que tu aimes la vue, riposte Richard en souriant. Une fois Jackson parti, Richard remarque alors la présence de Bailey et comprend qu’elle n’a rien perdu de la scène. Un peu embarrassé, il s’approche d’elle et lui dit qu’il sait ce qu’elle pense de tout ça. Elle se doit se dire qu’il est un homme marié. Il lui assure qu’il ne l’a pas oublié. En fait, la seule chose à laquelle Bailey pense, c’est que tout ce qui vient de se passer, exigeait qu’on ait des couilles.    

    Derek attend sa femme à la porte de la chambre de son patient. C’est avec un petit sourire malicieux qu’il lui demande comment s’est passée sa journée. Elle se contente de dire que c’était bien. Et avec la tumeur, demande Derek. Il lui apprend qu’il était dans la galerie pendant qu’elle pratiquait son intervention. Comme elle prétend qu’elle ne lui en pas parlé parce que ce n’était pas très important, il lui promet de ne plus jamais se faire pousser la barbe ni de prendre la fuite pour vivre dans la forêt. Si elle vit quelque chose de bien, il veut être au courant. Elle lui sourit et s’empresse de lui raconter son intervention. C’était génial. Elle ne savait pas au début comment elle allait s’y prendre. Elle est restée longtemps à fixer la tumeur, à réfléchir comment la retirer sans bouger l’artère et ensuite, clamper sans détruire le foie et l’intestin. Et puis soudain, elle a su comment faire. Derek l’écoute avec une fierté infinie lui raconter comment elle s’y est prise. Il la prend dans ses bras pour l’embrasser. Elle veut savoir ce que lui vaut cet honneur. Il lui dit qu’il a la tête dans les nuages et qu’il se pourrait bien qu’il n’en redescende pas avant quelques heures. Il lui donne un baiser encore plus fougueux que le premier.

    Callie et Arizona sont rentrées chez elles. Callie dépose un verre de vin rouge sur la table, devant sa compagne, avant de lui annoncer qu’elle va passer la nuit chez Mark. Elle se dirige vers la porte lorsqu’Arizona la rappelle. L’émission culinaire "American bake off" va commencer d’ici quelques minutes. Sans un mot de plus, Arizona retire la couverture qui recouvrait le canapé, faisant ainsi comprendre à sa compagne qu’elle libère la place pour elle. Callie vient s’asseoir à côté d’elle, mais à une distance respectable. Arizona prend la télécommande pour allumer la télévision.

    Jackson et April complètent des documents, à un mètre l’un de l’autre. De temps en temps, ils se regardent à la dérobée. Catherine vient embrasser son fils avant de partir au bras de Richard. Cela agace Jackson. April le remarque et lui demande si tout va bien. Il assure que oui. En est-il sûr ? Il confirme, un peu plus sèchement. April referme sa farde. Est-ce qu’il a envie de faire l’amour ? Jackson accepte sans problème. Ils s’éloignent à grand pas pressés.

    Cristina et le Dr Thomas sont dans un bar. Le vieux chirurgien confie à son amie qu’il est parfaitement au courant que la direction de la clinique veut le pousser vers la sortie. Il lui montre son poignet. On lui a offert cette montre lors d’une fête surprise organisée pour sa retraite, il y a quatre ans. C’est de la camelote mais il la porte juste pour emmerder ceux qui la lui ont offerte. Il les trouve tellement polis avec lui, n’osant même pas lui dire franchement ce qu’ils pensent. Il y avait longtemps qu’il n’avait plus rencontré quelqu’un qui se soucie de lui assez pour l’embêter. Il regarde Cristina en souriant. Légèrement émue, Cristina commande une autre tequila et un alcool quelconque pour son ami qui, jusqu’à présent, buvait un soda. Thomas proteste, il est tard. Cristina ne veut rien entendre. Il est 22h15, il va boire un verre ! Thomas s’incline devant son ton péremptoire et commande un old-fashioned (cocktail à base de whisky, d'Angostura et d’eau gazeuse). Cristina éclate de rire. Finalement, elle en prendra un aussi.

    La voiture d’Owen s’arrête devant l’ancienne caravane de Derek. Owen sort de son véhicule avec un frigo portable et un sac. Il pose son frigo sur la terrasse et s’assied dessus, le dos appuyé contre la caravane. Il semble soulagé d’être là.

     

    Voix off : C’est peut-être dur à admettre pour un chirurgien mais il n'y a pas de honte à être simplement humain. Ça peut être un soulagement d'arrêter de se cacher, d'accepter qui on est vraiment et de se montrer aux gens tel qu’on est. Un peu de conscience de soi ne fait de mal à personne, parce que quand on sait qui on est, c'est plus facile de savoir ce qui nous concerne et en fin de compte, ce dont on a réellement besoin.


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